La Terrasse n°278 jui/aoû 2019
La Terrasse n°278 jui/aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°278 de jui/aoû 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 148

  • Taille du fichier PDF : 33,2 Mo

  • Dans ce numéro : grands entretiens.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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danse 128 la terrasse 278 juillet 2019 – avignon en scène(s) Propos recueillis/Christian UblGarden of Chance Jardin de la Vierge du lycée Saint-Joseph/Conception et mes Christian Ublet Kurt Demey Le chorégraphe Christian Ublet le mentaliste Kurt Demey créent, dans le cadre de Vive le Sujet !, Garden of Chance, une promenade poétique et pataphysique dans les mystères de la chance. « Kurt Demey et moi ne nous connaissions pas avant de créer ensemble ce spectacle qui réunit nos deux disciplines. Lui est magicien, mentaliste, son travail porte sur le hasard, le suspens, l’étonnement. Pour cette raison, nous avons assez vite décidé de choisir la chance comme thématique de notre pièce. Et comme l’art de Kurt fonctionne en interaction avec le public, nous avons imaginé un jardin, un parcours dans lequel les spectateurs vont vivre des expériences liées à la chance. Avant même de rentrer dans le Jardin de la Vierge, ils devront d’ailleurs effectuer des choix qui, comme dans la vie, créeront comme un chemin, un destin, une espèce de petit labyrinthe. Puis des choses apparaîtront qui sont de l’ordre du hasard, de l’accident, l’idée étant vraiment que les gens ressentent les choses. Pour ce spectacle, dont le titre est Garden of Chance, nous nous sommes aussi particulièrement intéressés à ce qui se passe dans le corps à de tels moments, aux réactions chimiques qui déclenchent diverses émotions, à la sécrétion de la dopamine ou de la sérotonine qui sont les hormones du bonheur. Danseur et mentaliste La danse est également présente tout au long du parcours. J’ai amené Kurt, qui est quelqu’un d’ouvert et avait déjà une petite expérience du corps grâce au cirque, vers la danse. Il était curieux de tenter cette aventure. Nous avons d’abord travaillé à partir des gestes du magicien, cherchant à les chorégraphier, puis plus Des formations alliant classique et contemporain au service de l’insertion professionnelle Formations diplômantes > de danseur (DNSP) Formation en 3 ans avec un double parcours DNSP/Licence incluant la dernière année de formation en Ballet junior ou en alternance (contrat d’apprentissage en CFA) > de professeur de danse (DE) classique, contemporain, jazz Cursus Danse-études Dès 11 ans, de la 6 e au baccalauréat Horaires aménagés avec internat intégré Christian Ubl. dans la physicalité, le contrepoids, les portés. Nous formons sur le plateau un vrai duo, tous deux habillés en costume, tant et si bien qu’au début de la pièce il est très difficile, si l’on ne nous connaît pas, de savoir qui est le danseur, qui est le mentaliste. En ce qui concerne l’univers musical, nous avons choisi des chansons populaires, présentes dans la mémoire de chacun. C’est assez ludique et cela crée, là encore, une ouverture vers le public. » Propos recueillis par Delphine Baffour Festival d’Avignon. Vive le Sujet ! Jardin de la Vierge du Lycée Saint-Joseph, 62 rue des Lices. Du 17 au 23 juillet 2019 à 11h. Relâche le 20. Tél. 04 90 14 14 14. Programme comprenant l’autre pièce de la série 3, Comme la France est belle ! www.pnsd.fr AP TERRASSE ERASMUS.indd 1 03/06/2019 19:18 PHOTO MARIO SGUOTTI August We are not going back (extrait-trio) La Belle Scène Saint-Denis/La Parenthèse/Chor. Mitkhal Alzghair Un titre en forme de manifeste qui interroge les mécanismes de privation de liberté et le désir de s’affranchir de ces entraves. Mitkhal Alzghair est un chorégraphe syrien, qui vit en France depuis neuf ans et dont le statut de réfugié s’est transformé en celui d’artiste pendant que la guerre devenait de plus en plus violente dans son pays d’origine. Ses racines chorégraphiques sont tout aussi paradoxales. Il a appris tout enfant le Dabke, cette danse qui embrasse presque tout le Moyen-Orient et présente des similitudes avec les danses grecques, avant d’étudier plus sérieusement la danse classique sous la férule de maîtres russes on ne peut plus conservateurs. Par chance, il rencontre Omar Rajeh et Mathilde Monnier à Beyrouth et le voilà parti pour ex.e.r.ce, la formation du CCN de Montpellier. Sans retour We are not going back questionne la réalité politique et sociale qui nous entoure, qui nous affecte et qui menace notre existence humaine. Entre résistance et utopie, entre lutte et abandon, entre espoir et désespoir. EF_Feminity Les Hivernales/Chor. Marcel Schwab et Chris Leuenberger Enfants, Marcel Schwald et Chris Leuenberger se rêvaient en filles. Leur fascination pour les comportements dits « féminins » persiste, surtout quand ils prennent la forme d’une déclaration politique. Dans toutes les langues européennes, il existe le mot efféminer, qui veut dire « féminiser », mais dont la connotation est franchement péjorative. Pourquoi serait-il négatif d’aspirer à la féminité ? Telle est la question que posent Marcel Schwab et Chris Leuenberger dans leur spectacle EF_Feminity. Il faut ajouter qu’enfants, les deux chorégraphes se sentaient plutôt filles, au sein de milieux plutôt hostiles à ce type de sentiments. Et cela n’a pas forcément changé à l’âge adulte  : leur création autour de leur expérience d’enfants jouant avec des poupées Barbie rencontre un grand scepticisme parmi les programmateurs suisses et autres. Du coup, les voilà partis en Inde, dans la région de Bangalore, où, paraît-il, le genre n’est pas soumis à la même définition binaire. Avec son titre en forme de manifeste, le chorégraphe s’intéresse aux passages de frontières, dont le fonctionnement est quasiment identique quels que soient les pays concernés  : il s’agit d’être arrêté avant de pouvoir gagner un espace de liberté au propre comme au figuré. Mais là, pas de retour en arrière possible, il faut traverser. Dans un travail très précis sur l’espace et le rythme et dans un déplacement continu, la chorégraphie évoque les situations de contrôle ou de soumission avant de se déployer pleinement. Faite d’élans brisés, d’impatiences dans les jambes et de corps empêchés, la danse s’élance vers cette promesse d’ailleurs, réelle ou imaginaire. Agnès Izrine Avignon Off. La Belle Scène Saint-Denis à La Parenthèse, 18 rue des Études. Du 14 au 19 juillet 2019 à 10h00. Durée 30 minutes. Tél. 04 90 87 46 81 ou 07 67 78 84 78. We are not going back de Mitkhal Alzghair. EF_Feminity de Marcel Schwab et Chris Leuenberger. Vive la Suisse indienne Là, ils rencontrent la journaliste Shilok Mukkati, l’interprète Living Smile Vidya et la chorégraphe Diya Naidu, toutes trois en lutte pour la reconnaissance de leurs propres féminités dans les domaines du féminisme et de l’activisme queer et transsexuel. Ensemble, ils créent la pièce EF_Feminity pour explorer toutes les nuances que le féminin peut prendre, de l’hyperféminité au féminisme, au cours d’une sorte de danse documentaire qui allie la parole au geste avec un humour savoureux. Danses savantes indiennes et clichés de la femme fatale se mélangent avec bonheur. Comment tenir un objet ? À qui appartient le déhanché ou les yeux en coulisse ? Pourquoi un homme ne pourrait-il pas chanter les bras grands ouverts dans les montagnes autrichiennes ? On s’amuse de ce pêle-mêle gestuel, qui met justement à mal (et sans jeu de mot) les normes sociales. Agnès Izrine Avignon Off. Les Hivernales CDCN d’Avignon, 18 rue Guillaume-Puy. Du 10 au 20 juillet 2019 à 21h15. Relâche le 15. Tél. 04 90 82 33 12. Cécile Mella Lukas Acton
Compagnie in-SENSO Jean-Louis Fernandez Akram Khan. « La cour d’honneur est un endroit de grands moments. » Entretien/Akram Khan Outwitting the Devil Cour d’honneur/Chor. Akram Khan Pour sa première fois à Avignon, Akram Khan est programmé dans la Cour d’honneur du palais des Papes. Il présente Outwitting the Devil, une épopée qui évoque notre rapport à la nature. Ce sera votre première fois au Festival d’Avignon. Créer pour la Cour d’honneur a-t-il une signification particulière pour vous ? Akram Khan  : Jouer dans la cour d’honneur est pour moi quelque chose de puissant. C’est un endroit de grands moments. De grands moments ont été vécus dans cette Cour par de grands artistes, comme Peter Brook et bien d’autres. Je suis terrifié, heureux et honoré à la fois. Quelles ont été vos inspirations pour Outwitting the Devil ? A. K.  : Dans Outwitting the Devil, l’inspiration Théâtre Golovine/Chor. Odile Gheysens One More d’Odile Gheysens. One More originelle vient du dernier repas du Christ, et de l’idée de ressources, c’est-à-dire de nourriture, de pain, de partage. C’est là que le voyage commence, que la recherche commence pour la narration. Ensuite il y a L’épopée de Gilgamesh que l’on mélange avec La Cène de Léonard de Vinci. L’histoire de Gilgamesh nous sert de trame pour évoquer la relation entre l’humanité et la nature, les erreurs que nous continuons de commettre vis-à-vis de celle-ci. Outwitting the Devil traite de la manière dont notre volonté de puissance et d’indépendance vis-à-vis de la nature nous a séparés d’elle. Nous sommes passés d’une société matriarcale liée à la nature à un système patriarcal. Ce fut selon moi la plus grande des erreurs. Je ressens cela comme une séparation. Après la dernière représentation de Xenos, vous allez arrêter de danser. Est-ce que cela change quelque chose dans votre manière de travailler ? A. K.  : Bien sûr que cela m’affecte. Cela change la manière dont je travaille avec le corps des autres. Mon ego a changé. Ce qui arrive maintenant, c’est que je peux explorer davantage les émotions des autres, leurs sentiments, leur histoire, leur vécu, et cela me libère de ma propre histoire. De l’empathie se développe et c’est définitivement une libération par rapport à un travail solitaire. Propos recueillis par Delphine Baffour Festival d’Avignon. Cour d’honneur du palais des Papes. Du 17 au 21 juillet 2019 à 22h. Tél. 04 90 14 14 14. Durée  : 1h20. Un quatuor entre tango et danse contemporaine qui s’interroge sur ce que trahissent nos gestuelles de notre moi profond. Nourrie depuis 2007 par ses différentes formes de « Tangoperf », Odile Gheysens a inventé un tango contemporain qui interpelle. Il faut dire qu’éprise de toutes sortes d’expériences dansées, elle pratique indifféremment la danse voltige, la danse contemporaine ou le tango qu’elle mélange avec brio. Enrichie de ces nombreux langages, elle crée différentes pièces autour du tango argentin, toujours décalées. Elle s’est essayé au tango mural avec Simon Mayer, dansé sur des murs insolites – sorties de métro, parking souterrain, rue médiévale –, au tango-concert ou au tango-escalade. Normal, la belle a quelques cordes à son arc, chorégraphiques et musicales. Elle peut également se lancer dans la performance vidéo-chorégraphique, car elle est suffisamment armée pour réaliser ses propres courts-métrages. Stop ou encore ? Sa dernière création, One More, est un quatuor qui s’interroge sur le désir et l’identité. Loin des clichés du tango argentin, quel est le caractère fondamental qui s’impose en chacun de nous ? Qu’est-ce qui se révèle à nous ? En nous ? S’inspirant de l’observation des corps modelés par la danse ou le sport, la chorégraphe a imaginé One More, comme un long dialogue corporel entrelaçant les corps embrassés et les positions défensives, de celles que peut induire la boxe. Contradictoire ? Pas tant que ça puisque One More dans le langage du tango signifie « ça suffit ». One More est une performance qui propose une expérience sensorielle, celle de se perdre en chemin, d’aller vers l’autre, de permettre la mise à nu de son identité. Agnès Izrine Avignon Off. Théâtre Golovine, 1 bis rue Sainte-Catherine. Du 5 au 26 juillet 2019 à 22h15. Relâches les lundis 8, 15, 22 juillet. Tél. 04 90 86 01 27. # FAIRECOLLECTIF # FAIREAVIGNON # FAIREPARTAGER # ONESTAUSUD du 5 au 25 juillet - Collège de la Salle R1R2 START de Bouside Ait Atmane du 15 au 24 juillet - Manufacture (Patinoire et St Chamand) QUEEN BLOOD d’Ousmane Sy AFASTADO EM de Johanna Faye WILD CAT de Saïdo Lehlouh avec, en alternance, SHAPESHIFTING de Linda Hayford et HORS JEUX ! d’Iffra Dia Réservations La Manufacture — 04 90 85 12 71 — www.lamanufacture.org Collège de la Salle — 04 65 00 02 33 — resas.tcs@gmail.com Professionnels — 06 42 34 74 43 — pros@ccnrb.org WWW.CCNRB.ORG —  : @ CCNRB. FAIRE danse 129 la terrasse 278 juillet 2019 – avignon en scène(s)



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