La Terrasse n°277 juin 2019
La Terrasse n°277 juin 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°277 de juin 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 15,5 Mo

  • Dans ce numéro : l'été des festivals.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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jazz/musiques du monde/chanson 54 la terrasse 277 juin-juillet 2019 CLUB J ZZ ENTREPRISES CAMILLE, SANDRA NKAKÉ et RAPHAËL LEMONNIER feat. RAPHAËL IMBERT « UP ABOVE MY HEAD » BOBBY McFERRIN/DIANA KRALL PAROV STELAR/CHUCHO VALDÉS CHICK COREA/HOCUS POCUS SNARKY PUPPY/NENEH CHERRY JOHN ZORN/JUAN CARMONA KASSAV/MANU DIBANGO CHILLY GONZALES/IBEYI GOGO PENGUIN/CHARLIE WINSTON THOMAS DUTRONC/CALYPSO ROSE FATOUMATA DIAWARA… 16 JOURS/250 CONCERTS/1000 ARTISTES PROGRAMME COMPLET SUR JAZZAVIENNE.COM Nice Jazz Festival/Gent Jazz Festival DRôME/FESTIVAL/JAZZ AU FéMININ Parfum de Jazz De « Parfum de Jazz » à « Parfum de femme », il n’y a qu’un pas… La saxophoniste Sophie alour. L’an passé, lors de l’édition de son vingtième anniversaire, Parfum de Jazz a eu la belle idée de mettre les femmes à l’honneur  : les leaders de tous les groupes à l’affiche étaient des femmes ! Mais le festival de la Drôme provençale ne savait pas encore qu’il venait d’avoir LA grande idée. Le succès de cette édition fut si éclatant que l’évidence s’imposa  : « Parfum de Jazz » deviendrait le festival des jazzwomen ! éclatée pendant quatorze jours dans quelques-uns des plus beaux villages de la Drôme provençale, la programmation accueille cette année Cécile McLorin Salvant, Anne Ducros, CecilL. Recchia, Sarah McKenzie, Roberta Roman, Ellinoa et le Wanderlust orchestra, Célia Kameni, Sophie Alour, Rita Payés… Quinze groupes au total sont invités, venus du monde entier, où les chanteuses ont évidemment leur part mais pas exclusive, loin de là ! Jean-Luc Caradec Buis-les-Baronnies (26). Et dans la région de la Drôme Provençale. Du 11 au 24 août. www.parfumdejazz.com Des pianistes dans l’été Fred Hersch Un des plus grands pianistes de jazz en activité. Dix fois nommé aux Grammy Awards, unanimement admiré de tous ses confrères, ce pianiste au destin chahuté est aussi l’un des plus sous-estimés. Pour preuve sa quasi absence des festivals de l’été en France. Seul le Nice Jazz Festival – bravo à lui ! – a la bonne idée de l’accueillir le 16 juillet. Il sera entouré de son trio actuel, avec John Hebert (contrebasse) et Eric Mc Pherson (batterie), ce groupe de rêve qu’il faudra, à défaut de faire le voyage sur la Côte d’Azur, absolument écouter dans ses récents et sublimes albums Live in Europe et Sunday Night at the Vanguard, parus chez Palmetto Records. Autre date à noter au-delà des frontières françaises, celle du 6 juillet au Gent Jazz Festival (en Belgique), où le pianiste new-yorkais jouera la musique de son tout nouvel opus  : Begin Again, dans lequel le WDR Big Band de Cologne revisite dans des arrangements du génial Vince Mendoza neuf compositions du pianiste, jalons de quarante ans de carrière. « Vince était très respectueux et conscient du fait que chacune de ces pièces a son propre monde » confie Hersch. « Avoir ces 17 musiciens à notre disposition pour créer chaque pièce était vraiment génial. C’était un plaisir pour moi de pouvoir ainsi amplifier le D. R. Fred Hersch. caractère unique de chaque composition », explique le pianiste. Jean-Luc Caradec Théâtre de Verdure, Nice Jazz Festival. Mardi 16 juillet à 20h45 (en trio). Gent Jazz Festival (Belgique). Samedi 6 juillet à 22h30 (avec le WDR Big Band, direction Vince Mendoza). HéRAULT/FESTIVAL Jazz à Sète Blue on Blue  : une édition 2019 très musclée sur fond azur. Jacky Terrasson présente son nouveau trio en avantpremière à Sète, avec Ali Jackson (batterie) et Sylvain Romano (contrebasse). Expositions photos, rencontres avec les artistes, projections de films, apéros-mix quotidien, before à la plage… Avant même de faire résonner les premières notes de ses grands concerts de soirée, « Jazz à Sète » ne manque pas d’arguments. Mais le meilleur reste évidemment à attendre des concerts à ciel ouvert du Théâtre de la Mer, qui accueille une fois de plus dans son décor de rêve une affiche plus qu’alléchante. Avec entre autres et par ordre d’entrée en scène  : Biréli Lagrène en trio et en standards, Christian McBride et son projet « Situation » associant une chanteuse et deux DJs, Fred Pallem & Le Sacre du Tympan dans leur répertoire « Soul Cinema ! », le batteur Makaya McCraven, le Louis Cole Big Band, l’hommage de José James à Bill Withers, le pianiste Tim Dahan en trio, lauréat du Tremplin Jazz à Sète 2019, le « retour » de Joe Jackson venu fêter ses 40 ans de carrière avec un nouvel album Fool, Jacky Terrasson et son tout nouveau trio, ou encore le contrebassiste Ron Carter. Jean-Luc Caradec Théâtre de la Mer, promenade Maréchal- Leclerc, 34200 Sète. Du 12 au 20 juillet. Tél. 04 99 04 71 71. La Terrasse, premier média arts vivants en France Vincent Soyez J.-B. Millot
Festivals réseau Spedidam Un engagement sans relâche aux côtés des artistes Fondée en 1959, la Spedidam a pour mission première la perception et la répartition des droits des artistes-interprètes. Près de 57 millions d’euros pour ce qui concerne l’année 2018. Mais son engagement aux côtés des artistes, et une volonté de favoriser les opportunités de rencontres entre les musiciens et le public, l’ont aussi poussée à bâtir un vaste réseau de festivals labellisés « Spedidam ». Quatorze manifestations sont à l’affiche cette année, conçues en collaboration étroite avec des communes et des associations locales. En 2019, plus de 100 000 personnes sont attendues côté spectateurs sur l’ensemble des festivals programmés de mai à octobre, avec au total plus de 1000 artistes sur scène ! Entretien/Guillaume Damerval Pour que toute écoute génère des droits, y compris via internet… Directeur administratif et financier – gérant de la Spedidam, Guillaume Damerval évoque les Festivals du réseau Spedidam, mais aussi les nouveaux enjeux auxquels la société de répartition des droits des artistes-interprètes est aujourd’hui confrontée, en particulier avec le développement des nouveaux modes d’écoute musicale sur internet. L’audiovisuel reste-t-il pour la Spedidam un terrain de conquête pour la protection des droits de artistes-interprètes ? Guillaume Damerval  : Aujourd’hui, beaucoup de choses sont en place et fonctionnent bien comme la « rémunération équitable », la « copie privée » ou encore l’exercice du droit exclusif qui fait que lorsqu’une structure utilise un enregistrement, nous percevons des droits qui sont reversés aux artistes-interprètes. Dans le cadre d’un spectacle, d’un film, ou d’une émission de radio ou de télévision, l’utilisation d’un phonogramme du commerce, c’est-à-dire d’un disque, génère ainsi des droits pour les artistes. C’est ce qu’on désigne comme une utilisation « secondaire ». Dans les propositions que nous formulons, nous mentionnons un point important  : l’extension de la « rémunération équitable » à toute diffusion. C’est-à-dire l’écoute musicale via internet ? G. D.  : Aujourd’hui, lorsque le public regarde une vidéo sur YouTube ou écoute un morceau sur Spotify ou Qobuz, il faut savoir que les artistes-interprètes ne sont pas rémunérés. Il est essentiel que le grand public le sache. Les producteurs et l’industrie phonographique disent  : « mais si, on paye les artistes ! ». Mais il s’agit uniquement des artistes principaux de grande renommée qui ont pu négocier en amont. Les artistes qui accompagnent cet artiste principal, eux, n’ont rien du tout  : c’est donc l’immense majorité des artistes qui n’a rien. TARN-ET-GARONNE/CASTELSARRASIN/MUSIQUES ACTUELLES Festival Grain de Sel C’est entre deux mers, au bord du Canal de la Garonne, que ce festival encore tout jeune acquiert ses lettres de noblesse depuis 2 ans. Outre une excellente programmation musicale, l’endroit fourmille  : un club aux allures de manège vintage, des ateliers street art ou hula hoop, un marché local… Têtes d’affiches populaires, héros alternatifs et autres découvertes émaillent une programmation pimpante sur trois jours. On se languit d’y retrouver les extrémistes Soviet Suprem, géniaux inventeurs d’une chanson totalitariste électro et potache réunissant John Lénine et Sylvester Staline, ailleurs connus comme R-Wan de Java et Toma Feterman de La Caravane Passe, ou encore les Tambours du Bronx, frappeurs de bidons en pleine mutation métal, le duo culte Winston McAnuff & Fixi, les sons transe world Bernard Benant D. R. « L’objectif est d’avoir un festival par département, en traversant tous les départements de France au fil des ans. » Tube, qu’il s’agisse d’abonnements payants ou d’accès gratuit. Cette loi semble devoir être le seul véhicule législatif du quinquennat. Si on n’obtient rien dans cette loi, malheureusement, ces enjeux seront reportés à un autre quinquennat. Le rôle des équipes et des experts de la Spedidam est donc de se battre sur ces problématiques et de peser sur les décisions politiques… G. D.  : Les 24 membres du Conseil d’Administration ont effectivement une action politique, notamment dans le cas du gérant, du président et de la direction juridique dont le rôle est de rencontrer les parlementaires et de les sensibiliser à ces problèmes. Et je dois dire qu’ils sont vraiment très à l’écoute, ce qui est assez agréable, à l’image de nos échanges avec Bruno Studer, le président de la commission Culture et éducation de l’Assemblée Nationale avec qui cela se passe vraiment très Big Brothers (Chapter Two Records), deuxième album du duo Winston McAnuff & Fixi à l’affiche du Festival Grain de Sel. de Highlight Tribe, ou le come back inespéré des Femmouzes T. Sans oublier, entre autres, pas mal d’artistes aux inspirations blues métissées tels Slim Paul, M.A.N., ou Agathe Da Rama, et des bijoux de la scène antillaise - Delgres et Calypso Rose. Vanessa Fara Espace Jean Moulin, Castelsarrasin (82). Du 17 au 19 mai. http://festivalgraindesel.com/D. R. Guillaume Damerval. LUBéRON/APT/MUSIQUES ACTUELLES Lubéron Musique Festival Dans le Parc du Lubéron, pays du Massif des Ocres à la terre rouge orangée, la cité provençale épiscopale est en passe d’ajouter à ses réputations celle d’un rendez-vous musical bien confit. Il s’agit de la seconde édition du festival de musiques actuelles en Pays d’Apt Lubéron, deux ans après les débuts. On y retrouvera Il y a donc urgence… G. D.  : Il semble possible que dans la future loi dite « loi audiovisuelle » – celle qui comprendra peut-être une nouvelle organisation de France Télévision et de Radio-France –, il puisse y avoir des articles de lois permettant aux artistes-interprètes de percevoir des droits nouveaux sur tout ce qui est « à la demande »  : streaming, téléchargements ou écoutes sur Youbien. La musique génère des nombres de vues exponentielles, qui génèrent des recettes publicitaires. Il y a là une économie extrêmement importante, mais que l’on ne connaît pas. Nous avons besoin de chiffres. Nous voulons que Google, Apple et consorts partagent un peu « le gâteau » et accordent une rémunération aux artistes sans lesquels ces musiques n’existeraient pas. C’est notre combat, notre cheval de bataille. Vous avez évoqué le volet « copie privée » des ressources de la Spedidam. De quoi s’agit-il exactement ? G. D.  : Un phonogramme du commerce peut être copié sur un smartphone ou une clé usb. Le public, par la loi de 1985, a le droit de faire cette copie pour un usage privé, et en achetant ce support paye une part qui va à la « copie privée ». Par exemple, pour l’achat d’un smartphone, entre 4 et 14 euros sont perçus par Copie France selon la capacité de stockage de l’appareil. 75% de cette somme ira aux créateurs (artistes, producteurs et auteurscompositeurs), 25% ira à l’aide à la création de spectacles vivant, à la formation d’artistes et à l’aide au spectacle vivant. Est-ce avec cette part que vous menez cette action forte en faveur des festivals ? G. D.  : Nous avons différents programmes d’aide au spectacle vivant, dont en effet un dispositif de festivals labellisés « Réseau Spedidam » que nous avons décidé de créer il y a une dizaine d’années. Aujourd’hui 14 manifestations sont en place. Selon notre charte, la ville apporte 30 000 euros et nous 100 000 que l’on verse de manière dégressive pendant 5 ans, le temps de laisser à d’autres partenaires le soin de prendre le relais. Mais nous ne retirons jamais complètement notre aide. Nous restons des partenaires ! La famille de vos festivals s’agrandit-elle ? G. D.  : Pour le moment, nous avons deux petits nouveaux cette année  : éole Factory et Musique en Avre. L’objectif est d’avoir un festival par département, en traversant tous les départements de France au fil des ans. Il est à nos yeux crucial de s’inscrire dans le territoire pour que les festivals soient pérennes. Les concerts de l’après-midi sont offerts pour favoriser l’accès des familles aux concerts. Les concerts du soir eux sont payants mais toujours très abordables. L’intérêt est aussi de présenter dans ces programmations nos artistes « Génération Spedidam ». D’autres initiatives dans le domaine des festivals ? G. D.  : Il y a une autre belle nouveauté cette année  : une collaboration avec les Théâtres du Collège de la Salle dans le festival Off d’Avignon. La Spedidam devient un partenaire fort de ce théâtre important pendant tout le festival. Nous étions et nous restons par ailleurs très présents à Avignon où nous aidons de nombreuses compagnies. Propos recueillis par Jean-Luc Caradec des combos joyeux tels la fanfare The Yellowbows, ou Collectif 13, excellent bouillon de chansons rassemblant des musiciens de Tryo, la Rue Ketanou, Massilia Sound System, le P’tit son et le Pied de la Pompe, associés pour une soirée en plateau avec Charlie Winston et Amadou & Mariam. On y fêtera également les 20 ans du Peuple de l’Herbe et de Brain Damage, le tout clôturé lors d’une soirée reggae, dub hip-hop avec entre autres Dub Inc et Kanka. Vanessa Fara Site de Bosque, Apt/Pays d’Apt-Luberon (84). Du 31 mai au 2 juin. http://www.luberonmusicfestival.com/programmation/jours/Quatre ans après leur premier album, Collectif 13 a sorti en 2019 Chant libre (Sony/Columbia) aux compos originales. la terrasse 277 juin-juillet 2019 55



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