La Terrasse n°277 juin 2019
La Terrasse n°277 juin 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°277 de juin 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 15,5 Mo

  • Dans ce numéro : l'été des festivals.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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jazz/musiques du monde/chanson 48 la terrasse 277 juin-juillet 2019 Nicolas Stavy qui a dû et su mettre les bouchées doubles pour boucler sa programmation. Avec l’écrivain éric-Emmanuel Schmitt, les pianistes Ludmila Berlinskaia et Jean-Claude Pennetier, la violoncelliste Lydia Shelley, et bien sûr Stavy en personne. « La naissance d’une longue et belle aventure » promet-il ! Un festival à découvrir. Jean Lukas Chapelle des Pénitents blancs, cour des Chanoines, 24200 Sarlat-La-Caneda. Les 22, 23, 24 et 25 août. Tél. 05 53 31 09 49. PARIS/FESTIVAL/PIANO Solistes à Bagatelle Piano et musique de chambre se partagent l’une des programmations les plus inventives des festivals d’été. La pianiste Mūza Rubackytė. Est-ce l’air des jardins qui inspire la directrice artistique Anne-Marie Réby, ou tout simplement son insatiable curiosité ? Toujours est-il qu’elle propose depuis 19 ans une programmation idéale, qui mêle, comme si de rien n’était, la création contemporaine au répertoire classique et romantique. Un atout, sans doute  : elle ose discuter avec ses interprètes de ce qu’ils aimeraient jouer. Ainsi, le 7 septembre, Michel Dalberto jouera-t-il, entre les Scènes de la forêt et la Fantaisie op. 17 de Schumann, une pièce de Bruno Mantovani (intitulée The Worst of !) , un compositeur dont il est proche. Associé ensuite au violoniste Dan Zhu, il donnera en création française les Trois fantaisies du compositeur sino-américain Bright Sheng, cette fois entre Mozart et Schubert. C’est l’une des particularités du festival que de faire entendre en une même après-midi (les concerts sont à 16h et 18h) des pianistes en récital puis en musique de chambre  : le 31 août, Mūza Rubackytė sera d’abord seule face à Liszt (et des miniatures du Lituanien Alvidas Remesa (né en 1951), puis au côté du violoniste Dmitri Makhtin dans la Troisième Sonate de Brahms et deux pages de compositeurs polonais, figures majeures du xx e siècle, Mieczysław Weinberg et Witold Lutosławski ; et le 15 septembre, Fabrizio Chiovetta créera une pièce de Tristan Murail et une autre de Marco Stroppa avec le violoncelliste Henri Demarquette, entourées par Mozart, Schubert, Brahms et Britten. Enfin, de nombreux jeunes pianistes seront à l’honneur  : Aurèle Marthan, Anastasia Vorotnaya, Paolo Rigutto, Nathanaël Gouin, Clément Lefebvre. Jean-Guillaume Lebrun Orangerie de Bagatelle, parc de Bagatelle, 75016 Paris. Les 31 août, 1 er, 7, 8, 14 et 15 septembre à 16h et 18h. Tél. 05 53 29 78 19. Christine de Lanoë Gers/FESTIVAL Jazz in Marciac Tout en élargissant son spectre, le festival gersois reste fidèle au jazz en articulant avec intelligence une programmation grand public avec une proposition plus experte. Présent comme chaque année, le trompettiste Wynton Marsalis rendra hommage à Charlie Parker et Dizzy Gillespie, les pères du be-bop. Cela fait plus de quatre décennies désormais que la bastide du Gers s’est imposée comme un rendez-vous international des amateurs de swing… Si le festival s’ouvre cette année avec Sting, il reste néanmoins plus fidèle au jazz que la plupart de ses concurrents qui se rangent sous une bannière devenue très lâche en termes de styles. JIM a l’intelligence d’articuler sa programmation principalement sur deux sites, le grand chapiteau où se succèdent les stars les plus populaires, et l’Astrada, salle permanente, qui accueille des musiciens en devenir, des propositions musicales plus intimistes ou des artistes de moindre notoriété. Dans cette édition 2019, on pourra ainsi entendre, sous le premier, des têtes d’affiche comme le chanteur Gregory Porter, les pianistes Chick Corea et Ahmad Jamal, le contrebassiste Avishai Cohen, un hommage à Michel Petrucciani, la chanteuse Cecile McLorin Salvant ou encore le parrain du festival, Wynton Marsalis, qui rendra hommage aux pères du be-bop, Charlie Parker et Dizzy Gillespie. Dans la seconde, on relève les noms de Donny McCaslin révélé par David Bowie, du pianiste Paul Lay, du groupe Pulcinella, de Fred Pallem et son orchestre, de la batteuse Anne Paceo, du pianiste Yonathan Avishai, du batteur branché de Chicago Makaya McCraven ou du groupe Aksham Quartet, entre autres propositions pertinentes. Si vous ajoutez aux plaisirs de l’oreille ceux de la bonne chère et des pieds dans l’herbe du Gers, vous obtenez l’explication de la popularité d’une manifestation qui dure. Vincent Bessières Marciac, 32230. Du 25 juillet au 15 août. Tél. 0892 690 277. Isère/FESTIVAL jazz/musiques du monde/chanson festivals Jazz à Vienne Désormais positionné comme un festival très largement ouvert sur les musiques « cousines », Jazz à Vienne joue la carte de l’éclectisme. Dans le théâtre antique, classé monument historique, qui domine la ville et embrasse la vallée du Rhône, on fait face, le soir, au soleil couchant. À la tombée du jour, la scène s’ouvre alors aux musiques festives, du blues au son cubain, en passant par l’afro-beat, le flamenco, le zouk ou le hip-hop. Dans cette édition 2019 D. R. Le pianiste cubain Chucho Valdès rendra hommage au trompettiste Roy Hargrove, disparu l’an dernier, avec qui il avait enregistré l’album paru en 1997. bigarrée, l’ouverture se fera par une création intitulée « Up Above My Head », qui réunit les chanteuses Camille et Sandra Nkaké autour d’un répertoire de chants populaires africainsaméricains traditionnels. À suivre au fil des jours, entre autres, une soirée réunissant les claviers de Chassol, Chilly Gonzales et Gogo Penguin (le 29 juin) ; le blues de Ben Harper et Zac Harmon (le 1er juillet) ; les voix de Bobby McFerin et José James (le 2) ; la flamme hispanique de Chick Corea et le gitan Juan Carmona (le 3) ; les collectifs Snarky Puppy et Kokoroko (le 4) ; Hocus Pocus et Tom Misch (le 5) ; Charlie Winston et Ibeyi avec Erik Truffaz (le 6) ; une soirée caraïbe autour de Calypso Rose, Kassav et le Mizikopeyi Creole Band (le 7) ; Chucho Valdès en hommage à Roy Hargrove (le 8) ; Diana Krall précédée de Paul Jarret et Jim Black (le 9) ; le « Bagatelles Marathon » de l’iconoclaste John Zorn (le 10) ; Parov Stellar et Yom (le 11) ; Manu Dibango et Fatoumata Diawara (le 12) ; et une soirée de clôture gargantuesque avec Thomas Dutronc, Anomalie, Bonga, Neneh Cherry, Papatef et Obradović-Tixier Duo, lauréat du tremplin du festival (le 13). Vincent Bessières Vienne, 38200. Du 28 juin au 13 juillet. Tél. 04 74 78 97 97. INDRE-ET-LOIRE/FESTIVAL Chinon en Jazz À Chinon en juin, on est encore bien loin des grandes caravanes de l’été festivalier. Revue d’effectifs de ce rendez-vous. Un Poco Loco, soit un triangle équitable entre le tromboniste Fidel Fourneyron, le saxophoniste Geoffroy Gesser et le contrebassiste Sébastien Beliah. C’est dans tous les bons coins et même les petits recoins de la petite ville qui fut un grand centre médiéval que se tient ce festival, entièrement gratuit. Sur le vaste parvis de l’hôtel de ville comme sur les bords de la Vienne, au cœur de la forteresse comme dans un cloître. À chaque fois, les spectateurs pourront découvrir des musiciens guère mis en avant par ailleurs. À relever notamment l’idée baptisée « Joue-la Collectif en caravane ! », qui consiste à transformer une caravane en mini salle de spectacle. L’enjeu  : une formule changeante, pas plus de quatre musiciens (mêlant pros de deux collectifs locaux et élèves du conservatoire) qui jouent devant 12 specta- Carol Friedman Simon Lambert teurs maximum un récital de dix minutes… et ainsi de suite. Deux autres rendez-vous à noter  : la performance qui va réunir le vocaliste suisse Andreas Schaerer (tout un poème) et le guitariste finlandais Kalle Kalima (trop peu médiatisé, si souvent dans les bons coups), qui se tiendra sous la nef de la collégiale Saint- Mexme (le 8, à 22h30) ; le trio Un Poco Loco, une visite pour le moins récréative de l’histoire du jazz guidée par le tromboniste Fidel Fourneyron. Jacques Denis Chinon, 37500. Sur le parvis de l’Hôtel de Ville, la place du Général-de-Gaulle, les bords de Vienne, dans le cloître de la sous-préfecture, la collégiale Saint-Mexme, l’île de Tours. Du 7 au 9 juin. Gratuit. Tél. 02 47 93 04 92. https://petitfaucheux.fr/evenements/festivalchinon-en-jazz-2019/PARIS/FESTIVAL New Morning Festival All Stars Aux beaux jours, le New Morning fait son festival, histoire de se mettre à l’heure d’été. Le contrebassiste Christian McBride est un habitué des petits matins de la note bleue. Il n’est guère besoin d’attendre le solstice pour savoir que la programmation de la mythique salle accueille une grande variété de propositions. Du jazz et de la soul, du Brésil et d’ailleurs, le Parisien ou le touriste aura comme toujours de quoi élargir les horizons en ouvrant bien les oreilles. Parmi les bons plans à ne pas manquer  : Omar, chantre de la soul en version anglaise, invité par Marta High pour deux soirées (les 4 et 5 juillet) qui s’annoncent torrides ; Mart’nalia, fille du grand sambiste Martinho da Vila, se penchera sur le songbook du poète de la bossa, Vinicius de Moraes (le 6 Juillet) ; Christian McBride, solide pilier du jazz comme l’est son jeu de contrebasse (les 8 et 9 juillet) ; l’Hypnotic Brass Ensemble, une fratrie d’étonnants soufflants grandie dans la Cité des vents, Chicago, pour un show qui s’annonce de bon présage si l’on en juge les derniers passages du combo dans cette même salle… Last but not least, il se murmure que Don Bryant, vétéran de la soul ressorti des oubliettes à la faveur d’un disque majuscule, devrait être dans les murs au mois de juillet… Et aussi  : Brooklyn Funk Essentials (le 29/06), Lucky Pererson (le 12/07), Charles Lloyd Quartet (le 15), Bill Evans & the Spy Killers (le 17), les 6 ex-Jazz Messengers de The Messenger Legacy (le 18), Paquito d’Rivera (le 22), CéU (le 25), etc. À ne pas manquer. Jacques Denis New Morning, 7 et 9 rue des Petites-écuries, 75010 Paris. Du 26 juin au 31 juillet, à 21h. Tél. 01 45 23 51 41. Places  : à partir de 26 € . www.newmorning.com/Anna Weber
D. R. Sylvain Gripoix Opéra Volant Non Identifié région/FESTIVAL LES NUITS DE FOURVIÈRE/ARFI « Les Plutériens »/CRéATION OPéRA/JAZZ Décrit comme un « opéra poème d’anticipation », « Les Plutériens » est la nouvelle création de l’ARFI, le fameux collectif de musiciens lyonnais. SI l’ARFI s’est essayé à beaucoup d’expériences musicales, le collectif lyonnais n’avait pas encore abordé le genre de l’opéra. Pourquoi ces libertaires du jazz, qui sont allés chercher dans l’improvisation et l’invention d’un « foklore imaginaire » de nouvelles façons d’envisager la musique, se seraient-ils intéressés à ce genre institutionnel, souvent compassé, si profondément ancré dans la culture occidentale ? À l’encontre des réticences, leur envie de récit, toutefois, a été la plus forte, et l’opéra, pour ces adeptes du théâtre musical et des cinéconcerts, est apparu comme un format particulièrement adapté pour raconter une histoire. Leur désir de collaborer avec le chœur de chambre Spirito dirigé par Nicole Corti, dont le répertoire va de Bach jusqu’aux compositeurs d’aujourd’hui, a également joué en faveur de ce format que l’ARFI promet, néanmoins, de « transposer, transporter, triturer ». Il faut dire que la Des pianiSTES DANS l’été Andy Emler thématique s’y prête. Le livret a été confié à Charles Pennequin, écrivain, poète, qui est également un improvisateur de textes, auteur de lectures-performances avec des musiciens. Poésie intersidérale Il imagine un groupe de Terriens – les Plutériens – quittant leur planète à bord d’une fusée, sans espoir de retour, partant pour une aventure cosmique avec l’espoir d’en sortir changés. Leur véhicule spatial a la particularité de carburer à la pensée, au texte, à la poésie, alimenté par l’inspiration d’un passager-clé, Vélimir. À la tête de cette expédition interplanétaire, une femme, Thérémine, se distingue par ses compétences. Entre les deux protagonistes se développent bientôt d’autres liens, amoureux et charnels, dont est témoin un troisième personnage, Cantos, ordinateur quantique qui se sent à l’étroit dans son statut de machine et décide, en cours de route, « de s’essayer lui aussi à être un vrai humain ». On imagine que tout cela ne sera pas sans incidence sur leur trajectoire… Qualifié par l’auteur d’« envolée lyrique mais aussi de réflexion sur la vie actuelle », mis en scène par Guillaume Bailliart, cet opéra de science-fiction fait jouer tous les ressorts de la langue poétique, tandis que la Marmite infernale, le grand orchestre de l’ARFI, glisse sans mal d’une planète musicale à une autre. Un vrai trip sidéral. Vincent Bessières Théâtre de la Renaissance, 7 rue Orsel, 69600 Oullins. Les 13 et 14 juin à 20h, le 15 à 19h. Tél. 04 72 39 74 91. Monastier-sur-Gazeille/Villelongue-dels-Monts/Rendez-Vous de l’Erdre à Nantes Un savant en liberté. Alors que son récent et fascinant enregistrement à l’orgue de Radio-France, en duo avec le saxophoniste américain David Liebman, Journey Around the Truth, est encore dans toutes les mémoires, le pianiste et compositeur emprunte lui aussi la route des festivals. D’abord à la tête de son génial MegaOctet Andy Emler. qui vient de fêter ses 30 ans (de créations, de fidélité à des solistes hors pair et de groove)  : le 5 Août au Festival du Monastier-sur-Gazeille (43) avec le répertoire de l’album « A moment for… », dernier opus en date du groupe. Le 1er septembre, aux Rendez-Vous de l’Erdre à Nantes (44), les mêmes auront eu le temps de mitonner un nouveau répertoire conçu pour leur anniversaire, au titre plein d’espoir et de modestie  : « Just a Beginning ». Entre temps, on aura pu renouer avec le trio ETE (E pour Emler, T pour Tchamitchian et E pour Echampard), expert en jeu d’équilibristes depuis plus de 15 ans. Dans un format pianobasse-batterie pourtant des plus codifiés et saturés de propositions, les trois complices brouillent les pistes, mêlant dans un flux musical inspiré énergie rock, science de l’improvisation et héritage classique-contemporain. « Ces gens, dont nous faisons partie, qui ont le savoir de l’écriture classique et qui ont aussi le talent et l’éducation de la musique en liberté (jazz, pop, rock), font une musique qui existe aujourd’hui mais qui n’a aucune identité. On n’a pas trouvé de terme générique pour décrire ces musiques savantes qui utilisent aussi l’énergie, le groove, l’instinct, l’animalité du musicien… », résume Andy Emler qui, lors du même concert, donnera en création une œuvre avec un quatuor de clarinettes. Jean-Luc Caradec Le 5 août au Festival du Monastier-sur-Gazeille (43), tél. 04 71 03 94 17 ; le 8 août au Festival de Villelongue-dels-Monts (66) ; le 1er septembre aux Rendez-Vous de l’Erdre à Nantes (44). Tél. 02 51 82 37 70. TOUS DROITS RÉSERVÉS. CONCEPTION ET RÉALISATION BULLE DE GRAPH. LIVRET ISOBEL LENNART MISE EN SCÈNE ET CHORÉGRAPHIE STEPHEN MEAR Fimalac Culture présente CRÉATION À PARIS 7 NOVEMBRE 2019 5 JANVIER 2020 LYRICS BOB MERRILL RÉSERVATIONS MUSIQUE JULE STYNE DÉCORS ET COSTUMES PETER McKINTOSH THEATREMARIGNY.FR – 01 76 49 47 12 FNAC.COM – RÉSEAUX ET AGENCES HABITUELS Théâtre Marigny  : Le plus beau, Théâtre du Monde, sur la plus belle avenue du monde La Terrasse Funny 121*380.indd 1 22/05/2019 16:45 jazz/musiques du monde/chanson 49 la terrasse 277 juin-juillet 2019



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