La Terrasse n°277 juin 2019
La Terrasse n°277 juin 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°277 de juin 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 15,5 Mo

  • Dans ce numéro : l'été des festivals.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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classique/opéra 34 la terrasse 277 juin-juillet 2019 D. R. 37 e Édition DU 28 JUILLET AU 17 OCTOBRE 2019 FESTIVAL DU PÉRIGORD NOIR OMBRES & LUMIÈRES 0 5 5 3 5 1 6 1 61 www.festivalmusiqueperigordnoir.com PARIS/FESTIVAL/OPéRETTE Palazzetto Bru Zane La maison vénitienne dédiée à la musique française s’installe à Paris pour la 7 e édition de son festival dédiée à l’opérette. Alexandre Dratwicki, directeur scientifique du Palazzetto Bru Zane, qui voue son festival à l’opérette et à Offenbach en particulier. Symbole du véritable renouveau actuel de l’opérette, l’implication des équipes du très exigeant Palazzetto Bru Zane pour éclairer la richesse artistique du genre lyrique léger français inventé par Hervé (1825-1892) et Offenbach (1819-1880) est en soi un événement. Un tel festival n’aurait pas été imaginable il y a encore dix ans ! Alexandre Dratwicki, le directeur scientifique de l’institution vénitienne, vient de consacrer trois ans à la préparation du bicentenaire de la naissance de Jacques Offenbach qui sera logiquement au cœur de la programmation du festival qui s’annonce. « J’ai découvert qu’avec lui, la quantité est rarement répétitive. (…) Il reste à redécouvrir plus de 3/4 du catalogue d’Offenbach qui est célèbre pour seulement 5 œuvres ! Prenez Fantasio  : la partition était connue des spécialistes depuis toujours mais depuis qu’elle a été reprise, on crie au génie. Or, il existe dans le D. R. répertoire d’Offenbach une quantité de raretés incroyables ! » confie-t-il. Première découverte de la plume du « Mozart des Champs-élysées »  : Maître Péronilla, opéra-bouffe de la maturité, créé aux Bouffes-Parisiens en 1878, présenté en version de concert au Théâtre des Champs-élysées avec l’Orchestre National de France dirigé par Markus Poschner et la grande Véronique Gens en tête de distribution (le 1er juin), puis l’opéra-comique Madame Favart, créé la même année, présenté à l’Opéra Comique dans une mise en scène d’Anne Kessler, avec dans la fosse l’orchestre de Chambre de Paris placé sous la direction de Laurent Campellone (du 20 au 30 juin). « Nous avons voulu élargir cet anniversaire en proposant des musiques légères de ses contemporains  : après le diptyque Les Deux Aveugles et Le Compositeur toqué d’Hervé en janvier, nous donnons en juin, juste avant Madame Favart à l’Opéra-Comique, Mamz’elle Nitouche d’Hervé au Théâtre Marigny. » ajoute Alexandre Dratwicki. Autant de trésors enfouis à découvrir et réhabiliter par la grâce d’interprétations et relectures exigeantes. Jean Lukas Festival Palazzetto Bru Zane à Paris, du 1er au 30 juin 2019. Mam’zelle Nitouche  : Théâtre Marigny, Carré Marigny, 75008 Paris. Du 7 au 15 juin 2019  : vendredi 7, lundi 10, mardi 11, mercredi 12, vendredi 14, samedi 15 juin à 20h, dimanche 9 juin à 15h. Tél. 01 76 49 47 12. Madame Favart  : Opéra Comique, place Boieldieu 75002 Paris. Du 20 au 30 juin. Tél. 01 70 23 01 31 CHER/FESTIVAL Les Traversées – Rencontres musicales de Noirlac Cinq samedis de concerts dans la sublime Abbaye pour explorer le grand répertoire mais aussi ouvrir de nouveaux horizons. Le Quatuor Bela, au programme des Traversées de Noirlac. Jean-Louis Fernandez Peu de festivals cultivent avec un tel naturel et une telle pertinence le goût pour la création d’œuvres hybrides nées de la rencontre élaborée entre musiciens issus de familles musicales différentes. Si la programmation ne s’interdit pas quelques confrontations directes avec le grand répertoire comme lors de la première soirée avec Les Vêpres à la Très Sainte Vierge de Monteverdi par l’ensemble La Tempête dirigé par Simon-Pierre Bestion, les surprises semées au fil de la programmation ne manquent pas de capter l’attention  : Joël Suhubiette à la tête de l’Ensemble Jacques Moderne fait dialoguer des œuvres vocales de grands compositeurs de la Renaissance (Ockeghem, Clément Janequin ou Jean Mouton) avec les chants d’oiseaux (sternes, grèbes huppés ou hérons) captés sur les bords de la Loire toute proche ; le programme « Miroir(s) » revisite des œuvres de Bach, Mozart, Purcell, Satie et Coltrane dans de nouveaux arrangements pour l’Ensemble Contrastes, avec le pianiste Karol Beffa et les jazzmen Raphaël Imbert au saxophone et Johan Farjot aux claviers ; le vibraphoniste de jazz David Neerman, la chanteuse et le balafoniste Lansiné Kouyaté, associés à l’ensemble Sequenza 9.3. de Catherine Simonpietri, présentent une création intitulée « Noir Lac » ; Roberto Negro (piano) et Émile Parisien (saxophones), enfants terribles du jazz européen, confrontent leurs Métanuits, adaptation du premier quatuor à cordes de György Ligeti, avec l’interprétation de cette même oeuvre, Métamorphoses Nocturnes, dans sa version initiale par le Quatuor Béla ; le clarinettiste Yom et la mezzo Elise Dabrowski s’inventent un duo pour s’approprier musicalement un texte énigmatique du Moyen Age intitulé Lingua ignota (Langue inconnue) de la plume de Hildegard von Bingen ; et enfin l’Ensemble Les Métaboles de Léo Warynski s’associe au parfumeur Quentin Bisch, qui a imaginé un cycle de quatre parfums pour un concert olfactif autour d’œuvres chorales de Barber, Copland, Morton Feldman mais aussi du jeune compositeur éric Whitacre. Plus qu’un festival, des aventures. Jean Lukas Abbaye de Noirlac, 18200 Bruère-Allichamps. Du 22 juin au 20 juillet. Tél. 02 48 96 17 16. VAUCLUSE/FESTIVAL/LYRIQUE Les Chorégies d’Orange Le plus ancien festival lyrique du monde fête ses 150 ans et convie des artistes comme Placido Domingo, Anna Netrebko voire Jeff Mills. Mefistofele en 2018. Si le Théâtre antique d’Orange date du Ier siècle av. J.-C., c’est en 1869 qu’y a eu lieu la première représentation lyrique avec un opéra de Méhul  : Joseph. Pour célébrer le 150 e anniversaire de ce festival aussi lyrique que populaire, Jean Louis Grinda, directeur des Chorégies, a choisi de le placer sous le signe de la liberté  : celle du peuple dans le Guillaume Tell de Rossini (donné pour la première fois à Orange), celle des amants dans le ballet de Prokoviev Roméo et Juliette chorégraphié par Jean-Christophe Maillot, celle de la pensée dans le Don Giovanni de Mozart incarné par Erwin Schrott rejoint par une belle distribution  : Nadine Sierra, Karine Deshayes, Stanislas de Barbeyrac… Placido Domingo fera quant à lui sa « Nuit espagnole » le 6 juillet, en interprétant des zarzuelas en compagnie d’autres chanteurs et du Ballet espagnol d’Antonio Gadès, tandis que Anna Netrebko et Yusif Eyvazov feront leurs débuts à Orange dans des airs et duos d’opéras italiens. Autre événement de cette édition anniversaire  : les deux formations de Radio France, l’Orchestre philharmonique de Radio France et l’Orchestre national de France, se réuniront pour interpréter la Symphonie « des Mille » de Mahler sous la direction de Jaap van Zweden. Jean-François Zygel, lui, revisitera le mythe de Faust en improvisant au piano lors d’un ciné-concert. Même la techno sera de la partie avec une soirée en présence de Jeff Mills au cours du concert Light From The Outside World, le 11 juillet. Isabelle Stibbe Orange, 84100. Du 22 juin au 6 août. Tél. 04 90 34 24 24. La Terrasse, premier média arts vivants en FranceC. Abadie
En direct de l’Auditorium de Lyon ! L’auditorium-Orchestre national de Lyon vient de lever le voile sur sa saison 2019- 2020. Une saison de transition marquée par le passage de témoin entre deux chefs d’orchestre, Leonard Slatkin, qui a quitté son poste lyonnais, et Nikolaj Szeps-Znaider, qui vient d’être nommé. Autre fait saillant  : la place importante réservée aux œuvres de Beethoven en cette année 2020 où l’on célèbrera les 250 ans de sa naissance. Entretien/Aline Sam-Giao Voyages et affinités Regard d’Aline Sam-Giao, directrice générale de l’auditorium-Orchestre national de Lyon. Cette saison sera marquée par un étonnant chassé-croisé de chefs d’orchestre… Aline Sam-Giao  : Je suis d’abord ravie que la recherche d’un successeur à Leonard Slatkin ait abouti à la nomination de Nikolaj Szeps-Znaider. Ce dernier répond pleinement aux attentes que nous avions pour incarner le futur directeur musical de l’Orchestre national de Lyon. J’aime également l’idée que pendant cette saison de transition, trois générations de chefs à trois moments de leur carrière vont servir de colonne vertébrale à l’orchestre  : Leonard Slatkin, Nikolaj Szeps-Znaider et Ben Glassberg. Tous trois ont en commun d’apporter beaucoup à l’orchestre et de l’amener encore plus loin dans sa musicalité. Baptême du feu pour Nikolaj Szeps-Znaider Si son entrée en fonction officielle en qualité de nouveau directeur musical de l’Orchestre National de Lyon ne prendra effet qu’en 2020, c’est pourtant bien à lui que revient l’honneur de donner le coup d’envoi de cette saison dès septembre 2019 ! Le chef (et grand violoniste) israélo-danois Nikolaj Szeps-Znaider a choisi des œuvres mobilisant toutes les potentialités sonores et chromatiques de sa nouvelle formation  : Ouverture de Tannhäuser de Wagner, Quatre Derniers Lieder (avec la soprano viennoise Genia Kühmeier) et Une vie de héros de Richard Strauss. Jean Lukas Jeudi 26 septembre à 20h, samedi 28 à 18h. Jean-Yves Thibaudet, artiste associé D. R. Aline Sam-Giao. Après une série de concerts en Allemagne l’an passé, l’orchestre partira cette saison en Russie… A. S.-G.  : Ces tournées sont essentielles pour la vie de l’orchestre. Elles soudent les musiciens et le chef autour de concerts emblématiques, comme en novembre dernier à la Philharmonie de Berlin ou au Gewandhaus de Leipzig. Ces salles portent en elles une telle force symbolique qu’y jouer représente une véritable consécration pour les musiciens. Les tournées font partie intégrante de la programmation et permettent, saison après saison, de poser des jalons qui font référence dans l’histoire de l’orchestre. En 1979, l’Orchestre national de Lyon a été le premier orchestre européen à se produire en Chine, et il y retourne 40 ans plus tard, en ce mois de juin 2019. Elles donnent aussi l’occasion de nouer des relations plus étroites avec d’autres orchestres internationaux de tout premier rang que je souhaite pouvoir accueillir à l’Auditorium. Enfin, elles confortent la visibilité et l’attractivité de la ville de Lyon à l’international. Beethoven sera cette année particulièrement mis à l’honneur. Pourquoi ? A. S.-G.  : C’est tout un pan d’une culture européenne que nous célébrons avec lui. Alors, bien sûr, il faut opérer des choix. Nous avons fait celui de l’intégrale des concertos pour piano par Jean-Efflam Bavouzet et l’Orchestre national de Lyon. De grands noms viendront également en récitals à l’Auditorium comme Barenboim et Kissin. Enfin, nous avons souhaité porter un regard actuel sur Beethoven, en confiant à Marie-ève Signeyrolle la mise en scène d’un spectacle autour de la 7 e Symphonie, « Baby Doll », et en accueillant un « Beethoven au futur » par François-Xavier Roth et son Orchestre du Gürzenich de Cologne, sur le principe des concerts « académie » qui avaient cours à l’époque. Propos recueillis par Jean Lukas Jean-Yves Thibaudet est l’un des solistes français les plus aimés dans le monde, en particulier en Asie et bien sûr aux états-Unis où il est par exemple artiste en résidence de l’Orchestre symphonique de Boston. étroitement associé à la saison 2019-2020 de l’Auditorium-Orchestre national de Lyon, il sera à l’affiche à quatre reprises, dont trois fois « avec orchestre », en novembre dans la Turangalîla-Symphonie de Messiaen, en février dans le Concerto de Grieg, et en juin dans le Concerto en fa de Gershwin dans le cadre d’un concert exceptionnel célébrant les 75 ans de Leonard Slatkin. Autre rendezvous à noter, un récital violon-piano avec la star japonaise du violon  : Midori (le 17/11). Jean Lukas Les 15 et 16/11, le 17/11/2019, les 20 et 21/02 et les 4 et 6/06/2020. Jean-Efflam Bavouzet, intégrale des Concertos pour piano de Beethoven Les œuvres de Beethoven seront omniprésentes dans la saison de l’Auditorium. En récitals, jouées par des phalanges symphoniques invitées ou servies par l’Orchestre national de Lyon en personne comme lors de cette très attendue intégrale des Concertos pour piano par Jean-Efflam Bavouzet. Un pianiste français qui, à 56 ans, en pleine maturité et nourri par une magnifique carrière internationale, apparaît selon notre confrère Alain Lompech comme « l’un des secrets les mieux gardés du piano français ». Quatre concerts sont au programme  : au mois de mars, le « Premier » concerto (le 19) et les N°2 et N°3 (le 21), puis en juin le « Quatrième » (le 11) et « L’Empereur » (le 13). Jean Lukas Les 19 et 21 mars, les 11 et 13 juin 2020. Auditorium-Orchestre national de Lyon, 149 rue Garibaldi, place Charles-de-Gaulle, 69003 Lyon. Tél. 04 78 95 95 95. www.auditorium-lyon.comC. Graphique  : D. Braillon - Photographies Pascal Gérard DU 5 AU 13 JUILLET 2019 ENSEMBLES  : TRIO WANDERER QUATUOR HERMÈS SMOKING JOSÉPHINE LE PARI DES BRETELLES BRASS BAND DOUAI LOCAL BRASS QUINTET DUEL, OPUS 3 OLIVIER BELLAMY FRANÇOIS CHAPLIN LOLA DESCOURS ALAIN DUAULT PIERRE GÉNISSON DAVID GUERRIER DELPHINE HAYDAN JEAN FRANÇOIS HEISSER MARIE-JOSÉPHE JUDE GENEVIÈVE LAURENCEAU ROMAIN LELEU JULIEN MARTINEAU ANNA DOROTHEA MUTTERER ANTOINE PIERLOT NICOLAS STAVY BÉATRICE URIA-MONZON JEAN-PIERRE WIART ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DES HAUTS-DE-FRANCE LES RENCONTRES Direction artistique JEAN-PIERRE WIART Réservation  : 03 27 74 55 20 MUSICALES DE CAMBRAI classique/opéra 35 la terrasse 277 juin-juillet 2019



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