La Terrasse n°277 juin 2019
La Terrasse n°277 juin 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°277 de juin 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 15,5 Mo

  • Dans ce numéro : l'été des festivals.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Chaillot – Théâtre national de la Danse/saison 2019-2020 II la terrasse 277 juin-juillet 2019 Centenaire Merce Cunningham CCN-Ballet de Lorraine/Ballet de l’Opéra national de Paris/The Royal Ballet/Opera Ballet Vlaanderen Merce Cunningham, véritable Einstein de la danse, est celui qui a fait exploser définitivement les cadres et les codes de la danse, même moderne, et l’a transformée en art majeur du xx e siècle. À l’occasion du 100 e anniversaire de la naissance de Merce Cunningham, Chaillot en collaboration avec le Festival d’Automne et le Théâtre de la Ville présente de grandes œuvres de son répertoire, en réunissant trois des plus grands ballets internationaux  : le Ballet de l’Opéra de Paris, le Royal Ballet de Londres et le l’Opera Ballet Vlaanderen. C’est une belle manière de mettre en perspective cet artiste tellement essentiel dans l’histoire de la danse et de l’art en général, qui a eu la volonté de créer avec des danseurs d’exception, parfois très loin de sa gestuelle, de sa pensée ou de sa démarche. Or à chaque fois ces rencontres ont été fructueuses. L’Opéra de Paris a récemment fait entrer à son répertoire Walkaround Time. Créé en 1968, inspiré par La Mariée mise à nu par ses célibataires, même, ou Le Grand Verre de Marcel Duchamp, l’idée de la pièce est née lors d’un dîner réunissant chez Marcel Duchamp, Merce Cunningham, John Cage et Jasper Johns. Le début du ballet, en silence, tient presque de la révélation. Avec presque rien, si ce n’est des déplacements assez lents et posés, tout l’univers de Cunningham apparaît et se déploie dans sa simple évidence. Histoires sans histoire(s) Pond Way, créé en 1998, et ici dansé par l’Opera Ballet Vlaanderen, est une chorégraphie où les corps s’agitent comme des organismes vivants à la surface d’un étang, miroitants et Chor. Emanuel Gat WORKS Brillamment composée et savamment orchestrée, cette partition chorégraphique pour dix danseurs explore une nouvelle vision de la danse. Conçue initialement pour le festival Montpellier Danse en ajoutant à la compagnie Emanuel Gat dix danseurs du Ballet de l’Opéra de Lyon, Works a pris son autonomie en se concentrant sur ses fidèles danseurs, piliers du travail d’Emanuel, pour redéployer la matière gestuelle de cette création. La remarquable composition de la pièce développe une perception aiguë du temps à l’œuvre dans la chorégraphie. Cherchant à rompre définitivement toute idée de répétition du même, il met en jeu des modes de fonctionnement flexibles, impondérables, pour installer une nouvelle spontanéité des interprètes et rendre le spectacle de danse plus organique. Un jaillissement joyeux étoilant le spectacle en six courtes pièces, Emanuel Gat crée une sorte de langage chorégraphique singulier, à base de Réalités réinventées chor. Mondot & Claire Bardainne/chor. Gilles Jobin/chor. Esteban Fourmi & Aoi Nakamura Sur scène, dans le grand foyer, au studio, les occasions de manqueront pas cette saison de mêler le corps sensible à une approche plus virtuelle de sa présence. Des expériences de spectateurs inédites au plus proche des nouvelles technologies. La nouvelle création d’Adrien Mondot & Claire Bardainne traduit parfaitement comment un univers artistique, un propos et un imaginaire peuvent déployer leurs multiples facettes en autant de médias et de supports. Acqua Alta est l’histoire d’un homme et d’une femme dont le foyer se fait submerger par la montée des eaux. Où il est question de disparition, de quête, d’amour… Sous l’apparente gravité de la situation se cache une proposition tout public d’une grande beauté, mêlant des scènes de la vie quotidienne, un brin burlesques, à une épopée incroyable. C’est de trois façons différentes que le spectateur Sounddance de Merce Cunningham. changeants comme eux. Enfin, le Royal Ballet dans Cross Currents (1964) redonne vie à cette pièce peu connue, tout en entrelacs, qui s’inspire des pas croisés des danseurs « à contrecourant ». Mais il revient au CCN Ballet de Lorraine d’ouvrir cet événement avec trois pièces regroupées sous le titre Histoires sans histoire(s). Sounddance a été créé par Merce Cunningham à son retour de neuf semaines passées à l’Opéra de Paris. Pièce joyeuse, vraie performance physique et virtuose sur la musique de David Tudor, Sounddance témoigne de la réaffirmation des fondamentaux du créateur. C’est d’ailleurs pourquoi Petter Jacobsson et Thomas Caley, lui-même ancien danseur de Cunningham, ont décidé d’associer à ce programme For Four Walls, qui n’a existé qu’une fois en 1947 au tout début de la collaboration Cage-Cunningham. C’est une recréation tout à fait expérimentale, dans l’esprit du maître plus que dans sa forme, car il n’existe pas de captation, très peu d’images, tout au plus quelques photos et quelques éléments écrits. Ce sera une jolie plongée dans ce qui WORKS par Emanuel Gat. modules déclinant des configurations variables, allant du duo au grand effectif, avec toutes sortes de solutions et combinaisons, misant sur une autogénération des formes par les danseurs. Du coup, il invente un genre d’impromptu grisant, limpide et luxuriant, toujours surprenant. L’écriture complexe joue sur l’équilibre des forces entre le groupe et l’individu, entre les individus. Cela crée une chorégraphie, portée par dix danseurs Whist par Esteban Fourmi et Aoi Nakamura. va pouvoir vivre ce conte fantastique  : Noir d’encre est sa version scénique, dans la lignée des créations précédentes où les projections vidéos créent une troisième dimension mouvante, manipulée en direct par les informaticiens de la compagnie, La Traversée du miroir est un livre pop-up reprenant un morceau de l’histoire dont les personnages s’animent sous nos AfE a constitué les prémices de cette œuvre qu’a conduite Merce Cunningham pendant plus de 70 ans – une vraie performance en soi ! Il a posé les termes de nouveaux rapports dans l’histoire des arts entre les disciplines de la scène et les arts plastiques, dans la conception de l’espace, ou de la temporalité qui s’extrait de la phrase musicale. Il utilise des processus aléatoires pour déterminer les éléments et l’organisation de sa chorégraphie. Il appartient ainsi à chacun de choisir ce qu’il regarde, comme dans ce formidable Fabrications, fondé sur les 64 hexagrammes du Yi King. Ce faisant, il donne à l’art chorégraphique une infinie liberté et affirme définitivement que la danse se suffit à elle-même. Agnès Izrine Histoires sans histoire(s) par le CCN-Ballet de Lorraine, du 12 au 16 octobre. Trois ballets/le Ballet de l’Opéra national de Paris, The Royal Ballet, Opera Ballet Vlaanderen), du 22 au 26 octobre. extraordinaires, de regards qui se nouent, de corps qui se frôlent et repartent en sens opposé. Works assemble aisance et virtuosité avec une belle liberté. Cette pièce d’une intelligence aiguë et d’une splendeur tranquille délivre l’émotion d’une danse sans fard. Agnès Izrine Du 8 au 11 janvier 2020. yeux grâce à la réalité augmentée, tandis que Tête-à-tête nous immerge au sens propre comme au sens figuré dans une des scènes du spectacle, grâce au casque de réalité virtuelle. Une vraie réussite  : jamais fiction scénique n’avait encore trouvé de meilleurs prolongements à l’adresse de tous les publics. Une place inédite pour le spectateur La venue d’Adrien Mondot et de Claire Bardainne est l’occasion d’interroger ces évolutions au cours de la Grande Rencontre du 28 mars 2020  : « Danse et nouvelles technologies  : réalités réinventées ». On pourra y discuter du travail de Gilles Jobin, présenté en décembre sous la forme d’une expérience sensorielle qui conjugue réalité virtuelle et capture de mouvement. Ici, l’interaction possible entre les participants de VR_I est une nouvelle perspective à expérimenter. Le projet d’Esteban Fourmi et Aoi Nakamura produit un autre type de vertige. Whist propose en effet aux spectateurs, munis de casques de réalité virtuelle, de suivre l’histoire d’une famille, tout en gardant la possibilité d’influer sur la mise en scène et la chorégraphie. Pas moins de 76 choix différents s’offrent aux visiteurs, placés au plus proche des émotions des personnages. Et peut-être des leurs, tant la place et le rôle du public se trouvent bouleversés ! Nathalie Yokel VR_I, du 13 décembre 2019 au 11 janvier 2020 ; Whist, du 10 au 20 mars 2020 ; Acqua Alta, du 25 au 28 mars 2020. Laurent Philippe Julia Gat
Propos recueillis/Lia Rodrigues Chor. Lia Rodrigues On s’en va D’après Hanoch Levin/MES Krysztof Warlikowski À partir de Sur les valises, comédie en huit enterrements de l’auteur israélien Hanoch Levin, Krysztof Warlikowski crée une tragédie polonaise. Une parabole grinçante contre la politique liberticide de son pays. Partir. Quitter sa terre pour ne jamais y revenir. Tel est le rêve, l’obsession de tous les personnages de Sur les valises, comédie en huit enterrements de Hanokh Levin. Des jeunes et des décatis, des fauchés et des nantis, des intellectuels et des paysans dont les destins se rencontrent au hasard des aussi nombreuses que vaines tentatives d’évasion qui rythment la pièce. En créant Propos recueillis/Damien Jalet Vessel Chor. Damien Jalet & Kohei Nawa Après l’extravagant Skid, Damien Jalet revient à Chaillot avec Vessel, un nouvel opus sculptural et sensuel. « J’ai découvert le travail de Kohei Nawa alors que j’étais en tournée au Japon en 2013. Ce fut un véritable coup de foudre artistique. Je n’avais qu’une envie, le rencontrer, afin que l’on travaille ensemble. L’en convaincre fut assez compliqué mais j’ai finalement réussi et nous avons candidaté ensemble à la Villa Kujoyama, l’équivalent de la Villa Médicis. Cela a été pour nous l’occasion de quatre mois d’exploration partagée. Ce qui m’intéressait était que nous développions un langage commun à l’intersection de nos deux pratiques. J’aime beaucoup l’ambivalence qui existe entre la danse et la sculpture. Si la sculpture est ce qui se rapproche le De Nororoca à La Fontaine Lia Rodrigues recrée Nororoca pour la compagnie norvégienne Carte Blanche et reprend, aux côtés de Béatrice Massin et Dominique Hervieu, ses fables mise en danse. « Nororoca est une récréation de ma pièce Pororoca pour Carte Blanche, une Pororoca du Nord ! Ce mot, « pororoca », qui vient de la langue tupi et signifie « tonitruant », nomme un phénomène naturel causé par la confrontation des eaux des rivières avec celles de la mer, à l’embouchure de l’Amazone. C’est une rencontre violente qui peut faire tomber des arbres et changer les rives, mais en même temps un processus fragile Chor. Thomas Lebrun Ils n’ont rien vu Hiroshima mon amour comme toile de fond de la nouvelle création de Thomas Lebrun  : une conscience d’hier à aujourd’hui au creux des corps et de l’espace. C’est la phrase choc qui nous vient du film d’Alain Resnais. Oui, ils n’ont rien vu à Hiroshima, comme les neuf danseurs réunis ici en appui sur l’œuvre littéraire et cinématographique. Pourtant, c’est un travail sur la mémoire et l’histoire qu’entreprennent les artistes, qui ont pris le soin de l’immersion et de la rencontre avec des victimes des bombardements pour en fouiller les arcanes. Auteur d’une danse qui se dépose par strates, une danse d’attentes, de tensions et de cheminements intenses, le chorégraphe déploie son geste en dialogue avec le souvenir, dans la trame de l’effacement et de la transformation. Sa Frédéric Lovino Magda Hueckel Yoshikazu Inoue Quentin Bertoux On s’en va. une variation autour de ce texte, qu’il intitule On s’en va, le metteur en scène Krysztof Warlikowski fait la même chose qu’avec À la Recherche du Temps Perdu de Marcel Proust dans The French  : une élégie pour une Europe en déréliction. Avec une pensée particulière pour son pays, la Pologne, où le parti ultraconservateur PiS fait peser une grande menace sur la culture en général. Et le théâtre en particulier. Porté par sa troupe du Damien Jalet. plus de l’éternité, la danse, au contraire, est peut-être l’art le plus éphémère. Mais en même temps les deux ont un rapport avec le corps et avec l’énergie. Le sculpteur contient l’énergie dans une œuvre immobile, tandis que le chorégraphe la libère. Fusion entre danse et sculpture Dans son travail, Kohei Nawa a une approche presque scientifique, très centrée sur la cellule, sur le fait que l’unité est formée Lia Rodriguez. résultant d’un équilibre délicat de la nature. Dans cette pièce, il est question d’altérité. Comme pour Pororoca, je vais partir de quelques questions. Comment construire une communauté sur scène ? Comment chacun trouve sa place – toujours provisoire – avec ses similitudes et ses différences ? Je suis très heureuse de cette invitation à travailler avec les danseurs de Carte Blanche. Créer avec des artistes d’autres parties du monde est toujours un défi et cela me permet de repenser ces questions. Cet échange est vraiment un cadeau. Travailler dans la favela de Rio de Janeiro, dans des conditions très différentes Chor. Thierry Malandain La Pastorale Alors que l’on s’apprête à fêter le 250 e anniversaire de Beethoven, Thierry Malandain s’attache à la puissance évocatrice de sa musique pour sa nouvelle création. Nowy Teatr de Varsovie, On s’en va est donc un acte de résistance. Un refus de la mise au pas imposée. Pièce sans issue Pour le public français, cette création de Krysztof Warlikowski, présentée pour la première fois en 2018 lors du Printemps des Comédiens, a un goût de retrouvailles. C’est en effet avec une pièce du même auteur, Kroum, que l’on découvrait en 2003 l’artiste polonais reconnu aujourd’hui comme l’un des grands metteurs en scène européens. Comme ce précédent spectacle, On s’en va s’ouvre d’ailleurs sur un texte de Tadeusz Kantor, Je ne reviendrai jamais. Il se poursuit en Israël en 1999, pour s’achever en Pologne entre 2050 et 2060. Entre temps, une suite d’enterrements aura eu lieu. Et personne n’aura réussi à fuir. Car dans le monde de Hanoch Levin, et plus encore dans celui de Warlikowski, il n’y a pas d’issues. Seulement des sas où l’attente dure toute une vie. Et des seuils plantés devant des portes qui resteront fermées. Anaïs Heluin Du 13 au 16 novembre 2019. de millions d’entités. Ensemble, nous nous sommes autant inspirés de faits scientifiques que de la mythologie, notamment de textes relatant la création du Japon à partir d’une sorte de boue solidifiée. L’eau, omniprésente et très ritualisée au Japon, nous a aussi beaucoup inspirés. Nous aimions le fait qu’elle soit à la fois scientifiquement source de toute forme de vie et mythologiquement associée à la mort. Nous avons travaillé le corps comme une matière sculpturale, nous demandant quand on arrêtait de le percevoir comme humain, quand il commençait à suggérer d’autres choses. Cacher la tête des danseurs nous a permis de faire disparaitre leur identité et donc d’autoriser de multiples projections. Kohei est venue avec une matière fascinante appelée katakuriko. Elle est solide quand on la manipule et se liquéfie quand on arrête. Comme il fallait la contenir, il a créé ce navire, ce vessel, une sorte de sculpture comme faite de matière volcanique. Finalement, nous n’avons cessé de travailler sur des entre-deux, des ambivalences, des contrastes, entre danse et sculpture, Eros et Thanatos, résistance et abandon, liquide et solide, humain et non humain. » Propos recueillis par Delphine Baffour Du 6 au 13 mars 2020. de la Norvège, peut être une expérience transformatrice. Nous pouvons apprendre de nos différences. Contre ceux qui ont le goût difficile Pour la création d’une pièce d’après La Fontaine, nous avions laissé de côté les fables les plus connues pour nous approcher de l’artiste. Dans Contre ceux qui ont le goût difficile, il met en dialogue l’auteur et le critique en tant que positions éternellement imbriquées  : celle de celui qui fait et celle de celui qui reçoit. L’immensité des questions qu’il y pose nous avait permis de trouver des points communs entre la France qu’il décrit et les regards portés sur le Brésil. Nous sommes des artistes dans un pays dit périphérique. Mais qui sont les forts et qui sont les faibles ? Perdre ou gagner ne serait-il pas seulement une perspective du regard ? Et qui sont ceux si difficiles à satisfaire ? Les critiques, le public ? Je pense que pour les jeunes d’aujourd’hui, au Brésil comme en France, il est important de réfléchir à l’objectif à atteindre. Dans l’art comme dans la vie, plaire aux autres et à soi-même est un enjeu. » Propos recueillis par Delphine Baffour Nororoca, du 18 au 21 mars. Première en France. Fables à la fontaine, du 17 au 21 mars 2020. Le chorégraphe a toujours revendiqué un Ils n’ont rien vu. lien très fort à la musique, comme préalable La Pastorale. essentiel à la création. Ce qui fait de ses ballets collaboration avec la plasticienne japonaise Rieko Koga constitue un élément essentiel  : une scénographie de soie, d’étoffes actuelles et anciennes, en panneaux et en pliages, est traversée par les costumes des danseurs, comme une passerelle artistique et culturelle entre deux mondes et deux époques. Nathalie Yokel des compositions à la fois abstraites et pleines d’images, prompts à se glisser dans une histoire des arts qu’il réinvente de sa modernité. L’histoire de la danse avec le compositeur n’est pas un long fleuve tranquille  : même si Beethoven a composé menuets, valses ou contredanses, il faut être un Béjart, une Anne Teresa de Keersmaeker, une Maguy Marin, un Bagouet ou un Forsythe pour relever le défi en 2004, s’est emparé des Créatures de Prométhée ! Aujourd’hui, il mêle la 6 e symphonie (dite « La Pastorale ») aux motifs des Ruines d’Athènes et de la Cantate op. 112 pour un hommage vibrant servis par 22 danseurs, au plus proche des désirs d’harmonie, de nature et de spiritualité qui imprègnent l’œuvre. Nathalie Yokel Du 5 au 11 mars 2020. de la création. Et un Thierry Malandain, qui Du 13 au 19 décembre 2019. Olivier Houeix Chaillot – Théâtre national de la Danse/saison 2019-2020 III la terrasse 277 juin-juillet 2019



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