La Terrasse n°277 juin 2019
La Terrasse n°277 juin 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°277 de juin 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 15,5 Mo

  • Dans ce numéro : l'été des festivals.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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danse 30 la terrasse 277 juin-juillet 2019 Région/Tours/Festival Région/Montpellier/Festival Tours d’Horizons Le Centre chorégraphique national de Tours fait son festival. Chaque année, juste avant l’arrivée de l’été, le Centre chorégraphique national de Tours, dirigé par Thomas Lebrun, déploie pour une dizaine de jours son festival sur de nombreuses scènes de la ville. Cette nouvelle édition met à l’honneur Daniel Larrieu qui présentera le spectacle-conférence Play612, mais aussi la recréation, en première française, de deux de ses anciens succès  : Chiquenaudes, Montpellier Danse, 39 e édition évènement toujours incontournable, la 39 e édition de Montpellier Danse voit le retour de William Forsythe et célèbre Merce Cunnigham. La 39 e édition de Montpellier Danse est pleine de promesses. Elle s’ouvrira avec Une maison de Christian Rizzo, venu en voisin puisqu’il dirige le CCN de Montpellier. Après sa trilogie consacrée aux rapports entre danses d’auteurs et pratiques anonymes, le chorégraphe entame une nouvelle expérience avec cette pièce pour quatorze interprètes. « Une maison comme espace mental, à l’image des traits dessinés à la craie sur le bitume ». Elle abrite une famille protéiforme, prise dans un flux de mouvements ininterrompus, dans « des micro-fictions comme des souvenirs Théâtre de la Ville, Les Abbesses/Chor. Cristiana Morganti Moving with Pina Un spectacle qui nous fait entrer dans la chambre des secrets où se fourbissaient les chefs-d’œuvre de Pina Bausch, grâce à l’une de ses interprètes emblématiques. Cristiana Morganti dans Moving with Pina. Les amoureux de Pina Bausch adoreront cette conférence-dansée de Cristiana Morganti, exicône du Tanztheater de Wuppertal. Dansant des extraits de ses anciens rôles, elle nous offre un voyage dans l’univers de Pina Bausch, mais à travers les yeux d’une de ses interprètes. Celle qui de 1993 à 2014, a été l’instrument de ses chefs-d’œuvre, nous livre les secrets d’un travail astreignant au quotidien, mais transcendé par le sublime de la scène, le tout avec la verve personnelle de la Morganti, que l’on a aimé applaudir pour ses performances inimitables. Comment réagir lorsqu’on se retrouve orphelin d’une légende ? Alors que la plupart des danseurs du Tanztheater de Wuppertal sont restés dans la compagnie en Allemagne, Cristiana Morganti a repris un Antonella Carrara conçu en 1982 pour le concours de Bagnolet, et Romance en stuc créé en 1985 pour le Festival d’Avignon. Un festival de créations Merce Cunnigham, dont on fête cette année le centenaire, sera également présent à travers Ritual, la performance que lui dédient Cheryl Therrien et Ashley Chen, deux anciens dan- embarqués ». Angelin Preljocaj sera également présent avec Winterreise (Voyage d’Hiver), qu’il reprend pour la première fois avec sa compagnie après l’avoir créé en janvier dernier pour le Ballet de la Scala de Milan. La fine fleur de la création internationale Douze danseurs convient le public à un voyage intime et mélancolique, porté par les lieder de Schubert qu’interprètent le Baryton Thomas Tatzi et le pianiste James Vaughan. Boris Charmatz, qui nous a récemment ravis avec ses 10 000 gestes, est également peu de sa liberté. La vulnérabilité de l’artiste, de l’interprète et de la femme est ici mise en scène, avec un humour sec et une profondeur que ne renierait pas sa chorégraphe-mentor. Agnès Izrine Théâtre de la Ville, Les Abbesses, 31 rue des Abbesses, 75018 Paris. Du 25 au 29 juin à 20h00. Tél. 01 42 74 22 77. Durée  : 1h10 région/Montpellier Danse/par Camille Boitel ET Sève Bernard 間 (ma, aïda…) Une création invraisemblable entre cirque et danse signée Camille Boitel et Sève Bernard, constituée de 36 spectacles en un seul, et qui met en valeur tous les rouages du théâtre. À ne pas rater au festival Montpellier Danse. Camille Boitel et Sève Bernard dans 間 (ma, aïda…) Camille Boitel, avec 間 (ma, aïda…), réalise une création à chausse-trapes, où l’agrès principal est une scène effondrable de cent mètres carrés. De quoi faire frémir pendant 50 minutes effrénées ! Compagnie limmediat Romance en stuc de Daniel Larrieu. seurs de sa compagnie. Festival de créations, Tours d’Horizons sera également l’occasion de découvrir la toute nouvelle pièce pour neuf danseurs de Thomas Lebrun, Ils n’ont rien vu, A quiet evening of dance de William Forsythe. B Mais avant tout, il s’agit d’une histoire d’amour, ou plutôt de plusieurs tentatives et variations autour de l’amour – après tout, à cœur vaillant, rien d’impossible. Ici, rien n’est laisssé au hasard, ni à la théorie, car il s’agit d’user le théâtre jusqu’à la moelle et de faire fonctionner tous ses ressorts à l’envi. Rien n’est magique, tout est réel, et même mécanique. Et sans tricher, à la fin des fins, le théâtre dans le théâtre finit en miettes ! D’ailleurs, et ce n’est pas une coïncidence, la compagnie de Camille Boitel s’appelle L’immédiat. L’artiste, circassien, acrobate, auteur, joue depuis qu’il a douze ans, sur scène, dans la rue, dans la vie. Obsédé par la catastrophe, l’effondrement, il s’est associé à la danseuse Sève Bernard, écrivaine de plateau, exploratrice de mouvements illimités. Depuis, ces deux-là ne se quittent plus et la création de 間 (ma, aïda…) s’est écrite à quatre mains. Agnès Izrine Théâtre des 13 vents, domaine de Grammont, 34000 Montpellier. Jeu. 27 et Ven. 28 Juin à 20h. Tél. 0 800 600 740. Durée  : 50 minutes. Festival/Les étés de la Danse/Compañia Nacional de Danza de España José Martinez/chor. Johan Inger Carmen aux Étés de la danse Pour sa quinzième édition, Les Étés de la Danse invitent Carmen, un ballet revisité par la Compañia Nacional de Danza de España. Dirigée depuis 2012 par José Carlos Martinez, la compagnie nationale d’Espagne présente une Carmen signée Johan Inger, jeune choré- Benjamin FAvrat ill Cooper qui, librement inspirée du film comme du livre Hiroshima mon amour, traitera des notions de souvenir, de mémoire, d’effacement et de transformation. Bernardo Montet, Andrea Sitter et Johanna Levy réserveront eux aussi au public tourangeau la primeur de leur dernier spectacle. Le premier convoquera dans Mon âme pour un baiser trois jeunes femmes dans un huis clos chorégraphique et poétique. La deuxième, avec Juste au corps, exposera son histoire d’artiste allemande à travers les figures de Valeska Gert, Hannah Arendt et Salomé. La troisième, enfin, s’inspire pour Convives du film danois Festen, et réunira autour d’un repas familial explosif six interprètes. Delphine Baffour Tours d’Horizons. Du 4 au 15 juin. Tél. 02 18 75 12 12. www.ccntours.com. annoncé pour l’avant-première de son tout dernier opus, Infini. Cette 39 e édition verra également le retour, fort attendu, de William Forsythe, avec un programme présenté pour la première fois en France, A quiet evening of dance. Ce spectacle, unanimement salué lors de sa création en octobre dernier au Sadler’s Wells de Londres, sera composé de la reprise des pièces Duo2015 et Catalogue et de deux nouveaux opus. Il sera dansé par six interprètes emblématiques du génial chorégraphe et un nouveau venu, l’artiste de hip-hop Rauf « RubberLegz » Yasit. Anne Teresa de Keersmaeker, qui avait donné l’année dernière le sensible et virtuose Mitten wir im Leben sind/Bach- 6Cellosuiten, poursuivra quant à elle sa fine exploration de la musique de Bach avec les Concertos brandebourgeois. Last but not least, Montpellier Danse, qui entretenait une relation très intime avec Merce Cunningham, célèbrera le centenaire de sa naissance avec des spectacles, films, classes, ateliers et conférences. Delphine Baffour Montpellier Danse. Du 22 juin au 6 juillet. Tél. 0800 600 740. www.montpellierdanse.com Carmen de Johan Inger par la Compañia Nacional de Danza de España José Martinez. graphe suédois très talentueux. Une Carmen hispano-nordique donc, qui campe la femmeenfant qui teste ses pouvoirs de séduction et la femme fatale croqueuse d’hommes. Mais dans cette chorégraphie, Johan Inger nous parle peut-être aussi de liberté et de répression. Les portes grises et anonymes du décor pourraient être celles de n’importe quelle usine ou entreprise, et les costumes intemporels remplacent le folklore d’antan. De la vie de Bohème, il n’en est pas question. Il y a des hommes en costards, et des femmes qui doivent travailler. C’est dans ce microcosme étouffé, enfermé, que se déroule le drame, vu à travers le regard d’un enfant. La musique, qui mêle à Carmen Suite de Rodion Chtchédrine (adaptée de Bizet) une partition additionnelle sur une musique originale de Marc Alvarez, soutient à merveille cette excellente compagnie qui s’approprie et réinvente le mythe. Agnès Izrine Festival Les étés de la danse, Théâtre Mogador, 23 rue Mogador, 75009 Paris. Du 8 au 17 juillet à 20h30. Tél. 01 53 33 45 46. Durée 1h30 avec entracte. 01 53 33 45 46 Jesús Vallinas
Chaillot – Théâtre national de la Danse/saison 2019-2010 Une saison à Chaillot, ou l’art de réenchanter nos imaginaires Dans le sillage de la précédente saison qui célébrait le 70 e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, Chaillot – Théâtre national de la Danse poursuit son engagement et ses missions dédiés à la création, au partage et au dialogue. Toujours aussi perméables aux mouvements et aux mutations du monde, les artistes y proposent une impressionnante diversité de démarches. Ouvertes sur la cité, nourries de désirs et tentatives, elles réinventent librement le temps, l’espace, et l’être au monde. Entretien/Didier Deschamps Les artistes, au cœur des questionnements contemporains Directeur des lieux, Didier Deschamps explicite ses missions et éclaire les temps forts de sa programmation. Avec des artistes soucieux de dessiner de nouvelles utopies et des modalités inédites du vivre ensemble. Quelle est la place d’une institution comme Chaillot dans le monde culturel d’aujourd’hui ? Didier Deschamps  : Dans le « Grand Débat », j’ai relevé cette phrase  : « Il s’agit de poursuivre le mouvement d’ouverture des institutions culturelles pour les rendre plus accueillantes. » Le degré d’insatisfaction à propos de notre organisation commune et l’incertitude quant à l’avenir nous engagent plus que jamais à développer l’ouverture sur la cité. Cette volonté d’ouverture n’est pas une nouveauté à Chaillot, où s’inventent constamment de nouvelles relations avec le public, où se concrétisent des idées lui permettant d’investir différemment ces lieux, et d’appréhender les démarches de création des artistes à travers des dispositifs tels que l’Art d’être spectateur, Chaillot en partage et autres multiples actions. Nous soutenons aussi à Chaillot des démarches solidaires, comme celle que nous menons à la Goutte d’Or depuis plusieurs années, la mission ministérielle du vivre ensemble, avec notamment des tarifs solidaires, ou un programme comme HOPE, qui permet d’engager des personnes exilées en leur apprenant le français et un métier. Qu’est-ce qui a présidé à la programmation de la saison 2019 - 2020 ? Propos recueillis/Philippe Decouflé Puisque Tout doit disparaître, tout réapparait Création/chor. Philippe Decouflé Artiste associé à Chaillot, Philippe Decouflé convie le public à une soirée exceptionnelle et propose une grande déambulation à travers 35 ans de créations. « Je montre mes spectacles à Chaillot depuis quelques années, et j’ai voulu cette fois-ci faire quelque chose de différent. D’abord en occupant l'ensemble du bâtiment - les trois salles, Propos recueillis/JannGallois Du samsara au nirvana Création/chor. JannGallois Jeune et talentueuse chorégraphe associée à Chaillot, JannGallois crée une nouvelle pièce inspirée du bouddhisme. « Samsara s’inscrit dans le prolongement de mes précédentes créations. Dans Compact, j’explorais le rapport à l’autre. Comment faire pour que la force de l’un n’empiète pas sur l’autre ? Avec Quintette, il était question de cohésion de groupe. Dans la même lignée, je m’intéresse cette fois à l’éveil spirituel. Il est selon moi extrêmement important d’en parler car je trouve que l’on vit une époque de déclin spirituel. C’est ce que j’observe Joost Swarte D. D.  : Cette programmation se veut ouverte, exigeante et généreuse, ce qui n’est pas contradictoire. Nous proposons des esthétiques très différentes qui révèlent un état du monde, un état de la création riche de toutes sortes d’écritures et couleurs. Les artistes sont au cœur de nos questionnements contemporains, au cœur des bouleversements de notre époque en pleine mutation. Nos convictions sont que la danse, tout comme la pensée, ne peuvent être le reflet d’un seul modèle. Nous sommes un théâtre de service public, prônant le dialogue et le partage grâce à une grande diversité de démarches. Il ne faudrait pas qu’une trop lourde réglementation de cet emblématique lieu patrimonial empêche ce dynamisme. Cette saison se découpe en temps forts, créations et spectacles phares qui marquent la programmation, pouvez-vous nous en parler ? D. D.  : Nous ouvrons cette saison avec le projet hors norme de Philippe Decouflé, artiste associé. Il y a un hommage très particulier à Merce Cunningham et bien sûr, la Biennale d’Art Flamenco. Ce sera une très belle édition. On découvrira la création mondiale de David Coria et le retour de la Yerbabuena, ainsi que ce pari inouï de réunir ces monstres de la danse que les escaliers, le hall… – et en conviant le public de l'ouverture à la fermeture du théâtre. Ensuite en reprenant des extraits de mes pièces avec leurs danseurs d’origine. Une des particularités de ma compagnie est qu’elle n’a pas de répertoire. Je monte une équipe, nous construisons ensemble un spectacle, puis nous le créons et le tournons. À un moment donné, nous arrêtons et je crée un nouveau spectacle. Créer une pièce ensemble donne à dans le développement des pensées capitalistes, par lesquelles l’ego est nourri à l’extrême. En m’intéressant à ces questions, seule la philosophie bouddhiste m’a paru être inspirante. C’est une pensée vaste, profonde, lucide. Elle m’a touchée et m’a donné envie d’en transmettre une vision à travers le corps. éveil spirituel Ce que dit le bouddhisme est que l’humain est enfermé dans des cycles de vie infinis, appelés samsara, tant que l’éveil spirituel n’est pas déclenché. Cet éveil, que je vois comme la lumière de la conscience, permet d’atteindre le nirvana, la paix éternelle. Son principal obstacle est l’attachement. Le fait que l’on s’agrippe à des choses vouées à disparaître est ce que j’ai eu envie de matérialiser dans Samsara. J’ai tenté de le rendre palpable par une idée très simple qui est de nouer les interprètes entre eux par un système de longues guindes entremêlées, une espèce de toile d’araignée. Les sept danseurs sont connectés par cet objet très imposant, composé de 26 mètres de guindes et pesant plus de 90 kilos. Quelles sont les étapes que traverse Patrick Berger Agathe Poupeney Didier Deschamps, directeur de Chaillot. « La danse, tout comme la pensée, ne peuvent être le reflet d’un seul modèle. » sont Marie-Agnès Gillot, Andrés Marin et Christian Rizzo. Il y aura aussi un gros plan sur l’Afrique, avec le triptyque de Salia Sanou Mutliple-s, la pièce de Danièle Gabou à partir du texte magnifique de Maryse Condé, prix de la Nouvelle Académie de Littérature, et Marrugekku, un spectacle qui réunit des artistes kanaks et aborigènes australiens sur le thème de l’autodétermination des peuples, chorégraphié par Serge-Aimé Coulibaly. Un focus exceptionnel éclaire la Trisha Brown Dance Company, qui se reconstitue très exceptionnellement pour célébrer son 50 e anniversaire. Je suis aussi très heureux que José Montalvo crée Gloria sur des musiques de Vivaldi pour réveiller les consciences. Quant à Soulèvement, solo fulgurant de la jeune Tatiana Julien, créé quelques semaines avant le mouvement des Gilets jaunes, il questionne de manière extrêmement forte l’organisation de nos sociétés. Comme beaucoup d’autres spectacles, l’œuvre dégage une force et une énergie insensées. Propos recueillis par Agnès Izrine chaque fois lieu à des moments d’intense partage. J’avais envie de retrouver ceux avec qui je les avais vécus. Un moment de partage et de joie J’étais également curieux de voir ce que cela fait de remonter Shazam aujourd’hui, avec les danseurs qui l’ont créé il y a 20 ans. De voir ce que cela donne de recréer Tranche de cake alors que cette pièce a 35 ans. Je pense qu’il est intéressant d’observer l’évolution d’une écriture au fil du temps. Malheureusement, certains danseurs nous ont quittés, comme Christophe Salengro qui était très présent dans nombre de mes spectacles. Se pose alors la question de leur absence, de la manière de les « remplacer ». Le programme rassemblera 10 musiciens, 40 danseurs et autant d’élèves du CNSM, avec lesquels je vais réaliser tout un travail autour des statues et des fresques de Chaillot. Cette journée sera, je l’espère, une grande fête. Pour tout voir, il faudra venir deux fois ! Propos recueillis par Delphine Baffour Du 27 septembre au 6 octobre 2019. JannGallois. ce groupe pour se sortir des mailles du filet ? Quels sont les codes pour dénouer cette emprise de l’attachement ? Qu’est-ce qu’il advient dès que la contrainte n’est plus là ? Ce sont toutes ces questions que j’ai envie d’illustrer avec ce projet. » Propos recueillis par Delphine Baffour Du 6 au 19 novembre 2019. la terrasse 277 juin-juillet 2019 I



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