La Terrasse n°277 juin 2019
La Terrasse n°277 juin 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°277 de juin 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 15,5 Mo

  • Dans ce numéro : l'été des festivals.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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théâtre 10 la terrasse 277 juin-juillet 2019 Je poussais donc le temps avec l’épaule Théâtre de la Ville/d’après Marcel Proust/MES Charles Tordjman La langue de Proust purement et simplement portée par Serge Maggiani, mis en scène par Charles Tordjman, c’est le retour de Je poussais donc le temps avec l’épaule. Le temps perdu ne l’est jamais vraiment. Pour partir à sa recherche, le Théâtre de la Ville propose de faire revivre le spectacle créé en 2001 par Charles Tordjman avec le comédien Serge Maggiani. Pas tout à fait le même ni tout à fait un autre que celui qui envoûta le Gymnase du Serge Maggiani, interprète de Je poussais donc le temps avec l'épaule. Nostalgie 2175 d’Anja Hilling Éric Didym 2018 Christian Pinaud Lycée Saint-Joseph à Avignon, car il se fonde sur un nouveau choix de textes extraits du premier volume de La Recherche du temps perdu, dont on ne connaît pas encore à ce jour la composition exacte ni ce qui en fera le lien. Réanimer les sensations enfouies Seule certitude  : dans un grand manteau noir, au milieu d’un espace de jeu blanc et lumineux, Serge Maggiani, de sa voix délicate qu’accompagneront quelques violoncelles, permettra au spectateur de pénétrer dans les sinuosités de la langue de Proust. Et surtout dans sa poésie, son émotion, dans l’exploration de l’intime qu’elle entreprend et dans sa capacité à réanimer les sensations enfouies. Un plongée d’une heure dans la prose née du côté de Guermantes et de Combray, que l’intelligente et sensible diction de Maggiani rend à son naturel, sans apprêt, simple et émouvante. Pour cette nouvelle exploration, annonce Charles Tordjman, « nous tenterons de plonger encore plus profondément dans cette étendue de langue infinie ». éric Demey Théâtre de la Ville, espace Pierre Cardin, 1 av. Gabriel, 75008 Paris. Du 3 au 25 juin à 20h, relâche le dimanche et le mercredi ainsi que les 10 et 11 juin. Tél. 01 42 74 22 77. 25 e édition de la Mousson d’été du 22 au 28 août 2019 université d’été européenne et rencontres théâtrales internationales  : lectures, ateliers, spectacles, conférences, débats, spectacle de rue à l’Abbaye des Prémontrés, Pont-à-Mousson - Lorraine avec les auteur.e.s  : MAYA ARAD-YASUR (Israël) AYSE BAYRAMOGLU (Turquie) BLANDINE BONELLI (France) CLAUDIA CEDO (Espagne) NACHO CIATTI (Argentine) LAURA CORDOBA (Argentine) TRISTAN CHOISEL (France) VALENTINA DIANA (Italie) TOM HOLLOWAY (Australie) MONICA ISAKSTUEN (Norvège) JACINTO LUCAS PIRES (Portugal) FAUSTINE NOGUÈS (France) TYRFINGUR TYRFINGSSON (Islande) TOMISLAV ZAJEC (Croatie) La MEÉC – la Mousson d’été est subventionnée par la Région Grand Est, le Ministère de la Culture et de la Communication (DRAC Grand Est), le Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle, la Communauté de Communes du Bassin de Pont-à-Mousson et par Europe Creative via le projet Fabulamundi. Playwriting Europe  : Beyond borders ? En partenariat avec l'Abbaye des Prémontrés. www.meec.org www.facebook.com/mousson.lameec + 33 3 83 81 20 22 Entretien/Julie Ferrier À ma place, vous Ferrier quoi ? Théâtre de l’Atelier/texte et mes Julie Ferrier Avec, en alternance, Mas Belsito, Mikaël Fau, Arnaud Maillard, Matthieu Pillard et Kova Rea, Julie Ferrier passe l’été au théâtre de l’Atelier, pour un divertissement résolument foutraque et délirant. Comment votre carrière vous a-t-elle menée au cabaret ? Julie Ferrier  : Il y a douze ans, j’ai fait un premier solo pour le théâtre, mais, avant cela, je faisais des cabarets dans des lieux éphémères et parfois improbables, d’espaces culturels divers en squats ! J’ai toujours beaucoup travaillé en bande. Le solo est un exercice de style auquel je n’ai consacré que trois ans de ma vie. Les gens m’y ramènent souvent, sans savoir peut-être que mon parcours est jonché de choses différentes, dont quinze ans de danse. Quel est l’esprit de ce cabaret ? J. F.  : Le cabaret mélange les disciplines sur scène. Le mien est théâtral. On ne mange pas pendant que les artistes passent entre les The Color of Time d’ARTONIK. tables, même si ce spectacle est interactif – peut-être faut-il prévenir les gens ! – sans qu’on ne ridiculise évidemment personne. Il y a du clown, des musiciens, des jongleurs, du travestissement, du roller, du dressage, du chant  : bref, c’est un divertissement – revendiqué comme tel – un peu foutraque. Il n’y a pas de fil directeur, même si le personnage de Martha, que j’interprète, joue le rôle de maître de cérémonie. Souvent j’entends les gens dire qu’ils s’ennuient au théâtre. Sans doute parce que l’on confond faire les choses sérieusement et se prendre au sérieux. Ce spectacle est fait très sérieusement  : il est très précis, au cordeau, mais sans se prendre au sérieux. On touche au fantasme, au burlesque ; ça part dans tous les sens, dans l’absurde, l’excentrique, le Éclat(s) de rue – Saison des arts de la rue à Caen Région/Caen/Festival Pour la 5 e année, l’art investit les parcs et les jardins de Caen pendant 10 jours d’été. Le temps d’une immersion dans la grande richesse des arts de la rue. Notamment dans sa part féminine. À côté des grands festivals historiques des arts de la rue, tels que le festival d’Aurillac et Chalon dans la rue, naissent régulièrement de nouveaux événements. Certains s’inscrivent dans la durée, et parviennent ainsi à s’ancrer dans leurs territoires. C’est le cas d’Éclat(s) de rue à Caen, dont la cinquième édition aura lieu du 11 juillet au 31 août 2019 dans les parcs et jardins des différents quartiers de la ville. Porté par la Ville de Caen, ce festival est le point d’orgue de toute une saison arts de la rue, ponctuée par plusieurs chantiers artistiques. Parmi les 47 compagnies (dont 6 en Off) programmées cette année, plusieurs ont ainsi pu développer un rapport intime avec la ville. Pour la création de Silence, en attendant je m’épluche (15-16 août), le Cirque Rouages a par exemple occupé le Parc Claude Decaen, et mené une action culturelle avec une MJC. Des « Éclat(s) » à la pointe La compagnie La Folle allure est quant à elle venue préparer son spectacle Petra (15 août) et travailler avec des collégiens, tandis que les artistes d’ARTONIK ont rencontré de nombreux danseurs amateurs du quartier du Chemin-Vert pour recréer The Color of Time. Un des temps forts de la soirée d’ouverture du festival. Un fil rouge intitulé « Battements d’elles » met cette année en avant la création féminine dans l’espace public. « Parce qu’elles sont audacieuses et engagées, solistes, ou intégrant des collectifs, elles ouvrent de nouveaux horizons, élargissent le champ des possibles », 14 compagnies sont invitées à porter un regard féminin sur Caen. La création contemporaine dans l’espace public est aussi mise à l’honneur, notamment à travers la présence de trois compagnies lauréates du prix « auteurs d’espaces » de la SACD  : le Collectif Plateforme avec Traffic (16 août), Azad Production avec Sainte Dérivée des trottoirs et Galmaé avec C’est pas là, c’est par là (31 août). Entièrement gratuit, Éclat(s) de Rue offre à tous le meilleur des arts de la rue. Avec de joyeuses et passionnantes incursions du côté du cirque, de la marionnette ou encore de l’art équestre. Anaïs Heluin Éclat(s) de rue, ville de Caen, esplanade Jean- Marie-Louvel, 14000 Caen. Du 11 juillet au 31 août 2019. Tél. 02 31 30 41 00. www.caen.fr D. R.
Raymond Veber Thibault Grabherr. Julie Ferrier et Dame. « C’est un divertissement – revendiqué comme tel – un peu foutraque ! » Critique clown… Le cabaret est un genre peu pratiqué en France, presque underground. Le rire peut être provoqué de plusieurs manières  : par le corps, comme chez Jacques Tati, ou de façon plus cérébrale, à la Devos-Bedos. Pour dire la vérité, je suis toujours étonnée d’entendre les gens rire. Ce que je cherche surtout, c’est la jubilation et le divertissement. Qui sont vos partenaires ? J. F.  : Ils sont cinq en alternance. Deux danseurs-acteurs à la forte charge comique (Mas Belsito et Mikaël Fau), Matthieu Pillard, clown-acteur, Arnaud Maillard, acteur-performeur et Kova Rea, chanteur, acteur et danseur. Il n’y a que des garçons. Au théâtre de la Gaîté, j’avais créé ce cabaret avec des filles mais il était impossible de les réunir à nouveau, donc j’ai choisi des garçons. C’est un concept plutôt qu’une intention. Une femme et quatre hommes, ça raconte quelque chose, mais je n’y associe pas une revendication particulière, chacun effectuera sa lecture. Et puis, ne l’oublions pas, il y a aussi Dame, ma chienne, qui joue avec nous, et peut-être aussi un autre animal. Les spectateurs découvriront lequel… Propos recueillis par Catherine Robert Théâtre de l’Atelier, 1 place Charles-Dullin, 75018 Paris. À partir du 4 juin 2019. Du mardi au samedi à 21h ; dimanche à 15h. Tél. 01 46 06 49 24. Mon cœur pour un sonnet Le Lucernaire/d’après William Shakespeare/Chor., jeu et mes Aurélie Barré ET Sébastien Amblard Pièce hybride alliant théâtre, danse, musique et chant, la création née au Théâtre du Peuple de Bussang donne corps à une vingtaine de sonnets shakespeariens. Une parenthèse poétique d’une grande sensibilité. Une ampoule nue suspendue aux cintres éclaire la scène initiale  : dix petits tabourets carrés disposés en arc de cercle avec, face contre terre, allongé en leur centre, comme endormi, le comédien-danseur Sébastien Amblard. La belle, Aurélie Barré, se fait attendre, baguenaudant, valsant par vidéo interposée sur les quais de Seine, vêtue à l’élisabéthaine d’une robe chrysalide pour surgir dans cet apparat sur le plateau et réveiller le tableau. Mystérieuse Dame Noire bientôt défaite de son encombrante vêture, dévoilant la fraîcheur d’une tenue d’inspiration romantique, elle entraîne dans la danse son partenaire. Au pas de deux strictement codifié des danseurs répond celui des voix des deux comédiens qui, dans un ensemble parfait, donnent chair à un florilège de sonnets shakespeariens. Sincérité et élégance « À partir d’une sélection de 23 sonnets sur les 154 existants, nous avons voulu explorer les différentes possibilités de mettre ces textes en musique à l’aide du corps et de la voix, afin de les rendre accessibles au plus grand nombre », Aurélie Barré et Sébastien Amblard, danseurs et comédiens. expliquent les deux interprètes tour à tour comédien, danseur et chanteur. Les poèmes, dans ce décor minimaliste conçu par l’Opéra- Théâtre Metz Métropole et mis sous tension par des éclairages savamment travaillés dus à Philippe Catalano, s’envolent avec la grâce qui correspond à leur forme et la liberté de ton qui est celle de leur fond. La dimension charnelle et sensuelle des poèmes shakespeariens, qui touchent à l’intime, à la beauté, au temps, à l’amour ou à la mort, est donnée à vivre en suscitant avec beaucoup d’élégance une émotion sincère. La réussite du spectacle tient également à la création sonore originale réalisée par Anthony Rouchier. En empruntant à des registres variés – du lyrique au jazz, de la Renaissance au classique, en passant par des chansons pop ou des voix d’enfants –, la bande son, non sans humour, rythme et relève l’action. Marie-Emmanuelle Dulous de Méritens Le Lucernaire, 53 rue Notre-Dame-des- Champs, 75006 Paris. Du mercredi 8 mai au samedi 22 juin. Du mardi au samedi à 19h. Tél. 01 45 44 57 34. Durée 1h. Saison 19/20 MARC LAVOINE JEANNE ADDED CIRQUE ELOIZE PHILIPPE TORRETON OLIVIER BRODA EMMANUEL MEIRIEU PIERRE ARDITI PHILIPPE CALVARIO MICHEL RASKINE ETIENNE SAGLIO COCK ROBIN EMMA LA CLOWN JULIE FERRIER RENAUD DILIGENT FATTOUMI/LAMOUREUX PIERRE NOTTE DANIEL SAN PEDRO MICHÈLE BERNIER RICHARD BERRY... productions  : en tournée LES 3 COCHONS (ET LE DERNIER DES LOUPS) Frédéric Chevaux Jean-Luc Revol - MOTS ET MERVEILLES Erik Orsenna Olivier Broda en création JUSTE LA FIN DU MONDE Jean-Luc Lagarce Olivier Broda - CASA VALENTINA Harvey Fierstein Jean-Luc Revol Programmation complète à retrouver sur www.maisonculture.fr Ouverture des adhésions  : Samedi 22 juin Ouverture de la billetterie tout public  : Mercredi 3 juillet IÈVRE le département théâtre 11 la terrasse 277 juin-juillet 2019



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