La Terrasse n°276 mai 2019
La Terrasse n°276 mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°276 de mai 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 9,7 Mo

  • Dans ce numéro : foisonnement créatif.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 6 la terrasse 276 mai 2019 PhotoFranck Beloncle - Création graphique L'œil carré - Licence 2-1084689 Anna Mouglalis Xavier Legrand Mademoiselle August Strindberg Traduction Terje Sinding Mise en scène Julie Brochen Direction Marc Lesage place Charles Dullin 75018 Paris À partir du 28 MAI Théâtre de l'Atelier 19h. [Dimanche 15h.] 01 46 06 49 24 theatre-atelier.com ABBESSES/Anvers Avec Julie Brochen//Lumières Louise Gibaud Création sonore Fabrice Naud//Scénographie, costumes Lorenzo Albani Production Théâtre de l’Atelier, Les Compagnons de Jeu Entretien/Jean-Michel Ribes Folie Théâtre du Rond-Point & Théâtre Hébertot/DE Jean-Michel Ribes, Roland Topor, Reinhardt Wagner/MES Jean-Michel Ribes Topor, entre autres merveilles insolentes, écrivait aussi des chansons. Reinhardt Wagner a composé les mélodies qui accompagnent ses textes et ceux de Jean-Michel Ribes, qui les agence en un joyeux remède aux passions tristes. Vous dites de ce spectacle qu’il est « antiyoga » … Pourquoi ? Jean-Michel Ribes  : Parce qu’il est un spectacle qui lutte contre la tyrannie du bien-être avec laquelle on nous rebat les oreilles ! Il ne se passe pas un moment sans que l’on nous explique comment vivre, comment manger, que notre cerveau est dans nos intestins, qu’il faut se tourner vers la lune… Ou parfois vers le soleil ! C’est un spectacle qui redonne de la liberté, et invite à la liberté d’être soi. Le rire qu’il déploie n’est pas celui des ricaneurs, mais un rire libertaire, chargé de nous débarrasser de toutes les contraintes normatives qui nous empoisonnent, un rire qui tonne contre tous les raisonnements qui finissent par tuer la pensée. Ce spectacle est un petit toboggan absurde et jubilatoire sur lequel on glisse en sortant plus heureux à la fin, un spectacle libre, un pot fleuri de diverses divagations, un spectacle savoureusement drôle, dérangeant, cocasse. Pourquoi l’intituler Folie ? J.-M. R.  : Parce que c’est un mot qui ne peut pas être confisqué par les psychiatres ! Comme lorsqu’on dit « c’est surréaliste ! » pour désigner quelque chose qui n’a rien à voir avec le surréalisme ! On utilise le mot « folie » en oubliant l’éloge d’Erasme qui en fait la dernière jubilation de l’homme, cette « ivresse sans fin, où la joie, les délices, les enchantements se renouvellent sans cesse. » Folie, parce que nous sommes les enfants bâtards du dadaïsme. Il y a une folie pathologique, mais il y en a aussi une qui aide à vivre, et même à respirer ! Avec ce spectacle, vous retrouvez Topor et Reinhardt Wagner… Chantiers d’Europe Théâtre de la Ville – Espace Cardin/Théâtre des Abbesses ET lieux partenaires Pour la 10 e année, le festival Chantiers d’Europe porte à travers sa programmation l’idéal d’une Europe de paix et d’échanges. Pour penser autrement les enjeux d’aujourd’hui et de demain. L’ouverture de Chantiers d’Europe, début avril, a donné la couleur de sa 10 e édition qui s’étend cette année sur près de trois mois. Organisés par le Théâtre de la Ville et l’association « Prévenance », des tables rondes, ateliers et lectures ouverts à tous ont rassemblé pas moins de 40 artistes, philosophes et scientifiques autour de diverses questions relatives à l’avenir de l’Europe. Et de manière plus générale, au passage du xx e au xxi e siècle. Une invitation à « repousser les dogmes et les frontières, allier les générations, faire résonner les langues et les pensées. Un temps pour la mémoire et la réflexion, celui des théâtres symboles d’une Europe unie et accueillante, à l’heure où les nationalismes reprennent ici et là leur vigueur funeste », écrit dans son édito Emmanuel Demarcy-Mota, directeur du Théâtre de la Ville et instigateur du rendezvous Chantiers d’Europe. En mai, la programmation artistique du festival prend le relai de cette incitation à penser ensemble des lendemains meilleurs. Cela à travers pas moins de 24 propositions théâtrales, chorégraphiques et performatives d’artistes originaires de neuf pays. À Chantiers d’Europe, c’est un carrefour qui est en construction. Un eschimese in Amazzonia de Liv Ferracchiati. Une Europe des rêves et des idées À la veille d’élections déterminantes pour l’avenir de l’Europe, Chantiers d’Europe affirme une attention forte envers les nouvelles générations. Dans la charte 18-XXI rédigée pour l’occasion, il propose de « mobiliser les artistes et les institutions culturelles européennes pour qu’elles portent une attention particulière aux jeunes de 18 ans pendant 3 ans ». À l’Espace Cardin et au Théâtre des Abbesses, on découvre aussi des pièces créées avec la jeunesse pour Chantiers d’Europe 2019. 1’59 – Avoir 20 ans en 2020 (du 9 au 11 mai) par exemple, où la chorégraphe sud-coréenne Eun-Me Ahn met en piste 50 jeunes amateurs français pour faire l’instantané d’une génération. Ou une étape de création des Justes (le 31 mai), où le rappeur Abd Al Malik réunit de jeunes acteurs amateurs rencontrés en banlieue, des étudiants et des acteurs professionnels. Les adultes ne sont pas en reste. Entre autres événements, une lecture au Théâtre de l’Odéon (le 4 mai) où Ivo van Hove revient sur les grands moments de l’histoire européenne. Dans Un eschimese in Amazzonia, l’Italien Liv Ferracchiati nous invite à un tout autre voyage  : la traversée amazonienne d’un esquimau. La compagnie portugaise Teatro Praga invente dans Jângal (23 et 24 mai) un nouveau territoire, mi-jungle mi Eden de science-fiction… Parce qu’à Chantiers d’Europe, le politique est avant tout question de rêve, d’imaginaire. Anaïs Heluin Chantiers d’Europe, du 8 avril au 1er juin 2019. Espace Cardin, 1 av. Gabriel, 75008 Paris. Également au Théâtre des Abbesses, au Théâtre de l’Odéon, au Nouveau Théâtre de Montreuil, à la Fondation Cartier pour l’Art contemporain, à l’Institut Culturel Italien, à l’Atelier Néerlandais… Tél. 01 42 74 22 77. www.theatredelaville-paris.com Andrea Macchia
MC2 Giovanni Cittadini Cesi L’auteur et metteur en scène Jean-Michel Ribes. « Une folie qui aide à vivre, et même à respirer ! » J.-M. R.  : Pendant plus de quinze ans, j’ai travaillé avec Topor. Il était pour moi plus qu’un frère ; il était la seule personne avec qui j’arrivais à écrire ; il était un champagne noir jaillissant… Wagner est venu après. Il a écrit beaucoup de musique pour les chansons de Roland. Et dans ce spectacle, nous nous retrouvons aussi par l’intermédiaire de nos deux filles (qui ne sont pas des filles à papa !)  : avec David Migeot, ils ont tous les trois cette rare capacité à jouer aussi bien qu’ils chantent. Après le Rond-Point, vous jouez au Théâtre Hébertot… J.-M. R.  : Toujours pour essayer de casser les barrières entre le privé et le public. Cette distinction n’a pas de sens  : il y a du bon et du mauvais théâtre, c’est tout ! Le Rond-Point est désormais une vitrine où se créent des spectacles qui continuent leur vie dans le privé qui les aurait auparavant refusés d’emblée. Le succès a montré que le public est curieux et a envie d’expériences. On méprise trop les gens en ne leur offrant que du prémâché. À la rentrée, je serai à nouveau dans le privé, au Théâtre de Paris, pour une grande adaptation de Palace. C’est un énorme projet et une jolie revanche après avoir été presque arrêté pour avoir osé imaginer un concours de natation en eau bénite organisé par le Vatican ! Propos recueillis par Catherine Robert Théâtre du Rond-Point, 2 bis, av. Franklin- Delano-Roosevelt, 75008 Paris. Du 11 mai au 2 juin 2019. Du mardi au dimanche à 18h30 ; relâche les lundis et le 30 mai ; représentations supplémentaires le 18, 25 et 1er juin à 15h30. Tél. 01 44 95 98 21. Théâtre Hébertot, 78 bis, bd des Batignolles, 75017 Paris. Du 6 juin au 13 juillet 2019. Du mardi au samedi à 20h30 ; dimanche à 16h. Tél. 01 43 87 23 23. La Rose et la Hache/Le Rosaire des voluptés épineuses Théâtre Gérard-Philipe – Centre dramatique national de Saint-Denis/d’après William Shakespeare ET DE Stanislas Rodanski/MES Georges Lavaudant Le Théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis lance une double invitation à Georges Lavaudant. L’ancien directeur du Théâtre national de l’Odéon reprend La Rose et la Hache, spectacle mythique inspiré de Richard III de William Shakespeare, et Le Rosaire des voluptés épineuses de Stanislas Rodanski. En invitant Georges Lavaudant à présenter La Rose et la Hache et Le Rosaire des voluptés épineuses sur une même période de cinq jours (les deux spectacles peuvent être vus le même jour), le Centre dramatique national de Saint-Denis permet aux spectatrices et spectateurs d’effectuer un bond de près de quarante ans dans le parcours du metteur en scène. Créée à Grenoble en 1979, La Rose et la Hache s’inspire d’une adaptation La Rose et la Hache, spectacle mis en scène par Georges Lavaudant. de Richard III signée par Carmelo Bene. Ce spectacle devenu mythique est interprété par le grand Ariel Garcia-Valdès, aux côtés d’Astrid Bas, de Babacar M’Baye Fall, de Georges Lavaudant et de Irina Solano. Le Rosaire des voluptés épineuses, texte en clair-obscur du poète surréaliste Stanislas Rodanski, a quant à lui été créé en juin 2016, lors du Festival Le Printemps des comédiens, par Frédéric Borie, Elodie Buisson, Clovis Fouin, Frédéric Roudier et Thomas Trigeaud. Les rêves éveillés de deux auteurs « Il y a, d’un côté, la pièce de Shakespeare, dont on connaît le lyrisme, la variété de tons et d’enjeux dramatiques, la folie, le meurtre, la monstruosité des personnages historiques qui deviennent tellement monstrueux qu’on finit par être fascinés par eux, fait observer Georges Lavaudant. De l’autre côté, une écriture très particulière, très énigmatique, de l’ordre du rêve éveillé. Au moment même où je le prononce, je me rends compte qu’il y a du rêve éveillé chez les deux auteurs, mais ce n’est pas le même  : l’un est chaotique, outrancier, quand l’autre est plutôt feutré, froid, dangereux. » D’un bord à l’autre de ce territoire onirique, le metteur en scène nous propose deux spectacles saisissants  : comme deux échos, à la fois similaires et dissemblables, d’un même ébranlement esthétique. Manuel Piolat Soleymat Théâtre Gérard-Philipe – Centre dramatique national de Saint-Denis, 59 bd Jules-Guesde, 93200 Saint Denis. Salle Roger-Blin. La Rose et la Hache  : du 16 au 20 mai 2019 à 21h, le dimanche à 17h. Durée  : 1h. Le Rosaire des voluptés épineuses  : du 17 au 19 mai 2019 à 19h, le dimanche à 15h. Durée  : 1h15. Tél. 01 48 13 70 00. www.theatregerardphilipe.com concept et mise en scène Isabelle Lafon texte, mise en scène Wajdi Mouawad hommage festif aux talents illustres et anonymes du cimetière du Père-Lachaise 15 rue Malte-Brun, Paris 20 e www.colline.fr création 10 mai – 5 juin création 9 mai – 21 juin dimanche 23 juin à 16h en plein-air théâtre 7 la terrasse 276 mai 2019



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