La Terrasse n°276 mai 2019
La Terrasse n°276 mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°276 de mai 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 9,7 Mo

  • Dans ce numéro : foisonnement créatif.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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classique/opéra 42 la terrasse 276 mai 2019 MUSIQUE CLASSIQUE En direct avec les artistes Génération Spedidam Génération Spedidam Marianne Piketty et le Concert idéal Avec Le Fil d’Ariane, l’ensemble fondé et dirigé par Marianne Piketty se fraie un chemin à travers l’œuvre de Pietro Antonio Locatelli. Plus qu’un concert, un spectacle musical en forme de rêverie. Éclipsé aujourd’hui, dans l’histoire du baroque italien, par la figure lumineuse de Vivaldi, Pietro Antonio Locatelli (1695-1764) a été l’un des artisans de la diffusion du style italien au xviii e siècle. De cet élève de Corelli, Marianne Piketty a souhaité faire redécouvrir l’œuvre, mais sans en emprunter le versant le plus immédiatement évident, celui de la virtuosité extrême. Il eût pourtant été facile pour la violoniste de mettre ses pas dans ceux de ce maître de l’instrument qui s’attira des succès de scène à travers l’Europe. C’est par la musique qu’elle souligne la théâtralité – le caractère dramatique même – de l’œuvre de Locatelli. Première d’un nouveau spectacle Avec l’ensemble Le Concert idéal, association de solistes qu’elle a formée pour des projets singuliers – telles ces Saisons partagées en JAZZ Sylvain Rifflet Trois temps forts du remuant saxophoniste. Sylvain Rifflet. En attendant la sortie annoncée à l’automne d’un nouvel album intitulé Troubadours, Sylvain Rifflet multiplie les apparitions et les créations. à la scène nationale de Quimper où il est artiste associé pour trois années, il donne son premier concert  : une création intitulée « Electromaniac » à la tête du quintette à vent Art Sonic dans laquelle il revisite une playlist électro de grands noms du genre, d’Amon Tobin à Aphex Twin (le 18 mai à 21h). Quatre jours plus tard, le saxophoniste remet à l’honneur son programme Refocus, en écho au grand Stan Getz, dans le cadre du festival Jazz à Saint-Germain des Prés (le 22 mai à 20h), avant de pousser les portes de la Philharmonie de Paris (le 16 juin à 16h30), avec la musique rutilante, hypnotique et audacieuse du quartet de son album Mechanics sorti en 2015, composé de Jocelyn Mienniel (flûte), Phil Giordani (guitare), Benjamin Flament (percussions). Jean-Luc Caradec Musique classique Blandine Staskiewicz La mezzo chante Wagner à l’Opéra National de Bordeaux. On ne se lasse pas de suivre les aventures de cette si belle voix française qui, après un premier prix au Conservatoire national supérieur de musique de Paris en 2003, et un passage par Le Jardin des voix de William Christie, a commencé à briller dans les répertoires de l’opéra baroque et les rôles mozartiens. Changement de monde pour la nouvelle étape de la jeune mezzo  : elle chantera le rôle de Schwertleite dans la Sylvain Gripoix Marianne Piketty et Le Concert idéal se penchent sur l’œuvre de Pietro Antonio Locatelli. Vivaldi et Astor Piazzolla, qui tourne toujours –, Marianne Piketty a construit ce nouveau spectacle, élaboré à l’Abbaye de Noirlac, autour du concerto Les Larmes d’Ariane. On suit ainsi cet exilé volontaire, longtemps installé aux Pays-Bas, dans un parcours labyrinthique, obliquant d’une œuvre à l’autre. Reliées par un « fil musical » composé par le jeune Argentin Alex Nante (le disque sort le 10 mai sur le label Évidence), ces pages sont sur scène mises en mouvement et en lumière par Olivier Fourès. Jean-Guillaume Lebrun Théâtre Le Ranelagh, 5 rue des Vignes, 75016 Paris. Lundi 13 mai à 20h. www.leconcertideal.com/agenda/nouvelle production de La Walkyrie à l’Opéra National de Bordeaux, dans une mise en scène de Julia Burbach et sous la direction musicale de Paul Daniel. Jean Lukas Opéra National de Bordeaux. Du 17 au 23 mai. MUSIQUE CLASSIQUE Damien Ventula et Gaspard Dehaene Dialogue chambriste, en toute amitié musicale, entre deux artistes du dispositif Génération Spedidam. Damien Ventula et Gaspard Dehaene.. Le pianiste Gaspard Dehaene – qui vient de publier le remarquable enregistrement Vers l'Ailleurs (label 1 001 Notes), partagé entre des œuvres de Schubert, Liszt, et Rodolphe Bruneau-Boulmier – et le magnifique violoncelliste Damien Ventula ont choisi comme terrain d’entente les Sonates pour violoncelle et piano de Debussy et Brahms. Ces deux concerts refermeront l’édition 2018-2019 des « Trois Saisons de La Plaine » à Saint-Denis (93). Jean Lukas Le 16 mai à 12h30 et 20h. (Tél. 06 82 97 42 24, entrée libre). Blandine Staskiewicz. *La SPEDIDAM répartit des droits à 96 000 artistes dont 33 000 sont ses membres associés et aide 40 000 spectacles environ chaque année. www.spedidam.fr D. R. D. R. D. R. PAVILLON BALTARD/ORGUE/CINé-CONCERT Metropolis L’organiste Marc Pinardel accompagne la projection du film Metropolis de Fritz Lang, chef-d’œuvre monumental du cinéma muet ayant mobilisé lors de son tournage pas moins de 750 acteurs et 25 000 figurants. Le film de Metropolis de Fritz Lang, à redécouvrir en version ciné-concert au Pavillon Baltard. « Comment voulez-vous que je vous parle d’un film qui n’existe plus ? » répondait, amer, Fritz Lang quand on l’interrogeait sur son film Metropolis, sorti en 1927 après avoir été largement raccourci et donc défiguré par les distributeurs de l’époque. Une blessure durable pour le génial réalisateur allemand, qui allait signer d’autres chefs-d’œuvre (M le Maudit, Le Docteur Mabuse, etc.) sans jamais se consoler de ce qu’il considérait comme un massacre. Mais, comme par miracle, ce film-monstre, qui dressait en une fresque grandiose le portrait d’une mégalopole futuriste, allait réapparaître en 2008, à la faveur de la découverte d’une copie inédite d’un film muet d’une durée de 150 minutes, correspondant à peu de choses près au projet original de Lang. C’est ce chefd’œuvre ressuscité qui sera présenté au Pavillon Baltard, dans une version entièrement restaurée par Diaphana distribution, accompagné en direct par Marc Pinardel, aux commandes d’un instrument légendaire, lui aussi surgi du passé, le spectaculaire Orgue « Christie » du Gaumont-Palace, inauguré en 1932 après la rénovation complète de ce gigantesque cinéma qui pouvait accueillir plus de 3000 spectateurs. Ne cherchez pas cette salle de cinéma historique qui se situait au 1, rue Caulaincourt, elle a aujourd’hui disparu pour être remplacée par un hôtel et un magasin de bricolage, à deux pas de la Place Clichy et du Cimetière Montmartre… Jean Lukas Pavillon Baltard, 12 av. Victor-Hugo, Nogent-sur-Marne. Samedi 1er juin à 20h30. Tél. 01 48 72 94 94. opéra ATHÉNÉE théâtre Louis-Jouvet/NOUVELLE PRODUCTION The importance of being earnest L’opéra de Gerald Barry, tiré de la comédie d’Oscar Wilde, est présenté dans une mise en scène de Julien Chavaz. La création scénique de son cinquième opéra, en 2013 à Nancy, avait mis en lumière l’œuvre du compositeur irlandais. Ancien élève de D. R. Le compositeur Gerald Barry. Karlheinz Stockhausen et Mauricio Kagel, Gerald Barry en a hérité une capacité à « tordre » les modèles musicaux jusqu’à la rupture ou l’absurde. La musique qu’il a composée pour L’Importance d’être constant, avec ses lignes de chant en forme de montagnes russes et son orchestration pulvérisée, emporte le texte de Wilde dans un flot tout à la fois saisissant et impossible. Pour lui répondre, il faut une mise en scène vive, imprévisible. Après s’être frottée à l’opérette soviétique (Moscou Paradis, l’an dernier), la compagnie Opéra Louise s’empare de la comédie de l’absurde selon Wilde et Barry. À ne pas manquer ! Jean-Guillaume Lebrun Athénée Théâtre Louis-Jouvet, square de l’Opéra-Louis-Jouvet, 75009 Paris. Les 16, 22, 23 et 24 mai. Tél. 01 53 05 19 19. OPÉRA BASTILLE/REPRISE Tosca L’Opéra de Paris reprend la production de Pierre Audi avec deux voix somptueuses  : celles de Jonas Kaufmannet Sonya Yoncheva. Tosca dans la mise en scène de Pierre Audi. En 2014, le public de l’Opéra de Paris découvrait la mise en scène de Pierre Audi dans le chef-d’œuvre de Puccini  : Tosca. Une lecture qui « dépouille l’œuvre de ses habits d’apparat pour mettre à nu sa mécanique tragique parfaitement réglée, son horloge dramatique qui, du lever de rideau à la chute finale, se révèle d’une efficacité impitoyable. » Reprise à partir de mai, cette production s’offre en 2019 deux interprètes de choix  : Jonas Kaufmanndans le rôle de Cavaradossi et Sonya Yoncheva dans celui de Tosca. Deux rôles qu’ils connaissent bien et qui conviennent parfaitement au timbre coloré du ténor et à l’ampleur vocale de la soprano. L’orchestre de l’Opéra national de Paris est dirigé quant à lui par Dan Ettinger. Isabelle Stibbe Opéra Bastille, place de la Bastille, 75012 Paris. Du 16 mai au 23 juin 2019. Tél. 08 92 89 90 90. Place  : 5 à 210 € . Durée  : 3h avec 2 entractes. La Terrasse, premier média arts vivants en France Betty Freeman Elisa Haberer-OnP
NEW MORNING/THéâTRE DE SAINT-QUENTIN- EN-YVELINES/FESTIVALS/JAZZ Cécile McLorin Salvant Familière des scènes parisiennes, Cécile McLorin Salvant, qui s’est imposée comme l’une des grandes chanteuses de jazz actuelles, se présente en duo avec son fidèle complice, le pianiste Sullivan Fortner. À Paris au New Morning et en tournée estivale de Jazz à Liège à Marciac. Elle fêtera ses trente ans en 2019 mais elle n’a pas attendu le nombre des années pour imposer son talent. Cécile McLorin Salvant semble maîtriser à la perfection tout ce qui est nécessaire pour être une grande chanteuse de jazz  : une aisance scénique confondante ; un timbre, unique, reconnaissable en quelques notes ; une technique époustouflante, forgée à l’école classique sans que cela n’affecte son swing ; une présence généreuse et lumineuse, qui en fait une artiste authentique. Lauréate en 2010 du concours Thelonious-Monk, la plus prestigieuse compétition pour le jazz aux Etats-Unis, elle a remporté un troisième Grammy pour l’album « The Window » réalisé entièrement en duo avec le pianiste Sullivan Fortner l’an dernier. C’est le répertoire de ce disque, enregistré en toute simplicité, touchant et sincère, qu’elle présente au cours d’une tournée qui, en jazz/musiques du monde/chanson festivals Jazz à Saint-Germain-des-Prés PARIS/FESTIVAL Implanté depuis près de vingt ans dans le quartier Latin, ce festival propose une affiche de haut vol et des rendez-vous de discussions autour de la musique. Si Saint-Germain-des-Prés vit beaucoup sur sa réputation de quartier littéraire et artistique alors que libraires, éditeurs et salles de spectacle l’ont pour partie déserté, le festival Jazz à Saint-Germain des Prés entretient l’ancrage historique du swing dans le quartier Latin depuis près de vingt ans avec une belle constance. Investissant différents lieux du Ve et du VIe arrondissements, la manifestation a l’art de transformer amphithéâtres universitaires, églises ou cafés en salles de concert, ce qui contribue à Mark Fitton lui donner un certain cachet, tout en proposant une sélection artistique qui fait la part belle aux grands noms du jazz hexagonal et international. érik Truffaz à l’Odéon Cette édition marquera ainsi le retour attendu de la chanteuse canadienne Kellylee Evans, tenue éloignée de la scène pendant de longs mois. Sa consœur Cyrille Aimée se produira, quant à elle, dans les salons récemment rouverts de l’hôtel Lutetia. De l’accordéoniste Jazz sous les pommiers COUTANCES/FESTIVAL Premier des grands festivals à marquer le retour des beaux jours, le festival Jazz sous les pommiers, dans la Manche, fait le plein pendant le pont de l’Ascension. Bien identifié au mois de mai, traditionnellement organisé lors du pont de l’Ascension, Jazz sous les pommiers s’est imposé comme l’un des principaux rendez-vous pour le jazz en France. L’événement, qui investit la petite ville de Coutances, dans le Cotentin (moins de 10 000 âmes à l’année), affiche l’ambition de présenter une programmation qui, si elle compte plusieurs têtes habituées à truster les affiches des festivals de jazz, choisit aussi de soutenir des artistes actuels moins attendus, grâce à un éventail de salles aux jauges variables. D’une grande densité, la proposition est bien souvent alléchante et il n’est pas rare que des concerts soient annoncés complets bien en amont de la manifestation. Détendu et bon enfant, le festival propose, en outre, un certain nombre de concerts gratuits et accueille en résidence la batteuse Anne Paceo. Un panorama du jazz actuel Pour cette 38 e édition, la proposition est à nouveau plantureuse, et l’on ne saurait en quelques lignes la restituer de manière exhaustive. Si la présence du Mystère des Voix Bulgares a de quoi laisser perplexe les amateurs de jazz, fort heureusement ces derniers pourront se réjouir d’entendre le SF Jazz Collective, le groupe Kneebody, le duo Kevin Hays-Grégoire Marret, le sextet de Philip Catherine, le Big Vicious Cécile McLorin Salvant présente son album The Window désigné « meilleur album de jazz vocal » par les Grammy Awards. région parisienne, fait étape au New Morning et au théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines. Vincent Bessières New Morning, 7-9 rue des Petites-Ecuries, 75010. Lundi 27 mai, 21h. Places  : 30 € . Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, 3 place Georges-Pompidou, 78180 Montigny-le- Bretonneux. Mardi 28 mai, 20h30. Tél. 01 30 96 99 00. Places  : de 14 à 29 € . Et aussi  : le 14 mai à Courbevoie ; le 15 à Vendenheim ; le 17 à Chambéry ; le 19 à Liège ; le 20 à Chalon-enChampagne ; le 2 à Metz ; le 23 à Nantes ; le 24 à Franconville ; le 25 à Nice ; le 30 mai à Jazz sous les Pommiers à Coutances ; le 10 août à Marciac et le 13 au Sunset-Sunside à Paris. Sylvain Gripoix Fred Pallem, à la tête du Sacre du Tympan dans un programmé inédit, l’un des temps forts du festival Jazz à Saint-Germain-des-Prés, le 22 mai au Grand Amphi d’Assas. Richard Galliano en solo en l’église Saint-Germain-des-Prés au nouveau trio du guitariste Biréli Lagrène avec Mino Cinelu, du Sacre du Tympan de Fred Pallem avec les saxophonistes Thomas de Pourquery et Christophe Monniot du trompettiste Avishai Cohen, Andy Emler en duo avec David Liebman (dans la magnifique cathédrale gothique), le trio de Yaron Herman, le sextet de Géraud Portal en hommage à Mingus, Foursight du contrebassiste Ron Carter, le pianiste Laurent de Wilde, la chanteuse d’origine albanaise Elina Duni en solo, Joshua Redman avec le trio Reis-Demuth-Wiltgen ou encore le projet « Babel » du flûtiste Joce Mienniel. Soit un panorama du jazz contemporain que, mine de rien, peu de festivals de cette envergure proposent à une telle échelle. Vincent Bessières Jazz sous les pommiers, Coutances, du 24 au 1er juin. Tél. 02 33 76 78 68. Ziv Ravitz en invités (précédés du bluffant projet « Re- Focus » du saxophoniste Sylvain Rifflet) en passant par le trompettiste érik Truffaz qui rejouera son album culte « Bending New Corners » vingt ans après sa sortie, sur la scène du théâtre de l’Odéon, sans oublier une soirée sous le signe de La Nouvelle-Orléans avec les chanteuses Cecil Recchia et Marion Rampal, l’offre du festival ne manque pas de charme. Le programme annonce également la première parisienne d’un trio d’improvisateurs de haut vol qui réunit, entre jazz et classique, le pianiste Yaron Herman, le violoncelliste François Salque et le saxophoniste Emile Parisien. Enfin, le festival ne manque pas de proposer une série de « jazz et bavardages » qui donne l’occasion d’associer aux plaisirs de l’oreille ceux de la parole et de la discussion, comme de rigueur dans un quartier de savoir et d’esprit. Vincent Bessières Jazz à Saint-Germain-des-Prés, du 16 au 27 mai. Tél. 09 52 03 29 08. Le trompettiste Avishai Cohen présente son projet électrique « Big Vicious » à Jazz sous les pommiers. jazz/musiques du monde/chanson 43 la terrasse 276 mai 2019



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