La Terrasse n°276 mai 2019
La Terrasse n°276 mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°276 de mai 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 9,7 Mo

  • Dans ce numéro : foisonnement créatif.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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focus 36 la terrasse 276 mai 2019 Entretien/Alexandre Dratwicki Offenbach sous tous les angles Avec l’équipe du Palazzetto Bru Zane, son directeur scientifique Alexandre Dratwicki prépare le bicentenaire de la naissance de Jacques Offenbach depuis trois ans. Un anniversaire aussi exhaustif que festif. Quel est le fil rouge de cet anniversaire ? Alexandre Dratwicki  : L’idée est d’approcher Offenbach par tous les angles possibles. La mission première du Palazzetto Bru Zane étant de ressusciter la musique oubliée, l’anniversaire a commencé dès septembre 2018, s’est poursuivi en janvier 2019 avec une pièce de jeunesse, Les Deux Aveugles, au Théâtre Marigny, et il s’achève en juin avec deux grandes œuvres de la fin de sa vie  : Maître Péronilla et Madame Favart. Nous nous intéressons ensuite aux œuvres plus connues mais données dans des conditions esthétiques ou stylistiques inédites. Nous venons ainsi d’enregistrer La Périchole avec Marc Minkowski sur des instruments d’époque, ce qui est une première. Le troisième angle est de rappeler qu’Offenbach n’est pas qu’un composi- Marc Ribes/Virgin Classics Palazzetto Bru Zane/Paris L’opérette en fête Comme tous les étés, le Palazetto Bru Zane quitte la lagune de Venise pour s’installer à Paris. Pendant tout le mois de juin, le centre de musique romantique française y déploie la 7 e édition de son festival en mettant particulièrement l’accent sur Offenbach, 200 e anniversaire de sa naissance oblige, et sur l’opérette. Des propositions réjouissantes et d’une grande exigence artistique témoignent de la vitalité du genre lyrique léger. Maître Péronilla Une rareté signée Offenbach ouvre la septième édition du Festival Palazzetto Bru Zane à Paris. Véronique Gens chante Léona, héroïne de Maître Péronilla d’Offenbach. Avec Maître Péronilla, mis à l’affiche des Bouffes-Parisiens en mars 1878, Offenbach espérait connaître un succès qui depuis Les Brigands, une dizaine d’années plus tôt, s’était fait plus rare. Il y mettait les moyens, avec une musique extrêmement vive, portant haut les couleurs de cette espagnolade dont, chose rare, il signait lui-même le livret, plein de quiproquos et de travestissements. Las ! Quoique bien accueillie, l’œuvre aura quitté l’affiche au début de l’année suivante. Elle ne reparaîtra plus sur scène, personne n’ayant l’idée de Offenbach à lire et à écouter Alexandre Dratwicki. Le Palazzetto Bru Zane étant un centre de recherche, ses équipes ne se limitent pas aux productions scéniques mais se consacrent aussi à un important travail d’édition et d’enregistrement, de manière à ce que public et artistes aient le plus de clefs possibles pour comprendre les compositeurs et leurs œuvres. Pour l’anniversaire d’Offenbach paraît le livre-disque La Périchole sur instruressusciter cet opus inconnu qui réclame une distribution inhabituellement nombreuse pour ce répertoire  : seize solistes emmenés ici par Véronique Gens et épaulés par l’Orchestre national de France et le Chœur de Radio France. Jean-Guillaume Lebrun Théâtre des Champs-Élysées, samedi 1er juin à 20h. Mam’zelle Nitouche L’opérette d’Hervé signe son grand retour à Paris dans une production mise en scène par Pierre-André Weitz à laquelle participe Olivier Py. Si Florimond Roger, dit Hervé, est considéré comme le père de l’opérette avec Offenbach, la destinée de ses œuvres n’a pas eu le même succès. C’est pourquoi, depuis quelques années, le Palazzetto Bru Zane s’attache à les faire sortir du purgatoire. Après Les Chevaliers de la table ronde, la première des grandes opérettes d’Hervé, que les Parisiens ont pu découvrir en 2016/2017 au Théâtre de l’Athénée avec la compagnie des Brigands, et Le Compositeur toqué donné au Théâtre Marigny en janvier 2019, c’est désormais à Mam’zelle ments d’époque sous la direction de Marc Minkowski avec Aude Extrémo et Stanislas de Barbeyrac, et Offenbach nous écrit, un libre publié chez Actes Sud. Un ouvrage au format poche rassemblant des lettres du compositeur adressées au Figaro ainsi que les articles du journal le concernant. Commentés par Jean-Claude Yon, auteur d’une biographie monumentale d’Offenbach, qui signe également la préface, ils restituent de façon savoureuse la vie culturelle de l’époque. Isabelle Stibbe « Il reste à découvrir plus de 3/4 du catalogue d’Offenbach ! » teur d’opérette. On oublie qu’il était d’abord un grand violoncelliste, et que c’est comme virtuose qu’il s’est fait connaître à son arrivée à Paris. Nous proposons donc aux Bouffes du Nord plusieurs de ses Duos pour violoncelles. Enfin, nous avons voulu élargir cet anniversaire en proposant des musiques légères de ses contemporains  : après le diptyque Les Deux Aveugles et Le Compositeur toqué d’Hervé en janvier, nous donnons en juin, juste avant Madame Favart à l’Opéra-Comique, Mamz’elle Nitouche d’Hervé au Théâtre Marigny. Il s’agit de deux grandes Nitouche de revivre sur les planches. Dans cette comédie-vaudeville autobiographique, Célestin, un organiste de couvent le jour, fait le mur le soir pour rejoindre le monde du théâtre où la chanteuse à succès, Mamz’elle Nitouche, s’avère en réalité une de ses élèves. Le metteur en scène est Pierre-André Weitz, le scénographe fétiche d’Olivier Py, qui avait déjà signé la mise en scène des Chevaliers de la Table ronde. Pour incarner les personnages de cette comédie réjouissante, la distribution réunit des artistes qui s’en donnent à cœur joie comme Lara Neumann, Damien Bigourdan et même Olivier Py, tandis que Christophe Grapperon, passionné par ce répertoire, dirige cette œuvre avec panache. Isabelle Stibbe Palazzetto Bru Zane Théâtre Marigny, Carré Marigny, 75008 Paris. Du 7 au 15 juin 2019  : vendredi 7, lundi 10, mardi 11, mercredi 12, vendredi 14, samedi 15 juin à 20h, dimanche 9 juin à 15h. Tél. 01 76 49 47 12. œuvres de la maturité, toutes deux en trois actes et mises en scène. Offenbach est crédité d’une centaine d’œuvres lyriques parmi quelque 600 ouvrages. Toutes méritent-elle d’être redécouvertes ? A. D.  : Il reste à redécouvrir plus de 3/4 du catalogue d’Offenbach qui est célèbre pour seulement 5 œuvres ! Prenez Fantasio  : la partition était connue des spécialistes depuis toujours mais depuis qu’elle a été reprise, on crie au génie. Or, il existe dans le répertoire d’Offenbach une quantité de raretés incroyables comme Les Géorgiennes ou les Femmes au pouvoir, un opus en 3 actes de 1864 qui résonnerait beaucoup aujourd’hui. Dans le théâtre léger, toutes les œuvres n’ont pas la même valeur intrinsèque mais ce qui leur en donne, c’est la manière dont elles sont interprétées par les artistes. Mal montée, une Grande Duchesse de Gerolstein ne serait pas intéressante. En préparant cet anniversaire, qu’avez-vous découvert sur Offenbach ? A. D.  : Nous avons découvert qu’avec lui, la quantité n’est pas répétitive, 100 titres, ce sont 100 partitions différentes à lire dont la suivante ne ressemble jamais à celle qu’on vient de refermer. Offenbach est aussi un coloriste de génie. Ses orchestres étaient souvent plus petits que ceux de Bizet ou de Gounod à la même époque mais il arrive à écrire pour le hautbois, la clarinette ou la flûte avec une telle ingéniosité que cela sonne comme s’il disposait de tous les instruments ! Entretien réalisé par Isabelle Stibbe Frédéric Stéphan Duos pour violoncelles Un autre Offenbach, virtuose et sans paroles, interprété par Henri Demarquette et Aurélien Pascal. Mam’zelle Nitouche. Le violoncelliste Henri Demarquette. Jacques Offenbach et le violoncelle, c’est d’abord une figure de choix pour les caricaturistes de l’époque, qui le montrent enfourchant son instrument. C’est que le roi de l’opéra-bouffe fut aussi un virtuose, qui découvrit l’art lyrique de l’intérieur, depuis la fosse de l’Opéra-Comique. Pédagogue, il développa les techniques de jeu de l’instrument, dont il mit à l’épreuve les qualités expressives dans son Cours méthodique pour duo de violoncelles, publié entre 1839 et 1855. Henri Demarquette et Aurélien Pascal présentent trois duos parmi les plus redoutables de ce monument de virtuosité. Jean-Guillaume Lebrun Bouffes du Nord, vendredi 14 juin à 20h30. Yannick Perrin
Markus Werner Les Fleurs du mâle Norma Nahoun et Marie Gautrot interprètent un siècle d’airs d’opérettes et de chansons coquines. Les Fleurs du mâle. Entretien/Baptiste Charroing Le répertoire léger  : un vivier inépuisable En créant « Les Bouffes de Bru Zane » au Studio Marigny, l’institution vénitienne fait rayonner l’opérette et la musique légère en France, comme l’explique son directeur du développement Baptiste Charroing. Comment est née l’idée d’une saison d’opérette à Paris ? Baptiste Charroing  : L’idée était assez naturelle pour notre institution puisque c’est un répertoire que nous défendons. Nous avons conçu cette marque, « Les Bouffes de Bru Zane », pour développer des projets au service du répertoire lyrique léger dans des formats de poche très faciles à tourner pour toucher des publics différents situés en zone périurbaine ou rurale. Cela nous a amenés à proposer ces productions à Paris. Quand Jean-Luc Choplin est arrivé à la tête du Théâtre Marigny, nous Si pendant longtemps les femmes n’ont pas eu le droit de vote, leur pouvoir a trouvé à s’exprimer autrement. Gouvernant les hommes par leurs charmes, elles sont la figure centrale de nombreuses opérettes ou cafés-concerts populaires, les paroles des airs ou des chansons prenant volontiers le détour du double sens et du couplet équivoque pour déjouer la morale. Tradition bien française, la chanson frivole s’invite dans ce cabaret des Fleurs du mâle où la soprano Norma Nahoun et la mezzo Marie Gautrot restituent un siècle de musique, de 1860 à 1960. À la suite d’Hortense Schneider ou d’Anna Judic, elles interprètent ce répertoire mêlé de sensualité et de paroles grivoises qui sollicite autant des qualités de chanteuses que de comédiennes. Accompagnées par la violoncelliste Pauline Buet et le pianiste David Violi, les deux artistes ressusciteront plusieurs titres évocateurs comme « Qu’est-ce que j’ai, J’suis venue nue, Après l’amour » …, dans une mise en espace signée Victoria Duhamel. Isabelle Stibbe Théâtre des Bouffes du Nord, 37 bis bd de la Chapelle, 75010 Paris. Le samedi 15 juin 2019 à 20h30. Tél. 01 46 07 34 50. Sacré et profane Le chœur Accentus fait redécouvrir la musique sacrée de Clémence de Grandval (1828-1907), associée ici aux chœurs profanes de Camille Saint-Saëns et Reynaldo Hahn. Trop éloignées de l’austérité requise, la Petite Messe solennelle de Rossini ou la Messe de Sainte- Cécile de Gounod ont trouvé dans les salons et les salles de concert la place que leur refusaient les églises. La Messe de Clémence de Grandval, élève de Saint-Saëns et lauréate du Prix Rossini, Danielle Voirin Marco BorggrevePalazzetto Bru Zane Baptiste Charroing. dut aussi s’exiler dans les salons, son romantisme (elle a toujours pris Chopin pour modèle) n’étant plus le bienvenu dans les lieux de culte. À l’inverse, les vers profanes mis en musique par Reynaldo Hahn ou Camille Saint-Saëns, qu’interprète ici Accentus sous la direction de Christophe Grapperon, gagnent une solennité quasi religieuse. Jean-Guillaume Lebrun Bouffes du Nord, dimanche 16 juin à 17h. Offenbach colorature Jodie Devos prête sa voix aux rôles virtuoses – célèbres ou oubliés – écrits par le compositeur. Jodie Devos, une colorature chez Offenbach. Lui-même virtuose sur son instrument, le violoncelle, Offenbach chercha chez ses chanteurs et ses chanteuses une même expressivité, poussée parfois à l’extrême, dans le poignant comme, le plus souvent, dans le comique. C’est auprès des sopranos coloratures qu’il put le plus laisser s’épanouir ces débordements de technicité musicale qui sont aussi des débordements d’âme – à tel point que l’idéal féminin s’incarne dans la mécanique étourdissante d’Olympia (une colorature évidemment !) dans Les Contes d’Hoffmann. Accompagnée ici par l’ensemble Contraste, l’excellente Jodie Devos y ajoute d’autres personnages, moins connus mais tout aussi colorés, puisés au fil du catalogue d’Offenbach et qu’elle a déjà enregistrés pour le label Alpha, en coproduction avec le Palazzetto Bru Zane. Jean-Guillaume Lebrun Bouffes du Nord, lundi 17 juin à 20h30. « Le théâtre Marigny est un lieu particulièrement significatif puisqu’il a été construit sur les fondations des Bouffes d’été d’Offenbach. » avons lancé une série de quatre spectacles dans le Studio pour la saison 2018/2019, projet que nous poursuivrons la saison prochaine. Le théâtre Marigny est un lieu particulièrement significatif puisqu’il a été construit sur les fondations des Bouffes d’été d’Offenbach. Que prévoyez-vous pour la banlieue ou les régions ? B.C.  : Le dernier spectacle de la saison, proposé en juin au Christophe Grapperon dirige Accentus dans le répertoire français de la fin du xix e siècle. Éric Manas Palazzetto Bru Zane/Rocco Grandese Berlioz & Martini  : Messes À la tête du chœur et de l’orchestre du Concert Spirituel, Hervé Niquet dirige deux messes grandioses du début du xix e siècle. Le chef Hervé Niquet. On se souvient de l’événement que fut la redécouverte, en 1991, de la Messe solennelle d’Hector Berlioz, œuvre de jeunesse considérée comme perdue, détruite de la main même du compositeur. Elle révélait la force d’invention et le sens dramatique du jeune Berlioz, en même temps que l’influence exercée par le répertoire sacré entendu, notamment, en la Basilique Saint-Denis. En programmant la Messe solennelle de Berlioz, créée en l’église Saint-Roch en 1824 et le Requiem (à la mémoire de Louis XVI) de Jean-Paul-Égide Martini (1741-1816) entendu en 1815 à Saint-Denis, Hervé Niquet donne à entendre un moment de transmission artistique. Jean-Guillaume Lebrun Chapelle royale du Château de Versailles, samedi 29 juin à 20h. Festival Palazzetto Bru Zane. 7 e édition. Du 1er au 30 juin 2019. Marigny, Sauvons la caisse/Faust et Marguerite, partira en tournée cet hiver en milieu rural grâce à Aïda, Agence iséroise de diffusion artistique, ou encore à La Ferme du Buisson qui est un de nos partenaires. L’originalité de ce projet, qui réunit les chanteurs Lara Neumannet Flannan Obé, est qu’il est donné dans un arrangement pour accordéon signé Pierre Cussac. Quelle est la spécificité de l’opérette française et est-ce un genre exportable à l’étranger ? B.C.  : Sa spécificité est l’alternance du parlé-chanté, un genre typiquement français fondé en grande partie sur du comique de situation. Il a été inventé par Hervé qui est le vrai père de l’opérette, son artisan principal étant Offenbach, et le genre a perduré jusqu’à la Seconde Guerre mondiale avant de devenir plus rare. C’est un répertoire immense, fondé sur la compréhension du texte qui doit être limpide pour le public sous peine d’en perdre le sel. à l'étranger, on adore « l'esprit français » ! Diriez-vous qu’il y a actuellement un renouveau de l’opérette ? B.C.  : Il existe depuis les grandes productions de Marc Minkowski/Laurent Pelly au Châtelet. C’est un genre que nous sommes plusieurs à porter avec la compagnie Les Brigands, l’Orchestre des Frivolités Parisiennes, l’Opéra Comique. L’opérette est de plus en plus plébiscitée par un public intergénérationnel qui trouve du plaisir à ce répertoire, à condition qu’il soit défendu par de bons artistes. Entretien réalisé par Isabelle Stibbe Faust et Marguerite/Sauvons la caisse Deux pépites du répertoire léger concluent la saison des « Bouffes de Bru Zane » au Théâtre Marigny. De Charles Lecoq, on connaît La Fille de Madame Angot, son plus grand succès qui, peut-être, a occulté le reste de son œuvre lyrique, pourtant pléthorique. Poursuivant son travail de défricheur de musiques oubliées, le Palazzetto Bru Zane ressuscite Sauvons la caisse, un opéra-bouffe sautillant en un acte sur fond de cirque, d’amour et de vengeance avec force jeux de mots et quiproquos. L’institution vénitienne lui associe l’œuvre d’un compositeur méconnu  : Frédéric Barbier (1829-1889). Ce fils de militaire qui obtint à Paris la protection d’Adolphe Adam composa une foule d’ouvrages parmi lesquels Faust et Marguerite, une parodie du Faust de Gounod ou plutôt des artistes destinés à interpréter son opéra. L’histoire met en scène des « chanteurs de province », M. et Mme Lehuchoir, s’apprêtant à interpréter Faust et Marguerite à Fouilly-lesmouches. Air des bijoux (en toc), couplets de la bretelle ou du maquillage témoignent de la pauvreté de leurs moyens, en décalage avec les aspirations du public. Ces deux œuvres sont réunies par la metteuse en scène Lola Kirschner et servies par la présence de deux chanteurs charismatiques et aguerris à ce type de répertoire  : Lara Neumannet Flannan Obé. Ils sont rejoints par l’accordéoniste Pierre Cussac qui signe les arrangements de cette production. Isabelle Stibbe Studio Marigny, Carré Marigny, 75008 Paris. Vendredi 21 juin 2019 à 20h30, samedi 22 juin à 15h et 20h30, dimanche 23 juin à 11h et 17. Tél. 01 76 49 47 12. Lara Neumann, Pierre Cussac et Flannan Obé dans Faust et Marguerite et dans Sauvons la caisse. focus 37 la terrasse 276 mai 2019



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