La Terrasse n°276 mai 2019
La Terrasse n°276 mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°276 de mai 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 9,7 Mo

  • Dans ce numéro : foisonnement créatif.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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danse 26 la terrasse 276 mai 2019 Danse dans les Nymphéas Gabriel Schenker Pulse Constellations Musique électronique  : Pulse Music III, de John McGuire Lundi 27 mai 2019, 19h et 20h30 Musée de l’Orangerie Chorégraphie et intérprétation  : Gabriel Schenker musee-orangerie.fr 1/4PQ.indd 9 12/04/2019 18:51 JEUDI 16 ET VENDREDI 17 MAI 2019 ∞∞∞∞∞∞ ZOO VALERIA GIUGA & ANNE-JAMES CHATON DANSE ET POÉSIE ∞∞∞∞∞∞ SALLE DE SPECTACLE 19H30 www.carreaudutemple.eu/01 83 81 93 30 danse Entretien/Stephanie Lake Pile of bones Chaillot-Théâtre National de la Danse/chor. Stephanie Lake Retour à Chaillot de la chorégraphe australienne, dont la reconnaissance internationale commence seulement à chatouiller nos oreilles. Retenons bien le nom de Stephanie Lake, qui nous plonge dans sa nouvelle création. Votre danse semble très physique, avec des mouvements rapides et précis. Vous revendiquez-vous d’une technique particulière ? Stephanie Lake  : Je suis attirée par la complexité rythmique et la précision, mais j’aime aussi l’insouciance et la liberté. C’est la superposition des deux qui m’excite le plus. En tant que danseuse, j’ai toujours aimé m’y confronter et ça ne m’a pas quittée. Je reste émerveillée devant la beauté de ce que peut faire un corps, et son incroyable capacité d’invention. Je ne suis pas l’héritière d’une technique en soi, mais le résultat de nombreuses influences physiques et intellectuelles. Je suis autant influencée par mes mentors chorégraphiques comme Lucy Guerin et Gideon Obarzanek que par les autres formes d’art, ou par la nature et le monde extérieur. La création est pour moi un Théâtre de Paris/Festival processus hautement collaboratif. Je travaille en proximité avec les danseurs pour développer le langage physique et expérimenter la forme et le contenu. Mes relations avec mes collaborateurs sont la clé du succès du processus de création. Pendant les répétitions, je combine des mouvements qui viennent de mon propre corps avec des stimuli et des images que je donne aux danseurs et des improvisations aux paramètres bien définis. Le processus est une constante recherche de ce qui va susciter mon imagination ou sonner juste. Avec les danseurs, on travaille à l’intuition mais aussi de façon très rigoureuse. Dans Pile of Bones, les corps semblent mus par des forces invisibles, ou se manipuler entre eux. D’où vient votre inspiration ? Paris de la Danse Ouvrir un festival de danse à Paris au mois de juin ? Un vrai pari, tenu par Richard Caillat et Stéphane Hillel au Théâtre de Paris, dont on salue la 2 e édition. Voici la deuxième édition de Paris de la Danse, un festival parisien consacré à la danse, créé l’an dernier par Richard Caillat et Stéphane Hillel, directeurs associés du Théâtre de Paris, et dont la programmation est confiée à la comédienne Lisa Martino. Lors de la précédente édition, ils avaient eu l’excellente idée de faire venir la Kibbutz Contemporary Dance Company. Fondée en 1973 par Yehudit Arnon, rescapée des camps de concentration, au Kiboutz Ga’aton, dirigée aujourd’hui par Rami Be’er, la compagnie est une sorte de « mère de la danse israélienne » d’aujourd’hui, si dynamique et intéressante. Après le succès de Mother’s Milk l’an dernier, la compagnie revient avec Asylum, une pièce d’une actualité brûlante, qui s’interroge sur le sort et le statut des réfugiés, des demandeurs d’asile. Si le chorégraphe aborde le thème d’un point de vue existentiel, explorant les notions de patrie, identité, appartenance, désir, foyer, c’est avec cette gestuelle d’une énergie si particulière de la KCDC. Celle qui a donné naissance à la Batsheva d’Ohad Naharin, avec ses développés rapides, ses accélérations fulgurantes, et une articulation du mouvement étonnante. Paris-New-York avec un détour par l’Italie et la Russie éternelle Mais avant ce retour attendu, le Paris de la Danse réunira en une seule soirée intitulée De New-York à Paris, les Italiens de l’Opéra de Paris et les Stars of the American Ballet. Les Italiens de l’Opéra de Paris menés par le Premier danseur Alessio Carbone représentent un « état dans l’état » de la prestigieuse institution et comptent parmi ses éléments les plus brillants. Les voilà réunis dans un programme de choc où dominent la jeunesse et l’excellence. C’est un concentré d’histoire de la danse où l’on retrouve avec plaisir des extraits d’Arepo de Maurice Béjart, mais aussi le bijou chorégraphique qu’est Aunis de Jacques Garnier, un extrait de La Sylphide, et le formidable duo d’In The Middle Somewhat Elevated signé William Forsythe, entre autres petites merveilles. Quant aux Stars de l’American Ballet, le groupe Le spectacle Asylum de la Kibbutz Contemporary Dance Company. créé par Daniel Ulbricht, danseur étoile au New York City Ballet, présentera une sélection des plus beaux ballets de leur répertoire. Une de leurs principales missions étant de développer l’accès à la danse et à l’art aux Etats-Unis, ils donnent également des conférences et des master-classes sur la danse, espérant élargir les pratiques et les connaissances sur cet art. Cette rencontre sera l’occasion d’une semaine entière consacrée à la danse et au répertoire classique et américain. Le Théâtre de Paris tout entier accueillera répétitions, stages de danse en groupe, cours particuliers, galas, conférences, cocktails… Mais ce n’est pas tout ! Une Carte Blanche à Pétia Iourtchenko rassemblera danse tzigane, chanteurs et musiciens autour d’un buffet russe le 17 juin. À ne pas manquer ! Agnès Izrine Théâtre de Paris, 15, rue Blanche, 75009 Paris. De New-York à Paris, du 13 au 16 juin à 20h30, les 15 et 16 juin à 15h00. Asylum de Rami Be’er, les 21 et 22 juin à 20h30. Le 22 à 15h00 et le 23 à 16h00. Carte Blanche à Pétia Iourtchenko, le 17 juin. Tél. 01 48 74 25 37. Udi Hilman
Olivier Roller Joshua Lowe La chorégraphe australienne présente Pile of Bones. « La création est pour moi un processus hautement collaboratif. » S.L.  : À l’origine, le travail résultait d’une recherche autour des notions de protection et d’intimité, parallèlement à la question de la violence ou de la rupture. Je me suis ensuite intéressée au mouvement lorsqu’il est conduit par un moteur intérieur, ou par des forces extérieures. Les danseurs sont soit manipulés par eux-mêmes, soit par une force extérieure. Il y a la sensation d’un contrôle venant de l’extérieur de soi, d’où une réflexion sous-jacente sur l’agitation ou la perte de contrôle dans nos vies. Radhouane El Meddeb. Le spectacle est composé de scènes aux atmosphères différentes, allant du noir à la couleur. Pourquoi ? S.L.  : Je voulais créer une œuvre allant du petit, calme et contenu, au grand, fort et expansif tout au long de la performance. Dans ce cheminement, il y a plein de diversions et de détours, mais c’est ce qui sous-tend la structure. Je voulais explorer cette myriade de façons par lesquelles les choses peuvent évoluer et muter à travers le temps et l’espace. Vos mouvements oscillent entre torsions, palpitations, tremblements, actions et réactions, et parfois des variations fluides. Est-ce un reflet de votre vision du monde ? S.L.  : Je suppose que oui. Mais comme je le disais, je travaille de façon très intuitive, on pourrait donc dire que c’est mon subconscient qui parle à travers mes choix chorégraphiques. Le monde est plein de couleurs, de stimulations et de changements rapides. C’est beau et brutal à la fois. Le corps dansant peut refléter avec précision la complexité de l’existence humaine, avec toutes les torsions, les tremblements et les variations que nous expérimentons à tout moment et tout au long de la vie. Propos recueillis par Nathalie Yokel Chaillot-Théâtre National de la Danse, 1 place du Trocadéro, 75016 Paris. Du 23 au 29 mai 2019 à 19h45, le 25 mai à 15h30 et 19h45. Tél. 01 53 65 30 00. Propos recueillis/Radhouane El Meddeb Amour-s, Lorsque l’amour vous fait signe, suivez-le… La Villette/Chor. Radhouane El Meddeb Après le succès de Face à la mer, pour que les larmes deviennent des éclats de rire et de son Lac des Cygnes, Radhouane El Meddeb revient à une forme plus intime et rend hommage avec Amour-s à la poésie de Khalil Gibran. versés par cette quête. Ce poème et son auteur ont été les déclencheurs de ma nouvelle création. Comme le « s » de son titre l’indique, elle ne traite pas que de l’Eros mais de quelque chose de beaucoup plus grand. C’est une histoire d’états, de parcours de vie liés à l’amour, cette chose qui nous prend et qui, lorsqu’elle est là, devient une étape importante, originelle, qui va faire de nous l’être que nous sommes. C’est un chemin, on ne sait pas où il nous mène mais il est pluriel, généreux, « Amour-s m’a été inspiré par Khalil Gibran. J’aime beaucoup ce poète libanais, chrétien, qui a vécu en exil. C’est un artiste peu connu en France, mais phare dans l’histoire de la poésie du monde arabe. Il a écrit des œuvres très importantes, simples mais profondes. Dans son livre Le prophète, il trace l’histoire d’un homme à la quête du bonheur, de l’extase, de la bonté, sans être en rien moralisateur. Lorsque l’amour vous fait signe est une des parties de cet ouvrage, un des chemins traouvert à tous. Je pense qu’aujourd’hui nous manquons de cela dans tout, dans le rapport que nous avons les uns aux autres, au monde, à nous-mêmes. Des cheminements intimes Pour cette pièce j’ai eu envie de revenir à un petit groupe. L’expérience du quatuor d’Au temps où les arabes dansaient… m’avait bouleversé par la force qu’on peut acquérir avec très peu, avec seulement quatre interprètes qui prennent la parole par le corps. Pour Amour-s, j’ai eu envie d’aller encore plus loin dans l’intimité, de parler doucement, de murmurer. Cette pièce pour trois danseurs et un pianiste, puisque le compositeur est lui aussi sur scène, est faite de témoignages. Nous nous adressons au public pour l’embarquer dans des histoires qui disent ce qu’est une initiation à l’amour, à l’exaltation. Ces trois êtres pleins d’émotion, de sensibilité, ne se rencontrent jamais. Il n’y a pas de duo, de trio. Ce sont des moments presque secrets où l’interprète a un parcours d’amour, des instants où il échappe au monde et flotte. Dans cette quête originelle, les danseurs apparaissent on ne sait comment et disparaissent on ne sait pourquoi. Le pianiste, qui lui est toujours présent, n’est pas là pour les accompagner. Il évolue dans son histoire, dans un rapport étroit à sa musique et à son instrument. » Propos recueillis par Delphine Baffour Théâtre Bertelot, 6 rue Marcelin-Berthelot, 93100 Montreuil. Les 4 et 5 juin à 20h30. Tél. 01 71 89 26 70. Durée  : 1h. Dans le cadre des Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis. www.rencontreschoregraphiques.com Les rendez-vous chorégraphiques de Sceaux Allegria Direction artistique & chorégraphie Kader Attou/CCN de La Rochelle Du vendredi 12 au dimanche 14 avril Soirée partagée Les Gémeaux/Sceaux/Scène nationale et la Cie Art Move Concept, compagnie en résidence aux Gémeaux/Sceaux/Scène nationale – Sowe Chorégraphie Soria Rem et Mehdi Ouachek/Cie Art Move Concept – À l’intérieur de chez moi Chorégraphie Artem Orlov – Costard Chorégraphie Hafid Sour/Compagnie Ruée des Arts Vendredi 10 mai Dance Ballet de l’Opéra national de Lyon Chorégraphie Lucinda Childs Musique Philip Glass Du vendredi 17 au dimanche 19 mai Une autre passion Ballet du Grand Théâtre de Genève Chorégraphie Pontus Lidberg Directeur général  : Tobias Richter Directeur du Ballet  : Philippe Cohen Du vendredi 24 au dimanche 26 mai Tél. 01 46 61 36 67 Adaptation graphique Naïs Kinet/Atelier Michel Bouvet. Photographie EricJPG danse 27 la terrasse 276 mai 2019



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