La Terrasse n°276 mai 2019
La Terrasse n°276 mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°276 de mai 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 9,7 Mo

  • Dans ce numéro : foisonnement créatif.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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théâtre 10 la terrasse 276 mai 2019 PRODUCTION OPÉRA-THÉÂTRE DE METZ MÉTROPOLE MON CŒUR POUR UN SONNET D’APRÈS WILLIAM SHAKESPEARE CHORÉGRAPHIE, JEU ET MISE EN SCÈNE AURÉLIE BARRÉ ET SÉBASTIEN AMBLARD THÉÂTRE POÉTIQUE ET DANSÉ DU 8 MAI AU 22 JUIN 2019 À 19H DU MARDI AU SAMEDI « LIVE WITH ME, AND BE MY LOVE » CARGO Texte et mise en scène Paul Francesconi Avec les élèves du groupe 1 de la classe préparatoire intégrée dédiée aux Outre-mer Chara Afouhouye, Mahealani Amaru, Laurence Bolé, El Badawi Charif, Haïthouni Hamada, Olenka Ilunga, Anthony Leichnig, Thomas Leonce, Shekina Mangatalle-Carey, Ornella Hoko Scénographie Paul Francesconi, Alain Pinochet - Atelier décor du Théâtre de l’Union Lumières Jérôme Léger Son et musique Nourel Boucherk Costumes Noémie Laurioux - Atelier costumes du Théâtre de l’Union Maquillage Christine Ducouret Missions Service civique Silvan Barral (technique), Mathieu Goupy (communication) Production L’Académie de l’Union – École Supérieure Professionnelle de Théâtre du Limousin, Théâtre de l’Union – CDN du Limousin En partenariat avec Compagnie Soleil Glacé CRÉATION › DU 18 AU 20 JUIN 2019 L’Académie de l’Union - École Supérieure Professionnelle de Théâtre du Limousin - Saint-Priest-Taurion › mardi 18 juin à 20h, mercredi 19 juin à 20h, jeudi 20 juin à 19h EN TOURNÉE › DU 27 AU 30 JUIN 2019 au Festival des écoles du Théâtre public à la Cartoucherie - Paris RÉSERVATIONS 05 55 79 90 00 www.theatre-union.fr Entretien/Pauline Bureau Hors la loi Théâtre du Vieux-Colombier/texte et mes Pauline Bureau Pauline Bureau crée à l’invitation de la Comédie-Française Hors la loi, à partir du célèbre Procès de Bobigny qui en 1972 ouvrit une brèche vers la légalisation de l’avortement. Votre écriture se fonde sur le réel. Pourquoi ? Pauline Bureau  : Je trouve fascinant de porter à la scène des histoires réelles pour en dégager les lignes de force, la poésie, l’engagement et les combats qu’elles représentent. Ce qui m’intéresse surtout, c’est explorer les liens complexes qui se tissent entre les champs intime, psychologique, juridique et sociétal, c’est la manière dont nos vies sont façonnées par la loi, la culture et les normes sociales. Les créations Modèles (2011) sur la construction des identités féminines, Dormir Cent ans (2015) sur le passage à l’adolescence, Mon Cœur (2017) sur l’affaire du Mediator  : chacune à leur manière, ces pièces nous ont conduits à une prise de conscience, partagée avec les spectateurs. Hors la Loi, créé à l’invitation de la Comédie-Française, s’avère très éclairant. La façon dont le corps des femmes est traité par la loi, dictant ce qui est bon ou pas pour elles, est une question passionnante. Aborder des sujets tabous sur le plateau, des sujets qui rendent honteux et coupables, cela fait du bien à tout le monde. Cette appréhension par la scène a un effet cathartique. Lorsqu’on se documente, il est d’ailleurs stupéfiant de constater que la réalité est toujours plus folle que ce que l’on croyait. Créer à partir du réel, cela implique de prendre le risque de la rencontre. On accepte d’être changé, les choses se complexifient. Le plateau devient un point de rencontre, avec des êtres et une pensée en mouvement. L’Académie de l’Union La question du féminin traverse vos spectacles… P.B.  : La création de Modèles en 2011 a entraîné pour moi une prise de conscience, m’a permis de comprendre quelle était ma place en tant que femme. C’est un spectacle fondateur, qui interroge les petites filles que nous étions et les femmes que nous sommes devenues. Ce questionnement très concret m’a rendu beaucoup plus sensible aux inégalités entre hommes et femmes. Cet axe de recherche invite à déjouer toutes sortes de mécanismes d’autocensure puissants. Un tel champ d’investigation est un terreau fertile. D’autant qu’être actrice ou metteure en scène implique de dépasser le fantasme qu’on a de soi, génère un travail d’ouverture d’esprit, de lucidité, sans se laisser enfermer dans un perfectionnisme mortifère. Il s’agit d’une quête, toujours en mouvement, comme la vie… Comment avez-vous appréhendé la question de l’avortement clandestin dans Hors la loi ? P.B.  : Le point de départ du spectacle, c’est une interview passionnante de Marie-Claire Chevalier, que nous avons réalisée aujourd’hui à propos de l’épreuve qu’elle a traversée adolescente. C’est en effet son histoire qui est à l’origine du Procès de Bobigny, qui s’est tenu en octobre 1972. Alors qu’elle n’avait que 16 ans, elle fut violée par un camarade de classe, puis dénoncée, arrêtée et accusée pour ce qui constitue alors un crime  : l’avortement. Gisèle Halimi la défend en une plaidoirie qui se fait tribune région/angers/Le Quai Prémices Pauline Bureau, auteure et metteure en scène de la création Hors la loi. « Aborder des sujets tabous sur le plateau, des sujets qui rendent honteux et coupables, cela fait du bien à tout le monde. » publique contre une loi assassine, qui a entraîné la mort de dizaines de milliers de femmes. Les minutes du procès sont sidérantes. Nous nous sommes rendus compte que lorsque les langues se délient, on découvre quasi dans chaque famille une histoire d’avortement clandestin. Le spectacle éclaire les croisements qui opèrent lorsqu’une histoire individuelle rejoint la grande Histoire. Il est fascinant d’observer comment la construction de la loi reflète l’état de la société, et le théâtre est un endroit adéquat pour dévoiler l’expression de l’intime et ses répercussions. Propos recueillis par Agnès Santi Théâtre du Vieux-Colombier, 21 rue du Vieux- Colombier, 75006 Paris. Du 24 mai au 7 juillet 2019, mardi à 19h, du mercredi au samedi à 20h30, dimanche à 15h. Tél. 01 44 39 87 00. « Ni un temps fort ni un festival et surtout pas un cahier des charges »  : ainsi se veut Prémices, moment d’échanges entre de jeunes équipes artistiques qui offrent la primeur de leur talent à Angers. Le Quai CDN et le TU-Nantes, scène jeune création, en lien avec le projet Cluster du Théâtre de la Cité Internationale de Paris, réunissent les acteurs de l’éveil angevin du printemps artistique ! Ce temps fort s’inscrit dans la démarche de découverte du CDN des Pays de la Loire  : il propose une programmation théâtrale exigeante et plurielle et un soutien solide à la création émergente. Prémices est « un humble terrain de jeu afin de favoriser la propagation de quelques ondes, ligériennes pour la plupart. Une échappée pour faire apparaître des inattendus ». Le but est de permettre aux jeunes artistes de croiser leurs expériences, de bénéficier du soutien de créateurs déjà aguerris et de trouver dans cette réunion l’occasion de peaufiner leurs démarches de production et de diffusion, indispensables pour permettre aux talents d’être connus et reconnus. Place aux jeunes ! Côme de Bellescize présente Tout brûle, so what ?, qui met en scène une histoire de famille explosive autour d’un père à l’amour aussi généreux que toxique. Avec ADN, la compagnie Plateau K interroge la culpabilité et le non-retour au sein d’une bande d’adolescents. Dans Cent mètres papillon, Maxime Taffanel inspecte artistiquement les affres de la natation. Dans Radio On, l’équipe de Guillaume Bariou convie les spectateurs à faire l’expérience insolite d’un théâtre drivein. Avec Programme-Penthésilée, Clément Pascaud sonde notre quête du désir. À cela, Les cinq metteurs en scène à l’honneur de Prémices. s’ajoutent la maquette du projet en cours du collectif Citron ainsi que trois bonus  : AFR N°102, par Silvia Costa et John Romao, un Solo de Renaud Dallet et les émissions de Radio Campus Angers, qui reçoivent tous les jours les jeunes pousses de Prémices. Catherine Robert Le Quai, cale de la Savatte, 49100 Angers. Du 5 au 8 juin 2019. Tél. 02 41 22 20 20. Site  : www.lequai-angers.eu Christophe Martin Paul Allain
Lucie Jansch Koen Broos Mary said what she said Théâtre de la Ville – Espace Cardin/DE Darryl Pinckney/MES Robert Wilson Après Orlando de Virginia Woolf en 1993 et Quartett de Heiner Müller en 2006, Isabelle Huppert retrouve le metteur en scène Robert Wilson. La comédienne interprète Mary said what she said, un monologue de Darryl Pinckney qui revient sur l’existence de Mary Stuart. « L’une des comédiennes les plus exceptionnelles avec laquelle il m’ait été donné de travailler, c’est Isabelle Huppert », déclare Robert Wilson. « C’est quelqu’un d’exceptionnel pour Le metteur en scène Robert Wilson. ce que je fais », ajoute-t-il, « car elle a cette capacité à penser de manière abstraite. » Pour leur nouvelle collaboration, l’actrice française et le metteur en scène américain ont choisi True Copy du groupe Berlin. True copy Le Centquatre-Paris/conception Bart Baele ET Yves Degrise d’investir le destin tragique et tumultueux de Mary Stuart. Dans Mary said what she said, texte de l’auteur américain Darryl Pinckney accompagné de musiques de Ludovico Einaudi, nous découvrons celle qui fut reine de France puis reine d’Ecosse la veille de sa décapitation. 1587, Château de Fotheringhay Nous voici donc en 1587, au Château de Fotheringhay, dans le nord de l’Angleterre. Mary Stuart, prisonnière de sa cousine Elizabeth Ière, repense aux vicissitudes de sa vie  : son mariage avec Henry Stuart, le meurtre de ce dernier, son union avec le comte de Bothwell, l’un des protagonistes de l’assassinat de son précédent époux… « Même si, après 19 ans de captivité, elle se prépare à mourir en martyr, elle ne fera pas ses adieux en douceur », explique Darryl Pinckney. Antagonismes religieux, intrigues de cour, exaltations de l’amour, affres de la trahison et de la mort  : une échappée théâtrale au sein d’une existence hors norme. Manuel Piolat Soleymat Théâtre de la Ville – Espace Cardin, 1 av. Gabriel, 75008 Paris. Du 22 au 25 mai et du 5 juin au 6 juillet 2019 à 20h, le dimanche à 16h, relâche les lundis. Tél. 01 42 74 22 77. www.theatredelaville-paris.com True copy, le dernier opus du groupe Berlin, prend pour sujet une vie extraordinaire et ô combien révélatrice des ressorts du monde de l’art. Celle du faussaire Geert Jan Jansen. Sa vie est un roman, un polar, une véritable œuvre d’art. Geert Jan Jansen a été arrêté en 1994 dans une ferme du Poitou entouré de plus de 1 600 toiles signées de grands maîtres qu’il avait lui-même contrefaites. Pendant des décennies, cet excellent faussaire a irrigué le marché de l’art de ses inimitables copies, dont il est certain que beaucoup circulent encore attestées en tant qu’originaux. Copiste de talent, faussaire de génie, malfrat bien sûr, mais aussi amoureux de la peinture, cet homme est aujourd’hui le sujet du dernier opus du groupe Berlin, dont on connaît le talent pour saisir les lieux et les hommes à travers des dispositifs originaux. On se souvient encore de leur dernier travail qui avait éclairé la vie d’un couple resté vivre dans la zone irradiée de Tchernobyl. Qu’est-ce qui fait valeur en art ? De ce dispositif-là, on ne sait pas grand-chose sauf qu’il mettra en route un possible canular qui devrait rendre la narration haletante. Qu’il sera à mi-chemin comme d’habitude entre le théâtre et l’installation filmique, ce qui est la marque de fabrique du groupe Berlin. Qu’on y verra Geert Jan Jansen en personne dans trois ateliers différents. Et qu’en plus de braquer les projecteurs sur un destin hors-normes, il conduira le spectateur à s’interroger sur ce qui fait valeur en art. Esthétique bien sûr, mais aussi financière, pour autant que les deux soient encore liées. Un spectacle aussi narratif que réflexif en fin de compte, puisque si True copy révèle le plaisir qu’il peut y avoir à être trompé, il pointera aussi l’extrême fragilité de la frontière qui sépare le vrai du faux, un grand sujet de société. éric Demey Le Centquatre-Paris, 5 rue Curial, 75019 Paris. Du 14 au 18 mai à 20h30. Tél. 01 53 50 35 00. MAI - JUIN Qui a tué mon père Édouard Louis Stanislas Nordey 2 15 mai Le Colonel des Zouaves Olivier Cadiot Ludovic Lagarde 14 24 mai Les Palmiers sauvages William Faulkner Séverine Chavrier 27 mai 7 juin 03 88 24 88 24 tns.fr #tns1819 Laurent Poitrenaux, acteur associé au TNS Jean-Louis Fernandez théâtre 11 la terrasse 276 mai 2019



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