La Terrasse n°275 avril 2019
La Terrasse n°275 avril 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°275 de avril 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 6,7 Mo

  • Dans ce numéro : sorcellerie de la danse.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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danse 26 la terrasse 275 avril 2019 Danse dans les Nymphéas CCN - Ballet de Lorraine L’Envers Lundi 15 avril 2019, 19h et 20h30 Direction  : Petter Jacobsson Chorégraphie  : Petter Jacobsson et Thomas Caley Musée de l’Orangerie Dans le cadre de l’exposition « Franz Marc/August Macke. L’aventure du Cavalier bleu » JEUDI 18 ET VENDREDI 19 AVRIL 2019 ∞∞∞∞∞∞ UNDATED MARTINE PISANI DANSE CONTEMPORAINE ∞∞∞∞∞∞ SALLE DE SPECTACLE 19H30 www.carreaudutemple.eu/01 83 81 93 30 musee-orangerie.fr Ballet de Lorraine.indd 6 19/03/2019 12:45 Sur le fil de Nacera Belaza Parcours Nacera Belaza MC93/Chor. Nacera Belaza La MC 93 propose un parcours dans l’envoûtant répertoire de Nacera Belaza, du solo La Nuit créé en 2012 à sa dernière pièce, Le Cercle. Entrée dans la danse en autodidacte, ce qui lui a permis de poursuivre un chemin singulier où le mouvement naît d’un profond lâcher-prise dans la rigueur et la contrainte, d’une disponibilité entière à ce qui peut advenir et à ce qui entoure, Nacera Belaza a pendant quinze ans chorégraphié pour deux corps  : le sien et celui de sa sœur Dalila. Puis en 2012, à l’occasion du Trait, le duo s’est scindé en deux soli en même temps qu’elle s’ouvrait à d’autres interprètes. Ont alors suivi des pièces pour trois, quatre, ou cinq danseurs comme dans Le Cercle, sa dernière création. Invitée pour deux longs week-ends à la MC 93, elle propose une plongée dans ce second volet d’un répertoire d’une remarquable cohérence. Claudia Pajewski Temps fort danse Théâtre de la Bastille/Shira Eviatar, Oona Doherty, Nina Santes, Simon Mayer L’Atelier de Paris et le Théâtre de la Bastille s’associent pour accueillir quatre chorégraphes aux démarches particulièrement bien situées dans leurs contextes géopolitiques. À l’exception de Nina Santes, chorégraphe française, dont l’Hymen Hymne est un rituel hors âges, hors lieux, hors temps – mais qu’il faut absolument découvrir –, les chorégraphes de ce temps fort viennent de loin. C’est cette distance qu’ils apportent sur la scène. Un ailleurs qui flirte avec l’autrement, quand il s’agit de porter un regard différent sur l’environnement, le contexte, ou simplement les corps et leur histoire. Quand Oona Doherty parle de Belfast dans son cycle entièrement consacré à la capitale nord-irlandaise, elle tisse des bribes de voix, de corps, d’atmosphères, qui sont autant de pièces d’un puzzle profondément nourri d’une situation sociale et politique, mais également d’un amour pour cette ville et ses habitants. Venu d’Autriche, Simon Mayer reprend à son compte les traditions de son pays dans Sunbengsitting. Interroger aussi la tradition AlessandroSciarroni nous avait, il y a quelques années, familiarisé avec le très sautillant Schuhplattler. Voyons ce que Simon Mayer nous dira avec ce folklore qu’il recompose, nu et virtuose, en soufflant sur la tradition un vent de liberté. Quant à Shira Eviatar, elle puise également dans les traditions de sa famille et de sa communauté dans les deux pièces qui composent son programme. Israélienne issue de la culture orientale, elle plonge en solo dans les méandres de sa généalogie pour interroger son héritage. Le duo qu’elle propose poursuit cette recherche tout en interrogeant la Chez Nacera Belaza, toujours, le plateau joue l’épure, les costumes – de simples joggings – n’en sont pas et la lumière côtoie l’obscurité tandis que le geste se répète à l’envi, comme pour mieux rencontrer son essence. Liberté et transcendance Tissant de pièce en pièce son univers qui a quelque chose d’une transcendance, elle invite le public à entrer dans la transe, à accueillir ses propres visions, à plonger librement dans son imaginaire. Des superbes La Nuit, La Traversée et Sur le fil présentés dans une même soirée, à l’unisson paroxystique et déstructuré du Cercle, ses créations fascinent. La Procession, qui convie les spectateurs, dans et autour de la MC93, à un parcours jalonné de moments chorégraphiques préparés et exécutés par des amateurs, complète ce riche et captivant programme. Delphine Baffour MC 93 Maison de la Culture de Seine-Saint- Denis, 9 bd Lénine, 93000 Bobigny. Tél. 01 41 60 72 72. La Nuit, La Traversée, Sur le fil  : les 10 et 11 avril à 19h30, le 12 avril à 20h30, le 13 avril à 18h30. Le Cercle  : les 17 et 18 avril à 19h30, le 19 avril à 20h30, le 20 avril à 18h30. La Procession  : le 13 avril à 11h30, spectacle suivi d’un repas partagé. Rencontre avec Frédérique Villemur, auteure du livre Nacera Belaza, entre deux rives, aux éditions Actes Sud, le samedi 13 avril à 16h. Un rituel comme un cri  : Hymen Hymne. culture marocaine et yéménite à l’aune de la féminité. Nathalie Yokel En partenariat avec L’Atelier de Paris, CDCN, au Théâtre de la Bastille, 76 rue de la Roquette, 75011 Paris. Tél. 01 43 57 42 14. Body Root et Rising, de Shira Eviatar, du 8 au 12 avril 2019 à 19h30. Hard to be soft, a Belfast prayer d’Oona Doherty, du 8 au 12 avril 2019 à 21h. Hymen Hymne, de Nina Santes, du 15 au 18 avril 2019 à 19h. Sunbengsitting, de Simon Mayer, du 15 au 18 avril 2019 à 21h. Perrine Valli
Rahi Rezvani Hugo Glendinning opéra garnier/Ballet de l’Opéra national de Paris/Chor. Sol León ET Paul Lightfoot/Hans Van Manen León, Lightfoot, Van Manen Première entrée au répertoire de l’Opéra de Paris pour Sol León et Paul Lightfoot, chorégraphes résidents du Nederlands Dans Theater, accompagnés par la reprise des Trois Gnossiennes d’Hans Van Manen. Sleight of Hand de Sol León et Paul Lightfoot. Souvent comparé au peintre Piet Mondrian, Hans Van Manen (né en 1932), est un chorégraphe au style unique, qui sait conjuguer à une austérité formelle une élégance déliée et une charge érotique affirmée. Père fondateur du Nederlands Dans Theater, c’est là qu’il rencontre Sol León et Paul Lightfoot, deux de ses interprètes favoris, qu’il pousse à chorégraphier. Ces trois chorégraphes sont réunis dans une même soirée, déclinant, chacun à leur façon, cette danse contemporaine expressive qui emprunte sa rigueur au ballet classique et ses tensions dramatiques à l’expressionnisme allemand. Sol León et Paul Lightfoot entrent pour la première fois au répertoire de l’Opéra national de Paris avec deux pièces  : le mystérieux Sleight of Hand, pièce incisive pour huit danseurs et quelques géants, sur la Symphonie N°2 de Phil Glass, et le très spirituel Speak for Yourself sur L’Art de la Fugue de Bach couplé au célèbre Come Out de SteveReich. Le Ballet de l’Opéra reprend également Trois Gnossiennes d’Hans Van Manen sur la partition d’érik Satie, sorte de synthèse de son écriture, exprimant sa fascination pour le duo qui autorise toutes sortes de figures audacieuses à la pointe du déséquilibre. Agnès Izrine Opéra Garnier, place de l’Opéra, 75009 Paris. Du 18 avril au 23 mai. Les 18, 19, 26/04, 11, 14, 17, 20, 23/05 à 19h30, sam. 20, 27/04, et 18/05 à 14h30 et 20h00, dim. 21/04, 5 et 12/05 à 14h30. Durée 1h30. Tél. 08 92 89 90 90. Théâtre de la Ville Les Abbesses/Chor. Ben Duke Goat Compagnie emblématique et novatrice outre-Manche, le Ballet Rambert rend hommage à Nina Simone, avec des musiciens live, une chanteuse et seize danseurs. Nominé pour recevoir un Olivier Award, Goat, chorégraphié par Ben Duke pour le Ballet Jean-Claude Carbonne Rambert, est un ballet intense et drôle. Dans la famille de Duke, le 31 janvier donnait lieu à un rite particulier consistant à enfermer le récit de ses péchés dans une boîte attachée à la queue d’une chèvre, que l’on faisait s’enfuir. Goat part donc d’un jeu de mot intraduisible entre scapegoat (bouc émissaire) et escape goat (la chèvre de secours ou la chèvre en fuite). La pièce joue sur ce foisonnement de sens, tout en examinant les pires péchés de notre société actuelle. Appelant les tubes de Nina Simone à la rescousse, ici chantés par Nya Lynn, et le thème du sacrifice du Sacre du printemps, Goat se présente comme un immense reality show qui mêle à une danse d’une force peu commune, du théâtre, du divertissement, le journal de 20h, un concert, et de la poésie. C’est totalement surprenant et vigoureusement engagé, très anglais, humour compris ! Agnès Izrine Théâtre des Abbesses, 31 rue des Abbesses, 75018 Paris. Du 16 au 26 avril à 20h. Tél. 01 42 74 22 77. Le CENTQUATRE PARIS/Chor. Angelin Preljocaj SOS Fantômes Deux pièces à l’écriture ciselée, signées Angelin Preljocaj. Une soirée sensuelle en hommage au temps, à la danse, et à Marius Petipa. Still Life d’Angelin Preljocaj. Still Life signifie « nature morte », et Angelin Preljocaj en profite pour jouer sur les mots en entremêlant dans sa création les allégories de la mort et la vacuité de la vie, dans une sorte de danse macabre inspirée des Vanités de la peinture du xvii e siècle, arborant tous les symboles du temps qui passe (crânes, bougies, instruments de mesure, montres et sabliers…), et de la vanité des distinctions sociales, dont se moque le destin. Dans cette proximité avec la Mort, Angelin Preljocaj distille un érotisme trouble et quelques images choc, tandis que son écriture opère une formidable synthèse entre sa veine dramatique et son désir d’abstraction et de liberté. En première partie, Ghost, commande du Festival Diaghilev de Saint-Petersbourg pour le bicentenaire de la naissance de Marius Petipa, rêve des fantômes qui hantaient le créateur du Lac des cygnes. Là encore, Eros et Thanatos font bon ménage, avec tutus bouillonnants et dessous de dentelle rouge… pour rendre visible l’invisible. Agnès Izrine Le Centquatre-Paris, 5 rue Curial - 75019 Paris. Dans le cadre du Festival Séquence Danse Paris. Du 17 au 21 avril à 21h. Tél. 01 53 35 50 00. Durée 1h. également  : le 10 avril à l’Opéra Confluence d’Avignon. Goat de Ben Duke par le Ballet Rambert, avec au centre, Stephen Quildan. 18-19 Maison de la musique de nanterre Samedi 6 avril à 18h Maison de la musique de nanterre DANSE DÈS 6 ANS Twice Robyn Orlin Emmanuel Eggermont www.maison delamusique.eu RER A Nanterre ville MMN-AP-LA TERRASSE-AVRIL-121x380.indd 1 14/01/2019 17:15 Jeudi 18 avril à 20h30 Maison de la musique de nanterre DANSE Fix Me Alban Richard avec Arnaud Rebotini 18-19 Maison de la musique de nanterre www.maison delamusique.eu RER A Nanterre ville MMN-AP-LA TERRASSE-AVRIL-121x380.indd 2 14/01/2019 17:15 L’Anthracite Agathe Poupenay danse 27 la terrasse 275 avril 2019



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