La Terrasse n°274 mars 2019
La Terrasse n°274 mars 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°274 de mars 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 88

  • Taille du fichier PDF : 18,8 Mo

  • Dans ce numéro : visages de la danse 2019.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 80 - 81  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
80 81
classique/opéra 52 la terrasse 274 mars 2019 JAZZ/voix En direct avec les artistes Génération Spedidam Génération Spedidam Ellinoa/Camille Durand La vocaliste et compositrice, que l’on suit sur scène sous ses deux noms, enchaîne les projets et les collaborations, et part en tournée avec son imposant Wanderlust orchestra. Elle compte incontestablement parmi les musiciens les plus en vue du moment, multipliant les initiatives et les rencontres. Elle figure sur le nouvel album New Frequency de Sébastien Jarrousse, est annoncée comme l’une des compositrices invitées de Rituels, la deuxième création attendue courant 2019 du nouvel Orchestre National de Jazz de Fred Maurin, et vient de lancer un nouveau quartet nommé « Ophelia » avec Arthur Henn, son alter ego, (contrebasse, voix), Olive Perrusson (alto, voix) et Paul Jarret (guitare). Ce quartet qui doit son nom au personnage de Hamlet se dit inspiré par les thèmes de l’eau, du rêve et de l’abandon, pour délivrer un son pop-folk expérimental, alternant sonorités électriques et acoustiques. Cette nouvelle formation sera à découvrir à Paris le 16 mai prochain à l’Auditorium Ararat. Wanderlust Mais cette ancienne de Sciences Po et du Centre des Musiques Didier Lockwood (où elle est aujourd’hui enseignante) va surtout occuper les scènes dans les prochaines semaines à la tête de son Wanderlust orchestra, son incroyable grande formation de 15 musiciens Musique classique/piano Tanguy de Williencourt Soliste du rare Concerto macabre, Tanguy de Williencourt rend hommage à Bernard Herrmann. Le jeune pianiste français est l’invité du Festival Ciné-Notes à l’Opéra de Bordeaux qui sera consacré pour cette deuxième édition aux musiques de films de Bernard Herrmann(1911- 1975). Cet immense musicien a comme on le sait su construire un monde sonore fascinant qui a fortement contribué à l’identité et à l’impact des plus grandes réalisations d’Alfred Hitchcock. Mais le compositeur américain a aussi composé pour d’autres, dont François Truffaut (Fahrenheit 451, La Mariée était en noir) ou Orson Welles (Citizen Kane), comme le souligne ce concert. Tanguy de Williencourt, régulièrement présenté comme l’un des pianistes français les plus doués de sa génération, sera le soliste, lors de cet hommage, du très rare Concerto macabre, partition oubliée extraite du film Hangover Square réalisé par John Brahm en 1945. Un film dont le personnage principal est George Bone, pianiste et compositeur classique célèbre, engagé dans l’écriture d’un concerto pour piano et victime de crises de démence qui en font à son insu un meurtrier sadique. Une très intéressante redécouverte, avec l’Orchestre national de Bordeaux dirigé par David Charles Abell. Jean Lukas Auditorium de l’Opéra de Bordeaux, les 7 et 8 mars à 20h. Christophe Grémiot très remarquée par la critique, où elle aime utiliser sa voix « comme un instrument intégré au son de l’orchestre, improvisant au même titre qu’un instrumentiste… ». « J’ai eu envie de fonder mon propre orchestre qui ajouterait à la viscéralité du jazz d’aujourd’hui et à ses libertés d’improvisation une très grande palette de textures sonores. Il ne restait plus qu’à trouver un fil rouge pour guider ce nouveau projet  : partir de mots intraduisibles pour écrire les pièces est une manière d’associer un imaginaire visuel, presque cinématographique, à la musique, tant pour les musiciens qui l'interprètent que pour le public » confie cette chanteuse et leader sensible et créative, qui cite volontiers parmi ses modèles Bjork ou Igor Stravinski. Jean-Luc Caradec Le 14 mars à 20h30 au Centre des Bords de Marne (2 rue de la Prairie, 94170 Le Perreuxsur-Marne), puis le 30 à Saint-Nom-la- Bretèche (78), le 5 avril à Montbrison (42), le 24 mai à étampes (91), le 17 août à Buis-les- Baronnies (26), le 23 à Lisieux (14), le 27 septembre à Cerny (91), le 7 octobre au Pan Piper à Paris et le 27 à Guiel (56). Musique classique/quatuor à cordes Quatuor Akilone La jeune formation 100% féminine joue Beethoven à la Salle Cortot. Né à Paris en 2011, le Quatuor Akilone est lauréat du Premier Grand Prix du 8ème Concours international de Quatuor à cordes de Bordeaux et du prix ProQuartet. C’est dire s’il compte aujourd’hui parmi les ensembles chambristes de sa génération les plus respectés et demandés à l’intérieur comme à l’extérieur de nos frontières. Après la parution récente d’un admirable premier enregistrement consacré à Haydn, Mozart et Schubert chez Mirare, les Akilone se présentent sur scène, à l’invitation du Centre de musique de Chambre de Paris, pour défendre leur vision des trois Quatuors de l’opus 59 de Beethoven, dits « Razumovsky », joués chacun à trois reprises au cours de trois séries successives au mois de mars. Des chefsd’œuvre que les violonistes Emeline Concé et Elise Debendelac, l’altiste Louise Desjardins et la violoncelliste Lucie Mercat, qui composent le Quatuor Akilone, explorent depuis quelques années avec ténacité et passion, dans une approche stylistique historiquement informée. Jean Lukas Salle Cortot, 78 rue Cardinet, 75017 Paris. Du 14 au 16 mars, du 21 au 23 et du 28 au 30 à 19h30. *La SPEDIDAM répartit des droits à 96 000 artistes dont 33 000 sont ses membres associés et aide 40 000 spectacles environ chaque année. www.spedidam.fr Jérémy Bruyère Laurent Monlaü Dix ans au Balcon ATHéNéE théâtre louis-jouvet/FESTIVAL LYRIQUE Une nouvelle production de Jakob Lenz, opéra de Wolfgang Rihm d’après Büchner, et d’autres pépites contemporaines pour fêter les dix ans de l’ensemble dirigé par Maxime Pascal. En dix ans d’activité, Le Balcon a redonné vie au répertoire lyrique contemporain. Sans négliger la création, l’ensemble s’est attaché à reprendre des œuvres marquantes des quarante dernières années (du Balcon de Peter Eötvös à Donnerstag aus Licht de Karlheinz Stockhausen en passant par La Lohengrin de Salvatore Sciarrino), une période presque systématiquement ignorée par les institutions lyriques. Lyrique et contemporain Le metteur en scène et vidéaste Nieto, dont la relecture du Pierrot lunaire de Schoenberg avait fait forte impression, signe quarante ans après sa création une nouvelle production de Jakob Lenz de Wolfgang Rihm (né en 1952), compositeur invité du récent festival Présences  : un opéra très intérieur, mais éclairé par une musique aux couleurs changeantes, puisant dans une large palette de formes. Outre les trois représentations de Jakob Lenz (les 15, 22 et 29 mars), l’Athénée accueille une « soirée mystique » (le 23 mars) autour d’œuvres de Wagner (Siegfried-Idyll), Jonathan Harvey (le magnifique Bhakti pour ensemble et bande) et une création de Marco Suarez-Cifuentes, première pierre d’un projet avec Nieto, dont la version « immersive » est donnée parallèlement en l’église Saint-Eustache (du 27 au 29 mars). Également à l’affiche  : deux productions opéra Le chef Maxime Pascal fête les dix ans de l’ensemble Le Balcon à l’Athénée. filmées (Dracula de Pierre Henry et La Métamorphose de Michaël Levinas) et un joyeux gala (le 30 mars) autour de Gérard Grisey (Manifestations pour orchestre de débutants) et Terry Riley (l’hypnotique In C). Jean-Guillaume Lebrun Athénée Théâtre Louis-Jouvet, place de l’Opéra-Louis-Jouvet, 75009 Paris. Du 15 au 30 mars. Tél. 01 53 05 19 19. Guillaume de Sardes
Pascal Gallois/Ciné-concert Fritz Lang Un appel à l’Europe culturelle Le musicien Pascal Gallois invite en ces temps pré-électoraux à une mobilisation des esprits pour rappeler que l’Europe est d’abord une civilisation des arts, de la culture et de la création musicale. Son premier événement, proposé en collaboration avec Claude Farge, directeur du Forum des Images, est un ciné-concert exceptionnel autour de la deuxième partie du film Doktor Mabuse de Fritz Lang (1922), Inferno, une pièce sur les hommes de ce temps, dont les images seront accompagnées par la partition composée en 1993 par l’allemand Michael Obst (né en 1955). Pascal Gallois sera à la tête de l’ensemble Tempus Konnex de Leipzig. Dialogue et ouverture Le point de vue de Claude Farge, directeur général du Forum des Images. Quel sens donnez-vous à ce projet en collaboration avec Pascal Gallois, autour de la place de la culture dans le débat européen ? Claude Farge  : Il ne peut y avoir de culture sans échanges  : échanges entre des individus, entre des institutions, entre des pays... La Culture, avec un grandC, prospère lorsqu’elle parvient à faire s’entrechoquer différentes cultures sans leur faire perdre leur singularité. Alors que la tentation est grande de monter des palissades entre nos pays, mettant à mal l’idéal européen, il nous paraît important d’incarner cette richesse en faisant dialoguer de concert des artistes de cultures et horizons différents. Ce Entretien/Pascal Gallois Prendre l’initiative Bassoniste mondialement respecté associé à la création de nombreuses partitions contemporaines de référence (Berio, Boulez, Kurtag, etc.), ex-soliste de l’Ensemble Intercontemporain, Pascal Gallois est aussi chef d’orchestre et pédagogue. Il dirige le Conservatoire Mozart à Paris situé au Forum des Halles et le Festival « Les Musicales de Quiberon ». Musicien et citoyen, il souhaite réinstaller la culture comme grand sujet européen. Quel sens souhaitez-vous donner à cet événement ? Pascal Gallois  : En mai 2019 les élections européennes dessineront la nouvelle géographie politique de notre continent. L’identité a toujours au cœur les passions des peuples qui font l’Europe, pour de bonnes et mauvaises raisons. L’identité invisible, qui donne à l’Europe sa richesse infinie, c’est bien évidemment la culture. La culture est le sens, le liant, le commun aux européens depuis des siècles. La philosophie, la littérature, les arts plastiques, le théâtre, l’opéra, le cinéma, la musique... Européens, ils l’étaient bien avant le marché commun et la Champions League  : Lully, Bach, Vivaldi, Beethoven, Chopin, Liszt, Mozart, Berlioz, Berg, Schoenberg et bien d’autres. Vienne, Munich, Versailles, Paris, Londres, Amsterdam, Bruxelles, Venise… les ont accueillis. Aujourd’hui Olga Neuwirth, Salvatore Sciarrino, Raphael Cendo, Isabel Mundry, Luis de Pablo, George Benjamin, Pascal Dusapin… perpétuent l’histoire infinie de la musique européenne. Pourquoi devrions-nous les exclure de cette géographie politique, et donc culturelle, de l’Europe de demain ? écoutons-les, découvrons leurs parcours, leurs influences. Ils composent la musique européenne d’aujourd’hui, de demain, et pour l’éternité. Pour participer à cette réflexion, je propose deux événements en mars et mai. Le premier sera consacré à la rencontre entre Fritz Lang et le compositeur Michael Obst. Pourquoi ce choix ? P.G.  : J’ai choisi ce film parce qu’il illustre bien l’Europe culturelle. D’une part la biographie personnelle de Fritz Lang, austrohongrois puis allemand, né de mère juive et qui deviendra catholique. Il vivra à Vienne, Munich, Bruges, Berlin, Paris et Saint- Germain-en Laye, où il intègre l’atelier de Maurice Denis. D’autre part, l’histoire personnelle de Michael Obst est tout aussi marquée par l’Europe  : né en 1955 à Francfort, il enseigne la composition à Weimar après avoir séjourné à Cologne, avoir fondé l’Ensemble Modern et travaillé avec Stockhausen. Il passe par Gand, Stockholm, Bourges et Paris, avec l’IRCAM, où il compose la musique du film de Fritz Lang. L’Ensemble Intercontemporain créé par « Il ne peut y avoir de culture sans échanges. » Philippe Gontier Pascal Gallois. Boulez à Paris a été le modèle de l’Ensemble Modern en Allemagne, de même que l’IRCAM a suscité la venue de nombreux compositeurs allemands à Paris. Fantômas de Louis Feuillade en France a exercé une influence sur le personnage du Dr Mabuse de Fritz Lang en Allemagne. Tous ces échanges artistiques et culturels européens, notamment entre la France et l’Allemagne, m’ont guidé dans le choix de ce premier volet de ciné-concerts. Quelle est cette partition que vous allez diriger ? Pourquoi avez-vous choisi d’inviter l’ensemble Tempus Konnex ? P.G.  : La partition, que j’ai eu la chance de créer en 1993 en tant qu'interprète, était une commande du Festival d’Automne pour l’Ensemble Intercontemporain et l’IRCAM. L’ensemble de musiciens jouera sous ma direction, nous dialoguerons avec le film partenariat symbolise concrètement cet enrichissement salutaire entre acteurs culturels, même si l’un se dédie à la musique et l’autre à l’image. Ce qui est vrai à l’échelle européenne doit l’être aussi au niveau local. Comment s’inscrit cet événement dans le projet général du Forum des Images ? C. F.  : Le Forum des images s’est toujours intéressé à toutes les formes d’images – cinématographiques, bien entendu, mais aussi les nouvelles formes de narration numérique, et bientôt le jeu-vidéo et la BD – pour interroger notre monde et créer des passerelles entre les cultures. Avec l’ouverture de notre école gratuite de la création numérique, TUMO Paris, destinée aux jeunes de 12 à 18 ans, il nous a semblé plus important que jamais de porter ce discours citoyen et européen, notamment à destination des jeunes générations. Tempus Konnex, éclaireur de l’avant-garde Fondé à Leipzig en 2014, l’ensemble Tempus Konnex illustre le dynamisme de la scène musicale contemporaine dans l’espace germanique. Ensemble de solistes au service d’une musique de recherche, il se donne pour mission d’articuler l’interprétation des œuvres et les discours esthétique, historique et technique qui les sous-tendent. Animé par la directrice artistique JiYoun Doo et le philosophe Thomas Dworschak, il s’inscrit dans une tendance qui cherche à dépasser le moment du concert, pour donner plus de sens à une création contemporaine sans frontière, de l’Europe à l’Asie et à aux Amériques. Jean-Guillaume Lebrun de Fritz Lang et également avec des sons électro-acoustiques que je déclencherai tout en dirigeant. L’ensemble Tempus Konnex est un jeune ensemble de Leipzig, créé en 2014, réunissant des musiciens mais aussi des créateurs d’autres horizons tous engagés pour la musique de notre temps. Et puis Leipzig, ville de Jean-Sébastien Bach, est aussi la cité culturelle où, en 1989, le mouvement de transition démocratique du peuple de la RDA, et la mobilisation des musiciens autour de Kurt Masur, alors à la tête du Gewandhaus, ont été à l’origine de la réunification. Cet événement prendra place au Forum des Images. P.G.  : Le Forum des Images situé sous la Canopée et le jardin « L’identité invisible, qui donne à l’Europe sa richesse infinie, c’est bien évidemment la culture. » des Halles est un lieu vivant, jeune, actuellement en pleine mutation. La grande salle de cet équipement comporte une excellente acoustique grâce à la disposition des gradins comme dans un Théâtre grec antique, et une visibilité parfaite pour tous les spectateurs. Cette initiative originale est proposée par le Festival « Les Musicales de Quiberon », pour quelle raison ? P.G.  : En 2015, j’ai fondé ce Festival dont l’ADN est de présenter au public la relation des grands classiques avec les contemporains. Nous sommes actuellement dans notre 5 e année et nous avions à cœur de partager à Paris cette relation entre tradition et modernité, pour l’étendre au cinéma, à la musique et à l’Europe. Propos recueillis par Jean Lukas Doktor Mabuse, der Spieler Le film mythique de Fritz Lang (1922) est projeté dans une version restaurée, accompagnée par une magnifique partition de Michael Obst. Par leur rythme propre, les chefs-d’œuvre du cinéma muet fascinent les compositeurs en les renvoyant à des questionnements essentiels. Musicien remarqué pour le raffinement de ses timbres et son indéniable sens de la temporalité, l’allemand Michael Obst (né en 1955) livre entre 1991 et 1993 une magistrale interprétation des 4h30 de Docteur Mabuse, le joueur, qui s’allie à la subtilité du montage et à la richesse des atmosphères. Pour la deuxième partie du film (Inferno), Michael Obst fait appel à un ensemble de 19 musiciens et aux moyens électroniques de l’Ircam, en multipliant les combinaisons instrumentales. Jean-Guillaume Lebrun Propos recueillis par Jean-Luc Caradec Forum des images. Forum des Halles, 2 rue du Cinéma, 75001 Paris. Mercredi 20 mars à 20h. Tél. 01 44 76 63 00. Places  : 8 à 12 € . Réservation sur place et www.forumdesimages.fr focus 53 la terrasse 274 mars 2019



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 1La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 2-3La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 4-5La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 6-7La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 8-9La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 10-11La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 12-13La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 14-15La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 16-17La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 18-19La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 20-21La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 22-23La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 24-25La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 26-27La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 28-29La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 30-31La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 32-33La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 34-35La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 36-37La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 38-39La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 40-41La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 42-43La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 44-45La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 46-47La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 48-49La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 50-51La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 52-53La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 54-55La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 56-57La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 58-59La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 60-61La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 62-63La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 64-65La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 66-67La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 68-69La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 70-71La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 72-73La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 74-75La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 76-77La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 78-79La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 80-81La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 82-83La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 84-85La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 86-87La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 88