La Terrasse n°274 mars 2019
La Terrasse n°274 mars 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°274 de mars 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 88

  • Taille du fichier PDF : 18,8 Mo

  • Dans ce numéro : visages de la danse 2019.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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classique/opéra 48 la terrasse 274 mars 2019 l'T2G - THEATRE DE GENNEVILLIERS/MUSIQUE CONTEMPORAINE Bernard Cavanna et la violoniste Noëmi Schindler Le compositeur français Bernard Cavanna, né en 1951, réunit au même programme ses deux Concertos pour violon, dont le nouveau « Scordatura », joué en création mondiale. Bernard Cavanna, avec ses interprètes, la violoniste Noëmi Schindler et le chef d’orchestre Arie Van Beek. Avec ses complices de l’Orchestre de Picardie dirigé par Arie Van Beek, et sa soliste fétiche la violoniste Noëmi Schindler, Bernard Cavanna rapproche ses deux concertos pour violon, composés à vingt ans d’écart. Ils convoquent selon lui deux mondes qui s’opposent, alors qu’aujourd’hui s’annonce « un changement de civilisation ». « Le premier concerto était inscrit dans une pensée plus classique. La partie de violon solo du nouveau concerto nécessitera quatre violons accordés avec une scordature spécifique. Des systèmes qui ouvrent des espaces étonnants, offrent des perspectives nouvelles... Il s’agit d’un « violon abîmé », presque cassé, meurtri, comme si on avait retrouvé dans un grenier un instrument oublié dans sa boîte depuis plus de cent ans ! » explique Cavanna. Un concert important éclairant aussi le lien fusionnel qui peut parfois exister entre un compositeur et son interprète  : « Mon écriture pour le violon est quasi consubstantielle au jeu de Noëmi ! Le son du violon que j’imagine est forcément celui que je pressens de son jeu. Il y a une compréhension immédiate, une telle intimité entre son jeu et ce que je lui propose que je me demande si ce n’est pas elle qui écrit ! », confie le compositeur. En ouverture de programme  : les 9 solos pour violon(s) et ensemble à cordes du jeune compositeur argentin Tomás Bordalejo. Jean Lukas T2G - Théâtre de Gennevilliers, 41 av. des Grésillons, 92230 Gennevilliers. Mardi 12 mars 2019 à 20h. Tél. 01 41 32 26 26 RADIO-FRANCE/ORATORIO/Emmanuel Krivine ET l’Orchestre National de France Le chef français dirige Brahms Emmanuel Krivine s’empare à nouveau et différemment d’Un Requiem allemand de Brahms. Le directeur musical de l’Orchestre National de France prend l’habitude de remettre sur le métier, au podium de cette formation dont il a pris les commandes en 2017, des partitions qu’il a abordées de manière marquante avec son propre ensemble, La Chambre Philharmonique. Ce fut le cas avec les Symphonies de Brahms, dont l’intégrale a commencé en début de saison et se poursuit ce printemps, et cela se produit à nouveau aujourd’hui, toujours avec Brahms, avec Un requiem allemand, abordé il y a tout juste trois ans à la Philharmonie. Une nouvelle approche se D. R. La soprano Regula Mühlemann. profile, prenant probablement quelque distance avec l’interprétation résolument intimiste et dépouillée qui prévalait à la tête de la Chambre Philharmonique et du chœur de chambre Les Eléments. Avec en solistes Regula Mühlemann(soprano) et Rudolf Rosen (baryton), qui était déjà sur scène en 2016, et le Chœur de Radio France (Martina Batič, chef de chœur). Jean Lukas Auditorium de Radio France, maison de la Radio, 116 av. du Président-Kennedy, 75016 Paris. Jeudi 14 mars à 20h. Tél. 01 56 40 15 16. POISSY/PIANO/Jean-François Zygel Mendelssohn comme terrain d’improvisation Jean-François Zygel présente au Théâtre de Poissy un programme entièrement dédié à Felix Mendelssohn. Jean-François Zygel, passeur de musiques. L’improvisation semble être devenue l’activité musicale la plus épanouissante pour ce musicien généreux et complet (il est aussi un remarquable compositeur) devenu star du petit écran. Seul face à son piano, il aime convoquer les grands compositeurs pour se jouer de leur musique, la servir et s’en servir pour vagabonder en toute liberté. Son prochain programme se consacre à Felix Mendelssohn, qui fut lui aussi, en son temps, un musicien engagé pour faire connaître et aimer la musique des autres, particulièrement celle de Bach. Et lui aussi un grand improvisateur, à l’orgue en particulier… « Je chiperai à Mendelssohn ses meilleurs thèmes pour célébrer le printemps retrouvé » promet Zygel. « Pour moi, Mendelssohn, c’est le Prince des romantiques, élégant, lumineux, visionnaire. Aussi bon à l’alto qu’au piano, à l’orgue qu’à la direction d’orchestre, en peinture qu’en natation, en escrime ou en philosophie. Grand improvisateur aussi, mais très énervé quand le public lui demandait d’improviser sur une chanson ou un air à la mode ! Il finira par décider qu’il n’improviserait plus au piano, mais uniquement à l’orgue, libre à la tribune de choisir ses thèmes, de préférence des chorals luthériens » rappelle-t-il. Jean Lukas Théâtre de Poissy, place de la République, 78300 Poissy. Vendredi 15 mars à 20h30. Tél. 01 39 22 55 92. La Terrasse, premier média arts vivants en France Denis Rouvre Henning Ross/Sony Classical
F. Souloy, Manu Theobald/Ernst von Siemens Music Foundation, Karel Steiner, Anka, Vahan Mardirossian,C. Daguet/Henry Lemoine 20 e Grand Prix Lycéen des Compositeurs Unique en son genre, le Grand Prix Lycéen des Compositeurs donne des visages à la création contemporaine. Un pari gagnant pour tous  : un aiguillon de curiosité pour les élèves, une autre écoute pour les compositeurs, le plaisir de travailler sur une matière vive pour les enseignants. Leur travail exceptionnel depuis près de vingt ans est désormais pleinement soutenu par le ministère de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse, qui a rejoint Musique Nouvelle en Liberté dans cette aventure. Six figures, six mondes À travers les six compositeurs en lice, c’est un panorama de la création contemporaine qui est offert à la curiosité et au vote des lycéens. La musique n’est jamais une réponse uniforme au désir de création, les compositeurs ont toujours fait feu de tout bois – quitte à explorer quelque forêt lointaine – pour faire entendre leur propre musique. Diversité des formes, des formats, des rythmes, des couleurs  : le compositeur se doit d’être libre et se défier des styles hégémoniques. Miroir de la création musicale, la sélection d’œuvres concourant pour le Grand Prix Lycéen des Compositeurs se déploie du solo au grand orchestre, de l’intime Entretien/Estelle Lowry Un travail de longue haleine Estelle Lowry, déléguée générale de Musique Nouvelle en Liberté, accorde une attention considérable au Grand Prix. Quelle place occupe le GPLC dans l’activité de Musique Nouvelle en Liberté ? Estelle Lowry  : Le GPLC, c’est 13% du budget total de Musique Nouvelle en Liberté et environ 20% du travail de l’équipe permanente lui est consacré. C’est un travail de longue haleine, depuis la veille sur la production discographique jusqu’à l’organisation de la Journée nationale en passant par l’engagement des compositeurs et les échanges avec les enseignants et les établissements scolaires. Le GPLC est une importante vitrine de notre activité, un moment qui rend visible notre mission  : faire connaître les compositeurs et la musique Les compositeurs en lice. Entretien/Jean-Michel Blanquer d’aujourd’hui, tant par les institutions que par le grand public. Comment le GPLC change-t-il le rapport des jeunes à la musique d’aujourd’hui ? E.L.  : Il est toujours délicat de savoir précisément l’impact que le GPLC a sur les élèves. Ce qui ressort, c’est que les rencontres avec les compositeurs peuvent être marquantes et que, pour beaucoup, la Journée nationale est l’occasion de découvrir l’orchestre symphonique. Nous avons commencé à ouvrir progressivement le GPLC à des élèves de filières différentes, qui ne préparent pas l’option à l’exubérant. Jules Matton, le plus jeune des candidats (31 ans), assume regarder vers une forme ancienne (le trio) pour y déverser un lyrisme à mi-chemin du post-romantisme russe et du minimalisme états-unien. Gérard Pesson (né en 1958) est sans doute le plus chevronné des six ; déjà candidat par deux fois au GPLC (en 2003 et 2010), il a récemment reçu le Prix du Président de la République de l’Académie Charles Cros. Sa Carmagnole virtuose et inventive regarde aussi vers le passé, mais pour en Les élèves au cœur de la création musicale Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, souhaite développer la place de la musique dans la formation des élèves. Quel regard portez-vous sur le Grand Prix Lycéen des Compositeurs ? Jean-Michel Blanquer  : La musique est une dimension essentielle de la culture ; elle nous porte et nous transmet une énergie vitale. Je vois dans ce prix une formidable occasion pour les lycéens d’être au cœur de la création musicale en découvrant les talents de compositeurs au niveau national puisque 22 académies s’associent à ce prix. Ce magnifique prix leur montre aussi que le patrimoine musical s’enrichit sans cesse de nouvelles compositions. Cet événement s’inscrit pleinement dans le cadre du plan que nous avons mis en œuvre avec le ministère de la Culture et qui vise à permettre aux enfants de bénéficier d’un parcours d’éducation artistique de qualité. En quoi cette initiative vous paraît-elle une expérience inspirante ? J.-M. B.  : Pour la première fois, en 2018, le prix s’est ouvert à d’autres lycées que ceux proposant spécifiquement un enseignement musical. Je m’en félicite car c’est l’occasion pour certains élèves d’exprimer pour la première fois leur vocation artistique. Ce projet inspire aussi par les valeurs qu’il transmet, celles de la recherche du beau alliée à l’exigence de la technique. Les connaissances que les élèves acquièrent en participant à ce prix vont audelà de l’expérience musicale ; elles leur permettent d’approfondir ce que j’appellerais leurs humanités artistiques. Quelle place aimeriez-vous donner à la musique dans le temps scolaire ? Philippe Devernay/MEN. D. R. Estelle Lowry. « Un moment qui rend visible notre mission  : faire connaître les compositeurs et la musique d’aujourd’hui. » capter tout l’esprit en un clin d’œil. Toujours au jeu du regard de biais, Kryštof Mařatka (né en 1972) convoque quant à lui des instruments traditionnels tchèques et moraves dans Báchorky. Miroir de la création Avec les cinq mouvements dramatiques pour grand orchestre de Introduction à Iðavöllr, David Hudry (né en 1972) se plonge dans les épopées nordiques, à la suite de Wagner ou Sibelius mais avec une écriture qui tient compte des recherches sonores du xx e siècle. Patrick Burgan (né en 1960) s’en tient au chœur a cappella pour mettre en musique, dans Les Spirituelles, onze femmes poètes de la Grèce ancienne à nos jours, servies par une écriture pleine d’émotion et de mystère. Et puisqu’il est question des femmes – et au moment où le Centre de documentation de la musique contemporaine et les éditions MF publient l’ouvrage collectif Compositrices, l’égalité en acte –, on soulignera la présence dans la sélection de la Suite pour violoncelle de Florentine Mulsant (née en 1962). À ce jour, cinq compositrices ont participé au GPLC (dont Florentine Mulsant en 2008) ; deux l’ont remporté  : Sophie Lacaze en 2009 et Kaija Saariaho en 2013. Jean-Guillaume Lebrun Jean-Michel Blanquer. « Cet événement vise à permettre aux enfants de bénéficier d’un parcours d’éducation artistique de qualité. » musique. Cela nous confronte à une autre curiosité et doit nous amener à faire évoluer nos outils pédagogiques. Comment, après vingt éditions, le GPLC peut-il se renouveler ? E.L.  : D’abord, nous devons continuer à développer notre présence à l’échelle de tout le territoire. Cette année, ce sont 98 lycées qui participent au GPLC et nous organisons 65 rencontres avec les compositeurs. La Journée nationale au cours de laquelle est dévoilé le lauréat reste un moment fort, le point final de toute une année de travail. Jusqu’à maintenant, les institutions culturelles parisiennes nous avaient toujours accueillis, mais dès l’an prochain l’événement sera décentralisé. Toujours en 2020, nous organiserons notre première Journée régionale de rencontres, à laquelle participeront les six compositeurs en lice et les lycées de la région Hauts-de-France, qui ont toujours été très présents dans l’histoire du GPLC. Propos recueillis par Jean-Guillaume Lebrun Tous en scène à Radio France ! La Journée nationale réunit les six compositeurs en lice, des lycéens, leurs professeurs, et l’Orchestre National de France. C’est le jour où sera dévoilé le nom du lauréat. Un passage de témoin marqué aussi par la création pour orchestre de Jean-Baptiste Robin, récompensé l’an dernier. Après une matinée de débat, les lycéens auront la primeur de cette œuvre commandée par Musique Nouvelle en Liberté, qui sera redonnée le soir en ouverture d’un concert dirigé par l’excellente Marin Alsop, où figurent également le Concerto pour violon n°1 de Bruch (avec Kristof Barati) et la Symphonie « Léningrad » de Chostakovitch. Jean-Guillaume Lebrun Auditorium de la Maison de la Radio, jeudi 4 avril. J.-M. B.  : Avec le ministre de la Culture, nous souhaitons donner à la pratique musicale et vocale une place essentielle dans la formation des élèves. Chanter ensemble procure confiance en soi, confiance en l’autre et crée une sérénité propice aux apprentissages. En septembre 2017, nous avons inauguré la nouvelle année scolaire en musique avec la « Rentrée en musique ». Chaque année, ce rendez-vous marque notre ambition pour la musique. Avec le « Plan chorale », nous sommes en train d’installer une chorale dans chaque école primaire et dans chaque collège. Ainsi, tous les enfants seront initiés à la musique et, s’ils le souhaitent, pourront approfondir ce grand bonheur de l’existence qu’est la musique. Propos recueillis par Jean-Luc Caradec Grand Prix lycéen des compositeurs, organisé par Musique nouvelle en liberté www.gplc.musiquenouvelleenliberte.org/edition/2019/focus 49 la terrasse 274 mars 2019



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