La Terrasse n°274 mars 2019
La Terrasse n°274 mars 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°274 de mars 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 88

  • Taille du fichier PDF : 18,8 Mo

  • Dans ce numéro : visages de la danse 2019.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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focus 44 la terrasse 274 mars 2019 Le Festival de Saint Denis  : un festival d’exception, prestigieux et populaire Du 3 juin au 3 juillet 2019, l’édition 2019 du Festival de Saint-Denis, aux portes de Paris, reste fidèle aux principes fondateurs de sa programmation  : grandes signatures de la direction d’orchestre dans la Basilique, créations inclassables, concerts Métis sur le territoire de Plaine Commune, soutiens aux jeunes musiciens et actions de sensibilisation. Un festival prestigieux et défricheur, abrité par une basilique millénaire et passionné par la conquête de nouveaux publics. De la basilique au territoire, un savoir-faire tourné vers l’avenir Rencontre avec Nathalie Rappaport, directrice du Festival de Saint-Denis. Après deux éditions marquées par la célébration de l’anniversaire des 50 ans du Festival, quelle est la couleur particulière de cette édition 2019 ? Nathalie Rappaport  : Après la fête musicale de l’an dernier et la présence de grands chefs comme Esa-Pekka Salonen et Valery Gergiev qui ont marqué l’histoire du Festival, l’édition 2019 accueillera Mirga Grazinyte-Tyla, Sir Antonio Pappano ou encore Alexandre Bloch qui dirigent pour la première fois au Festival. C’est une manière de regarder vers l’avenir comme le Festival l’a toujours fait ! De grands chefs « historiques » comme Myung Whun Chung et Sir John Eliot Gardiner, très attendus par notre public pour leurs concerts toujours exceptionnels dans la Basilique, sont également présents. Métis dans les villes Festival dans le festival, Métis chemine sur le territoire de Plaine Commune, pour défricher des terrains musicaux souvent inédits. La bandonéoniste Louise Jallu et l’accordéoniste Félicien Brut. La programmation se choisit cette année comme emblème l’accordéon, instrument franco-français croit-on, mais en réalité instrument du monde par excellence, pratiqué avec passion sous toutes les latitudes, de la Russie, l’Italie ou la Chine à l’Argentine où il se mue en bandonéon. Le casting met à l’honneur de nouvelles figures de l’instrument  : Félicien Brut, Ambre Vuillermoz, Louise Jallu (bandonéon), Pierre Cussac, Daniel Troman au sein du trio Les Tromano, et enfin, la nouvelle star du jazz européen Vincent Peirani en personne. Autre temps fort de Métis 2019, le concert de l’Orchestre Démos (de très jeunes musiciens) dans la Basilique le 15 juin. Jean-Luc Caradec Du 14 mai au 18 juin dans les villes de Plaine Commune  : Pierrefitte, Stains, épinaysur-Seine, Villetaneuse, la Courneuve, Aubervilliers, Saint-Ouen et L’Île-Saint- Denis… Sophie-Steinberger – Manuel Braun Mahler  : Résurrection L’Orchestre philharmonique de Radio France retrouve Myung-Whun Chung, son ancien directeur musical, dans la Deuxième Symphonie de Mahler. Myung-Whun Chung. Les quinze années de vie commune du chef coréen et de l’orchestre parisien avaient commencé, en 2000, sous les auspices de Gustav Mahler. L’amour du chef pour la musique du symphoniste autrichien ne s’est ensuite jamais démenti, avec notamment une intégrale qui fit escale, pour la gigantesque et faustienne Huitième Symphonie, en la Basilique Saint-Denis. Invité à ouvrir cette édition 2019 du festival à la tête de l’orchestre dont il est désormais directeur musical honoraire, il interprète la Deuxième Symphonie « Résurrection », audacieux geste symphonique avec solistes et chœur. Jean-Guillaume Lebrun Basilique de Saint-Denis. Les 3 et 4 juin à 20h30. « Notre politique de sensibilisation est un enjeu essentiel. » Christophe Fillieule/Festival de Saint-Denis 2014 Christophe Fillieule Giovanna d’Arco Joyce DiDonato interprète Jeanne d’Arc sous la direction d’Antonio Pappano. Antonio Pappano. De la cantate pour voix seule avec piano Giovanna d’Arco de Rossini (1832), Salvatore Sciarrino a composé une version orchestrale en 1989. C’est cette transcription qui est donnée à la Basilique de Saint-Denis. On y retrouve les couleurs et les façons typiquement rossiniennes dans lesquelles Sciarrino s’est fondu à dessein. La mezzo Joyce DiDonato, spécialiste de Rossini, endossera le rôle de Jeanne d’Arc dans cette partition d’une grande puissance lyrique. Sous la conduite d’Antonio Pappano, l’Orchestre de l’Accademia di Santa Cecilia de Rome fait sa première incursion à Saint-Denis où il jouera également l’ouverture de Siège de Corinthe de Rossini et la Sérénade n°1 de Brahms. Isabelle Stibbe Basilique de Saint-Denis. Le 7 juin à 20h30. Vous accordez une attention particulière à la découverte, au soutien et à la mise en valeur des jeunes talents… N. R.  : Accompagner les nouvelles générations de musiciens, chefs ou solistes, me semble une évidence pour que le Festival de Saint-Denis poursuive sa route et reste une manifestation profondément vivante. C’est une tradition du Festival et de son volet Métis que je prolonge avec grand plaisir tant les talents sont nombreux dans la jeune génération. Pour nos musiques dites savantes, de patrimoine, c’est également une manière de s’adresser aux nouvelles générations de spectateurs d’autant que ces jeunes musiciens ont développé un vrai savoir-faire pour aller au-devant du public lors des concerts et sur les réseaux sociaux. Parlez-nous des actions menées par le Festival parallèlement aux grands concerts ? N. R.  : Depuis plus de 25 ans, le Festival de Saint-Denis propose tout au long de l’année des projets éducatifs et culturels en milieu scolaire et associatif. Nous avons sans doute été l’une des premières structures culturelles à les initier. Je suis particulièrement attentive à ce que les jeunes ensembles que nous programmons au Festival soient les premiers relais de nos actions de sensibilisation. Ils sont passionnés, talentueux, et par leur jeunesse, encore proches de leurs jeunes interlocuteurs. Sur un territoire dont plus de 40% de la population a moins de 30 ans et plus de 20% moins de 15 ans, notre politique de sensibilisation est un enjeu essentiel. Nous avons une responsabilité envers cette jeunesse, celle de leur faire partager notre patrimoine musical commun. Cette année ce sont donc l’ensemble Le Balcon (dir Maxime Pascal), la Chapelle Harmonique (dir Valentin Tournet) et La Tempête (dir Simon-Pierre Bestion) qui jouent les ambassadeurs de la musique classique pour le Festival. Propos recueillis par Jean-Luc Caradec Musacchio & Ianniello licensed Orgue nouveau À 25 ans, Quentin Guérillot est devenu l’an dernier le nouvel organiste titulaire de la Basilique Saint-Denis. Quentin Guérillot. Il est toujours difficile de succéder à un monstre sacré. Pour prendre la relève de Pierre Pincemaille, décédé l’an dernier après plus de trente ans passés à la tribune de la Basilique, Quentin Guérillot dispose cependant d’un atout de taille  : ancien élève du maître disparu, il l’avait souvent côtoyé à l’orgue de chœur et avait souvent tenu, à sa demande, les grandes orgues pour accompagner l’office. Cet instrument, le premier des orgues construits par Aristide Cavaillé-Coll et probablement l’un des plus beaux de France, est désormais le sien. Le festival lui donne cette année carte blanche. Jean-Guillaume Lebrun Basilique de Saint-Denis. Le 12 juin à 20h30. D. R.
Matthew Welch Harald HoffmannDG – Lars Borges Mother En compagnie de sa sœur Martha, le chanteur Rufus Wainwright crée pour la basilique une œuvre dédiée à sa mère. Rufus Wainwright. Sous le nom de Mother, le chanteur convie sa sœur Martha, elle aussi chanteuse, à fouler avec lui cette scène atypique. Pour ces deux enfants de la balle, nés d’un couple de musiciens folk, Loudon Wainwright III et Kate McGarrigle, ce concert prendra la forme de retrouvailles et d’une célébration de leur mère, disparue en 2010, qui formait avec sa sœur Anna un des tandems fameux de la musique québécoise. Un moment de touchantes émotions familiales. Jean-Luc Caradec Basilique de Saint-Denis. Le 14 juin 20h30. à la Légion d’Honneur La série de musique de chambre se décline cette année en cinq concerts exceptionnels. Seong-Jin Cho et Sheku Kanneh-Mason. Le jeune pianiste coréen Seong-Jin Cho, Premier Prix du Concours Chopin de Varsovie, ouvre la fête le 16 juin dans des œuvres de Brahms, Schubert et Liszt. Le légendaire Mahler Chamber Orchestra, nouveau compagnon de route du festival, prendra la suite en formule chambriste dans un programme partagé entre Wagner et Mahler (le 22 juin). Tout juste une semaine plus tard (le 29), la phénoménale violoncelliste américaine Alisa Weilerstein se présentera seule en scène pour gravir l’Himalaya du répertoire que sont les Suites pour violoncelle de Bach (le 29). Deux tandems juvéniles seront enfin à l’affiche  : la violoniste Raphaëlle Moreau et le pianiste Selim Mzarai associés dans Mozart, Beethoven, Debussy et Tchaikovski (le 23 juin) et le violoncelliste britannique de 20 ans Sheku Kanneh-Mason, rendu célèbre par sa prestation lors du mariage du Prince Harry et de Meghan Markle, accompagné par sa soeur Isata Kanneh-Mason au piano, dans Beethoven, Debussy, Fauré et Mendelssohn (le 30). Jean Lukas Légion d’Honneur. Du 16 au 30 juin. Prophète(s) Un voyage à travers les siècles et les langues pour explorer en musique les figures des prophètes. À la tête de son ensemble La Tempête, le chef de chœur et d’orchestre Simon-Pierre Bestion, Christophe Fillieule/Festival de Saint-Denis 2017 Jean-François Leclercq -Virgin Classics Ugo Ponte ONL Simon-Pierre Bestion. qui a enregistré l’an dernier l’album Larmes de résurrection autour d’œuvres des luthériens Heinrich Schütz et JohannHermannSchein, livre avec le chanteur libanais Georges Abdallah sa nouvelle création inspirée par l’image des prophètes. Si le Moyen-Orient est au cœur de ce programme, le concert croise chants sacrés chrétiens, musulmans et juifs séfarades mais aussi des chœurs composés par Brahms, Rachmaninov, Arvo Pärt et Machaut. Une fresque vocale colorée et magnifiée par l’acoustique de la Basilique. Isabelle Stibbe Basilique de Saint-Denis. Le 18 juin à 20h30. Cinéma Grand habitué du Festival de Saint-Denis, Renaud Capuçon fait son cinéma dans la Basilique ! Renaud Capuçon. Cela fait déjà 20 ans que Renaud Capuçon participe au Festival de Saint-Denis où il a créé ce rendez-vous intitulé « Cinéma ». Le violoniste virtuose y partage avec le public sa passion pour les musiques de films, une passion qui a donné lieu à un album spécifique chez Erato en 2018. Avec l’Orchestre national d’Île-de-France sous la direction de Pierre Bleuse, il fait revivre les musiques de Nino Rota, John Williams, Georges Delerue, Alexandre Desplat. Une façon de montrer aussi qu’il existe une grande tradition française de musique de films, même si elle est endeuillée avec la mort de Michel Legrand. Heureusement, les œuvres sont éternelles. Isabelle Stibbe Basilique de Saint-Denis. Le 20 juin à 20h30. Mahler  : Cinquième Symphonie Alexandre Bloch, jeune chef de l’Orchestre national de Lille, est un spécialiste de Mahler. Alexandre Bloch. Après trois symphonies vocales, symphonies-mondes où solistes et chœurs chantent la mort et la résurrection, la vie terrestre ou Ben Ealovega la vie céleste, Mahler revient en 1901 à une écriture orchestrale sans qu’elle en perde, bien au contraire, son caractère dramatique, tour à tour tragique, tumultueuse ou rêveuse (le fameux adagietto pour cordes). Alexandre Bloch, qui s’est lancé dans une intégrale des symphonies de Mahler, présente dans la Basilique la Cinquième et des extraits des Kindertotenlieder, interprétés avec le baryton Benjamin Appl. Jean-Guillaume Lebrun Basilique de Saint-Denis. Le 25 juin à 20h30. A Child of our Time La cheffe Mirga Gražinytė-Tyla dirige l’Orchestre national de France dans le poignant oratorio de Michael Tippett. Mirga Gražinytė-Tyla. Si les femmes cheffes d’orchestre sont encore trop peu nombreuses, elles effectuent aujourd’hui une belle percée à la tête de phalanges de haut niveau. Témoin la Lituannienne Mirga Gražinytė-Tyla qui, à 31 ans, dirige l’Orchestre de la ville de Birminghan, rendu fameux par Simon Rattle. C’est précisément dans un programme britannique qu’elle nous emmène avec l’Orchestre national de France et le Chœur de Radio France en interprétant A Child of Our Time de Michael Tippett. Un oratorio composé en 1941 en réaction à la Nuit de cristal. Influences de Bach (les Passions) et de Haendel (Le Messie), emprunts au jazz et aux negro spirituals font de cette partition une œuvre magistrale, ici interprétée notamment par la grande Felicity Palmer. Isabelle Stibbe Basilique de Saint-Denis. Le 27 juin à 20h30. Gregory Porter Quelle est la dernière grande voix masculine majeure du jazz à s’être fait remarquer à l’échelle mondiale ? Gregory Porter. Élevé par une mère seule, pasteure de sa communauté dans une petite ville de Californie, Porter s’est d’abord essayé dans les domaines du sport et de la comédie avant de se découvrir, sur le tard, de véritables Sous l’aile protectrice des aînés, le Festival de Saint-Denis est attaché à la mise en valeur de jeunes talents. Dans la série de récitals chambristes à la Légion d’Honneur, il sont solistes comme le pianiste Seong-Jin Cho, la mezzo Eva Zaïcik, la violoniste Raphaëlle Moreau, le pianiste Sélim Mazari, le violoncelliste Sheku Kanneh-Mason… Dans la série Métis, ils sont la trompettiste Lucienne Renaudin-Vary, les accordéonistes Félicien Brut et Ambre Vuillermoz, la bandoneoniste Louise Jallu ou la violoniste Fiona Mombet. Dans la Basilique même, le jeune organiste Quentin Guérillot est aux commenades. Cette passion pour les jeunes talents s’exprime aussi à travers l’accueil déterminant d’ensembles émergents, hier Le Balcon, aujourd’hui La Tempête de Simon-Pierre Bestion, le 18 juin à la Basilique, Erik-Humphery Christophe Fillieule/Festival de Saint-Denis 2017 Philippe Jolivel - Banque de France Gregory Porter. talents de chanteur. Baignant dans l’univers du gospel depuis sa tendre enfance, il est également marqué par l’influence de la soul music et n’hésite pas à dire que Nat King Cole lui servit de père putatif imaginaire (il lui a rendu hommage dernièrement sur disque). Le colosse à la voix veloutée et au timbre profond fait vibrer un siècle de Great Black Music. Vincent Bessières Basilique de Saint-Denis. Le 1er juillet à 20h30. Requiem de Verdi Clôture en apothéose pour la 51 e édition du festival  : John Eliot Gardiner interprète le Requiem de Verdi. John Eliot Gardiner. Jeunes talents La Messa da Requiem, « opéra en tenue d’église » d’une implacable force dramatique, est une œuvre emblématique du festival ; Riccardo Muti ou Myung-Whun Chung l’y ont notamment dirigée ces dernières années. John Eliot Gardiner, toujours fidèle à Saint-Denis, propose une interprétation sur instruments d’époque avec son Orchestre Révolutionnaire et Romantique associé au Monteverdi Choir et à quatre solistes de haute volée (Corinne Winters, Marianna Pizzolato, Charles Castronovo, Ashley Riches). La création de l’œuvre à Milan en 1874 fut un triomphe. Il devrait en être de même à Saint-Denis, un siècle et demi plus tard. Jean-Guillaume Lebrun Basilique de Saint-Denis. Le 3 juillet à 20h30. Festival de Saint-Denis Du 3 juin au 3 juillet 2019 Tél. 01 48 13 06 07 www.festival-saint-denis.com La Chapelle Harmonique. ou La Chapelle Harmonique, le 21 mai dans la série Métis. Des ensembles engagés aussi dans les actions de sensibilisation du Festival. Jean Lukas focus 45 la terrasse 274 mars 2019



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