La Terrasse n°274 mars 2019
La Terrasse n°274 mars 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°274 de mars 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 88

  • Taille du fichier PDF : 18,8 Mo

  • Dans ce numéro : visages de la danse 2019.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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théâtre 40 la terrasse 274 mars 2019 12 > 22 MARS VOYAGE EN ITALIE MONTAIGNE/MICHEL DIDYM AVEC LUC ANTOINE DIQUÉRO, LOÏC GODEC & BRUNO RICCI Dans le voyage, l’âme est disposée « à remarquer les choses inconnues ou nouvelles ». En pleines Guerres de religion, Montaigne traverse l’Europe, il prend du recul, observe avec acuité les choses et les êtres. Les différences, toujours, sont un sujet d’émerveillement. Le spectacle tisse les textes des Essais et du Voyage en Italie et la mise en scène rend compte du mouvement de l’esprit. Une invitation à emprunter les trajets buissonniers explorés par Montaigne, entre expérience du dépaysement et dépaysement de la pensée. Mar, Mer et Ven à 20h - Jeu et Sam à19h LOCATION  : 03 83 37 42 42 Billets en ligne sur WWW.THEATRE-MANUFACTURE.FR Spectacle présenté en partenariat avec CRÉATION Avec le soutien du Conseil Départemental de Meurthe-et-Moselle et de la métropole du Grand Nancy Graph & illus danielmestanza théâtre de La Commune/Conception et mes Marion Siéfert Du SALE ! Pièce d’actualité n°12 Après son très remarqué Grand Sommeil, où elle explore les zones d’ombre de l’enfance, Marion Siéfert crée la 12 e pièce d’actualité de La Commune. Du SALE ! Marion Siéfert rêvait de « rencontrer une femme qui s’impose dans un milieu d’hommes, une femme qui frappe avec ses mots, une femme capable de jouer de ses multiples facettes et de mettre sa peau sur la scène ». C’est chose faite grâce à La Commune, qui lui confie sa 12 e pièce d’actualité. Pour trouver la perle rare, la jeune auteure, metteure en scène et performeuse s’est immergée dans la scène hip hop du 93. En écumant battles et open microphones – « open mics », pour les intimes –, elle en rencontre non pas une, mais deux  : la rappeuse Laetitia Kerfa aka Original Laeti et Janice Bieleu, danseuse de popping et de Lite Feet. Elle écrit avec elles un duo, Du SALE !, dont elle signe la mise en scène. Rêvant à présent que ce spectacle soit pour elles « comme un écrin où leur intensité, leurs rythmes et leurs mots, leur art de la métamorphose aussi, puissent se déployer ». Anaïs Heluin Théâtre de la Commune, 2 rue édouard- Poisson, 93300 Aubervilliers. Du 13 au 24 mars 2019, les mardis, mercredis et jeudi 14 à 19h30, les vendredis à 20h30, les samedis à 18h, les dimanches à 16h et jeudi 21 à 14h30. Tél. 01 48 33 16 16. Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines/de et avec Frédéric Ferrer De la Morue, Cartographie 6 Après le canard, le moustique et l’ours blanc, Frédéric Ferrer taquine la morue… Sa nouvelle conférence affolée gambade entre observations scientifiques avérées et projections futuristes, pour un théâtre lanceur d’alertes. Armé de cartes, de photos, de courbes et de graphiques et après avoir enquêté à Terre- Neuve et sur l’archipel de Saint-Pierre et Miquelon, Frédéric Ferrer raconte l’histoire de la morue… « La morue a (…) alimenté un commerce Frédéric Ferrer à la recherche de la morue perdue… Matthieu Bareyre triangulaire puissant, lancé l’économie-monde, fondé le libéralisme, permis l’indépendance et la montée en puissance des états-Unis et nourri les esprits et les ventres de millions d’êtres humains sur tous les continents », remarque l’homme de théâtre et géographe, qui retrace l’histoire de ce poisson emblématique et symbolique des égarements de l’exploitation planétaire, en une conférence érudite et désopilante. « Pêche, prédation, sexe, amnésie et pouvoirs en Occident »  : tels sont les thèmes de cette nouvelle auscultation de l’anthropocène, à la recherche de la morue perdue… Catherine Robert Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines/Scène nationale, place Georges-Pompidou, Montigny-le-Bretonneux, 78054 Saint- Quentin-en-Yvelines cedex. Du 21 au 23 mars 2019. Jeudi à 19h30 ; vendredi et samedi à 20h30. Tél. 01 30 96 99 00. Théâtre Gérard-Philipe – CDN de Saint-Denis/d’Andy Manley/mes Gill Robertson White C’est l’une des principales compagnies de théâtre jeune public en Ecosse. La Compagnie Catherine Wheels présente White au Théâtre Gérard-Philipe de Saint- Denis. Un spectacle pour enfants à partir de 3 ans. White, de la Compagnie Catherine Wheels. Installés sur des coussins, devant un espace intégralement blanc, les (tout) jeunes spectateurs de White découvrent un monde féérique. Un monde au sein duquel vivent deux lutins, Cotton et Wrinkle, qui recueillent des œufs tombés du ciel pour les placer au sein de cabanes à oiseaux. La vie des deux amis aurait pu continuer de la sorte sans désordre, en harmonie avec cet idéal de pureté monochrome, si les couleurs n’avaient un jour fait leur apparition. Du rouge, du bleu, du jaune s’invitent ainsi à la cime des arbres, venant troubler un univers qui jusque-là faisait figure de havre de paix… Créé au Festival Fringe d’édimbourg en 2010, White a parcouru le monde. C’est aujourd’hui au Centre dramatique national de Saint-Denis que cette fable sur la diversité et la tolérance vient déployer ses nuances d’humour et de poésie. Manuel Piolat Soleymat Théâtre Gérard-Philipe – Centre dramatique national de Saint-Denis, 59 bd Jules-Guesde, 93200 Saint Denis. Le 10 mars 2019 à 11h et 16h, le 13 mars à 15h30. Durée de la représentation  : 35 minutes. Tél. 01 48 13 70 00. www.theatregerardphilipe.com Paul Watt Frédéric Ferrer
Le Munstrum Théâtre Jouer Copi, jusqu’à ce que vie s’ensuive… Après le succès de la pièce Le Chien, la nuit et le couteau de Marius von Mayenburg, le Munstrum Théâtre poursuit sa route singulière. Associée à La Filature, Scène nationale de Mulhouse, la compagnie y crée deux pièces de Copi, L’Homosexuel ou la difficulté de s’exprimer (1971) et Les quatre Jumelles (1973), unies sous le titre 40° sous zéro. Entre grotesque et sublime, se déploient une multitude d’affrontements, oppressions, passions, meurtres, résurrections… Et surtout le plaisir du théâtre. Entretien/Louis Arene, Lionel Lingelser et Kevin Keiss 40° sous zéro, de feu et de glace La Filature/Théâtre de Vanves/DE Copi/MES Louis Arene C’est à partir des angoisses de notre époque que les co-fondateurs du Munstrum Théâtre Louis Arene et Lionel Lingelser, rejoints par l’auteur et dramaturge Kevin Keiss, questionnent et réinventent le théâtre de Copi. Comment votre collaboration et vos affinités se sont-elles construites ? Lionel Lingelser  : Notre première collaboration s’est tenue lorsqu’Alexandre Ethève, l’un des acteurs de la compagnie, a souhaité créer un seul en scène à partir de la bande dessinée Joe l’aventure intérieure de Grant Morrison. Kevin a écrit pour lui Je vous jure que je peux le faire (éditions Actes Sud), une pièce où le jeune héros transforme le deuil de son père. Puis Kevin a découvert notre univers et notre travail spécifique relié au masque. Il nous a confortés dans notre démarche qui à travers la poésie et l’étrangeté des corps questionne et donne sens au masque contemporain. Son regard et ses mots éclairent cette étrangeté, encouragent notre quête théâtrale. Ce qui est intéressant, c’est que notre recherche transforme la primauté des mots, tend à ce que le corps devienne narratif au-delà du sens même des textes. Kevin Keiss  : Notre complicité s’est mise en place de manière naturelle, très simple. En tant qu’auteur, je suis très sensible à l’esthétique des plateaux, sans doute grâce à ma formation à l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg dans la section mise en scène et dramaturgie. Nous créons un langage commun où se conjuguent enjeux stylistiques et esthétiques, où s’accordent la direction d’acteurs, le jeu et les réalisations des divers corps de métier, pour que tous les signes sur scène fassent sens et créent une cohérence. Pour chacune de ses mises en scène, le Munstrum théâtre met en place une réinvention de la manière dont on peut jouer masqué aujourd’hui. C’est très motivant. Dans ces deux pièces de Copi, les personnages et leurs corps se métamorphosent par le langage. Dire quelque chose, c’est le faire exister sur scène, dans une dimension performative. Propos recueillis/Christian Lacroix Le costume comme rouage de la mise en scène Le créateur Christian Lacroix explicite sa démarche de costumier pour 40° sous zéro. « J’ai rencontré Louis Arene à la Comédie-Française et j’ai été très impressionné par son travail sur les masques de Lucrèce Borgia, pièce mise en scène par Denis Podalydès. J’ai été très heureux lorsqu’il m’a proposé de collaborer avec la compagnie sur des textes de Copi. Leur spectacle précédent, Le Chien, la Nuit et le Couteau, m’a emballé ! C’est un univers théâtral dont je me sens proche. Lorsque je suis costumier, je tiens à rester au service de l’univers du metteur en scène, à illustrer son imaginaire au plus près. Excès et sophistication Nous avons beaucoup échangé. Louis a une idée très précise des personnages et il faut ensuite confronter toutes nos envies Stephane_Pitti « Jouer avec Copi, c’est militer pour sa survie, par pur plaisir. » Lionel Lingelser Louis Arene  : Pour les textes de Copi, nous construisons une dramaturgie fondée sur les corps, la sensualité, la picturalité, et comme toujours le plaisir du jeu. 40° sous zéro, dont la tonalité tranche avec l’atmosphère sombre et très épurée de la pièce Le Chien, la nuit et le couteau de Mayenburg, déploie une sorte de cabaret vertigineux, avec une physicalité spécifique. Je suis d’autant plus heureux de la présence de Kevin que pour cette pièce je suis metteur en scène et comédien. Nous utilisons à nouveau le masque, comme une seconde peau, un artifice extrême pour une extrême sincérité. Assisté de Karelle Durand, Christian Lacroix, que j’ai rencontré lorsque j’étais pensionnaire à la Comédie-Française, a conçu les costumes, créant des figures totémiques sublimes et monstrueuses. Pourquoi avoir choisi de porter à la scène ces deux pièces de Copi ? Maëliss Le Bricon Les incroyables coiffes de 40° sous zéro (photo de répétition). Jean-Louis FernandezL. A.  : Lorsque j’étais au Conservatoire, L’Homosexuel ou la difficulté de s’exprimer me faisait mourir de rire ! Plus tard, avec Lionel, nous avons tous deux été comédiens dans la mise en scène de Philippe Calvario de la dernière pièce de Copi, Une Visite inopportune, écrite alors qu’il était en train de mourir du sida. C’est un texte magnifique où le rire dépasse la douleur. Ce que j’aime chez Copi, et qu’on retrouve dans les deux pièces que nous réunissons, c’est cette tension entre le kitsch et le sublime. Elles déploient des intrigues extravagantes, une folie démesurée, une férocité de feu et de glace ! Copi est un auteur cathartique, à l’écriture sensitive. Semblables à un tableau d’art abstrait, les pièces dépassent les enjeux du sens. Comme dans un champ de bataille né de la barbarie du monde, les pulsions de domination, possession ou cupidité s’exacerbent et se répètent. Nous fabriquons le moment théâtral comme « Les personnages et leurs corps se métamorphosent par le langage. » Kevin Keiss une quête d’intensité, en utilisant des objets de récupération pour créer une sorte de projection poétique d’un monde d’après la catastrophe. Comme souvent, nous travaillons sur les tensions entre le comique et le tragique, l’ombre et la lumière, le sacré et le profane. Ces ambivalences font l’éloge du doute, peuvent mener à une sorte de transe libératrice. aux possibilités de la scène. Cette mise en œuvre a été passionnante pour moi, et je l’ai découverte avec l’œil de Karelle Zoé AreneL. I.  : Si, trente ans après sa mort, Copi est assez peu mis en scène, c’est sans doute parce qu’il est de manière réductrice associé à l’imagerie queer, aux archétypes de « la folle ». Aujourd’hui, au-delà des revendications homosexuelles et des questions de genre, nous questionnons autrement ces personnages grotesques qui meurent, ressuscitent, interrogent la barbarie du monde dans une sorte de cérémonie sacrificielle, d’enquête irrésolue sans queue ni tête. Les acteurs disaient que jouer avec Copi, c’est militer pour sa survie, par pur plaisir, comme dans un jeu d’enfant. Copi affirmait à propos des personnages de « Copi est un auteur cathartique. » Louis Arene L’Homosexuel que l’exubérance n’est pas l’ennemi de la pudeur et du mystère. C’est ce mystère que l’on veut aller chercher dans les personnages. Sophie Botte, Delphine Cottu, Olivia Dalric, Alexandre Éthève et François Praud nous accompagnent, dans une énergie et un souffle communs. K. K.  : Les deux pièces ont pour similitudes le huis clos, l’enfermement, l’éloignement – l’une en Sibérie, l’autre en Alaska –, l’obsession du départ. Et un froid extrême, ce qui oblige à une panoplie de combat ! Si elles s’insurgent contre la bourgeoisie et l’ordre établi, elles dynamitent aussi tous les codes et conventions du théâtre, et comme en écho à Victor Hugo dans la préface de Cromwell s’appuient sur le grotesque pour atteindre une forme de beauté. Elles vont jusqu’à faire émerger un univers post-dramatique où n’ont plus cours la narration, l’incarnation ou la psychologie, où sur des décombres le monde est à réinventer. Au-delà des mots et du sens, le théâtre s’affirme ici surtout par l’une de ses vertus les plus puissantes  : le bonheur de jouer. Nous aimerions que les spectateurs aussi se connectent à ces sensations fortes, libératrices. Comme une fête de la vie. Durand, sa costumière fidèle. Je suis assez âgé pour avoir vu Les quatre Jumelles à leur création au Palace par Jorge Lavelli, et j’ai aussi vu jouer Copi dans d’autres pièces. J’aime cette théâtralité entre excès et sophistication, ce raffinement exacerbé et cette grandiloquence jusqu’à l’absurde qui nous ravissaient dans les années 1970. Mais ce qui m’a convaincu dans l’approche de Louis Arene, c’est son œil d’aujourd’hui qui va au-delà de la manière « classique » dont on a abordé Copi. J’ai suivi jusqu’au bout les fantasmagories de Louis, jusqu’au moindre détail de couleurs ou de formes exacerbées. C’est un grand plaisir de pouvoir aller aussi loin. Dans un tel contexte, le costume de théâtre n’est pas seulement un vêtement, une parure, il devient un véritable rouage de la mise en scène, une part de la scénographie, en même temps qu’une sorte de pictogramme de chaque caractère ainsi sculpté dans l’espace. C’est plus qu’inspirant pour un costumier ! » Focus réalisé par Agnès Santi La Filature, Scène nationale, 68100 Mulhouse. Du 5 au 8 mars 2019 à 20h sauf le 7 à 19h. Tél. 03 89 36 28 28. Théâtre de Vanves, 2 rue Sadi-Carnot, 92170 Vanves. Le 23 mars à 20h. Festival Artdanthé. Tél. 01 41 33 93 70. focus 41 la terrasse 274 mars 2019



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