La Terrasse n°274 mars 2019
La Terrasse n°274 mars 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°274 de mars 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 88

  • Taille du fichier PDF : 18,8 Mo

  • Dans ce numéro : visages de la danse 2019.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 58 - 59  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
58 59
la terrasse 274 mars 2019 hors-série danse XXVIII La Ferme du Buisson/Chor. Herman Diephuis et Dalila Khatir Et maintenant quelque chose de complètement différent Il fallait tout l’humour d’Herman Diephuis pour formuler une telle promesse dans le titre de sa nouvelle création ! Herman Diephuis et Dalila Khatir promettent de sortir des sentiers battus. Le titre sonne comme un clin d’œil au premier duo qui lia pour l’éternité le danseur et chorégraphe Herman Diephuis à la chanteuse Dalila Khatir (Dalila et Samson, par exemple, en 2005). Aujourd’hui, on retrouve nos deux camarades, devenus complices avec les années, dont le poids devient ici matière à se moquer. Exit donc la beauté des Rubens et autres portraitistes hollandais de la première inspiration, les voici dans un come-back pour le moins transgressif et assumé. Les mêmes, disent-ils, mais en plus vieux, plus arthrosés, et certainement plus libérés et prompts à nous surprendre. Ils seront malmenés sur le plateau par des invités spéciaux, qui ne sont autres que des amateurs rencontrés au fil de la résidence de la compagnie à La Ferme du Buisson. Avec ce nouveau projet, Herman Diephuis affirme plus encore sa démarche d’écriture, qui relie la rencontre et la pédagogie au service de la création. Nathalie Yokel La Ferme du Buisson, allée de la Ferme, 77186 Noisiel. Le 28 juin 2019 à 20h45 à la salle du citoyen, Lognes. Tél. 01 64 62 77 77. La Villette/Chor. Sidi Larbi Cherkaoui Faun, Memento Mori Deux chorégraphies majeures de Sidi Larbi Cherkaoui portées par le Ballet Royal de Flandre, dont il est le directeur artistique depuis 2015. Memento Mori de Sidi Larbi Cherkaoui par le Ballet Royal de Flandre. Le Faun de Sidi Larbi Cherkaoui est, comme la mythologie le veut, une créature hybride, animale et humaine, à la gestuelle noueuse et convulsive, qui raconte les hésitations et les poussées du désir. À ses côtés, une Nymphe espiègle, mais tout aussi sauvage, s’enroule à lui et se déroule tandis que la musique de Claude Debussy se fait sinueuse et tendre. La D. R. Alice Blangero Atelier de Paris/festival chorégraphie, organique et viscérale, induit une lecture très primitive du mythe, tandis que la partition additionnelle de Nitin Shawney, très orientale, ajoute à la sensualité de ce duo devenu un must depuis sa création par le danseur James O’Hara en 2009. Memento Mori (Souviens-toi que tu vas mourir) a été créé pour les Ballets de Monte-Carlo et fait partie d’une trilogie. Loin de toute injonction funèbre, ou d’une philosophie de la contrition, il est surtout question de ne pas occulter la mort et même de l’appréhender dans une dimension spirituelle qui nous pousse à nous réapproprier notre réalité. Chorégraphiquement parlant, c’est l’occasion pour lui de travailler un vocabulaire tout en fluidité, pris dans un mouvement circulaire perpétuel. Un aperçu de l’éternité peut-être ? Agnès Izrine La Villette, grande Halle, espace Charlie Parker, 211 av. Jean-Jaurès, 75019 Paris. Du 26 au 29 juin à 20h. Durée 1h15. Tél. 01 40 03 75 75. June Events « Faisons corps », disent les artistes à l’Atelier de Paris cette saison. Le festival poursuit cette réflexion et prend à bras-le-corps cette idée de créer des espaces pour être ensemble. On se souvient, au même endroit, du Jour de la bête où Aina Alegre revisitait la pratique des castels – tours humaines – pour mieux parler du collectif et de l’énergie d’un être ensemble singulier. La chorégraphe née à Barcelone ouvre cette treizième édition de June Events avec sa nouvelle création La Nuit, nos autres, où la célébration collective reste prégnante tout en créant, par une transfiguration nocturne, des fictions de soi. Elle partage l’affiche avec Vincent Thomasset, qui nous fera découvrir avec Carrousel l’étrange lien entre les manèges forain, équestre et chorégraphique, pour mieux parler des relations entre les individus. Autre visage familier  : Nina Santès, artiste associée au CDCN dont on se remémore l’intense Hymen Hymne. C’est une soirée toute particulière qui lui est consacrée, co-construite dans une collaboration entre l’artiste et l’Atelier de Paris. Le festival, outre son attention portée à la dimension musicale ou internationale de la création chorégraphique, aime se déployer dans des propositions grand format, où l’écriture touche un grand nombre d’interprètes  : Fouad Boussouf donne son Näss (les gens), Clara Furey livre sa première pièce de groupe, un Cosmic love tout en exploration sensorielle, tandis que Malgven Gerbes et David Brandstätter se lancent dans un dialogue avec le public au creux du flux de la danse (Feeding Back). Grandes formes et performances déambulatoires Ce qui n’empêchera pas Mickaël Phelippeau de présenter deux de ses plus récents solos en forme de portraits, Lou et Juste Heddy. Pour Gaëlle Bourges, c’est un peu différent  : la masse d’À mon seul désir ne se révèle qu’à la toute fin dans un envahissement de plateau Since She et Bon voyage, Bob Théâtre de la Ville/Chaillot – Théâtre national de la Danse/La Villette/chor. Dimitris Papaioannou, Alan Lucien Øyen Pour la première fois, deux chorégraphes s’emparent du Tanztheater de Wuppertal Pina Bausch pour créer deux pièces au long cours. Le Tanztheater Wuppertal, compagnie mythique de Pina Bausch, a décidé, pour la première fois, d’élargir son répertoire en invitant deux chorégraphes d’exception à créer avec ses interprètes hors du commun. Il s’agit du Grec Dimitris Papaioannou, et du Norvégien Alan Lucien Øyen. Un choix pertinent  : les deux artistes ont un sens visuel affûté et une théâtralité assumée. Les deux spectacles seront présentés dans deux théâtres différents, sous l’égide du Théâtre de la Ville  : à La Villette et Chaillot – Théâtre national de la Danse. Since She, de Dimitris Papaioannou, nous invite à une balade dans le royaume d’Hadès où rôde l’ombre de Pina Bausch. On y rencontre la tête d’une Gorgone et les chaises de Café Müller, la végétation luxuriante d’Agua et des tableaux dignes des Enfers de Dante. Comme toujours chez Papaioannou, les images sont saisissantes, ouvrant une chambre d’écho à une multitude de références de l’histoire de l’Art, et une fenêtre sur l’inconscient collectif de la scène occidentale. Ses fresques visionnaires nous entraînent dans un monde d’illusions poétiques, qui réactive l’univers de Pina Bausch à l’aide de nouvelles références. Réactiver les souvenirs De son côté, Alan Lucien Øyen a retenu les corps à corps éperdus, les longs gestes fluides et les envolées chorégraphiques, le tout plongé dans un bain cinématographique très élaboré. Bon voyage, Bob campe un monde nostalgique d’une inquiétante étrangeté. Comme souvent chez cet artiste nourri d’Ibsen et de danse classique, la pièce se situe dans cet espace limitrophe où la vie et la mort ne font plus qu’un, où les souvenirs remontent à la surface comme l’écume des jours. Pina aurait sûrement aimé ce mélange d’airs anciens et nouveaux, et ce monde à la dérive naviguant entre temps passé et présent. Comme à son habitude également, Øyen a travaillé avec les interprètes du Tanztheater chaque histoire de chaque per- LA VILLETTE/FESTIVAL Festival Flamenco de La VIllette Chanteurs, danseurs, musiciens et village de culture sévillane, le Festival Flamenco de la Villette vous téléportera d’un coup d’éventail en Andalousie. Un final en beauté, créé spécialement pour l’occasion, des artistes qui balancent entre classicisme et innovation, trois jours intenses qui vous propulsent dans le Sud andalou, entre Cadix et Séville, tel est le festival Flamenco de La Villette, rendez-vous incontournable des amateurs de « Duende ». Le festival commence avec Alba Molina (rien à voir avec Rocio), musicienne hors normes, et Joselito Acedo pour un hommage aux parents d’Alba, qui ne sont autres que Manuel Molina et Lole June Events, des créations entre rêve et réalité. mémorable – on court revoir cette pièce ! Et puis, il faudra noter cette année un nouveau rendez-vous hors de l’écrin de la Cartoucherie  : sur la proposition de Florent Maubert, galeriste, un parcours performatif dans une vingtaine de galeries du Marais, porté par de nombreux artistes du festival et autres invités ! Nathalie Yokel Atelier de Paris, route du Champ-de- Manœuvre, 75012 Paris. Du 1er au 22 juin 2019. Tél. 01 41 74 17 07. Since She de Dimitris Papaioannou pour le Tanztheater Wuppertal Pina Bausch. sonnage, leur conférant une sorte d’épaisseur dans une atmosphère de rêve… Sans oublier au passage un petit clin d’œil à Wim Wenders. Agnès Izrine Bon voyage, Bob  : Chaillot - Théâtre national de la Danse, 1 place du Trocadéro, 75116 Paris. Dans le cadre de la programmation Hors les murs du Théâtre de la Ville. Du 29 juin au 3 juillet. Sam. 29 juin, mar. 2 et mer. 3 juillet à 19h30. Dim. 30 juin à 14h30. Tél. 01 53 65 31 00. Durée  : 3h30. Since She  : La Villette, grande Halle, espace Charlie Parker, 211 av. Jean-Jaurès, 75019 Paris. Dans le cadre de la programmation Hors les murs du Théâtre de la Ville. Du 8 au 11 juillet à 20h. Tél. 01 40 03 75 75. Durée 1h30. Montoya, un couple avant-gardiste connus sous le nom de Lole y Manuel. Le danseur Manuel Liñan qui joue de la robe à traîne et du châle à frange comme personne prendra sa suite avec Reversible, un spectacle audacieux, atypique et renversant. Le 24, place à Dorantes, un gitan qui a résisté au flamenco familial par amour pour le piano classique. Son récital en solo sera néanmoins l’occasion pour lui de rallumer sa flamme flamenca. Le même jour David Coria, l’as des taconeos bien frappés, présentera El Encuentro qui résulte de sa collaboration avec la bailaora Ana Morales et avec le compositeur Jesús Torres. Enfin, la soirée du 25 ¡Flamenco Flamenco !, réunira une belle brochette de chanteurs, danseurs et musiciens. Agnès Izrine La Villette, grande Halle, espace Charlie Parker, 211 av. Jean-Jaurès, 75019 Paris. Du 23 au 25 mai à 20h. Tél. 01 40 03 75 75. Durée 2h environ. D. R. Julian Mommert
la Terrasse.qxp_Mise en page 1 06/02/2019 15:03 Page1 1er MARS 5 AVRIL 2019 FESTIVAL DES NOUVELLES FORMES DE CIRQUE EN NORMANDIE PROPOSÉ PAR LA PLATEFORME 2 PÔLES CIRQUE EN NORMANDIE LA BRÈCHE À CHERBOURG ET LE CIRQUE-THÉÂTRE D’ELBEUF 60 SPECTACLES/14 CRÉATIONS DER FREISCHÜTZ OUVERTURE Laurence Equilbey x Clément Debailleul, Vimala Pons et Tsirihaka Harrivel x Deux Boules Vanille Raphaël Navarro/Cie 14  : 20 x La Colonie de Vacances THE GOOD PLACE, INTERPRÈTE LE PEEP SHOW DES MARCEL’S Cheptel Aleïkoum/Maxime Mestre Marcel et ses drôles de femmes SPIEGEL IM SPIEGEL LOUÉES SOIENT-ELLES Side-Show Iñaki Encina Oyón LES MÉTAMORPHOSES DU CERCLE x David Bobée, Corinne Meyniel Ensemble Cairn LAZARE MERVEILLEUX Sylvain Julien x Cécile Brossard Blizzard Concept/Antoine Terrieux LES MURMURES ONT DES OREILLES Dylan Foldrin et Quentin Thiollier/Cie Le Phalène 2 PORTRAITS D’ARTISTES RAPHAËLLE BOITEL FANNY SORIANO RENCONTRES PROFESSIONNELLES DU 11 AU 16 MARS - Focus Cirque avec l’Institut Français du 12 au 16 mars - Vizàvis avec l’Onda et la Collaborative le 13 mars - Rencontres Territoires de Cirque les 11 et 12 mars - Présentation de projets de création cirque avec ArtCena le 13 mars - Recherches avec le Collectif de Chercheur.e.s sur le Cirque les 11 et 12 mars FESTIVAL CIRQUE WEEK-END CIRQUE ET PATRIMOINE avec le Centre des monuments nationaux les 29 et 30 mars Abbaye du Mont-Saint-Michel et Château de Carrouges RETROUVEZ TOUTE LA PROGRAMMATION SUR WWW.FESTIVAL-SPRING.EU 60 LIEUX EN NORMANDIE L’ERRANCE EST HUMAINE Cie BAL/Jeanne Mordoj LE BESTIAIRE D’HICHEM Cie BAL/Jeanne Mordoj RED HAIRED MEN Alexander Vantournhout MONSTRO Collectif sous le manteau WILLY WOLF La Contrebande design/photo mathieu desailly www.le jardingraphique.com licences 1-1058879/2-1058338/3-1058337 licences 1-1089590/2-1089588/3-1089589



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 1La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 2-3La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 4-5La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 6-7La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 8-9La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 10-11La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 12-13La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 14-15La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 16-17La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 18-19La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 20-21La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 22-23La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 24-25La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 26-27La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 28-29La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 30-31La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 32-33La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 34-35La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 36-37La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 38-39La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 40-41La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 42-43La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 44-45La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 46-47La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 48-49La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 50-51La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 52-53La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 54-55La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 56-57La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 58-59La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 60-61La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 62-63La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 64-65La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 66-67La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 68-69La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 70-71La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 72-73La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 74-75La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 76-77La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 78-79La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 80-81La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 82-83La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 84-85La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 86-87La Terrasse numéro 274 mars 2019 Page 88