La Terrasse n°274 mars 2019
La Terrasse n°274 mars 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°274 de mars 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 88

  • Taille du fichier PDF : 18,8 Mo

  • Dans ce numéro : visages de la danse 2019.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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hors-série danse XX la terrasse 274 mars 2019 nouvelle création tombe à point nommé pour La Pop, qui cultive son intérêt pour les projets hybrides interrogeant les liens entre l’individu, la société, et leur environnement sonore et musical. Là est une collaboration entre Pol Pi et Gilles Amalvi, écrivain, critique de danse et créateur sonore. Deux espaces-paysages se succèdent, révélés par le corps en pleine performance, exprimant une épaisseur imaginaire singulière, différente à chaque fois. Nathalie Yokel La Pop, face au 61 quai de Seine, 75019 Paris. Du 28 au 30 mars 2019 à 19h30. Réservations  : www.lapop.fr Théâtre Louis Aragon/Chor. Mié Coquempot Z’anima Mié Coquempot choisit Saint-Saëns et Le Carnaval des animaux pour sa première pièce jeune public. Z’anima de Mié Coquempot. On sait Mié Coquempot férue de musique, qu’elle a étudiée au Conservatoire de Genève. Pour sa première pièce destinée au jeune public, elle convoque Camille Saint-Saëns et son humoristique fresque musicale, Le Carnaval des animaux. Nous plongeant dans l’imaginaire débridé du pourtant très sérieux compositeur, qu’incarnent tout de rouge vêtus Julien Adujar ou Emilie Labedan en alternance, elle nous entraîne dans une fantaisie frénétique, drôle et poétique. Les animaux tour à tour prennent vie sur le plateau et l’on s’émerveille des poissons scintillants et de la douceur des éléphants. Les très beaux dessins imaginés par l’illustratrice Amélie Fontaine, qui sont projetés et animés grâce à un dispositif interactif, ajoutent encore au plaisir de cet irrésistible spectacle. Delphine Baffour Théâtre Louis Aragon, 24 bd de l’Hôtel-de- Ville, 93290 Tremblay-en-France. Le 13 mars à 14h30, le 14 mars à 10h et 14h30, le 15 mars à 10h. Tél. 01 49 63 70 58. Durée  : 40 mn. Dès 6 ans. Péniche La Pop/Chor. AnnVan den Broek Zooming In on Loss AnnVan den Broek présente le deuxième volet de sa recherche sur la mémoire. La chorégraphe néerlandaise est à mi-parcours du cheminement qui la mène à un triptyque questionnant la notion de perte de mémoire. Après avoir étudié les différentes formes d’amnésie, elle place le corps au centre de ce nouveau trio, mis en scène dans un espace carré excessivement contraint d’un mètre quatre-vingt de côté ! Un espace qui s’inscrit particulièrement bien dans la cale de La Pop, péniche qui accueille le projet. Le rapport au Alain Julien Zooming In on Loss, la nouvelle pièce d’Anne Van den Broek son est également un élément déterminant dans sa recherche, afin de rendre compte des états émotionnels qui traversent les malades. Dans une interactivité envahissante avec des mouvements tout en répétitions, en confusions, en dissonances, le chaos ambiant révèle un combat physique et psychique poignant contre l’oubli, qu’efface chaque nouveau geste. La proximité, voire l’intimité avec les danseurs, promettent un moment inoubliable. Nathalie Yokel La Pop, face au 61 quai de Seine, 75019 Paris. Du 4 au 6 avril 2019 à 19h30. Réservations  : www.lapop.fr Théâtre de Rungis/Théâtre de Châtillon/Biennale de danse du Val-de-Marne/Festival Marto/Chor. Nicole Mossoux avec Patrick Bonté The Great He-Goat Le Grand Bouc, c’est aussi le Sabbat des Sorcières, peint au xix e siècle par Goya. Un univers puissant dont s’emparent Nicole Mossoux et Patrick Bonté pour leur nouvelle création. Les Mossoux-Bonté en création autour de l’œuvre de Goya. Ce n’est pas la première fois que l’on se verra entraîner par le tandem belge dans les limbes de l’humanité, aussi noires qu’elles puissent être. En s’attachant à une toile remarquable de Francisco de Goya, qui fait partie des dites « peintures noires », les deux créateurs ont trouvé l’inspiration pour dépeindre une communauté née de l’ombre, sans noms, sans âges, entre humanité et animalité. Avec un peuple de marionnettes venu accompagner les onze interprètes (dont un enfant), ils démultiplient les présences, mais troublent également le tableau avec des ajouts nés de leur imaginaire  : masques, prothèses, maquillage, travail sur la voix… Une création hybride où l’irréel est roi, où le grotesque et l’étrange font loi, à découvrir au sein de la Biennale de danse du Val-de-Marne puis du Festival Marto. Nathalie Yokel Théâtre de Rungis, 1 place du Général-de- Gaulle, 94150 Rungis. Le 22 mars 2019 à 20h30. Tél. 01 45 60 79 00. Théâtre de Châtillon, 3 rue Sadi-Carnot, 92320 Châtillon. Le 26 mars 2019 à 20h30. Tél. 01 55 48 06 90. Manon Dumonceaux D. R. avril Bnett Wasla Théâtre Jean Vilar/Chor. Héla Fattoumi ET éric Lamoureux Avec Manta, Wasla est un solo phare de la chorégraphe et danseuse Héla Fattoumi. Vingt ans après, il trouve une résonnance toute nouvelle… Tunis, le 29 avril dernier. La toute pimpante Cité de la Culture de Tunis s’apprête à accueillir, sur scène, quatre danseuses du Ballet National Tunisien. Il y a vingt ans, la chorégraphe était pourtant seule au Palais Halfaouine pour visiter son histoire, plonger dans ses racines tunisiennes et laisser la médina entrer en elle pour créer ce solo. Lovée dans une alcôve, elle y faisait surgir un corps féminin puissant et délicat, empreint de gestes sinueux et sensuels, échappant au creux pour mieux libérer l’épaisseur d’un corps que le mouvement possède. Le temps, suspendu par sa présence et par la musique traditionnelle, faisait son œuvre dans le parcours intime d’une femme portée par sa double culture franco-tunisienne. Que nous dit aujourd’hui ce passage du solo au quatuor que propose Bnett Wasla, en confiant l’interprétation à de jeunes danseuses du ballet de Tunis ? De l’intime au collectif Ce n’est pas la première fois qu’Eric Lamoureux et Héla Fattoumi, directeurs du Centre Chorégraphique National de Belfort, se lancent dans la transmission de ce qu’ils appellent eux-mêmes leurs « pièces de jeunesse » (Husaïs, Après-midi, Solstice…). Une véritable passerelle entre les corps, et entre des époques qui ont vu se développer leur écriture et leur maturité artistique. Avec Bnett Wasla, la démarche prend une autre couleur, marquant le retour aux sources du processus de création de la première pièce. Il est beau de voir comment cette démultiplication à quatre corps offre à l’espace de Wasla une Critique Manta Théâtre Jean Vilar/Chor. Héla Fattoumi ET éric Lamoureux Avec ses quelques grammes de tissu, ce remarquable solo créé en 2009 convoque des images fortes autour du corps de la femme. Et touche au cœur. Entièrement couverte, Hélà Fattoumi ne laisse entrevoir que son regard et son front. Elle porte le niqab, ou voile intégral, celui-là même qu’elle a vu abandonné par les femmes de sa famille lorsqu’elle était enfant à Tunis, mais qui marque aujourd’hui un inquiétant retour. En l’endossant, elle expérimente l’empêchement comme la disparition, l’emprisonnement, le tremblement… Dissimulée sous l’épais voile, elle ose et teste tout  : le déhanchement, la sensualité, la transparence. Mue par la musique orientale qui évoque la fête, elle s’arrête soudain  : dans un silence pesant, apparaît brutalement la force de son regard qui surgit, seul vecteur de son identité. Ses yeux transpercent l’espace comme une lame. Manta, solo incontournable de Héla Fattoumi. Un grand spectacle, esthétique et politique` Son solo oscille alors entre la recherche d’états de corps induits par le port du hijab, et la mise en scène du tissu comme d’un objet plastique. Elle s’y engouffre pour lui donner forme, lui donner vie, s’inventer une existence, réinterroger sa présence en tant qu’être humain et en tant que femme. La chorégraphe a fait de ce sujet touchant la question du corps, de son émancipation, de l’emprise des hommes, de la religion ou de la culture sur la femme un spectacle d’une grande beauté plastique, poignant dans les images qu’il convoque. On vit littéralement avec cette femme, on essaye de respirer avec elle, de libérer son cri… Entre étouffement et libération, ce solo est un voyage esthétique et politique, dans tout ce que peut nous dire une masse informe prompte à devenir raie manta, mante religieuse, figure sombre ou silhouette tout en transparence. Nathalie Yokel Théâtre Jean Vilar, place Jean-Vilar, 94400 Vitry-sur-Seine. Le 18 avril 2019 à 20h. Tél. 01 55 53 10 60. Quatre danseuses du Ballet de Tunis réinterprètent Wasla d’Héla Fattoumi. autre dimension, où chacune prend sa place sans pour autant jouer les clones. La richesse de l’écriture donne les moyens aux danseuses de passer de l’intime au collectif, et offre, dans le contexte social et politique d’aujourd’hui, une lecture nouvelle. Une soirée exceptionnelle à vivre au Théâtre Jean Vilar, puisque le quatuor partage le plateau avec le solo Manta d’Héla Fattoumi. Nathalie Yokel Théâtre Jean Vilar, place Jean-Vilar, 94400 Vitry-sur-Seine. Le 18 avril 2019 à 20h. Tél. 01 55 53 10 60. Laurent Philippe Laurent Philippe
Jean Rochereau Stéphane Najman Ora (Orée) Région/Le Pacifique, CDCN Grenoble Auvergne Rhône Alpes/Chor. Vania Vaneau Vania Vaneau présentera sa nouvelle création Ora (Orée) au Pacifique CDCN de Grenoble, dont elle est l’artiste associée avec son complice, Jordi Galí. Transformer les corps, les vêtir de peaux successives, les orner d’identités aussi chimériques que provisoires, telle est la démarche de Vania Vaneau, chorégraphe née au Brésil, passée par P.A.R.T.S, l’école d’Anne Teresa De Keersmaeker, puis engagée par Maguy Marin, Christian Rizzo ou Anne Collod. Depuis, elle a créé sa compagnie, Arrangement Provisoire, dont elle partage la direction artistique avec Jordi Galí. Ora (orée), sa nouvelle création, questionne le thème de la frontière, de l’espace limitrophe, en collaboration avec la Vania Vaneau. Chaillot-Théâtre National de la Danse/Chor. Frédérick Gravel Some hope for the Bastards Voici un Frédérick Gravel toujours plus rock et impertinent, qui nous livre une réflexion joyeusement désabusée sur l’état de notre société. Pas de « Fête de trop » avec Frédérick Gravel. Adepte du mélange des genres, de la transdisciplinarité et de l’élan collectif dans la création, le Canadien Frédérick Gravel fait de ses pièces des instantanés saisissants de vérité, pour peu que l’on aime son ton corrosif et son énergie débordante. Some hope for the bastards ne déroge pas à la règle, sous couvert d’une fête mettant en scène neuf interprètes, comme autant de morceaux d’humanité soumis à une pulsation commune. C’est en recherchant dans le baroque de Bach que le chorégraphe a trouvé cette pulsation, ce rythme et cette façon d’envisager la répétition, qu’il tord et restructure dans une forme de concert chorégraphique. Mais la fête a la saveur des lendemains qui déchantent, quand le rythme flirte avec la lenteur et que les corps osent célébrer l’impuissance. Avec Frédérick Gravel, déchanter rime avec déjanté, et rock avec baroque. Nathalie Yokel Chaillot-Théâtre National de la Danse, place du Trocadéro, 75016 Paris. Les 11 et 13 avril 2019 à 19h45, le 12 à 20h30. Tél. 01 53 65 30 00. Hugo Glendinning plasticienne Mélina Faka. Marcher à la lisière À travers l’exploration de nouvelles matières comme autant de paysages à visiter, Vania Vaneau cherche le point de passage entre le visible et l’invisible, ses ressorts secrets, ses perceptions clandestines. Ora (Orée) est un cheminement en trois étapes  : le rêve, le combat, la machine. À chaque fois, il est question d’aborder des états de corps et des seuils de conscience, de l’abandon à l’alerte, de l’animalité à la mécanique. Mais derrière ces tours et ces détours, ces états et ces éclats, Vania Vaneau interroge le corps blanc, occidental, irrigué d’autres continents, d’autres cultures. C’était le sujet majeur de sa précédente pièce, Blanc. Dans cette création elle exprime aussi, différemment et plus subtilement, une façon de s’extraire des cases et des définitions, du poids d’un déterminisme culturel. Agnès Izrine Le Pacifique, CDCN de Grenoble, Auvergne- Rhône Alpes, 30 chemin des Alpins, 38100 Grenoble. Les 11 et 12 avril à 19h30. Tél. 04 76 46 33 88. Théâtre de la Ville Les Abbesses/Musique Nina Simone/Chor. Ben Duke Goat Compagnie emblématique et novatrice outre-Manche, le Ballet Rambert rend hommage à Nina Simone, avec des musiciens live, une chanteuse et seize danseurs. Goat de Ben Duke par le Ballet Rambert, avec au centre, Stephen Quildan. Nominé pour recevoir un Olivier Award, Goat, chorégraphié par Ben Duke pour le Ballet Rambert, est un ballet intense et drôle. Dans la famille de Duke, le 31 janvier donnait lieu à un rite particulier consistant à enfermer le récit de ses péchés dans une boîte attachée à la queue d’une chèvre, que l’on faisait s’enfuir. Goat part donc d’un jeu de mot intraduisible entre scapegoat (bouc émissaire) et escape goat (la chèvre de secours ou la chèvre en fuite). La pièce joue sur ce foisonnement de sens, tout en examinant les pires péchés de notre société actuelle. Appelant les tubes de Nina Simone à la rescousse, ici chantés par Nya Lynn, et le thème du sacrifice du Sacre du printemps, Goat se présente comme un immense reality show qui mêle à une danse d’une force peu commune, du théâtre, du divertissement, le journal de 20h, un concert, et de la poésie. C’est totalement surprenant et vigoureusement engagé, très anglais, humour compris ! Agnès Izrine Théâtre des Abbesses, 31 rue des Abbesses, 75018 Paris. Du 16 au 26 avril à 20h. Tél. 01 42 74 22 77. Le Théâtre Louis Aragon Scène conventionnée d’intérêt national Art et création > danse > Des résidences chorégraphiques Territoire(s) de la danse > Une programmation danse in et hors les murs en Seine-Saint-Denis > Un accompagnement des équipes artistiques jusqu’à Avignon La belle scène saint-denis 8 — 19 juillet 2019 01 49 63 70 58 www.theatrelouisaragon.fr Photos › Valérie Frossard, Richard Louvet, Agathe Poupeney hors-série danse XXI la terrasse 274 mars 2019



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