La Terrasse n°274 mars 2019
La Terrasse n°274 mars 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°274 de mars 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 88

  • Taille du fichier PDF : 18,8 Mo

  • Dans ce numéro : visages de la danse 2019.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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hors-série danse XII la terrasse 274 mars 2019 4 TENDANCES Cherkaoui/Peck/Preljocaj/Komkova GRAND-THÉÂTRE BALLET du 22 au 31 mai Ballet de l’Opéra National de Bordeaux Directeur de la danse, Eric Quilleré 4 Tendances, 7 e édition Nouvelle production de l’Opéra National de Bordeaux En partenariat avec le Ballet Preljocaj - CCN d’Aix-en-Provence, le Malandain Ballet Biarritz et le CCN-Ballet de l’Opéra National du Rhin opera-bordeaux.com Photographie  : Julien Benhamou - Opéra National de Bordeaux- N os de Licence  : 1-1103117 – 1-1103116 – 2-1103112 – 3-1103111 - Février 2019 LES 30ans DE LA CIE ACCRORAP UN ANNIVERSAIRE  : 1989 – 2019 Des créations de Kader Attou en tournée, des compagnies en résidences et en représentations au CCN… Et aussi Shake La Rochelle #4, danse hip hop festival en novembre 2019 photo  : « Allegria » création 2017 de Kader Attou Mirabelwhite www.ccnlarochelle.com Le Centre Chorégraphique National de La Rochelle/Cie Accrorap, Direction Kader Attou est soutenu par le ministère de la Culture - DRAC Nouvelle-Aquitaine, le Conseil régional Nouvelle-Aquitaine, la Ville de La Rochelle et par l’Institut français pour certaines de ses tournées à l’étranger.Association loi 1901 - siret 324 512 631 00049 - code ape 9001 z - numéro d’identification intracommunautaire fr 24324512631 - licences d’entrepreneur de spectacles  : 1-1048312/2-1048313/3-1048314 FAUN Chorégraphie, Sidi Larbi Cherkaoui Musique, Claude Debussy, Nitin Sawhney (musique additionnelle) PAZ DE LA JOLLA Entrée au répertoire Chorégraphie, Justin Peck Musique, Bohuslav Martinů (Sinfonietta La Jolla) LA STRAVAGANZA Entrée au répertoire Chorégraphie, Angelin Preljocaj Musique, extraits des œuvres de Vivaldi, Ficarra, Morand, Normandeau et Parmerud BOTTOM OF MY SEA Création Chorégraphie, Ludmila Komkova, lauréate du Concours de Jeunes Chorégraphes 2018 Musique, Ezio Bosso, Thomas Newman UNE ANNÉE EN DANSE AVEC AP-TERRASSE-BAT.indd 1 13/02/2019 11:27 Entretien/Oona Doherty Lady Magma Atelier de Paris/Biennale de danse du Val-de-Marne Oona Doherty, artiste irlandaise de Belfast, est la jeune chorégraphe que tout le monde s’arrache. Elle sera à la Biennale du Val-de-Marne avec quatre pièces, dont la création mondiale de Lady Magma à l’Atelier de Paris. Sur quel(s) thème(s) porte votre nouvelle création, Lady Magma ? Oona Doherty  : Lady Magma est une pièce pour cinq femmes, belles, attirantes, très féminines, dans une perspective féministe. J’explore leur façon de prendre le mouvement, leur sexualité, leur dynamique, leurs rituels. Je suis déterminée à trouver une nouvelle façon de travailler avec des idées semblables à celles qui peuvent apparaître dans mes autres pièces, c’est-à-dire une forme de lutte, mais avec plus de douceur. En même temps, se découvre quelque chose de tribal, de dionysiaque, de chaotique. J’ai sous-titré la pièce « naissance d’un rituel sous vos yeux », car ces femmes sont connectées et rendues plus fortes par la danse. C’est aussi pourquoi j’ai utilisé l’unisson dans ma chorégraphie. Je me suis aussi inspirée de l’imaginaire autour des sorcières, des rites celtiques ou vaudous, et des représentations féminines des années 1970, qui ont une esthétique que je voulais réinterroger. Pourquoi ce titre ? O. D.  : Parce que la gestuelle de l’une des danseuses ressemblait pour moi à du magma, Le Grand Bain Région/Hauts-de-France/Roubaix/Le Gymnase/Festival comme si elle fondait, ou ruisselait en s’affaissant. Je l’ai appelé Lady Magma, et cela m’a donné le titre, mais aussi le mouvement de base de la chorégraphie. Ce titre m’évoque aussi la mère de la mythologie grecque ou hindoue, les puissances fondamentales. Vous parlez beaucoup de sexualité féminine… O. D.  : Oui, on a travaillé sur la contraction du vagin, et c’est une technique de tantra. Nous avons travaillé avec cette partie basse de notre anatomie pour créer du mouvement à partir de l’idée du plaisir féminin, sans pour autant être explicite et sans nécessité d’avoir l’air « sexy ». Est-ce une pièce féministe ? O. D.  : Alors que mes premières pièces étaient une sorte d’étude de la masculinité, j’avais envie de me tourner vers la féminité d’autant plus qu’il y a une nouvelle vague féministe en Irlande, avec la loi sur l’avortement et le mouvement # metoo, dont je pense qu’il fallait s’emparer. On vous connaît plutôt pour une gestuelle Avec Le Grand Bain, Le Gymnase, CDCN de Roubaix – Hautsde-France, propose un mois d’immersion chorégraphique dans toute la région Hauts-de-France. Le Grand Bain est de retour ! Pour sa sixième édition, il prend ses aises, s’étale sur tout un mois et dans toute la région Hauts-de-France. 34 artistes aux esthétiques diverses y sont invités à questionner la mémoire, qu’elle soit corporelle ou émotionnelle. Au chapitre création, on découvrira Les Diables, imaginé par l’inclassable Michel Schweizer avec la complicité de sept comédiens de l’Oiseau-Mouche, compagnie qui emploie des comédiens en situation de handicap, « une expérience totale et mémorable », mais aussi Plubel, de Clémentine Vanlerberghe et Fabritia D’Into, qui traverse l’histoire de l’art et de la pop culture pour y questionner la présence féminine. Perrine Valli, quant à elle, présentera la première française de Cloud et Michele Rizzo celle de Deposition. Les Bacchantes dadaïstes de Marlène Monteiro Freitas, le magistral Another look at memory de Thomas Lebrun, les brillantes Vagues de Noé Soulier, le militant Queen-Size de Mandeep Raikhy et le musical Quintette de JannGallois seront également au programme. Lostmovements de Jan Martens et Marc Vanrunxt Un foisonnement créatif Ce Grand Bain sera aussi le dernier de Jan Martens en tant qu’artiste associé du Gymnase. Il présentera en guise d’au revoir la première française de son solo Lostmovements, écrit avec la complicité de Marc Vanrunxt, mais également Pauline Thomas, un programme composé de deux duos. Sylvain Huc, qui le remplacera à partir de janvier 2020, créera lui le solo Lex. À côté de cette large série de spectacles, seront à expérimenter notamment un bal rock itinérant concocté par Bérénice Legrand, une installation vidéo de Denis Darzacq, et un parcours chorégraphique dans le Bassin Minier, d’Ambra Senatore à Mickaël Phelippeau,. Delphine Baffour Le Gymnase, CDCN, 5 rue du Général-Chanzy, 59100 Roubaix. Du 1er au 30 mars. Tél. 03 20 20 70 30. www.gymnase-cdcn.com La Terrasse, premier média arts vivants en France Tine Declerck
Laurent Philippe D. R. Oona Doherty dans Hope Hunt. « Une nouvelle façon de travailler, c’est-à-dire une forme de lutte, mais avec plus de douceur. » très masculine. Est-ce difficile pour vous de travailler à partir d’un vocabulaire corporel « féminin » ? O. D.  : Oui, pour moi c’est difficile, c’est pourquoi je ne danse pas dans cette pièce. C’est vrai que j’ai plutôt parlé dans mes précédentes pièces d’une « masculinité écorchée » qui est celle des hommes La Villette/Chor. Alice Ripoll Alice Ripoll. Propos recueillis/Alice Ripoll Suave d’Irlande du Nord, avec une vulnérabilité sous-jacente. Comment avez-vous recruté vos interprètes ? O. D.  : Elles sont parmi les meilleures danseuses et performeuses d’Irlande. Je leur fais confiance. Elles ont une grande justesse du geste, une honnêteté dans leurs intentions, rien n’est faux ou emprunté. La vision de la femme a-t-elle changé en Irlande ? O. D.  : Ici à Dublin, le vote de la loi sur l’avortement est un grand progrès et cette victoire permet de penser que d’autres choses vont changer. Mais en Irlande du Nord, il est toujours interdit ! Pour la deuxième section de Belfast Prayer – Hard to be soft, j’ai recruté partout en Europe des jeunes filles pour un Haka très revendicatif. Je voudrais les amener toutes à Belfast pour changer cette loi ! Est-ce difficile pour une compagnie de danse contemporaine de vivre et se développer en Irlande du Nord ? O. D.  : Jusqu’à présent j’ai eu beaucoup de chance, car j’ai beaucoup tourné, été coproduite, et j’ai reçu des subventions. Cela dit, les aides institutionnelles sont sans cesse revues à la baisse, année après année. Et tout risque de devenir beaucoup plus difficile à l’avenir. Propos recueillis par Agnès Izrine Atelier de Paris, CDCN, 2 route du Champde-Manœuvre, 75012 Paris. Les 3 et 4 avril à 20h30. Dans le cadre de la Biennale de danse du Val-de-Marne. Tél. 01 41 74 17 07. Durée 50 minutes. également  : Espaces Pluriels, Théâtre Saragosse, Pau, le 9 mai à 20h30. La brésilienne Alice Ripoll présente pour la première fois en France Suave, fête endiablée qui met en scène dix danseurs des favelas de Rio qui réinventent le passinho. « La culture des ghettos brésiliens m’a toujours beaucoup intéressée. À mon avis, elle a beaucoup plus à nous apprendre sur la vie, à nous tous, que l’art qui émane de la bourgeoisie ou des universités. Sa créativité, son érotisme, son charisme nous rapprochent du réel, de la vie. Pour Suave j’ai réuni dix danseurs qui viennent des favelas de Rio de Janeiro. Ces jeunes gens courageux se battent pour la danse dans un pays qui est injuste à de nombreux égards envers les artistes. Travailler avec eux m’a apporté un élan de créativité et de courage. Le courage de savoir que la vie aura une fin – comme le tatouage de Gabriel le dit  : « une vie, une chance » – et que la meilleure des choses à faire pour nous est de faire bouger vigoureusement notre corps, sans crainte, car c’est alors que les choses commencent à se produire, à advenir. C’est ce que ces jeunes et géniaux chroniqueurs de la vie quotidienne, à qui j’ai demandé de réinventer le passinho, m’ont appris. Variations sur le passinho Le Passinho est une danse urbaine qui est née dans les favelas de Rio. Elle se pratique au son du funk carioca et requiert beaucoup d’agilité, car elle comprend des mouvements de jambes très complexes. On y retrouve des influences de break, de popping, de frevo (danse carnavalesque et acrobatique où l’on s’aide d’un parapluie), de samba, de kuduro (danse africaine entre électro et mouvements traditionnels) et bien d’autres encore. Au début, ce sont les trafiquants de drogue, qui finançaient les fêtes, qui pratiquaient cette danse. Ils encourageaient les jeunes garçons à l’apprendre. La prolifération des smartphones et d’internet a contribué à une rapide diffusion de sa technique. Cela a fini par rapprocher les jeunes des favelas contrôlées par des bandes rivales. Le passinho s’est développé hors des bidonvilles à travers des battles, qui ressemblent à celles du hip-hop. Aujourd’hui cette danse est connue dans tout le Brésil et a déjà des styles dérivés, comme la dancinha. » Propos recueillis et traduits par Delphine Baffour La Villette, Grande Halle, 211 av. Jean-Jaurès, 75019 Paris. Du 28 au 30 mars à 19h. Tél. 01 40 03 75 75. Durée  : 50 mn. Dans le cadre du Festival 100%. hors-série danse XIII la terrasse 274 mars 2019



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