La Terrasse n°274 mars 2019
La Terrasse n°274 mars 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°274 de mars 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 88

  • Taille du fichier PDF : 18,8 Mo

  • Dans ce numéro : visages de la danse 2019.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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hors-série danse X la terrasse 274 mars 2019 NAÏA PRODUCTIONS et LA COMPAGNIE MAGUY MARIN présentent QUEL EST CE MOMENT DE L’HISTOIRE DU MONDE QUE NOUS VIVONS ENSEMBLE ? UN FILM DE DAVID MAMBOUCH CHORÉGRAPHIE MAGUY MARIN IMAGE PIERRE GRANGE MUSIQUE ORIGINALE CHARLIE AUBRY MIXAGE NATHALIE VIDAL ÉCRIT ET RÉALISÉ PAR DAVID MAMBOUCH PRODUIT PAR PHILIPPE AIGLE ET SÉVERINE LATHUILLIÈRE PRODUIT PAR LA COMPAGNIE MAGUY MARIN EN COPRODUCTION AVEC AUVERGNE-RHÔNE-ALPES CINÉMA AVEC LA PARTICIPATION DE LA RÉGION AUVERGNE-RHÔNE-ALPES AVEC LA PARTICIPATION DE LA FONDATION D’ENTREPRISE HERMES ET DU THÉÂTRE DE LA VILLE - PARIS AVEC LE SOUTIEN DU CENTRE NATIONAL DU CINEMA ET DE L’IMAGE ANIMÉE ET DU MINISTÈRE DE LA CULTURE/DIRECTION GÉNÉRALE DE LA CRÉATION ARTISTIQUE 2018 NAÏA PRODUCTIONS – COMPAGNIE MAGUY MARIN – AUVERGNE-RHÔNE-ALPES CINÉMA EXCLUSIVEMENT AU CINÉMA LE 6 MARS Institut du Monde Arabe/Festival Le Printemps de la danse arabe Créer à Paris le premier festival de danse arabe  : c’est l’objectif revendiqué par l’Institut du Monde Arabe qui, en partenariat avec différents lieux, réunit une programmation où l’expression du corps croise différentes réflexions sous la forme de spectacles, projections, résidences… Après un premier coup d’essai la saison dernière, le projet s’étoffe et donne à voir une diversité de propositions qu’il faut regarder de près. Pour autant, que doit-on voir de cette « danse arabe » que promeut le titre de la manifestation, dont l’analogie avec le Printemps arabe de 2011 laisse deviner un geste politique ? Le fait est qu’il est impossible de déterminer une quelconque identité de la « danse arabe »  : il faut voir à quel point les artistes invités viennent d’horizons divers et tracent des parcours bien distincts. Quant aux œuvres, elles témoignent également d’une grande liberté par rapport à toute tentative d’un catalogage identitaire maladroit. Quoi de commun par exemple entre les deux tandems Entretien/Emanuel Gat Yooo !!! Chaillot-Théâtre National de la Danse/Chor. Emanuel Gat En pleine répétition de sa nouvelle création ouverte au jeune public à Chaillot, Emanuel Gat nous livre ses réflexions sur son processus créatif avec de jeunes participants. Vous avez renouvelé votre équipe pour cette nouvelle pièce, comment appréhendez-vous ce travail ? Emanuel Gat  : C’est une équipe que j’ai formée à travers une audition, avec des styles de hip hop et des parcours très différents. J’en suis à un stade – nous sommes au milieu du processus de création – où j’apprends encore de leur façon de travailler. Ils sont très jeunes, très motivés, et je passe par une phase de rencontre pour voir comment on peut aller les uns vers les autres. Je travaille sur leurs ressentis, leur capacité à sortir de leur cadre habituel, du hip hop, de la façon dont ils ont l’habitude de bouger. Je regarde leur ouverture d’esprit, leur sensibilité, leur approche. C’est parce que c’est une création jeune public que j’ai voulu rencontrer de jeunes danseurs. La question du jeune public vous a-t-elle poussé à changer votre façon de travailler ? E. G.  : Non, pas vraiment, je travaille de la même manière. Et je ne fais pas une pièce « pour » le jeune public, je garde simplement en tête que cela va être vu par du jeune public. Je suis mon processus habituel, mais avec ce choix d’avoir de très jeunes interprètes d’à peine 20 ans, un jeune musicien de 16 ans, et une jeune vidéaste sur le plateau. Peut-être que le jeune public aura un accès plus direct, plus immédiat, à la pièce, et pourra s’identifier plus facilement à ce qu’il voit. Mais je ne change pas ma façon de chorégraphier ou de mettre les choses en place. Ensuite, s’opère un mélange entre le monde de chacun et l’idée de se rassembler, de créer ensemble un système sans perdre son individualité. De chercher la cohérence, le dialogue. Dans quel environnement sonore et scénographique les plongerez-vous ? E. G.  : C’est d’abord un environnement sonore, restitué par un travail sur la vidéo. Nous avons effectué trois jours de tournage avec les musiciens, et la vidéo agira en interaction avec la danse sur le plateau en temps réel. Nous travaillons à taille humaine, comme formés par les Tunisiens Aïcha M’Barek & Hafiz Dhaou d’une part, et les Marocains Youness Atbane & Youness Aboulakoul d’autre part ? Les premiers se sont formés et ont dansé au Sybel Ballet Théâtre avant d’arriver en France pour étudier au CNDC d’Angers. Depuis, ils vivent à Lyon et cheminent jusqu’à l’international, dans des pièces à l’écriture ciselée autour de la spirale, du bassin, pour mieux parler de l’intime et des rapports humains et sociétaux. En témoigne Kawa, pièce présentée ici, qui va fêter ses dix ans, « solo à deux » au milieu d’un répertoire allant jusqu’à la création d’une pièce pour les 28 danseurs du Ballet de Lorraine. Entre performance et installation, le deuxième duo présente Les Architectes, Emanuel Gat signe sa première pièce jeune public à l’initiative de Chaillot. « Un mélange entre le monde de chacun et l’idée de se rassembler, de créer ensemble. » si les choses étaient posées ensemble sur le plateau. Que signifie le titre Yooo !!! E. G.  : C’est une exclamation que l’on retrouve dans le langage aujourd’hui, je l’apprécie parce qu’elle est abstraite, et que ce son est chargé de musicalité. Il s’en dégage une énergie jouissive. Dans cette création, je mets en scène la jeunesse, j’ouvre des espaces pour que les jeunes s’expriment, pour qu’ils prennent des risques et aillent au bout de leur démarche, à partir de là où ils en sont dans leur parcours. Cela m’apprend beaucoup de choses, et cela me rappelle aussi ma propre expérience ! Propos recueillis par Nathalie Yokel Chaillot-Théâtre National de la Danse, 1 place du Trocadéro, 75016 Paris. Du 13 au 23 mars 2019. Tél. 01 53 65 31 00. Julia Gat
Jeff Rabillon Alice Brazzit Bientôt 10 ans pour Kawa, d’Hafiz Dhaou et Aicha M’Barek. qui combine objets et imaginaire loufoque. Il déploie une singularité qui résonne avec les parcours de Youness Atbane & Youness Aboulakoul. Spectacles et artistes en résidence Atbane a mêlé danse et arts visuels tout en se formant au CCN de Montpellier et en muséologie à Nice, tandis qu’Aboulakoul a croisé aussi bien le folklore marocain que la danse hip hop, avant de devenir un interprète virtuose de grands chorégraphes comme Olivier Dubois, Christian Rizzo, Bernardo Montet… La liste des artistes à découvrir lors de ce temps fort est longue  : l’ukraino-palestinien Nidal Abdo ; en hip hop les comoriens Washko et Seush ainsi que Adel el Shafey ; Selim Ben Safia, Fouad Boussouf ou Radhouane El Meddeb avec le Ballet de l’Opéra du Rhin… Au 104, la chorégraphe égyptienne Shaymaa Shoukry est en résidence pour travailler sur Fighting, et présente également Portray et Walking à l’Institut du Monde Arabe. Au CND, c’est l’école de danse de Sareyyet Ramallah qui est accueillie en résidence dans le cadre de Camping. Nathalie Yokel Institut du Monde Arabe, 1 rue des Fossés- Saint-Bernard, place Mohammed-V, 75236 Paris. Du 22 mars au 28 juin 2019. Tél. 01 40 51 38 38. Séquence danse avec le 104 le centquatre-paris/Festival Séquence danse revient avec le printemps, inscrivant au cœur de sa programmation un lot de personnalités fortes du paysage chorégraphique d’aujourd’hui. AlessandroSciarroni fait rire ses danseurs dans Séquence danse au Centquatre-Paris. Si beaucoup des personnalités accueillies sont de solides talents voire des institutions de la danse contemporaine – Olivier Dubois, Angelin Preljocaj, Josef Nadj, Alban Richard… –, elles témoignent aussi de la domination masculine dans le paysage culturel. Seulement trois femmes chorégraphes ressortent des quatorze propositions du festival  : Johanna Faye co-chorégraphie avec Saïdo Lelouh le solo Home, Kettly Noël est l’invitée du projet jeune public d’Emilio Calcagno où elle crée un des trois solos des Petites histoires de…, et Kaori Ito livre sa nouvelle création. Au sortir de son duo sensible et sensuel Embrase moi performé avec son compagnon, cette artiste en résidence au 104 part sur d’autres bases avec l’acteur et danseur Miraï Moriyama. Ici, elle s’inspire d’une œuvre de l’auteur japonais Yukio Mishima, pour jouer sur la singularité et l’étrangeté ressenties par chacun des deux interprètes dans leur relation au monde. Deux « extraterrestres », selon les mots de la danseuse et chorégraphe, qui confrontent leurs doutes, leurs ressemblances, en se demandant si leur danse peut les sauver ou sauver le monde. Ancrage dans la danse et décloisonnements On remarque dans la programmation de cette septième édition un élan prompt à faire se rencontrer les disciplines, où les arts visuels deviennent des partenaires de la danse. Josef Nadj a choisi une forme mêlant installation photographique et spectacle. Son Mnémosyne le met en scène au cœur de ses propres images, formant un registre de traces, de mémoires, et de sources d’inspiration qui, au cœur d’une boîte noire, laissent s’évader notre imaginaire. Le binôme plasticien/chorégraphe fonctionne à bloc avec Théo Mercier et Steven Michel. Interprété par ce dernier, Affordable solution for better living met en parallèle le corps et son espace de vie standardisé pour mieux clouer au pilori la société de consommation et la normalisation de nos existences. Il faudra aussi s’attarder sur le travail de Thibaud Le Maguer, en résidence au 104, dont la formation va d’Exerce à Montpellier et Transforme à Royaumont pour la danse jusqu’au studio Le Fresnoy pour les arts visuels. Au cœur de ces croisements, son opus Virages dissèque le mouvement de la marche. S’il en est un qui aime disséquer les partitions, qu’elles soient chorégraphiques, lumineuses, ou musicales, c’est bien Alban Richard. En témoigne sa nouvelle œuvre Fix Me, accompagnée par le compositeur électro Arnaud Rebotini. Nathalie Yokel Le Centquatre-Paris, 5 rue Curial, 75019 Paris. Du 13 mars au 21 avril 2019. Tél. 01 53 35 50 00. hors-série danse XI la terrasse 274 mars 2019



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