La Terrasse n°274 mars 2019
La Terrasse n°274 mars 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°274 de mars 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 88

  • Taille du fichier PDF : 18,8 Mo

  • Dans ce numéro : visages de la danse 2019.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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hors-série danse IV la terrasse 274 mars 2019 Koen Augustijnen et Rosalba Torres Guerrero saison 18/19 12 & 13 MARS CRÉATION RÉSIDENCE CHORÉGRAPHIQUE LÉO LÉRUS THEATRE71.COM SCÈNE NATIONALE MALAKOFF M MALAKOFF-PLATEAU DE VANVES 01 55 48 91 00 PÉRIPHÉRIQUE PORTE BRANCION – PARKING INDIGO RUE GABRIEL CRIÉ samedi 23 mars 20 h 30 — danse dès 8 ans Théâtre Centre d’Art Scène Conventionnée d’Intérêt National — Art et Création pour la danse 8 bis avenue Louis Breguet 78140 Vélizy-Villacoublay londe.fr Entretien/Olivier Dubois Tropismes Le Centquatre-paris/Festival Séquence Danse/chor. Olivier Dubois Après Les Mémoires d’un seigneur et 7 x Rien, Olivier Dubois crée Tropismes, troisième volet du projet qu’il mène autour de La divine comédie. mars Critique En quoi cette nouvelle pièce fait-elle référence à La Divine Comédie ? Olivier Dubois  : La question de La Divine Comédie est celle d’un ailleurs, d’une traversée face au démon, face au divin, à la grâce. Il ne s’agit pas de traverser un enfer ou un paradis parce que, selon moi, tout est un. Si je vous emmène à un concert, cela peut être mon paradis et votre enfer. Ces notions personnelles, très intimes, ne sont pas dictées par des lois. Pour Tropismes, nous sommes à un endroit qui est de l’ordre de la survie, ou plus exactement de la « sur-vie », qui pourrait ressembler à une fête, c’est-à-dire un espace suspendu dans nos vies contemporaines. Ce que jadis on appelait transe, rituel ou tarentelle, et qu’on appelle aujourd’hui fête. Et son titre, Tropismes ? O. D.  : Tropismes ne fait pas référence au livre de Nathalie Sarraute mais au phénomène biologique qui fait, par exemple, que les tournesols se déplacent vers le soleil, pour leur survie. Ils vont là où la sève va s’éveiller, là où ils vont pouvoir se déployer. Tropismes est une pièce extrêmement géométrique. Les interprètes sont placés dans différentes configurations comme on poserait des pierres dans un rite animiste, comme pour tendre vers un possible soleil, pour échapper à la nuit. Quand je parle de nuit je parle évidemment d’anéantissement, d’aveuglement, de perte, mais aussi Marie-Antoinette Opéra Royal du Château de Versailles/chor. Thierry Malandain Troisième commande de Laurent Brunner, directeur de Château de Versailles Spectacles, au Malandain Ballet Biarritz, Marie- Antoinette déploie un ballet narratif et symbolique au plus près de la vérité humaine. Il est étonnant de se dire que c’est sur cette même scène de l’Opéra Royal du Château de Versailles, inauguré pour l’occasion, qu’eut lieu le 16 mai 1770 le repas nuptial qui unit Louis- Auguste, Dauphin de France et futur Louis XVI, et Marie-Antoinette, Archiduchesse d’Autriche. Peut-être est-ce pour cette raison que Laurent Brunner, connaissant le souci du détail, l’attachement à l’Histoire (celle des hommes et celle de la danse) et l’inventivité du chorégraphe, a voulu que Thierry Malandain aborde le personnage de Marie-Antoinette. C’est justement par ce festin royal que débute le spectacle, sous l’égide de Louis XV et de la mère de Marie-Antoinette, l’Impératrice Marie-Thérèse. Les costumes féminins qui laissent voir les bras sont superbes. Le plateau est ceint par de hauts cadres et par un ciel contrasté, annonciateur de la catastrophe future. Superbe idée  : un cadre identique, d’abord au sol, puis porté par les membres de la Cour, signifie tout le poids des codes rigides qui y règnent. C’est un lieu d’enfermement et d’exposition, où la moindre inconduite et la moindre intrigue déclenchent caricatures, pamphlets et rumeurs. Les gestes font écho à l’agitation et au jugement perpétuels de la Cour et à cette situation de fête au bord de la rupture, avec de beaux enchaînements qui se répètent, avec des mouvements d’automates, des vagues virevoltantes, des battements de mains ou des bras éperdument tendus vers le néant. Marie-Antoinette et Louis XVI (Claire Lonchampt et Mickaël Conte sont excellents). Portrait tout en nuances Au-delà du contexte, le bord de cadre peut aussi évoquer une barre de danse classique, exigeant une implacable discipline ! Cette première scène est une très belle réussite. Quatorze tableaux éclairent des moments clés ou symboliques de la vie de Marie-Antoinette, et pour apprécier le ballet à sa juste mesure, il est vraiment recommandé – voire nécessaire – de lire le synopsis dans la feuille de salle avant le spectacle. Parmi les séquences proposées, La Nuit de noces, sachant que le mariage n’a pas été consommé pendant sept ans ; La Reine du Rococo ou mon truc en soie, savoureux pastiche mettant en lumière la frivolité de la Reine ; Maternité, qui voit la naissance de la petite Marie-Charlotte ; jusqu’à ce 5 octobre 1789, tableau final intitulé à mort l’Autrichienne ! Rythmées par les symphonies de l’Autrichien Joseph Haydn, interprétées à Versailles par l’orchestre Euskadi dirigé par Mélanie Levi- Thiébaut, ces scènes dansées qui traversent l’histoire d’une vie expriment avant tout l’inadéquation qui s’affirme entre la Reine et sa fonction. Elles éclairent aussi le personnage plus émouvant et plus intelligent qu’on l’imagine de Louis XVI. Une telle plongée chorégraphique croisant enjeux intimes et historiques s’avère un redoutable défi. Thierry Malandain et sa belle troupe l’ont relevé avec succès. Agnès Santi Opéra Royal du Château de Versailles, 78000 Versailles. Le 29 mars à 20h, le 30 à 19h, le 31 à 15h et 19h. Tél. 01 30 83 78 98. Durée  : 1h20. Spectacle vu au Kursaal à San Sebastián. Tournée sans l’orchestre  : Opéra de Vichy les 5 et 6 avril ; Grand Théâtre de Bordeaux les 19 et 20 avril ; Opéra de Reims les 25 et 26 mai ; Gare du Midi à Biarritz du 1er au 3 juin et du 7 au 9 août. Olivier Houeix
Frédéric Lovino V. Léon Olivier Dubois. « Pour Tropismes, nous sommes à un endroit qui est de l’ordre de la survie, ou plus exactement de la « sur-vie ». » de la lune, qui n’est que l’autre du soleil. Avez-vous travaillé pour la chorégraphie à partir d’un seul geste ? O. D.  : Oui, la base de départ est un bras qui se replie, que nous travaillons de manière évolutive. Il peut avoir plusieurs sens, on peut parler de solidarité, d’effort, être fraternel ou très irrévérencieux et même agressif. Mais il y a aussi un autre mouvement, une sorte de swing qui est là du début à la fin et qui, lui, ne bougera jamais. Il peut faire un peu traîne-savate, ou loubard, ou clubbeur, il a plein de couleurs selon ce qui se passe sur le plateau, selon l’ambiance musicale. François Caffenne, qui écrit la musique de mes spectacles, sera d’ailleurs cette fois sur le plateau, comme une sorte de DJ. Nous avons travaillé à partir des sons émis par les planètes, enregistrés par la NASA, et des pulsations particulières du rock, du twist, de l’électro, du funk. Quelle est l’énergie de cette pièce ? O. D.  : Elle est proche de celle de Révolution. Nous sommes dans l’endurance, avec une partition redoutable qui demande une énorme concentration. Tout est précisément écrit. J’aime les interprètes glorieux, j’aime révéler leur potentiel, leur pouvoir. Pour cela, une fois la partition pleinement mémorisée, il faut opérer une sorte de métamorphose, traverser des turbulences pour que cet être universel que l’on a tous en nous surgisse. Propos recueillis par Delphine Baffour Le Centquatre-Paris, 5 rue Curial, 75019 Paris. Du 29 mars au 1er avril à 21h. Tél. 01 53 35 50 00. Durée  : 2h15. Dans le cadre du festival Séquence danse Paris. Julie Desprairies explore la beauté du geste Théâtre de Brétigny Scène Conventionnée art et création/MES Julie Desprairies Un nouvel événement centré sur le geste, artistique ou quotidien, investit le théâtre de Brétigny. Il s’agit de questionner nos manières d’être au monde, dans un projet collectif au croisement du territoire et de la création porté par Julie Desprairies. Les gestes nous appartiennent et nous dévoilent, plus encore que nous ne saurions le dire. Qu’il soit professionnel ou personnel, qu’il marque un sentiment ou une sensation, il renseigne sur les savoirs et les pratiques inhérents à un milieu et un contexte précis. Qu’il soit mûrement réfléchi ou inlassablement répété, chaque geste constitue une signature unique, et traduit notre relation au monde et Julie Desprairies. Julie Desprairie et la chanteuse Barbara Carlotti, réunies pour La Beauté du Geste. aux autres. Mais tous ces gestes, qui font signe et sens, peuvent-ils être artistiques ? Tel est le point de départ du projet piloté par la chorégraphe Julie Desprairies. Dans un premier temps, elle a collecté en la filmant la gestuelle d’un habitant de Brétigny-sur-Orge dans son quotidien et son travail. Ensuite, six chorégraphes ont été invités à créer une courte pièce à partir de cette vidéo. Un dépaysement de la pensée La soirée, proposée au cœur de la saison Dedans/Dehors du Théâtre de Brétigny, se compose d’une performance inédite, du film documentant le geste choisi, le partage du geste avec le spectateur, le tout accompagné d’un repas et d’une discussion. Seront réunis un tailleur de pierre, un ostéopathe, une paysagiste, un tatoueur, une chanteuse et un groupe d’habitants. Six artistes internationaux les accompagnent, il s’agit respectivement de Jordi Galli, Jozsef Trefeli, Nedjma Merahi, Thierry Thieû Niang, Julie Desprairies et Pascale Houbin. Pendant cette semaine, Barbara Carlotti. banquets philosophiques, échauffements de taï-chi, cours de cuisine ou autres viendront compléter le programme, avant le Mégatroc des savoir-faire qui viendra boucler cette séquence durant le week-end. Un moment altruiste et joyeux pour donner en recevant et apprendre en transmettant. Agnès Izrine Théâtre de Brétigny dedans/dehors, rue Henri-Douard, 91220 Brétigny-sur-Orge. Du 19 au 24 mars. Mar. 19 jeu. 21, ven. 22 à 20h, mer. 20, dim. 24 à 15h, sam. 23 à 16h. Tél. 01 60 85 20 85. A.Pasquier Photo  : La Veronal La Veronal Pasionaria 4 – 6 avril 2019 1 place du Trocadéro, Paris www.theatre-chaillot.fr hors-série danse V la terrasse 274 mars 2019



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