La Terrasse n°274 mars 2019
La Terrasse n°274 mars 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°274 de mars 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 88

  • Taille du fichier PDF : 18,8 Mo

  • Dans ce numéro : visages de la danse 2019.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 14 la terrasse 274 mars 2019 CROISER LES REGARDS TEMPS FORT SUR L’ALTÉRITÉ GURSHAD SHAHEMAN YAN DUYVENDAK OMAR GHAYATT THIERRY THIEÛ NIANG WAEL ALKAK Onéguine Théâtre Gérard Philipe/d’après Pouchkine/MES Jean Bellorini Après sa puissante adaptation des Frères Kamarazov, Jean Bellorini poursuit son exploration de la littérature russe en mettant en scène le célèbre roman en vers de Pouchkine. Soucieux de défendre un théâtre populaire exigeant, Jean Bellorini s’attaque souvent à de grands textes. Si Tchekhov, Brecht ou Horvath figurent au rang de ses réalisations, c’est le roman, plus encore que le théâtre, qui semble le stimuler. Le Quart Livre de Rabelais, Les Misérables de Hugo, À la recherche du temps perdu de Proust  : le metteur en scène n’a pas peur de se confronter à des monuments de la littérature, quitte à en proposer des versions longues comme les 5h de ses Frères Kamarazov. À Dostoïevski succède cette fois Pouchkine et son chef-d’œuvre, Festival SPRING Région/Pôles nationaux des Arts du Cirque de Normandie Eugène Onéguine. On le sait, cette histoire d’un jeune dandy de Saint-Petersbourg (Onéguine), retiré à la campagne où il se lie d’amitié avec Lenski mais séduit sa fiancée (Olga) et repousse l’amour de Tatiana, a inspiré à Tchaïkovski un opéra éponyme. Un dispositif scénique au plus près du spectateur Le directeur du Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis en mêle justement des extraits à la bande sonore et musicale de Sébastien Trouvé, mais de la musique, il en est égale- Porté par la Plateforme 2 Pôles Cirque en Normandie, le festival SPRING offre une visibilité exceptionnelle au cirque contemporain sous toutes ses formes. Des plus savantes aux plus populaires. Pour sa troisième année à l’échelle de la nouvelle région, il met notamment à l’honneur la création féminine. Avec plus de 50 spectacles dans une soixantaine de structures, couvrant l’ensemble des départements de la nouvelle région Normandie, l’édition 2019 de SPRING, festival des nouvelles formes de cirque en Normandie, promet d’élargir l’horizon des arts de la piste. Du 1er mars au 5 avril 2019, des artistes qui font cirque de tout, souvent dans un frottement fertile avec d’autres disciplines, présentent des créations aux esthétiques diverses. Grâce à la fusion de La Brèche à Cherbourg et du Cirque-Théâtre d’Elbeuf, dont Yveline Rapeau a pris la direction fin 2015, tous les formats, toutes les techniques sont permis. Y compris les technologies les plus innovantes. Les plus inattendues. Parmi les solos, grands formats sous chapiteaux ou encore interventions dans l’espace public que nous réserve cette riche édition, une grande diversité de thématiques est au rendez-vous. Parmi lesquelles, la place de la femme dans la création circassienne et, plus largement, dans la société. Car 2018, constate avec joie la directrice du festival, « a été une année paroxystique, mettant sur le devant de la scène la question de la place des femmes, et plus largement celle du genre ». niers de la magie nouvelle que sont Raphaël Navarro et Clément Debailleul s’associent à la musicienne Laurence Equilbey et à l’Insula Orchestra pour s’emparer d’une des œuvres fondatrices du répertoire lyrique allemand. Le metteur en scène David Bobée, directeur du CDN de Rouen, dévoile dans Louées soientelles (9 et 10 mars) des figures féminines fortes à travers un opéra-cirque consacré aux héroïnes de Haendel. Tandis que dans Les métamorphoses du cercle (22 mars), la musicienne Cécile Brossard mêle les accords de son alto aux envolées des cerceaux du jongleur Sylvain Julien afin de « créer des La Terrasse, premier média arts vivants en France Louées soient-elles. Tous les arts en piste La couleur de ce SPRING 2019 est aussi très musicale. Et ce dès le spectacle d’ouverture, Der Freischütz (1er et 3 mars), où les pionondelettes sur un lac endormi ». D’« entrer en relation avec nos rêves pour s’y lover et provoquer des battements ». Cette nouvelle édition de SPRING est aussi l’occasion pour La Brèche d’inaugurer sa Maison des artistes. Un lieu qui permettra d’accueillir les compagnies dans des conditions optimales et de favoriser les croisements entre disciplines, grâce à des résidences destinées à des artistes venant d’autres disciplines. Ainsi qu’à des chercheurs, journalistes et auteurs curieux des arts de la piste. Pour d’autres métissages fertiles. Anaïs Heluin SPRING, du 1er mars au 5 avril 2019. Tél. 02 35 52 93 93. www.festival-spring.eu D. R.
Jean-Baptiste Millot Thierry Laporte Jean Bellorini. ment question dans la traduction choisie  : celle d’André Markowicz, « exceptionnelle, car rimée au plus proche du rythme et de la musicalité du texte original. » Celui-ci n’en manque pas en effet  : « Mêlant les styles avec Emmanuelle Hiron dans Le Fils. Critique Le Fils aisance, il est, tour à tour, poème éclatant dardant les feux d’une culture éternelle, poème clairvoyant sur la vanité de l’existence et la perte des illusions, poème léger comme une ritournelle que l’on apprend enfant et que l’on garde, talisman précieux, tout au long de sa vie. » Se saisissant de cette matière poétique et incandescente, Jean Bellorini imagine un dispositif bifrontal, avec une jauge resserrée de 170 places où le public, équipé de casques, se trouve comme enveloppé par les voix, parfois chuchotées, parfois chorales des cinq comédiens – ceux d’Un fils de notre temps*, très beau spectacle. À cette atmosphère envoûtante participe une scénographie onirique où la légèreté du tulle floute les frontières entre lyrisme et réalité. Isabelle Stibbe * Lire notre critique, La Terrasse n°238. Théâtre Gérard Philipe, CDN de Saint-Denis, 59 bd Jules-Guesde, 93200 Saint-Denis. Du 28 mars au 20 avril 2019. Du lundi au samedi à 20h30, le dimanche à 16h. Relâche le mardi et le mercredi. Tél. 01 48 13 70 00. Durée estimée  : 1h30. Reprise/Théâtre du Rond-Point/DE Marine Bachelot Nguyen/MES David Gauchard Alors que l’islam cristallise tous les débats sur l’extrémisme religieux, David Gauchard et sa compagnie L’Unijambiste s’intéressent à l’intégrisme catholique. Interprété par Emmanuelle Hiron, Le Fils est une passionnante fiction sur les mécanismes de la radicalisation. La religion pour elle, c’est d’abord un ensemble de rituels réalisés en famille. Une sorte de ciment entre les générations et une manière de participer à la vie de Châteaugiron, petit village situé près de Rennes où elle vit avec son mari et ses deux enfants. Autrement dit, l’unique protagoniste du Fils est « moyennement praticante ». Certes « à l’aise dans les églises », mais loin de ne jurer que par Dieu. Elle se demande souvent comment elle a glissé « du comptoir de la pharmacie à la morsure froide du pavé. Du perron de l’église au boulevard de la Liberté ». Commandé par David Gauchard à Marine Bachelot Nguyen, portée sur les questions féministes et postcoloniales, cette pièce est la tentative de reconstitution d’une dérive. Le monologue d’une femme tombée dans le radicalisme religieux sans s’en apercevoir. Par faiblesse et désir d’intégration sociale davantage que par conviction. À la hauteur de cette passionnante partition, la comédienne Emmanuelle Hiron incarne la pensée trouble de la protagoniste suite à un drame que le titre laisse présager. Ses labyrinthes et ses failles, qui empêchent l’expression de tout repentir. David Gauchard a l’art de l’intranquillité  : ne s’arrêtant jamais sur une idée ni sur un sentiment définitif, le crépuscule du Fils dérange. Il inquiète. Entre gravité et humour Seule sur un plateau circulaire en bois clair où est installé un clavecin de la même couleur, la comédienne n’a pourtant a priori rien d’effrayant. élégante sans être guindée, elle a l’allure neutre d’une femme moderne. Banale. Le basculement idéologique que relate la pièce tient donc presque entièrement dans la parole, à peine interrompue à trois reprises par l’entrée en scène d’un jeune garçon et par le son aigu du clavecin dont il joue sans rien dire. L’air spectral. Le récit oscille entre le « je » et le « elle ». Entre gravité et humour. Avec une lenteur qui traduit l’effort fourni par son personnage pour mettre des mots sur les faits, Emmanuelle Hiron passe d’un type de discours à un autre avec une aisance remarquable. Elle s’adresse parfois au public avant de reprendre le fil de sa méditation confuse, pleine de souvenirs du rassemblement contre le spectacle Sur le concept du visage de Dieu de Roméo Castelluci, de Manifs pour tous et de réunions plus informelles avec les épouses des notables des environs, mais aussi de détails intimes. Car c’est bien connu, le diable se loge dans les détails. Anaïs Heluin Théâtre du Rond-Point, 2 bis av. Franklin- Delano-Roosevelt, 75008 Paris, salle Jean-Tardieu. Du 19 mars au 14 avril, du mardi au dimanche à 18h30. Relâche les lundis, le 24 mars et le 9 avril. Durée  : 1h30. Tél. 01 44 95 98 21. Crédits photos Lucie Jansch et Richard Haughton - Création graphique L'œil carré - Licence 2-1084689 Photographie  : Olivier Marty - Graphisme  : ip-3 - Maquette  : L'œil carré - Licence 2-1084689 Bells and Spells place Charles Dullin 75018 Paris Il y a une légende à Bornéo qui dit que les orangs-outans savent parler mais qu'ils se taisent pour qu'on ne les fasse pas travailler de Victoria Thierrée Chaplin Avec Jaime Martinez Aurélia Thierrée Théâtre de l’Atelier Direction MARC LESAGE Collectif À partir du 07 MARS 21h. [Dimanche 15h.] L’Avantage du Doute 01 46 06 49 24 theatre-atelier.com Anvers À partir du 19 MARS 19h. [Dimanche 17h.] théâtre 15 la terrasse 274 mars 2019



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