La Terrasse n°274 mars 2019
La Terrasse n°274 mars 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°274 de mars 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 88

  • Taille du fichier PDF : 18,8 Mo

  • Dans ce numéro : visages de la danse 2019.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 12 la terrasse 274 mars 2019 Les Rivaux de Richard Brinsley Sheridan mise en scène Anne-Marie Lazarini assistant à la mise en scène Cyril Givort décor peinture lumières François Cabanat costumes Dominique Bourde musique Samuel Sené avec Alix Bénézech Cédric Colas Charlotte Durand-Raucher Philippe Lebas Thomas Le Douarec Bernard Malaterre Willy Maupetit Sylvie Pascaud Catherine Salviat Marc Schapira traduction et adaptation Sylviane Bernard-Gresh et Frédérique Lazarini Création Les Athévains à partir du 5 mars 2019 renseignements, réservations 01 43 56 38 32 www.artistic-athevains.com 45 rue Richard Lenoir 75011 Paris - métro Voltaire NAVETTE GRATUITE AU DÉPART DE PARIS, PLACE DU CHÂTELET À 18H30. RÉSERVATION 01 71 10 74 31 22 rue Paul Vaillant-Couturier 92140 Clamart theatrejeanarp.com TJA_Marionnette_2019_LaTerrasse_1/4page.indd 1 14/02/2019 13:34 Critique Mesure pour mesure En tournée/DE William Shakespeare/adaptation et mes Arnaud Anckaert Pari réussi pour le Théâtre de Prisme qui se confronte au maître Shakespeare. Un thriller captivant qui interroge l’exercice du pouvoir et les fragilités de la nature humaine dans un monde en crise. Adepte des écritures contemporaines, notamment anglo-saxonnes – Nick Payne, Alice Birch, Duncan Macmillan… –, le Théâtre du Prisme se confronte pour la première fois à l’illustre Shakespeare avec cette célèbre pièce inclassable. Pour notre plus grand bonheur de spectateur, ce que leur mise en scène démontre avec un talent sûr, c’est que Shakespeare est bien notre contemporain ! Plongée dans les arcanes du pouvoir autant que dans les paradoxes de la nature humaine, éblouissant thriller et cruel parcours initiatique, Mesure pour mesure résonne particulièrement avec notre actualité, éclaire aussi avec justesse et profondeur des thèmes essentiels tels le gouvernement des sociétés, la justice, la loi, le désir, la foi... Vienne est en crise. Le Duc (Fabrice Gaillard), « impénétrable cœur », se retire du pouvoir et nomme en son absence Angelo (Maxime Guyon), inexpérimenté mais réputé inflexible et insensible. Le Duc trouve ainsi une manière de rétablir l’ordre et raviver la sévérité de la loi, de redorer peut-être aussi sa propre image, alors qu’il répugne à se donner en spectacle. Son absence n’est qu’illusoire, puisqu’il se déguise en moine, et observe à loisir le régent et le peuple. Angelo agit, s’emploie à détruire les maisons de débauche, condamne à mort le jeune Claudio (YannLesvenan), coupable de fornication. Lorsque la sœur de Claudio et religieuse novice Isabella (Chloé André, entre radicalité et désespoir) tente d’intercéder licences n°1-109 8404, 2-109 6790, 3-109 6791 auprès d’Angelo pour sauver son frère, elle se trouve confrontée à un odieux chantage  : se donner à lui ou laisser son frère mourir. Tensions entre apparence et vérité Assailli par le désir, Angelo a relégué aux oubliettes ses principes. « Nous sommes tous Angelo et Isabella (Maxime Guyon et Chloé André). Comme tous les chefs-d’œuvre du répertoire, Le Malade imaginaire souffre bien des interprétations. On peut faire d’Argan un valétudinaire acariâtre et égoïste ou un bonhomme un peu naïf, dupé par ceux qui saignent sa bourse et asticotent son fondement… Daniel Auteuil s’attaque à ce monument comique en étant parfaitement conscient que cette pièce, la dernière du maître et celle qui le vit mourir sur scène, ausculte la manière dont les hommes affrontent le mystère de la mort, selon qu’ils en redoutent l’annonce ou s’en moquent allègrement. Molière avait choisi son camp  : mieux vaut laisser faire la nature en toutes choses. Daniel Auteuil choisit le sien  : il ne tire pas la pièce du côté de la métaphysique absconse et campe un Argan davantage bourgeois naïf que méchant homme, plus finaud qu’il n’en a l’air et prompt à abandonner l’union avec la gente D. R. Critique fragiles » avoue-t-il à Isabella. La pièce explore la fragilité des êtres, les tensions entre l’action et sa perception, entre l’apparence et la vérité, entre la faute et la punition. Le regard des autres sur soi est ici un enjeu essentiel. Parfois, le regard de Dieu fait naître des réactions radicales. C’est sans manichéisme ni leçon de morale que la fable met en jeu les contradictions qui corrompent notamment l’action politique. Ni comédie ni tragédie, la pièce traverse divers registres, entre accents farcesques (l’énergie de Pierre-François Doireau, David Scattolin ou Valérie Marinèse fait mouche) et moments d’émotion. Epurée, structurée par d’intenses face-à-face, parfaitement soutenue par la création lumière et l’accompagnement sonore, la mise en scène fait entendre toute l’acuité de ce superbe texte, qu’Arnaud Anckaert a adapté à partir des traductions existantes. Remarquablement dirigés, les comédiens (dont aussi Roland Depauw, Amélia Ewu – en alternance avec Gaëlle Voukissa – et Alexandre Carrière) donnent toute la mesure de leur talent. Exprimant l’enfermement de nos espaces mentaux, mais aussi des possibilités d’ouverture vers d’insoupçonnées directions, la scénographie divise l’espace en deux niveaux qui se superposent et se répondent. Au fil de multiples faux-semblants, ce qui émerge est une incertitude teintée d’angoisse. Qui rappelle la nôtre. Agnès Santi En tournée. Au Manège à Maubeuge le 8 mars 2019, à La Comédie de Béthune, CDN Hauts-de France les 26, 27, 28 & 29 mars 2019, à La Comédie de Picardie à Amiens les 2, 3 & 4 avril 2019, au Théâtre Romain Rolland à Villejuif le 6 avril 2019, au Théâtre Benno Besson à Yverdon-les-Bains les 10 & 11 avril 2019, au Bateau Feu à Dunkerque les 25 & 26 avril 2019, à La Barcarolle à Arques le 21 mai 2019, au Château d’Hardelot les 23 & 24 mai 2019. Spectacle vu à Tandem, ArrasThéâtre. Durée  : 2h15. www.theatreduprisme.com Le Malade imaginaire Théâtre de Paris – Salle Réjane/DE Molière/MES Daniel Auteuil Daniel Auteuil interprète le rôle d’Argan, l’hypocondriaque le plus fameux du théâtre, et signe une mise en scène pleine de santé du Malade imaginaire. Un spectacle joyeux, allègre et gaillard. médicale pour préférer l’amour de sa fille et les conseils avisés de son frère et de sa servante. Force salvatrice de la farce À notre époque où les modernes Diafoirus continuent d’inventer onguents inutiles et pastilles miraculeuses qui enrichissent les gourous des parasciences, la satire retrouve sa verve et son efficace ironie. Elle suggère une réflexion bienvenue sur l’imposture et les délires de l’imagination, toujours encline à soigner ceux qui ne sont pas malades alors que le bon sens recommanderait plutôt de bien vivre tant qu’il en est encore temps. À l’heure où l’on entend trop vanter les mérites de la rhétorique creuse et louer les Anciens avec une révérence nigaude, l’intelligence de Toinette, qui se moque des latinismes inutiles et préfère la bonne chère aux discours vains des jocrisses, est tonifiante et plaisante.
JO Julien Panié Critique Le Dernier Ogre Théâtre de Chevilly-Larue André Malraux/texte et mes Marien Tillet Un conteur, un guitariste, un dessinateur  : les membres de la Compagnie Le Cri de l’Armoire mettent en miroir le conte du Petit Poucet avec les aventures contemporaines d’une famille ayant choisi de changer d’existence. Une création intense, brève. Un spectacle coup-de-poing. Le Dernier Ogre, de Marien Tillet. « à partir de maintenant, on cultive ce qu’on mange, on mange ce qu’on tue et on ne gâche rien », explique ce père de famille qui a choisi de quitter la ville pour aller s’installer à la campagne avec femme et enfants. Voulant vivre l’expérience de l’autosubsistance, il a convaincu les siens d’entamer une nouvelle existence fondée sur d’autres habitudes alimentaires et un nouveau rapport à ce qui les entoure. Fini, pour eux, la nourriture à la qualité suspecte Daniel Auteuil interprète et met en scène Le Malade imaginaire. En choisissant de rire avec belle humeur des réactionnaires imbéciles (que Jean-Marie Galey et Gaël Cottat – père et fils Diafoirus – campent avec talent), Daniel Auteuil propose une lecture de la pièce qui fait mouche. Dans un costume qui le fait ressembler au Rousseau au manteau arménien, il semble poser sur ses comparses, et sans doute sur ses contemporains, un regard grave et lucide, en philanthrope las plutôt qu’en misanthrope aigri. Bonne pâte, au fond, que cet Argan-là, qui se prête volontiers à la farce finale de la troupe de commedia dell’arte venue rappeler les vertus de la vie rieuse et de la joie d’être ensemble, meilleure panacée que les emmerdements du clystère… Catherine Robert Théâtre de Paris – salle Réjane, 15 rue Blanche, 75009 Paris. À partir du 25 janvier 2019. Du mercredi au samedi à 20h30, samedi à 17h, dimanche à 15h30. Tél. 01 48 74 25 37. Durée  : 1h45. et la traçabilité douteuse. Dorénavant, leurs repas seront pensés, considérés à la lumière d’observations éthiques liées à la question du vivant, du tué, de la nécessité, de l’interdit, du sacré… Ce père s’adresse à nous à travers un ton et des mots d’une grande simplicité. Sans effet de gestes ou de voix. Cette manière de dire – naturelle, directe – tranche avec les ornementations vocales du slam en alexandrins au sein duquel nous plonge le même comédien (le remarquable Marien Tillet, également auteur et metteur en scène du spectacle) lorsqu’il donne la parole à l’Ogre du Petit Poucet. Une mélopée musico-slamée pour tous publics à partir de 13 ans Le fondateur de la Compagnie Le Cri de l’Armoire fait ainsi alterner deux voix et deux histoires  : dans des ambiances entre clair et obscur (les lumières et la scénographie sont de Samuel Poncet qui dessine en direct, par le biais de jets d’eau, derrière une toile disposée en fond de scène, un paysage énigmatique reprenant certains motifs des récits qui nous sont adressés), accompagné à la guitare par Mathias Castagné (qui signe la création musicale). Ces histoires finiront par se rejoindre de manière inattendue. En moins d’une heure, Le Dernier Ogre nous embarque dans les courbes dangereuses d’un monde à dimensions multiples. Un monde puissant, radical, à la fois grave et railleur, concret et onirique. On est loin des univers édulcorés ayant pour objet de nous distraire, d’arrondir les angles de la réalité. Marien Tillet, Mathias Castagné et Samuel Poncet enfoncent le clou de questionnements qui n’ont rien d’inoffensifs. Qu’est-ce qu’une âme ? Qu’est-ce qu’un corps ? Qu’estce qu’une mort naturelle ? De quelles chairs a-t-on légitimement le droit de se nourrir ? Ces interrogations nous interpellent. Elles ouvrent des pans entiers de réflexions, viennent éclairer quelques impensés et bousculer des évidences. Manuel Piolat Soleymat Théâtre de Chevilly-Larue André Malraux, place Jean-Paul-Sartre, 102 av. du Généralde-Gaulle, 94550 Chevilly-Larue. Le 29 mars 2019 à 20h30. Spectacle créé le 1er février 2019 à l’Espace Germinal à Fosses. Durée de la représentation  : 55 minutes. Spectacle vu le 15 février 2019 au Théâtre de Châtillon, dans le cadre de la programmation du Théâtre des Sources de Fontenay-aux-Roses. Tél. 01 41 80 69 60. www.theatrechevillylarue.fr également le 21 mars 2019 au Théâtre Le Liburnia à Libourne, le 3 avril au Festival Mythos à Rennes, le 27 juin à Culture Commune - Scène nationale du Bassin minier du Pas-de-Calais, du 5 au 26 juillet au 11 Gilgamesh Belleville à Avignon. 14 u 24 MARS création Bérénice Jean RacI ne - Gaëtan VassaRt avec stéphane Brel - Valérie Dréville - sabrina Kouroughli anthony Paliotti - Maroussia Pourpoint - Gaëtan Vassart MARS - MAI 2019 8 u 19 AVR création John WaJDI MouaWa D - stanI slas n o RDey avec Damien Gabriac - Julie Moreau 18 u 28 MAI Ce qui demeure elI se c H atauR et avec solenne Keravis - Justine Bachelet - Julia Robert manufacture des œillets M° Mairie d’Ivry - www.theatre-quartiers-ivry.com - 01 43 90 11 11 théâtre 13 la terrasse 274 mars 2019



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