La Terrasse n°273 février 2019
La Terrasse n°273 février 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°273 de février 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 17,8 Mo

  • Dans ce numéro : puissance d'écriture.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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classique/opéra 46 la terrasse 273 février 2019 THÉÂTRE DES CHAMPS-ÉLYSÉES/RÉCITAL Stabat Mater Les Grandes Voix s’installent au Théâtre des Champs-Élysées avec un duo rompu au baroque  : Katherine Watson et Jakub Józef Orliński. Le ténor Jakub Józef Orliński. Les Grandes Voix mettent la jeunesse à l’honneur en réunissant au Théâtre des Champs- Élysées deux talents qui montent. Côté femme, Katherine Watson. Cette soprano britannique, passée par le Jardin des voix, s’est souvent fait entendre avec les Arts florissants. En janvier, elle a fait ses débuts à l’Opéra de Paris dans Jephta de Haendel après avoir conquis le TCE avec Theodora et l’Opéra Comique dans Miranda. Côté homme, le ténor Jakub Józef Orliński. Depuis que le Polonais a acquis une notoriété grâce aux réseaux sociaux de France Musique lors du festival d’Aix 2017, il enchaîne les apparitions. Tous deux aguerris au répertoire baroque, les chanteurs interpréteront le Stabat Mater de Pergolèse sous la direction de Julien Chauvin, mais aussi, en première partie de concert, des extraits du Salve Regina de Haendel, du Nisi Dominus de Vivaldi et autres airs de Hasse ou Terradellas. Isabelle Stibbe Théâtre des Champs-Élysées, 15 av. Montaigne, 75008 Paris. Lundi 18 février 2019 à 20h. Tél. 01 49 52 50 50. Places  : de 5 à 85 € . THÉÂTRE DES CHAMPS-ÉLYSÉES/PIANO Simon Ghraichy Révélation pianistique de ces dernières années, Simon Ghraichy n’hésite pas à s’éloigner des sentiers battus. Et le public suit, conquis par l’énergie communicative qu’il déploie en récital. Le pianiste Simon Ghraichy. Jean-Paul Gasparian Karol Beffa Edoardo Torbianelli Jean-Baptiste Millot DR Choukhri Dje-Roy MUSÉE D’ORSAY CONCERTS À L’AUDITORIUM Chopin à petits pas ou au galop Jean-Paul Gasparian (piano) Mardi 5 février 2019 – 12h30 Karol Beffa (piano) Mardi 19 février 2019 – 12h30 Edoardo Torbianelli (piano) Mardi 12 mars 2019 – 12h30 musee-orsay.fr Julien Benhamou La musique est une affaire de vibrations. Et Simon Ghraichy n’aime rien tant que faire vibrer son public. Ses récitals sont spectaculaires, d’abord parce que les musiques qu’il choisit le sont  : virtuoses certes mais surtout colorées, évocatrices, surprenantes, jouant sur l’imaginaire de l’auditeur et sur l’art de la réminiscence. Ce récital au Théâtre des Champs- Élysées, qui emprunte au disque à paraître ce mois-ci (chez DG), fait la part belle à la variation, de Schumann(Humoresque op. 20, Étude en forme de variations sur un thème de Beethoven) aux notes répétées des études du Polonais Pawel Szymański (né en 1954) en passant par les univers très personnels de musiciens plus ou moins oubliés du xix e siècle (Alkan, Balakirev, Gottschalk). Jean-Guillaume Lebrun Théâtre des Champs-Élysées, 15 av. Montaigne, 75008 Paris. Mardi 19 février à 20h. Tél. 01 49 52 50 50. PHILHARMONIE DE PARIS/RÉCITAL Matthias Goerne – Leif Ove Andsnes Un florilège de lieder de Schubert interprétés par le grand baryton allemand et son complice Leif Ove Andsnes. Mattias Goerne. Les lieder de Schubert sont devenus indissociables de la carrière de Matthias Goerne. Dans la lignée de Dietrich Fischer-Diskau, l’un des maîtres du genre, le baryton allemand ne cesse d’interroger ses grands cycles, comme le Voyage d’hiver qu’il a chanté des centaines de fois, y compris au disque où il a enregistré trois versions. Pour son concert du 23 février à la Philharmonie, le chanteur rend hommage à quatre thèmes de prédilection de son compositeur fétiche  : la nature, le voyage, la nostalgie et l’amour. Si le lied Der Wanderer figure bien sûr dans le programme de ce récital, le reste compose un florilège très personnel. Le timbre chaud et l’interprétation sensible du baryton seront accompagnés, comme souvent, par le pianiste norvégien Leif Ove Andsnes. Isabelle Stibbe Philharmonie de Paris, 221 av. Jean-Jaurès, 75019 Paris. Samedi 23 février à 20h30. Tél. 01 44 84 44 84. Places  : de 10 à 50 € . THÉÂTRE DES CHAMPS-ÉLYSÉES/PIANO Adam Laloum Le pianiste français joue Schubert et Schumanndans le cadre des Concerts du dimanche matin. Adam Laloum est apparu comme une nouvelle étoile dans le paysage musical quand il a gagné le Concours Clara-Haskil. De sa légendaire consoeur, il a le don de divination qui lui fait percevoir les mystères des œuvres les plus intenses, secrètes. Il leur apporte une présence qui ne doit rien aux maniérismes par lesquels certains se signalent, mais tout à une concentration têtue qui le fait aller jusqu’au bout de lui-même et des textes qu’il investit au point de se fondre en eux sans La Terrasse, premier média arts vivants en France Caroline de Bon Adam Laloum, un habitué des Concerts du Dimanche Matin. prendre garde à lui. Ce 24 février, à 11 heures du matin, le pianiste associe la Sonate D 984 de Schubert et la Fantaisie op. 17 de Schumann, l’ascèse du cheminement solitaire, des questions sans réponse et la déclaration d’amour enflammée qui se perd dans le regard de l’autre... Alain Lompech Théâtre des Champs-Élysées, 15 av. Montaigne, 75008 Paris. Dimanche 24 février à 11h. Tél. 01 49 52 50 50. Places  : 0 (– de 9 ans) à 30 € PHILHARMONIE DE PARIS/PIANO ET ORCHESTRE Orchestre Pasdeloup Le pianiste François Dumont est l’invité de la formation parisienne dirigée par Christoph Altstaedt, jeune chef allemand à suivre. Le jeune chef allemand Christoph Altstaedt. Il a fait ses armes de chef à l’Opéra de Dusseldörf, a glané quelques prix internationaux enviés comme lors du Concours international de chefs d’orchestre Evgeny Svetlanov en 2010, a conquis le public du Royaume-Uni à la tête du Royal Scottish National Orchestra puis au Festival de Glyndebourne et, enfin, se prépare à faire sa première apparition au Festival de Salzbourg. Bref, Christoph Altstaedt compte à 38 ans parmi les chefs allemands à suivre de près. L’Orchestre Pasdeloup l’invite à deux reprises cette année et l’on sera attentif à cette soirée à la Philharmonie intitulée « Romantismes ». Après les Miniatures de Elzbieta Sikora en ouverture de programme, deux partitions centrales du romantisme allemand seront effectivement sur les pupitres  : le Concerto pour piano en la mineur de Schumann, servi par François Dumont en soliste, et la Symphonie n°4 de Brahms. L’ombre de Clara Schumannplane sur ces deux partitions  : elle a créé la première, et fut le grand amour du compositeur de la deuxième. « La seule personne que j’ai vraiment aimée » écrira-t-il… Jean Lukas Philharmonie de Paris, Grande salle Pierre Boulez, 221 av. Jean-Jaurès, 75019 Paris. Dimanche 24 février à 16h30. Tél. 01 44 84 44 84. P.Gwiazda Carole Bellaiche
PHILHARMONIE DE PARIS/PIANO Maurizio Pollini Le pianiste italien joue Chopin et Debussy. Immanquable et pourtant manqué d’avance (si vous n’avez pas encore réservé votre place), ce nouveau récital parisien du maestro Pollini, trois mois après la série de concerts annulés à la Fondation Vuitton en novembre dernier, est des plus attendus. À 75 ans, au sommet de sa musicalité, Pollini rayonne plus que jamais, faisant irradier de musique son clavier face auquel il continue de s’asseoir avec un fascinant sentiment d’urgence. Ses dialogues avec Chopin et Debussy, connaissances intimes de toute une vie, sonnent avec une puissance et des couleurs renversantes, donnant à l’auditeur l’impression d’assister à des messes secrètes auxquelles il aurait été invité par erreur. Du premier, il jouera ce soir les Nocturne en si majeur op. 62 n°1 et en mi majeur op. 62 n°2, la Polonaise en fa dièse mineur COMPIèGNE/PARIS/NOUVELLE PRODUCTION OPÉRA COMIQUE/NOUVELLE PRODUCTION Gretel et Hansel L’Opéra Comique lance le coup d’envoi d’un festival pour enfants avec Gretel et Hansel d’après l’œuvre de Humperdinck. Il n’est jamais trop tôt pour initier les enfants à l’art lyrique. L’Opéra Comique leur ouvre les portes pendant deux semaines au cours d’un événement intitulé « Mon premier festival d’opéra ». Rencontre avec les artistes, making of et animations sont de la partie, sans oublier trois spectacles créés pour les familles. Le premier d’entre eux, Gretel et Hansel, s’inspire de l’opéra Hänsel und Gretel d’Engelbert Humperdinck d’après le conte de Grimm. D. R. Cosimo Filippini opéra Normandie Un nouvel enregistrement de Maurizio Pollini consacré à Chopin, entre autres à la Sonate pour piano n°3 en si mineur op. 58, vient de paraître chez Deutsche Grammophon. op. 44 et le Scherzo en ut dièse mineur op. 39, du second le Livre I des Préludes. Jean Lukas Philharmonie de Paris, Grande salle Pierre Boulez, 221 av. Jean-Jaurès, 75019 Paris. Mardi 26 février à 20h30. Tél. 01 44 84 44 84. Nouvelle production aux allures de recréation d’une comédie musicale d’avant-guerre de Paul Misraki. Cette rafraîchissante production marquera l’un des temps forts de la saison en cours du Théâtre Impérial de Compiègne, nouvelle place forte de l’art lyrique en région Hautsde-France. Elle nous ramène, en compagnie de l’ensemble en résidence Les Frivolités Parisiennes dirigé par Patrick Laviosa, dans l’atmosphère sous influence swing du Paris des années 1930. Cette grande fantaisie dont les tubes sont célèbres sans parfois qu’on en connaisse la source (dont « Ça vaut mieux que d’attraper la scarlatine ») a été créée en octobre 1936 aux Bouffes-Parisiens. Le titre de l’ouvrage fait référence au paquebot Le Normandie, mythique et luxueux paquebot qui marqua son époque et dont Paul Misraki et ses librettistes ont fait le théâtre de leur joyeuse intrigue, où les troubles de son temps affleurent souvent. Insouciance et avant-guerre « Normandie est bien plus qu’une simple comédie musicale  : elle est un miroir historique, un résumé, sur le mode joyeux, de l’humeur d’une époque, celle du Front Populaire, période où s’éveille plus fortement encore la conscience politique de la population, où les criantes inégalités sociales sont perçues avec plus d’acuité encore. Et Normandie se fait le reflet de cette société en profonde mutation. Ses situations et répliques semblent comme l’écho de notre actualité, de nos espoirs et Le compositeur Paul Misraki (1908-1998), compositeur pluriel, des chansons pour Ray Ventura et ses Collégiens à la musique pour le cinéma pour Godard ou Orson Welles. de nos craintes – un écho dissimulé sous le masque du rire et de la fantaisie » souligne le metteur en scène Christophe Mirambeau. Jean Lukas Théâtre Impérial de Compiègne, 3 rue Othenin, 60200 Compiègne. Jeudi 7 février à 20h30. Tél. 03 44 40 17 10. La Nouvelle Ève – Paris, 25 rue Pierre-Fontaine, 75009 Paris. Lundi 11 et mardi 12 février à 20h. Tel. 01 48 74 69 25. L’œuvre est ici adaptée, allégée et interprétée en français par la Maîtrise populaire de l’Opéra Comique sous la direction de Sarah Koné. Une heure de féerie pour vivre l’histoire de deux enfants perdus dans la forêt et leur rencontre avec une maison en pain d’épice et une sorcière. Les deux autres spectacles changeront d’univers  : le mythe d’Orphée est le thème du spectacle avec marionnettes Petite balade aux Enfers tandis que deux contes chinois de Chen Jiang Hong donneront vie à un dispositif scénique inspiré du pop-up. Isabelle Stibbe Opéra Comique, 1 place Boïeldieu, 75002 Paris. Du 9 au 11 février 2019. Le 9 février à 20h, le 10 février à 15h et le 11 février à 14h. Tél. 01 70 23 01 31. Places  : 6 à 20 € . Durée  : 1h sans entracte. À partir de 6 ans. D. R. grand angle Entretien/Bernard Cavanna/Création mondiale Concerto(s) pour violon entre deux mondes Le compositeur Bernard Cavanna, né en 1951, musicien indépendant par excellence, attentif aux échos du monde qui l’entoure, présente en création mondiale son deuxième concerto pour violon, intitulé Scordatura. L’une des particularités de ce concerto réside dans la partie de violon solo jouée sur quatre violons différents et désaccordés. L’œuvre tout en contrastes entre ancien et nouveau mondes témoigne pour le compositeur « d’un changement de civilisation qui s’annonce ». Il choisit de mettre cette œuvre en regard avec son premier concerto dédié à l’instrument, et déjà aussi à Noëmi Schindler, sa soliste fétiche. Au même programme, ses étonnantes Geek Bagatelles d’après des « fragments » de la IX e Symphonie de Beethoven, pour orchestre de 40 musiciens et chœur de 20 smartphones. Bernard Cavanna, ici avec ses interprètes, la violoniste Noëmi Schindler et le chef d’orchestre Arie Van Beek, a remporté en 2014 le Grand prix de la musique symphonique de la Sacem. Comment la composition de ce deuxième concerto pour violon s’inscrit-elle dans votre parcours ? Bernard Cavanna  : C’est une pièce qui s’affirme avec une plus grande distanciation que dans les précédentes, avec moins de violence mais certainement plus de gravité. Mon regard est plus apaisé, ce qui me permet d’éprouver des sentiments que je ne pouvais pas ressentir auparavant. Vingt ans après la création du 1er concerto, notre époque n’est plus la même. Nous pouvons presque affirmer qu’un changement de civilisation s’annonce, plus encore qu’avec la Révolution industrielle du xix e siècle ; les valeurs d’aujourd’hui ne sont plus celles qui ont fermé le siècle dernier. Et ce Deuxième concerto s’appuie fortement sur ce constat. Il oppose quasiment deux mondes, l’un ancien, où la nostalgie de la variation s’exprime, et l’autre très brutal où le rythme s’est réduit au seul énoncé d’une pitoyable pulsation à 130 la noire, comme dans la musique techno. Et là, plus de variation possible, des boucles comme seule ambition, comme si l’on souhaitait viser l’espace du seul cerveau disponible pour reprendre l’expression d’un marchand. C’est un simple constat qui s’applique aussi dans notre art  : l’immédiateté est de mise et la communauté humaine n’est plus incitée à appréhender la complexité de nos constructions sonores. Cela concerne aussi les grandes œuvres du passé. Quel sens faut-il alors donner au titre de ce nouveau concerto  : « Scordatura » ? B.c.  : La partie de violon solo nécessitera quatre violons accordés avec une scordature spécifique ; l’un restera avec l’accord traditionnel (sol-ré-la-mi) mais les autres seront soumis à des accords bien iconoclastes et périlleux, voire extrêmes ! Des systèmes qui ouvrent des espaces étonnants, offrent des perspectives nouvelles même si, avec de telles scordatures, l’instrument se trouve bien moins résonnant. Il s’agit d’un « violon abîmé », presque cassé, meurtri, comme si on avait retrouvé dans un grenier un instrument oublié dans sa boîte depuis plus de cent ans ! Qu’est-ce qui unit le premier et ce nouveau concerto ? Qu’est-ce qui les sépare ? B.C.  : Justement, il s’agit d’une histoire de liens ! Tout ce qui touche à notre condition humaine, la relation à l’autre, l’amour de l’autre, lui faire oublier – même si ce n’est qu’une illusion – que l’on meurt seul. Ce qui sépare les concertos, c’est peut-être la facture  : le premier concerto « Un "violon abîmé", presque cassé, meurtri, comme si on avait retrouvé dans un grenier un instrument oublié. » était inscrit dans une pensée plus classique, même si la soliste était malmenée par des oppositions orchestrales inhabituelles dans un genre où le rôle de l’orchestre est plutôt de la magnifier. Ce sont évidemment le nombre de violons que Noëmi jouera et ces scordatures impossibles qui différencient ce concerto de celui écrit en 1999. Qu’aimez-vous dans la collaboration avec Noëmi Schindler ? B.C.  : Mon écriture pour le violon est quasi consubstantielle au jeu de Noëmi ! Le son du violon que j’imagine est forcément celui que je pressens de son jeu. Il y a une compréhension immédiate, une telle intimité entre son jeu et ce que je lui propose que je me demande si ce n’est pas elle qui écrit ! C’est une grande et prodigieuse artiste qui allie l’interprétation du grand répertoire aux audaces les plus extrêmes de la jeune musique d’aujourd’hui. Qu’avez-vous voulu exprimer avec les Geek Bagatelles, composées en 2016, également au programme ? B.C.  : Cette pièce met en scène quelques fragments de la IX e symphonie de Beethoven en les imaginant comme des restes, des vestiges ou des ruines d’un chef-d’œuvre disparu. Insidieusement, je dois cette idée à ces jihadistes qui ont détruit le Temple de Bêl à Palmyre et j’ai imaginé ce qu’ils auraient pu faire avec notre IX e Symphonie ! Triste projet ! Ces Geek bagatelles sont aussi liées à mon obsession actuelle, celle d’opposer l’ancien et le nouveau monde, en convoquant avec l’orchestre symphonique un ensemble de smartphones  : la noblesse des instruments d’hier et la désuétude sonore des prétentions high-tech. Propos recueillis par Jean Lukas Avec Noëmi Schindler (violon) et l’Orchestre de Picardie dirigé par Arie Van Beek. T2G - Théâtre de Gennevilliers, 41 av. des Grésillons, 92230 Gennevilliers. Mardi 12 mars 2019 à 20h. Tél. 01 41 32 26 26. classique/opéra 47 la terrasse 273 février 2019



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