La Terrasse n°273 février 2019
La Terrasse n°273 février 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°273 de février 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 17,8 Mo

  • Dans ce numéro : puissance d'écriture.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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classique/opéra 44 la terrasse 273 février 2019 Chopin à petits pas ou au galop Auditorium du musée d’Orsay/musique classique Dans le cadre de ses concerts du « lunchtime », le musée d’Orsay propose trois récitals dédiés à Chopin. ÎLE-DE-FRANCE/SOLISTES ET ORCHESTRE Orchestre national d’Île-de-France Un éloge du concerto baroque (Vivaldi, Telemannet František Jiránek) dirigé du violon par Ann-Estelle Médouze. Ann-Estelle Médouze, violoniste supersoliste de l’Orchestre national d’Île-de-France. Le concerto, qui demeure l’une des formes musicales les plus prisées jusqu’aux compositeurs d’aujourd’hui, doit beaucoup à Vivaldi, qui fut l’un des premiers à réaliser le potentiel dramatique de l’opposition du soliste et de l’orchestre dans un enchaînement de mouvements vif-lent-vif semblable aux tableaux d’un opéra. Les quelques centaines de concertos composés par le Vénitien sont un perpétuel laboratoire où la richesse expressive – voire descriptive – s’abreuve aux ressources de la virtuosité instrumentale. Outre La Chasse et La Tempête, interprétés par Ann-Estelle Médouze, ces concerts sont l’occasion de découvrir les premiers pupitres de l’excellent Orchestre national d’Île-de-France dans des concertos pour piccolo, alto, basson et cors de Vivaldi et de ses contemporains. Jean-Guillaume Lebrun Théâtre Jean Vilar, 16 place Stalingrad, 92150 Suresnes. Dimanche 10 février à 17h. Tél. 01 46 97 98 10. La Scène Watteau, place du Théâtre, 94736 Nogent-sur-Marne. Samedi 16 février à 20h30. Tél. 01 48 72 94 94. Salle Malesherbes, place du Château, 78600 Maisons-Laffitte. Dimanche 17 février à 16h. Tél. 01 34 93 12 81. Théâtre Alphonse Daudet, 26 rue du Moulinà-Vent, 78310 Coignières. Mardi 19 février à 20h45. Tél. 01 30 62 36 00. ONDIF/Christophe Urbain Disparu prématurément à 39 ans, Frédéric Chopin (1810-1849) laisse le souvenir d’un des plus grands compositeurs de la période romantique. Pour commémorer les 170 ans de sa mort, le musée d’Orsay nous convie depuis le 15 janvier à 4 récitals qui lui sont consacrés, dont chacun révèle les visages contrastés voire les paradoxes, entre virtuosité et délicatesse, instinct et cérébralité. Après le concert de Dmitry Masleev en janvier, c’est Jean-Paul Gasparian qui nous entraîne dans le sillage de Frédéric Chopin, le 5 février. PARIS/MUSIQUE DE CHAMBRE Matvey Zheleznyakov, Fabien Hyon et le Quatuor Wassily Trois concerts parisiens, dans trois lieux différents, de la série « Jeunes Talents ». Le Quatuor Wassily a remporté en 2018 le Tremplin Jeunes Quatuors de la Philharmonie de Paris. La saison « Jeunes Talents » vient de fêter ses vingt ans, un âge qui lui va bien. Elle aime pousser sur le devant de la scène des musiciens à l’aube de leur carrière, souvent déjà diplômés de conservatoires nationaux ou primés lors de compétitions internationales. Cette série ajoute souvent au charme de la découverte de jeunes artistes le plaisir d’investir de séduisants lieux discrets voire secrets à l’image du Grand Salon du Cercle Suédois, dont le balcon offre une vue magnifique sur le jardin des Tuileries, qui accueillera sous le titre « Entre les songes et l’éveil » un récital du pianiste russe Matvey Zheleznyakov dans des œuvres de Scriabine, Chopin, Medtner et Brahms (le 12 à 20h). Autres rendez-vous à noter ce mois-ci, le récital du ténor Fabien Hyon, accompagné par Juliette Sabbah, dans un programme partagé entre mélodies (Debussy, Poulenc) et lieder (Strauss, Brahms) à l’Amphithéâtre Patrice Chéreau du Lycée Louis-le-Grand (le 16 à 19h), et une jeune formation lyonnaise, le Quatuor Wassily, formé en 2012, dans des œuvres de Dutilleux, Debussy et Webern au Petit Palais (le 21 à 12h30). Jean Lukas Cercle Suédois – Grand Salon, 242 rue de Rivoli, 75001 Paris. Mardi 12 février à 20h. Lycée Louis-le-Grand – Amphithéâtre Patrice Chéreau, 123 rue Saint-Jacques, 75005 Paris. Samedi 16 février à 19h. Petit Palais - Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, av. Winston-Churchill, 75008 Paris. Jeudi 21 février à 12h30. Tél. 01 40 20 09 20. Places  : 4 à 10 € . D. R. Le pianiste et compositeur Karol Beffa improvisera sur des thèmes en référence à Chopin. Salle Gaveau/tournée I.-D.-F./Guitare et orchestre Thibault Cauvin avec l’Orchestre national d’Île-de- France La jeune star de la guitare regarde vers les étoiles dans un programme intitulé « Constellation ». Le guitariste français Thibault Cauvin est le soliste de la Fantaisie pour un gentilhomme pour guitare et orchestre de Joaquin Rodrigo. Selon les scientifiques, il y aurait 88 constellations reliant au-dessus de nos têtes 7 646 étoiles… L’orchestre National d’île-de-France vient d’en détecter une quatre-vingt-neuvième regroupant quatre partitions magnifiques, qui n’apparaissent que rarement dans le ciel de la vie musicale parisienne. Sous la direction du jeune Julien Leroy – dont Pierre Boulez pensait le plus grand bien –, la formation francilienne interprète le Capricorn Concerto pour flûte, hautbois et trompette de Samuel Barber, faisant elle-même référence à la première constellation repérée par l’homme ; la Sinfonietta de Benjamin Britten, œuvre de 1932 au même caractère concertant que celle de son aîné américain ; les rares Old Hungarian Ballroom Dances de György Ligeti, œuvre de jeunesse témoignant de l’intérêt du compositeur hongrois pour les rythmes et danses folkloriques de son pays ; et enfin, explorant d’autres musiques traditionnelles populaires (villano, españoleta, canario…), la Fantaisie pour un gentilhomme pour guitare et orchestre de Joaquin Rodrigo (dont on joue plus souvent le Concerto d’Aranjuez) composée en 1954 en s’inspirant de danses écrites par le compositeur baroque espagnol Gaspar Sanz. Un bien beau voyage. Jean Lukas Salle Gaveau, 45 rue La Boétie, 75008 Paris. Jeudi 14 février à 20h. Tél. 01 49 53 05 07. Et aussi le 8 février à 20h45 à Beynes (78), le 9 à 18h à Ablis (78), le 15 aux Ulis (91), le 17 à 10h30 à Puteaux (92) D. R. YannOrhan Les visages contrastés de Chopin Le jeune pianiste de 23 ans, qui a déjà obtenu 5 Diapasons d’Or pour son dernier CD consacré à Rachmaninov. Scriabine et Prokoviev, s’attaquera à la Polonaise-fantaisie en la bémol majeur et à quatre ballades. Un répertoire idéal pour son toucher soyeux et sa virtuosité éblouissante. Deux semaines plus tard, c’est au compositeur et pianiste Karol Beffa de se livrer avec le public à l’un de ses exercices favoris  : l’improvisation. Invités à soumettre au musicien des thèmes en référence à Chopin, les spectateurs pourront également étendre leurs envies aux racines ou à l’héritage du compositeur  : il y a donc fort à parier que Bach, Mozart, Bellini, Debussy, Ravel ou le jazz seront de la partie. Pour le dernier concert de ce cycle flamboyant, le très doué Edoardo Torbianelli, qui s’intéresse de près aux instruments anciens et a beaucoup exploré l’univers de Chopin au cours de sa résidence à Royaumont, revient à son compositeur fétiche avec de nombreux préludes, mazurkas, impromptus et polonaises. Isabelle Stibbe Auditorium du musée d’Orsay, 1 rue de la Légion-d’Honneur, 75007 Paris. Mardi 5 février, 19 février et 12 mars 2019 à 12h30. musee-orsay.fr PHILHARMONIE DE PARIS/ténor et PIANO Week-End Mahler Deux orchestres allemands sont à Paris pour jouer la musique de Gustav Mahler. Valery Gergiev, qui a enregistré une intégrale des symphonies de Mahler avec le London Symphony Orchestra, est à Paris pour célébrer le compositeur viennois à la tête de son Orchestre philharmonique de Munich. Ce week-end Mahler débutera avec le Bamberger Symphoniker, formation bavaroise de référence fondée après la Deuxième Guerre mondiale autour d’anciens musiciens de l’Orchestre philharmonique allemand de Prague. Cet orchestre, aujourd’hui dirigé par Jonathan Nott, s’est aussi distingué en créant en 2004 le concours de direction d’orchestre Gustav Mahler (remporté la première année par Gustavo Dudamel). C’est le tchèque Jakub Hruša, son jeune Chef Principal, qui sera sur le podium du premier des trois grands rendez-vous de ce week-end, pour diriger la monumentale Troisième symphonie, avec la mezzo-soprano Bernarda Fink en soliste (le 15 à 20h30). Une autre grande phalange allemande occupera la scène dès le lendemain, les Münchner Philharmoniker, sous la direction de leur directeur musical Valery Gergiev, grand mahlérien, pour interpréter deux partitions d’inspirations très différentes, la lumineuse Quatrième symphonie et Le Chant de la terre, cette « symphonie pour orchestre, alto et ténor » véritablement habitée par l’angoisse (le 16 à 20h30). Enfin, Gergiev et ses musiciens seront de retour le dimanche pour célébrer l’art symphonique total de la gigantesque Huitième Symphonie dite la « Symphonie des Mille », dont la création mobilisa huit cent cinquante choristes, cent quarante instrumentistes et huit solistes vocaux ! Jean Lukas Philharmonie de Paris, Grande salle Pierre Boulez, 221 av. Jean-Jaurès, 75019 Paris. Vendredi 15 février et samedi 16 à 20h30, dimanche 17 à 16h. Tél. 01 44 84 44 84. Bernhard Burklin
D. R. D. R. Fondation Louis Vuitton/piano Albert Cano Smit Un jeune prodige américain de 21 ans dans des œuvres de Bach, Ligeti, Beethoven, Scriabine et Schumann. La scène de la Fondation Louis Vuitton aime révéler de jeunes pianistes de premier plan. Prochain invité  : Albert Cano Smit. La tyrannie du récital mono compositeur fut sans doute nécessaire quand la mode était au chariot de desserts, mais il semble qu’elle doive céder le pas devant le retour aux programmes historiques qui furent ceux des grands du xix e siècle, qui aimaient faire dialoguer le passé et le présent, les mettre en regard, les faire sonner en écho. Pour ses débuts à Paris, l’Américain Albert Cano Smit, 21 ans, propose un récital typique de ce retour à la fusion de l’intellect, de la conscience historique ou formelle et de la sensibilité qui distingue un artiste indépendant – et courageux. Ancien élève de Richard Goode, de Stephen Hough, de Ferenc Rados ou encore de Sergei Babayan, déjà premier prix du Concours Naumberg en 2017, Albert Cano Smit reçoit les conseils de Jean-Yves Thibaudet. Alain Lompech Fondation Louis Vuitton, 8 av. du Mahatma- Gandhi, 75116 Paris. Vendredi 15 février à 20h30. Tél. 01 40 69 96 00. Places  : 15 à 25 € . SALLE GAVEAU/PIANO Michel Dalberto Discrète mais grande personnalité, le pianiste français traverse les paysages romantiques dessinés par Schubert, Schumann, Brahms et Liszt. Le pianiste Michel Dalberto. Enfant prodige, élève dès l’âge de 13 ans de Vlado Perlemuter au Conservatoire de Paris, Michel Dalberto remporte à l’âge de 20 ans le 1er Concours Mozart à Salzburg, le Prix Clara Haskil et le 1er Prix au Leeds Fabrice Hauwel International Piano Competition. Un début de vie musicale fulgurant qui aura d’emblée ouvert au pianiste français la voie royale d’une carrière sereine et heureuse, exclusivement dédiée, sur les scènes les plus prestigieuses du monde, à l’exploration passionnée de répertoires choisis, de Mozart à Schubert, et au dialogue chambriste avec des légendes du xx e siècle comme Henryk Szeryng ou Nikita Magaloff. La musique française occupe une place de choix dans son univers comme l’a confirmé avec éclat la parution ces dernières années d’une série de quatre enregistrements « live » pour le label Aparté, consacrés à Debussy, Franck, Fauré et Ravel, tous joués sur un piano différent spécifiquement choisi en fonction du compositeur. En ouverture de son prochain récital parisien, Michel Dalberto a choisi le compositeur dont il est le seul pianiste vivant à avoir enregistré l’œuvre intégrale pour piano, Schubert, avec la Sonate n°15 D.840 « Reliquie », puis, sans quitter ces terres romantiques où il se sent chez lui, Schumann(Kreisleriana op. 16), Brahms (6 Klavierstücke op. 118) et Liszt (Études d’Exécution transcendante S.139  : n°10 en fa mineur, n°11 « Harmonies du soir » & n°12 « Chasse-neige ») Jean Lukas Salle Gaveau, 45 Rue La Boétie, 75008 Paris. Vendredi 15 février à 20h30. Tél. 01 49 53 05 07. ÉLÉPHANT PANAME/RÉCITAL Anne-Catherine Gillet La soprano est l’invitée de l’Instant lyrique, le rendez-vous vocal d’Éléphant Paname. La soprano belge Anne-Catherine Gillet. Une carte blanche à de grandes voix sous le Dôme, avec « champagne dans les salons », tel est le concept de L’Instant lyrique, proposé pour la cinquième saison imaginée par Richard Plaza au Centre d’art et de danse Éléphant Paname. Le huitième rendez-vous de cette saison est consacré à Anne-Catherine Gillet. La soprano belge, qui a commencé sa carrière il y a 20 ans en intégrant la troupe de l’Opéra royal de Wallonie, s’est rapidement fait remarquer par ses rôles dans le répertoire français. On se souvient de son interprétation de Laoula dans L’Étoile de Chabrier sous la direction de J. E. Gardiner à l’Opéra Comique, une maison avec laquelle elle entretient une relation privilégiée puisqu’elle y a chanté dans Carmen, les Mousquetaires au couvent ou Le Domino noir. À l’Éléphant Paname, on entendra sa voix agile et pure le 18 février, accompagnée par le pianiste Antoine Palloc. Isabelle Stibbe Éléphant Paname, 10 rue Volney, 75002 Paris. Lundi 18 février 2018 à 20h. Tél. 01 49 27 83 33. Places  : de 27 à 39 € . Partenariats, contactez-nous/01 53 02 06 60 ou la.terrasse@wanadoo.fr 16h30 Dernières places 16h00 classique/opéra 45 la terrasse 273 février 2019



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