La Terrasse n°273 février 2019
La Terrasse n°273 février 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°273 de février 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 17,8 Mo

  • Dans ce numéro : puissance d'écriture.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 12 la terrasse 273 février 2019 DANSE MERCREDI 20 FÉVRIER CENTRE D’ART ET DE CULTURE KATA C IE PAR TERRE ANNE N’GUYEN 01 49 66 68 90/01 41 14 65 50 billetterie.cac@mairie-meudon.fr billetterie.meudon.fr Locations  : fnac.com 0 892 68 36 22 (0,34 € euros/min)/Carrefour SAISON CULTURELLE 2018–2019 THÉÂTRE JEUDI 14 FÉVRIER CENTRE D’ART ET DE CULTURE HAMLET C IE DES DRAMATICULES THÉÂTRE ET MARIONNETTE JEUDI 21 FÉVRIER VENDREDI 22 FÉVRIER ESPACE CULTUREL ROBERT-DOISNEAU R.A.G.E. C IE LES ANGES AU PLAFOND Critique Face à face Théâtre de l’Atelier/d’Ingmar Bergman/traduction Lucie Albertini ET CarlGustaf Bjurström/adaptation et mes Léonard Matton En adaptant le formidable film de Bergman, le metteur en scène Leonard Matton rencontre les grandes espérances que cette ambition pouvait soulever  : vivre un moment de théâtre d’exception. Critique La conception immersive que le metteur en scène Léonard Matton se fait du théâtre produit ses meilleurs effets avec cette adaptation du film d’Ingmar Bergman. La plongée sauvage de Jenny, médecin psychiatre, dans les abîmes de son inconscient pour refaire surface après un double trauma, est un sujet qui se prête merveilleusement à une immersion cathartique d’une grande profondeur humaine, où les raisons de vivre luttent avec le désir d’en finir. Il y a dans l’intention de l’auteur lui-même qui attendait de ses lecteurs – de ses spectateurs – qu’ils soient aussi ses « collaborateurs », comme le relève Léonard Matton, une aspiration que le metteur en scène s’attache à mettre en valeur. Ce troublant Face à face, exploration d’un cas limite, devient le nôtre par la magie de l’expérience dramatique, qui nous pousse hors de nos retranchements. En jouant avec le réel et le fantasmatique, floutant nos perceptions, brouillant notamment la perception temporelle, la mise en scène trouve les moyens d’atteindre ce qu’elle vise, soutenue par un dispositif scénique aussi subtil qu’efficace signé par Yves Collet. Une distribution de haute volée Tout concourt à ravir le spectateur à luimême. Mais, de ce rapt, les acteurs sont au premier chef les auteurs. Avec au premier plan Emmanuelle Bercot dans le rôle de Jenny. Sa justesse fait oublier sa performance. Le parcours éprouvant qui est le sien est sublimé par un pouvoir incantatoire qui emprunte à la veine tragique. Evelyne Istria, la grand-mère, Le journal d’un fou Les Déchargeurs/DE Nicolas Gogol/traduction Louis Viardot/MES Thierry Harcourt En tandem avec le comédien Antony de Azevedo, le metteur en scène Thierry Harcourt adapte avec beaucoup de sensibilité le difficile Journal d’un fou de Nicolaï Gogol. Un seul en scène les yeux dans les yeux dont on ne sort pas indemne. Dans toutes les nouvelles de Gogol, dont Le journal d’un fou est l’une des plus remarquables, il y a une irréductible étrangeté (entendue comme « la condition indispensable de toute beauté ») , qui mêle le fantastique à la satire des mœurs bureaucratiques, le pittoresque au visionnaire, la farce au tragique. Alliée à la puissance de la verve de l’écrivain russe, cette matière prédispose ces textes à l’adaptation théâtrale. La difficulté n’en est pas moindre pour qui tente l’aventure. Le metteur en scène Thierry Harcourt offre une très belle opportunité de découverte ou de redécouverte de ce conte absurde écrit à la première personne, porté par l’intention d’une « identification immédiate ». Mais qu’avonsnous en commun avec cet anti-héros, ce petit fonctionnaire du Ministère dont la tâche minuscule consiste à tailler des crayons, rond-de-cuir éperdument amoureux jusqu’à l’obsession de la fille du directeur du Ministère, emporté par une folie douce jusqu’à la démence, délirant joyeusement et fantasmant avec entrain une vocation ignorée de tous qui le vouerait à une destinée royale ? « Ce qui fait de nous des êtres fragiles et complexes peut nous pousser à tout moment vers ce que l’on appelle la folie » répond le metteur en scène. Une performance d’acteur Fidèle à la lettre du texte avec une remarquable économie de moyens, épurant le pittoresque, Thierry Harcourt permet de basculer dans la poésie pure de l’amour fou teintée du cocasse, non moins poétique, de la perte graduelle de tout sens commun. Il ne saurait y parvenir sans l’acteur qu’il a choisi pour servir le rôle de Popritchtchine, Antony de Azevedo, dont l’interprétation force l’admiration. Pas de plateau dans la petite cave voûtée qui sert de cadre à la représentation. C’est à peine si les tables bistrots placées devant le premier rang de spectateurs délimitent un minuscule espace scénique. Une ampoule nue pend du plafond au-dessus de l’une de ces Formidable Antony de Azevedo dans le rôle de Popritchtchine. bassines à bain d’un autre âge – seul élément du décor –, dans laquelle le comédien a pris place, accroupi, dans le plus simple appareil, comme à la toilette, au très symbolique lever de rideau. Revêtu de son jeu d’abord – un simple tee-shirt et un jogging le vêtiront par la suite –, il tient son public en haleine, donne chair à la prose, donne à vivre toutes les nuances du personnage, comme si Popritchtchine, c’était lui. Comme si Popritchtchine, ce pouvait être nous. Marie-Emmanuelle Dulous de Méritens Les Déchargeurs, 3 rue des Déchargeurs, 75001 Paris. Du mardi 8 janvier au mardi 26 mars 2019. Les mardis à 19h30. Tél. 01 42 36 00 50. Durée  : 1h. Pascal Gely
Marco Ghidelli Pascal Victor/ArtcomPress Une vibrante Emmanuelle Bercot dans le rôle de Jenny (qui endosse également à l’instar des autres membres de la distribution plusieurs rôles), est parfaite. Egale à elle-même, dotée de cette superbe présence scénique qui est la sienne, son aisance confondante conforte cette impression de réalité qui entraîne le public encore plus loin, là où il est réticent à aller. Il faut également saluer l’excellence du jeu de Philippe Dormoy (Wankel, L’Homme, Erik, le Grand-père) comme celle de David Arribe (Thomas, Médecin 1) et les très belles prestations de Nathalie Kousnetsof, Thomas Gendronneau et Lola le Lann. La puissance de la tension dramatique, outre la maestria des acteurs et l’intelligence de la scénographie aussi clinique que dynamique, tient également à la partition musicale dont Jules Matton est l’auteur. Avec toutes ces qualités réunies, la pièce pourrait vraisemblablement gagner, en termes de rythme, à resserrer encore le propos. Une ambition prête à s’actualiser au fil des représentations. Marie-Emmanuelle Dulous de Méritens Théâtre de l’Atelier, 1 place Charles-Dullin, 75018 Paris. Du 16 janvier au 24 février. Du mardi au samedi à 21h, le dimanche à 15h. Tél. 01 46 06 49 24. Durée  : 2h. Spectacle vu au théâtre des Plateaux Sauvages. Sei personaggi in cerca d’autore Athénée Théâtre Louis-Jouvet/DE Luigi Pirandello/MES Luca De Fusco Quoi de mieux que Pirandello ? Pirandello en italien ! L’Athénée accueille la troupe du Teatro Stabile di Napoli pour quatre représentations exceptionnelles, orchestrées par le maestro De Fusco. à ne pas manquer ! événement  : La troupe du Teatro Stabile di Napoli à l’Athénée pour quatre jours ! Mise en abyme et clins d’œil du théâtre à luimême  : Pirandello contraint l’art dramatique à se prendre à son propre jeu tout en déjouant son image et son reflet. Six personnages en quête d’auteur constitue, avec Ce soir on improvise et Chacun à sa manière, une trilogie sur le théâtre dans le théâtre, qui fait de Pirandello non seulement un théoricien d’importance sur la question des rapports paradoxaux entretenus sur scène entre le réel et la représentation, mais également un dramaturge assez original et puissant pour réussir à mettre ses idées à l’épreuve des planches. Devenu son propre objet, le spectacle se déploie sans heurts, et le dévoilement se révèle plus riche et plus efficace que le masque pour plonger le spectateur dans le délicieux vertige de l’illusion. La vraie vie et le théâtre confondus La troupe du Teatro Stabile di Napoli propose une version tonique et rêveuse de Six personnages en quête d’auteur. « Une pièce qui parle encore à notre conscience contemporaine et nous invite à nous poser les questions les plus importantes et les plus terribles sur la nature, le sens, l’essence même de notre existence », écrit le metteur scène Luca De Fusco, qui jubile à explorer cette œuvre profonde et caustique, occasion kaléidoscopique d’interrogation des postures et des situations où la forme et le fond se mêlent en une valse échevelée. « Que voulez-vous que j’y fasse, explique le directeur du théâtre, si de France il ne nous arrive plus une seule bonne pièce et si nous en sommes réduits à monter des pièces de Pirandello – rudement calé celui qui y comprend quelque chose ! » Que faire, en effet, sinon se laisser aller à cette « vraie vie » qu’est le théâtre ? « De la vie qui se révèle à nous-mêmes. De la vie qui a trouvé son expression », comme le dit Pirandello dans Se trouver. Catherine Robert Athénée Théâtre Louis-Jouvet, square de l’Opéra Louis-Jouvet, 7 rue Boudreau, 75009 Paris. Du 7 au 10 février 2019. Du jeudi au samedi à 20h ; dimanche à 16h. Tél. 01 53 05 19 19. UNE NOUVELLE ECOLE DE THEATRE A PARIS Direction pédagogique et artistique Florient Azoulay et Xavier Gallais Une formation novatrice de l’acteur par la recherche et la création OUVERTURE LE 30 SEPTEMBRE 2019 lasalleblanchetheatre.com théâtre 13 la terrasse 273 février 2019



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