La Terrasse n°272 janvier 2019
La Terrasse n°272 janvier 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°272 de janvier 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 14,3 Mo

  • Dans ce numéro : un récital de récitals.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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danse 60 la terrasse 272 janvier 2019 www.journal-laterrasse.fr Retrouvez la terrasse en responsive design sur tous vos écrans. Le duende s’invite à Nîmes Région/Théâtre de Nîmes Le flamenco prend ses quartiers d’hiver depuis 29 ans à Nîmes. Un festival, ou plutôt une institution, qui compte dans le paysage national et international. Porté par le théâtre de Nîmes, scène conventionnée d’intérêt national tournée vers la danse contemporaine, le festival Flamenco est un temps fort incontournable dans la programmation et dans la ville. Ici, c’est le flamenco dans son entièreté et sa diversité qui est mis en avant  : dans sa dimension musicale et chorégraphique, bien sûr, mais aussi dans toutes les composantes de sa culture, que l’on retrouve au fil des expositions photographiques, des conférences, de la projection d’un documentaire… À noter également l’attention portée aux scolaires, avec Aquel Silverio par le Ballet Flamenco de Andalucía ou MamZelle FlamenKa, à découvrir directement dans les écoles. Côté danse, on compte autant sur les valeurs sûres que sur les découvertes. Le Ballet Flamenco de Andalucía se déplace pour initier les élèves aux fondamentaux du flamenco, mais il vient également présenter au grand public sa toute dernière création, fraîchement remontée de la Biennale de Séville. Des danseuses d’exception C’est à un tourbillon de danse et de musique auquel il faut s’attendre, mais pas seulement  : plane sur ce spectacle l’ombre du poète Federico Garcia Lorca, dont les textes sont aux sources du travail de recherche. C’est aussi une ancienne soliste de ce ballet, Ana Morales, qui se montre, avec Sin permiso – Canciones para el silencio, au sommet de son art. Un art mûri aux quatre coins du monde, et qu’elle réinterroge à l’aune de sa propre histoire. Le public de Nîmes la connaît, elle ne fera que confirmer son talent, dans l’épure et Ana Morales à revoir au Festival de Nîmes. la simplicité. Il découvrira aussi une danseuse singulière en la personne de Leonor Leal, qui ne cède pas aux images toutes faites du flamenco et sait s’entourer de musiciens et d’un créateur sonore hors pair. Sa Nocturno trace une route contemporaine vers un voyage qu’elle entend comme un « rêve ». Un univers à mille lieux de celui de la star Eva Yerbabuena, qui livre à Nîmes son Cuentos de Azúcar. Nathalie Yokel Théâtre de Nîmes, 1 place de la Calade, 30000 Nîmes. Du 11 au 20 janvier 2019. Tél. 04 66 36 65 00. Sur quel pied danser ? Grand Paris, Seine-et-Oise/Festival La danse sous toutes ses formes s’installe pour un mois dans quatorze communes du Grand Paris Seine-et-Oise. Sous la houlette du Centre de la danse Pierre Doussaint, la Seine-et-Oise va vivre pendant un mois au rythme de toutes les danses. Une vingtaine de représentations et une cinquantaine d’actions pédagogiques dans vingt-quatre lieux partenaires, c’est tout un programme, celui de la biennale Sur quel pied danser ? édition 2. Côté spectacles, les danses urbaines seront à l’honneur puisqu’une battle de breakdance concoctée par la Kenlaw Dance Academia ouvrira les festivités. Le collectif Jeux de jambe, spécialiste du jazz rock, leur emboîtera le pas, comme les très talentueux Amala Dianor et JannGallois. Les amateurs de classique pourront découvrir Les Quatre saisons ou Cendrillon, ceux de contemporain la compagnie En Quarantaine et ceux de danse égyptienne la compagnie Al Banat Noor. Le jeune public ne sera pas en reste avec les opus d’Olivier Lefrançois, Catherine Dreyfus et Sandra Abouav. Enfin, lors des rencontres chorégraphiques de l’ENM – Conservatoire du Grand Paris Seine-et-Oise –, différentes écoles présenteront une chorégraphie de leur choix. De multiples actions pédagogiques Cette biennale de la danse sera également l’occasion de découvrir lors d’une exposition itinérante le travail de Benoîte Fanton, photographe pour le CCN de Créteil comme pour l’Opéra de Paris, ou d’assister à des conférences sur la danse dans le cinéma et sur Alvin Ailey. Vincent Chaillet, premier danseur de l’Opéra de Paris et le collectif Jeu de jambes donneront des masterclass et de multiples ateliers permettront de pratiquer ou de s’initier au flamenco, au Bollywood, au hip-hop, à la danse orientale ou contemporaine et même Trait d’Union d’Amala Dianor. à la valse ou au foxtrot. De quoi se demander sur quel pied danser ! Delphine Baffour Biennale de la danse Sur quel pied danser ? Du 10 janvier au 10 février. www.gpseo.fr/services-au-quotidien/sortir-bouger D. R. Benjamin Mengelle
Joachim Olaya Laurent Philippe La danse s’invite au Carreau du Temple Totalement rénové et réinventé voici cinq ans, le Carreau du Temple est un espace hors normes, pour tous, qui décloisonne, rassemble et élargit le champ des possibles sans connaître de frontières – disciplinaires, sociales ou autres. L’art contemporain y croise la mode, le bien-être corporel y rejoint des festivals culinaires, dans de superbes et multiples espaces. Fil rouge de cette saison, qui dédie sa programmation à la danse, le corps est objet de soin mais aussi sujet de création artistique, à travers des esthétiques plurielles. Entretien/Sandrina Martins Créativité et croisements  : un foisonnement stimulant Sandrina Martins, directrice du Carreau du Temple, a choisi de consacrer la programmation de ce lieu hors-norme à la danse. Pourquoi éditez-vous votre première brochure de saison alors que le Carreau du Temple fêtera ses cinq ans en avril ? Sandrina Martins  : Le lieu a dû trouver sa place dans le paysage artistique parisien, et son équilibre avec un projet qui rassemble des associations sportives et culturelles, des cours de sport et de bien-être, des projections, des rencontres, des élèves du quartier qui viennent pour leur cours d’EPS, des salons d’art contemporain, une bibliothèque… J’ai donc choisi, à mon arrivée, de travailler d’abord sur sa dimension locale, son implantation sur le territoire, afin de favoriser son appropriation, par tous ses usagers (environ 4 000 par semaine), avant de lancer une programmation. Cette programmation est majoritairement dédiée à la danse contemporaine. Pourquoi ? S. M.  : J’ai choisi de dédier Le Carreau du Temple à la danse, Training de Marion Lévy. Training De son passage chez Anne Teresa De Keersmaeker, Marion Lévy a gardé la fluidité, la vitalité et la précision du geste. Depuis qu’elle a fondé sa compagnie Didascalie, elle ne cesse de faire dialoguer sa danse avec l’univers d’autres artistes, compositeurs, réalisateurs, plasticiens et surtout auteurs. Pour son nouvel opus Training, elle retrouve les mots de la dramaturge Mariette Navarro. Ensemble, elles nous content avec malice le parcours, un brin autobiographique, d’une femme à l’heure du culte de la performance, et réveillent le côté clown de la danseuse chorégraphe. Delphine Baffour Les 23 et 24 janvier à 19h30. Durée  : 1h. Festival Faits d’hiver. Songlines Songlines de Joanne Leighton. Un tapis de danse rose qui évoque les lacs de Delphine Micheli D. R. Sandrina Martins. « être à un endroit qui réponde aux besoins de diffusion des compagnies. » sel, un titre qui fait référence aux sentiers inscrits dans la terre par des figures ancestrales selon la tradition aborigène  : avec Songlines, Joanne Leighton, installée depuis de longues années en France, replonge dans ses racines australiennes. Poursuivant son étude sur la marche, elle invite au plateau sept danseurs qui, de lignes en rondes, tracent un nouveau chemin, inventent un rituel contemporain. Sur la musique minimaliste et répétitive de Terry Riley, leur communauté en mouvement fascine. Delphine Baffour Les 21 et 22 février à 19h30. Durée  : 1h10. Festival Concordan(s)e En armes de YvannAlexandre et Sylvain Pattieu. Pour la quatrième année, le Carreau du Temple se fait l’écho du festival Concordan(s)e qui invite à la rencontre auteurs et chorégraphes. Pour cette édition, Julie Nioche s’associe à Gwenaëlle Aubry et à la compositrice Sir Alice. Avec La taille de nos âmes, elles nous invitent à une séance d’« inorcisme », c’est-à-dire à accueillir en nous d’autres corps, humains, animaux ou fantômes. YvannAlexandre et Sylvain Pattieu inventent quant à eux, dans En armes, un ailleurs où retrouver les êtres disparus et usent des mots et de leurs corps pour résister à la tristesse. Pascale Houbin et Carole Martinez, enfin, se lancent avec Entre nos mains, entre nos jambes dans une exploration du désir et du plaisir féminins. Delphine Baffour Le 5 avril à 19h30. Durée  : 1h30. Le Carreau du Temple. car c’est mon point d’ancrage de départ. Mais surtout parce que la danse contemporaine est moins bien lotie que l’offre théâtrale, notamment à Paris. Je souhaitais être à un endroit qui réponde aux besoins de diffusion des compagnies. Au départ, nous n’avions pas de moyens financiers, j’ai donc travaillé en partenariat avec des structures, principalement des festivals que j’ai sollicités. Puis, grâce à une visibilité accrue du Carreau, Margarida Ribeiro Undated de Martine Pisani Fernando Javier Urquijo studio Milou Undated Voilà plus de 25 ans que Martine Pisani écrit ses propres créations, qu’elle invente un théâtre dansé dépouillé d’artifices et de mouvements virtuoses. Pour Undated, elle réunit dix fidèles interprètes et revisite avec eux son répertoire. Qualifiant ce travail de « forme prospective à motifs rétrospectifs » elle a sélectionné dans une dizaine de ses pièces les attitudes, les états récurrents, toujours pertinents aujourd’hui. Gestes incontrôlés, empêchés, chutes inexpliquées s’enchaînent pour notre plus grand plaisir. Jouant de la singularité de chacun, elle crée une petite humanité dissonante, incongrue, aussi touchante qu’hilarante. Delphine Baffour Les 18 et 19 avril à 19h30. Durée  : 1h. Zoo Valeria Giuga a étudié la danse à Naples avant de travailler avec David Wampach ou Sylvain Prunenec. Devenue notatrice, elle collabore avec Noëlle Simonet qui monte des pièces du répertoire écrites en cinétographie Laban. Pour Zoo, son nouvel opus, elle s’associe au poète sonore Anne-James Chaton et s’inspire de La Ferme des animaux de Georges Orwellautant que d’exercices choisis de la chorégraphe expressionniste Mary Wigman. À la lisière du bestiaire et de l’étude d’éthologie, les deux artistes interrogent les usages du langage, de ses vertus j’ai commencé une programmation et édité une brochure pour afficher notre singularité et nos choix. Comment choisissez-vous les artistes que vous invitez ? S. M.  : Cette saison la programmation est presque 100% féminine, sans l’avoir vraiment voulu, mais il se trouve que les rencontres ont pour thème « les femmes dans l’espace public ». Je choisis des spectacles qui m’ont marquée, car je ne veux pas présenter seulement des créations, mais aussi des pièces qui n’ont pas été assez vues. C’est le cas de Gaëlle Bourges, avec à mon seul désir, ou de Martine Pisani, chorégraphe très subtile qui reste un peu méconnue. Johanne Leighton est l’une des chorégraphes les plus intéressantes aujourd’hui et Marion Lévy est partie prenante de la collaboration avec le festival Faits d’Hiver, mise en place depuis quatre ans. Chaque année, nous choisissons avec son directeur Christophe Martin un spectacle que nous produisons. Marion Levy, qui est venue plusieurs fois en résidence au Carreau, est une artiste très franche, très touchante, et assez irrévérencieuse. J’ai également développé un partenariat avec Concordanse, et là, c’est Jean-François Munier qui nous propose ses binômes chorégraphes/auteurs littéraires. Dans le même ordre d’idée, entre danse et poésie sonore, Valeria Giuga et Anne-James Chaton mettent en résonance Mary Wigman et Georges Orwell, sur une création musicale d’Alva Noto dans ZOO. Ce qui m’intéresse dans la programmation c’est de pouvoir montrer des pièces fortes, où le geste est essentiel, à travers lesquelles le public est sensibilisé à différentes esthétiques. Et notre plateau est un espace parfait pour la danse. Propos recueillis par Agnès Izrine Thomas Greil émancipatrices à ses possibles récupérations totalitaires. Delphine Baffour Les 16 et 17 mai à 19h30. Durée  : 55 mn. à mon seul désir à mon seul désir de Gaëlle Bourges. De pièce en pièce, Gaëlle Bourges ne cesse d’interroger nos façons de voir le monde et de le représenter à travers des œuvres emblématiques de l’histoire de l’art. à mon seul désir reconstitue en six séquences la fameuse série de tapisseries La Dame à la licorne. Le toucher, le goût, l’odorat, l’ouïe, la vue  : chacun de ces panneaux représente l’un des sens. Mais alors le sixième ? En redonnant vie à cette jeune femme qu’une licorne et divers animaux accompagnent la chorégraphe cherche à percer le mystère. Et en profite, bien sûr, pour ouvrir une réflexion sur les représentations de la virginité dans l’art européen. Delphine Baffour Les 13 et 14 juin à 19h30. Durée 45 mn. En partenariat avec L’Atelier de Paris - Festival June Events. Le Carreau du Temple, 2 rue Perrée, 75003 Paris. Tél. 01 83 81 93 30. www.carreaudutemple.eu focus 61 la terrasse 272 janvier 2019



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