La Terrasse n°272 janvier 2019
La Terrasse n°272 janvier 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°272 de janvier 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 14,3 Mo

  • Dans ce numéro : un récital de récitals.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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danse 58 la terrasse 272 janvier 2019 Du 11 au 20 janvier Ana Morales Kiki Morente Ballet Flamenco de Andalucía Arcángel Rocío Márquez Dani de Morón Leonor Leal Niño de Elche Chicuelo... Conférences cinéma expositions master class... Renseignements 04 66 36 65 00 Réservations 04 66 36 65 10 theatredenimes.com scène conventionnée d’intérêt national – art et création danse contemporaine Visuel Eddie Pons Critique Fix me Chaillot-Théâtre National de la Danse/Chor. Alban Richard Alban Richard, directeur du CCN de Caen en Normandie, s’associe au dandy de l’électro Arnaud Rebotini pour créer Fix me. Ils sont quatre danseurs, trois femmes et un homme, qui accueillent souriants le public dans les travées de la salle. Sur le plateau les attendent, encore sagement alignés, autant de podiums de carton ondulé. Sur un cinquième se dressent les précieux claviers vintage d’Arnaud Rebotini, dandy star de l’électro française récemment récompensé d’un César pour la bande originale de 120 battements par minute. Quand se met à résonner la voix d’une évangéliste noire américaine, chacun à son tour rejoint la scène, sa scène. Pendant une heure, au rythme d’une symphonie jouée live, chacun va s’efforcer de voler l’attention, de se faire entendre en usant de l’énergie débridée de son corps. Pour ce nouvel opus, Alban Richard et ses danseurs se sont inspirés de prêches, étudiant leurs variations rythmiques et d’intensité, leur expressivité, mais aussi de chanteuses hip-hop. Ils se sont demandés comment prendre le pouvoir en attirant le regard Région/Avignon/Festival Les Hivernales à soi, comment transcrire corporellement ces harangues capables de fasciner les foules. Sur scène, sans que cela ne soit jamais perceptible par les spectateurs, chaque interprète reçoit un discours qu’il traduit de ses mouvements et n’entend pas la musique. Un shoot d’énergie jubilatoire Cette autonomie de la danse par rapport à la musique est d’ailleurs l’un des autres enjeux de la pièce. Un moyen de rompre l’autorité de l’une par rapport à l’autre. Pour répondre à l’électro riche, complexe, puissante d’Arnaud Rebotini, le geste doit mobiliser toutes ses armes. Usant de la lumière, d’arrières et premiers plans, de constructions d’estrades sommaires montées et démontées à l’envi comme le faisaient les prêcheurs et militants noirs américains avec leurs « saopboxes » au début du xx e siècle, le chorégraphe guide La 41 e édition des Hivernales met à l’honneur les femmes, chorégraphes et interprètes. Dans les pas de Françoise Héritier, décédée il y a un an, le festival Les Hivernales, qui se déroule à Avignon et alentours, met à l’honneur les femmes, contribuant par là même à lutter contre ce que l’anthropologue appelait « l’effacement du féminin ». On peut ainsi y découvrir notamment le travail engagé de Lia Rodrigues, qui a monté sa compagnie au cœur de la plus grande favela de Rio et présente sa dernière et bouleversante pièce Fúria, celui tout aussi impliqué de Manon Avram qui a collaboré pour Quand on se retrouve entre nous chacun reprend sa place avec de jeunes migrantes installées à Marseille, ou encore i-clit dans lequel Mercedes Dassy « dénonce l’utilisation faite du corps et de la sexualité des femmes comme monnaie d’échange ». Les hommes aussi Dans un registre plus apaisé, Mélanie Perrier rend avec Quand j’ai vu mon ombre vaciller hommage à la psychanalyste Anne Dufourmantelle en se penchant avec douceur sur les mystères de la relation à l’autre, entre réminiscences et présences marquantes. Meytal Blanaru quant à elle développe dans Quand j’ai vu mon ombre vaciller de Mélanie Perrier. We were the future sa gestuelle fine et précise inspirée de la méthode Feldenkrais. Mais mettre à l’honneur les femmes ne signifie pas exclure les hommes, qui eux aussi s’impliquent dans cette quête d’un meilleur équilibre entre les sexes. Ainsi, José Montalvo célèbre avec Carmen(s) un personnage mythique, libre et rebelle, quand, avec la sensibilité et la générosité qui le caractérisent, Mickaël Phelippeau met en scène dix Footballeuses en clôture du festival. Le CDCN avignonnais n’oublie pas le jeune public, qui grâce aux HiverÔmomes, peut découvrir six spectacles insolites et poétiques à voir en famille, pour tous les âges. Last but not least, chacun est invité à entrer dans la danse grâce à de nombreux ateliers et à un grand bal participatif, imaginé par le jeune collectif ÈS, dont le cri de ralliement emprunté à Whitney Houston est I wanna dance with somebody et le dresscode, briller ! Delphine Baffour Les Hivernales, 84000 Avignon. Du 30 janvier au 16 février. Tél. 04 90 82 33 12. www.hivernales-avignon.com La Terrasse, premier média arts vivants en France Mélanie Perrier
Agathe Poupeney Anne-Laure Lechat Fix me d’Alban Richard. notre œil de l’un à l’autre des interprètes, de la danse au concert, avec maîtrise et habileté. Il l’enjôle en créant l’image monumentale et séduisante d’une Liberté guidant le peuple, drapeau noir brandi dans l’air enfumé, pour mieux le saturer plus tard d’une multitude de gestes trop intenses. Fix me signifie « regardemoi » ou « répare-moi ». Il peut aussi faire allusion au shoot d’un drogué. De fait, cette nouvelle pièce d’Alban Richard est un shoot d’énergie pure jubilatoire, une irrésistible invite à la liberté. Delphine Baffour Une nouvelle création de Yasmine Hugonnet. Chaillot-Théâtre National de la Danse, 1 place du Trocadéro, 75016 Paris. Les 29, 30 janvier et le 1er février à 19h45, le 31 janvier à 20h30, le 2 février à 15h30. Tél. 01 53 65 30 00. Durée  : 1h. Également les 11 et 12 janvier au Manège, Reims ; le 17 janvier à La Manufacture, Bordeaux ; le 26 mars à l’Opéra de Rouen ; le 2 avril au Volcan, Le Havre ; le 6 avril au Théâtre Louis Aragon, Tremblay-en-France ; le 19 avril à la Maison de la Musique de Nanterre ; le 14 juin au Quai, Angers. Focus sur Yasmine Hugonnet Atelier de Paris/Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines/Chor.Yasmine Hugonnet Cette chorégraphe suisse au parcours singulier s’est fait (re) connaître en France avec son solo Le Récital des Postures. À voir ce mois-ci, avec sa nouvelle création Chrono lo gi cal. Pour Le Récital des Postures, Yasmine Hugonnet a reçu en 2017 le Prix Suisse de Danse (création). Une belle distinction en son pays, qui récompense une création, et souligne aussi un parcours étonnant. Après une petite enfance passée au Mali, elle étudie la danse classique, puis intègre à l’âge de 13 ans le Conservatoire National Supérieur de Danse de Paris. Contact, improvisation, butô, analyse du mouvement, et même ventriloquie viennent nourrir cette tête chercheuse. En 2014, Le Récital des Postures s’intègre à un travail autour du solo, qu’elle met en scène dans le plus simple dépouillement d’elle- même  : sans musique ni décor, juste son corps diaphane et ses long cheveux noirs avec lesquels elle joue. Sa performance traverse un répertoire de postures corporelles qu’elle revisite en étirant le temps à sa manière. Elle interroge de fait notre regard qui fait galoper l’imaginaire, au creux d’une immobilité mettant en jeu l’organique. Au plus proche d’une énergie activée uniquement par les flux internes et la respiration, la danse se forge dans une matière-corps transcendant tous nos repères. Une nouvelle étape Avec sa nouvelle pièce Chrono lo gi cal, elle continue de se poser la question de l’écoulement du temps, mais avec trois performeurs. Corps et voix sont ici mêlés, comme pour confirmer le postulat de son Récital. Ici aussi le répertoire des gestes est simple et recouvre des actions quotidiennes qu’elle accompagne de mouvements du visage, le tout intrinsèquement lié au son. C’est dans une composition complexe qu’elle se lance, jouant sur les phrasés, les répétitions, les flux, les vitesses, créant des ellipses, des coïncidences, des interrelations entre les langages et les corps. Au spectateur ensuite de tricoter librement avec ces mouvements, ces rythmes et ces corps. Nathalie Yokel Atelier de Paris, route du Champ-de- Manœuvre, 75012 Paris. Chrono lo gi cal, le 18 janvier 2019 à 20h30 et le 19 à 18h. Tél. 01 417 417 07. Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, place Georges-Pompidou, 78054 Saint- Quentin-en-Yvelines. Le Récital des Postures, le 22 janvier 2019 à 20h30. Chrono lo gi cal, le 24 janvier 2019 à 19h30. Tél. 01 30 96 99 00. Partenariats, contactez-nous/01 53 02 06 60 ou la.terrasse@wanadoo.fr danse 59 la terrasse 272 janvier 2019



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