La Terrasse n°272 janvier 2019
La Terrasse n°272 janvier 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°272 de janvier 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 14,3 Mo

  • Dans ce numéro : un récital de récitals.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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focus 56 la terrasse 272 janvier 2019 Comment choisissez-vous les artistes invités à Suresnes Cités Danse ? Olivier Meyer  : Il y a ceux dont je connais le travail et le talent depuis longtemps, auxquels je peux faire confiance sur une nouvelle production. C’est, bien sûr, le cas de Mourad Merzouki et Kader Attou avec Danser Casa, de Mickaël Le Mer qui poursuit sa quête d’un mouvement exigeant et sensible avec Cross Over, ou de Presqu’ils de Farid Berki, un hymne à la curiosité dédié au jeune public. En outre, nous suscitons à chaque édition des commandes. Suresnes Cités Danse a toujours eu la fibre de la production et de l’accompagnement sur le long terme. C’est le cas de La Finale de Josette Baïz. J’avais envie d’un spectacle joyeux, libre et métissé pour l’ouverture de cette 27 e édition. Ce n’est pas seulement le ou la chorégraphe, mais aussi le spectacle et l’alliage artistique inattendu qu’il provoque qui m’intéressent. C’est ainsi que j’ai associé à Josette Baïz un compositeur qu’elle ne connaissait pas, Thierry Boulanger, ou que j’ai demandé à Anthony Egéa une dédicace spéciale, Muses, à Emilie Sudre et émilie Schram, accompagnées de deux pianistes, et de Franck II Louise. Enfin, j’étudie toutes les propositions de danseurs voulant devenir chorégraphes, qui ont souvent un passé d’interprètes Festival Suresnes Cités Danse  : liberté, fraternité et créativité Si le festival est devenu un tel point d’ancrage, c’est sans doute parce qu’il a su non seulement susciter un formidable foisonnement créatif, mais aussi parce qu’il a su inventer et cultiver de féconds compagnonnages et croisements artistiques. En alliant fidélité et curiosité, confiance et ouverture, chaque édition renouvelle le rayonnement d’un festival fondé sur la diversité de la scène hip hop et contemporaine. En préservant toujours un esprit de fête et de rencontre ! Entretien/Olivier Meyer L’art de l’écoute et de l’accompagnement Directeur et créateur du festival Suresnes Cités Danse, qui célèbre sa 27 e édition, Olivier Meyer nous livre les secrets de sa programmation. Entretien/Josette Baïz La Finale Josette Baïz ouvre le festival en orchestrant un métissage de danses joyeux et débridé. Avec huit excellents interprètes, et une partition musicale créée par Thierry Boulanger. Quelle a été votre réaction quand Olivier Meyer vous a commandé une création ? Josette Baïz  : C’est pour moi très agréable de retrouver ce milieu et ces danseurs. A l’audition, j’ai été de surcroît impressionnée par leur évolution technique. Quand j’ai débuté avec la compagnie Grenade, il y a 25 ans, nous avions beaucoup travaillé le hip hop car c’était la pratique la plus courante chez les garçons des quartiers, mais nous restions très ouverts aux danses métissées. Récemment, nous nous consacrons plutôt aux techniques du contemporain. J’ai repéré à l’occasion de cette commande nombre de nouvelles danses, avec un travail au sol affûté et une fluidité étonnante. Entretien/Lene Boel Forces of the North Lene Boel, chorégraphe danoise installée à Copenhague, réunit dans Forces of the North trois pièces nourries par les mythes nordiques. Dans Rituel for the Inuits, vous mariez breakdance et culture inuit. Ont-elles des points communs ? Lene Boel  : Ce spectacle m’a été inspiré par la culture inuit, les battles de breakdance, la nature arctique et le réchauffement climatique. La chorégraphie juxtapose les valeurs spirituelles des Inuits avec l’énergie brute des cultures urbaines. Ce sont toutes deux des cultures « de survie », qui se servent de la danse comme moyen de résolution des conflits. Traditionnellement, les Inuits employaient le chant et la danse pour résoudre les conflits. Les battles hip hop, elles, transforment des intentions négatives en expression artistique explosive. La mythologie scandinave, l’histoire des Vikings et The Hunger Games sont à l’origine de votre pièce Viking Runes. Qu’est-ce qui vous a inspirée ? Olivier Meyer. « Je trouve merveilleux le courage et l’engagement des danseurs. » Josette Baïz. « Cette commande est un projet jubilatoire et dynamique. » Quelles sont les qualités que vous avez privilégiées en choisissant vos danseurs ? J. B.  : Ils sont très virtuoses, très pointus, chacun dans leur technique  : pop, krump, old style, new style, house, dance hall… Lene Boel. « Les danseurs sont des personnages intrépides. » L. B.  : Cette chorégraphie, entre danse urbaine, danse moderne et nouveau cirque, présente un jeu de vie et de mort qui invite à réfléchir sur les émotions et instincts humains dans une nouvelle perspective. Les danseurs sont des personnages intrépides qui forment un clan dans un monde dominé par des jeux de Dan Aucante Cécile Martini Didier Plowy avec le festival, et dont j’essaie de discerner le talent. C’est le cas de Junior Bosila (Bboy Junior), de Raphaël Smadja et même de Chantal Loïal ! Le festival a également une forte dimension internationale… O. M.  : Avec notamment une soirée spéciale dédiée aux Comores, avec une création de Salim Mzé Hamadi Moissi pour quatre danseurs et un solo de Akeem H. Ibrahim. La danoise Lene Boël, d’origine inuït, très peu représentée sur les scènes françaises, avait repéré le festival et m’a envoyé une proposition autour des mythes nordiques. Nous avons construit un programme ensemble, qui recèle la création de Super Human avec des danseurs de Suresnes. Quelle est la place de Suresnes Cités Danse aujourd’hui ? O. M.  : Le festival est un point d’accroche professionnel et amical pour les danseurs et les chorégraphes. Ils aiment venir et travailler à Suresnes, y présenter leur spectacle. Je reste à l’écoute de ce qui peut advenir, et j’ai la volonté et le désir de rester dans l’artisanal, car ce qui me plaît, c’est d’être dans une forme de liberté et d’espace fraternel. Je trouve merveilleux le courage et l’engagement des danseurs. Pour moi, pour le festival, une idée doit s’incarner dans la chaleur de la vie, dans les corps en mouvement. En dehors de Suresnes, nous diffusons et suivons nos productions, mais je n’ai jamais voulu en faire une machine de guerre médiatique. Et puis cela fait 27 ans que le festival existe. Une génération de danseurs y est passée, les premiers ont pris leur retraite. Suresnes a créé une communauté transgénérationnelle. C’est incroyablement touchant. On a accompagné tellement de danseurs, tellement de chorégraphes… C’est une maison. Une bonne maison… Propos recueillis par Agnès Izrine J’essaie de les sortir de leur zone de confort en leur apprenant le métissage propre à Grenade. Ce n’est pas du collage au sens où chacun s’exprime de manière aboutie dans son style et doit se confronter à la technique de l’autre. Tout le monde doit faire des claquettes, même en baskets, y compris les krumpeurs. Ce qui revient, pour eux, à trahir leur communauté. Mais tous l’acceptent, avec beaucoup de gentillesse, même si c’est un énorme travail. Je sens une belle énergie, beaucoup de plaisir. J’ai dû choisir instinctivement des gens qui ont une énergie très positive. C’est une très bonne équipe. Comment se passe la création avec le compositeur Thierry Boulanger ? J. B.  : Je ne le connaissais pas, c’est Olivier Meyer qui me l’a proposé. Thierry Boulanger façonne une écriture musicale très cinématographique, très profonde, qui crée un décalage avec le plateau. Cette commande est un projet jubilatoire et dynamique. Au sein de cette rencontre, nous amenons de la pulsation et de l’humour, du mouvement et de la fantaisie. Propos recueillis par Agnès Izrine Du 11 au 13 janvier à 21h, dimanche à 17h. Durée  : 1heure. pouvoir tout à la fois cruels, obscurs et humoristiques, et durant lesquels on ne peut se fier à personne. Ils sont des guerriers dotés des pouvoirs des dieux nordiques, des créatures mihomme mi-bête et des Valkyries. Cet univers m’a été inspiré par le film The Hunger Games. Pouvez-vous nous parler de Super Human, votre dernière création ? L. B.  : Super Human explore les limites du corps humain dans une performance qui redéfinit les êtres en une nouvelle version améliorée. Son langage chorégraphique repose sur une étude des différents états mentaux de l’humain « optimisé », traduits par des mouvements physiques extrêmes. Cette création est inspirée par le transhumanisme, les films de science-fiction, les super héros. La science, à l’aide des nouvelles technologies, n’a de cesse de réparer les corps souffrants. Elle ne ménage pas non plus ses efforts pour améliorer et optimiser le corps humain, même quand celui-ci est en bonne santé. Mais quelles sont les conséquences si l’être humain est « optimisé » au-delà de ses capacités mentales et physiques actuelles ? Propos recueillis par Delphine Baffour Les 29 et 30 janvier à 21h. Durée  : 1h50.
Cercle égal demi cercle au carré Chantal Loïal fait dialoguer le quadrille de Guadeloupe, la haute taille de Martinique, la boulangère de Guyane, avec le hip hop, le wacking, le voguing, le krump… Avec dix danseurs et cinq musiciens. « Le titre de la pièce exprime à la fois un rapport à l’espace, et aux danses traditionnelles des Antilles. Le cercle appartient à ces danses, notamment aux danses animistes venues d’Afrique et reproduites aux Antilles. Le demi-cercle est celui formé par les musiciens et le danseur qui vient improviser avec le public autour. Quant au carré, il renvoie aux danses traditionnelles appelées contredanses, qui se sont propagées dans les Antilles et en Guyane avec la colonisation. Ces danses sont encore très vivantes Danser Casa Imprégné par Casablanca, le spectacle propose une sorte de voyage à travers les époques et les styles du hip-hop signé Kader Attou et Mourad Merzouki. Une énergie décoiffante, une virtuosité ébouriffante, et une chorégraphie fascinante, telle est la recette de Danser Casa qui réunit huit jeunes danseurs marocains – dont une femme d’origine congolaise – sous la houlette de Kader Attou et Mourad Merzouki. Depuis 1994 et la création d’Athina, nos deux pointures du hip-hop n’avaient plus chorégraphié ensemble, même s’ils avaient déjà collaboré pour un opus semblable avec Mekech Mouchkin présenté en 2003 en Algérie. Entretemps, chacun a développé sa veine créatrice singulière. Ils se rejoignent autour de ce projet qui a pour ambition de créer Rencontres hip hop Le programme éclaire les propositions de trois chorégraphes phares du hip hop d’aujourd’hui  : Anthony Egéa, Junior Bosila et Michaël Le Mer. Avec la virtuosité comme dénominateur commun. Puisque le chorégraphe bordelais Anthony Egéa offre à Suresnes sa nouvelle création Muses, pourquoi ne pas replonger dans une des pièces de son répertoire qui fit grand bruit ? Soli 2 était interprété par Emilie Sudre, et c’est une autre Emilie - Emilie Schram - qui reprend le flambeau, se glissant dans les talons aiguilles de la première comme on se jette dans la bataille. Car l’expression de la féminité – on est alors en 2005 – n’allait pas de soi sur les plateaux de la danse hip hop, et l’interprète aura essuyé insultes Cités danse connexions Trois programmes réjouissants avec notamment un voyage du côté des Comores, et deux créations par le collectif Original Magik Step et Rafael Smadja. Mettant à l’honneur de petites formes, des formats courts et des danseurs ou chorégraphes émergents, les Cités danse connexions offrent toujours de très belles surprises. En ouverture, les Cités danse connexions #1 proposent un voyage du côté des Comores. Akeem H. Ibrahim, plus connu sous le nom de Washko, présente Jusqu’àL, un étonnant dialogue pas de deux entre le corps d’un danseur et la lumière. Salim Mzé Hamadi Moissi, aussi appelé Seush, membre fondateur du premier groupe hip hop comorien, crée quant à lui Soyons fous, une invitation à une révolte salvatrice. En clôture, les Cités danse connexions # 3 convient le pionnier Farid Berki. Avec Presqu’ils, spectacle tout public à partir de six ans, il se penche Finding Now Andrew Skeels a su s’imposer comme un chorégraphe incontournable de Suresnes cités danse. Après l’acclamé Street dance club en 2016 et le poétique duo Fleeting en 2017, l’américain installé à Montréal clôturait l’édition 2018 avec Finding Now. Auréolée du Grand Prix de la critique 2018, cette pièce qui marie hip hop et musiques baroques revient pour notre plus grand plaisir. Delphine Baffour Les 18 et 19 janvier à 21h, le 20 janvier à 17h. Dan Aucante. Dan Aucante Dan Aucante Dan Aucante Topik Boina Finding Now d’Andrew Skeels. Une recherche historique et esthétique menée par Chantal Loïal. Danser Casa de Kader Attou et Mourad Merzouki. une troupe de danseurs marocains. Bourré d’audace, chacun d’entre eux a sa spécialité souvent apprise en autodidacte  : acrobatie, cirque, popping, locking, parkour, new style, house et même danse contemporaine. Au dynamisme sans faille des jeunes marocains, venus de Casablanca mais aussi de Meknès Addiction, la nouvelle création de Junior Bosila. et sifflets avant de rabattre le caquet des plus grincheux par son impertinente virtuosité. Qu’en sera-t-il aujourd’hui, alors que les femmes ont pris leur place dans ce champ de la danse, et que le joug masculin est de plus en plus questionné ? Cette reprise fait partie d’un programme où paraît une autre personnalité de Soyons fous de Salim Mzé Hamadi Moissi. avec tendresse sur les étapes qui permettent la construction d’un individu, de l’enfance à l’envol. Muses L’artiste et sa muse, tout un sujet qu’Anthony Egéa a choisi de traiter sous la forme d’un quatuor féminin. La danse est ici la muse de la musique, et inversement. Les deux danseuses – Emilie Sudre et Emilie Schram – et les deux pianistes s’en donnent à cœur joie. Le concert dansé laisse le champ libre à quatre personnalités divines. Nathalie Yokel Les 22 et 23 janvier 2019 à 21h. aujourd’hui. Dans mes pièces, j’incorpore des ingrédients patrimoniaux concernant la musique, la danse et la voix, en explorant ce qu’on appelle les cultures populaires. Avec la compagnie Difé Kako, je m’inscris dans un travail de réappropriation culturelle et identitaire, mais aussi d’affirmation poétique. A travers ce nouvel opus, j’essaye de montrer ce que ce peuple, qui a été mis en esclavage et colonisé, a fait de ces danses importées au XVIIIe siècle. Elles ont été très longtemps méprisées, car proches des colons, mais les esclaves se sont approprié les danses des maîtres, et cela a donné lieu à des transformations, à des réinventions. La créolité comme réinvention poétique Toutes ces danses ont des noms différents selon que l’on est en Guyane, en Guadeloupe ou en Martinique, mais leur parcours chorégraphique est à peu près le même. Elles se pratiquent en cercle, en carré, en vis-à-vis avec un partenaire par deux, par quatre, dans un quadrille de huit personnes. Pour cette création, je m’intéresse aussi à un autre type de danses sociales, les danses urbaines. Elles aussi ont leurs codes, et j’ai choisi de faire dialoguer ces deux univers. Quand le hip hop rencontre le quadrille, on trouve des similitudes, et on joue sur la distorsion et le détournement. C’est une confrontation stimulante. » Propos recueillis par Nathalie Yokel Le 12 janvier 2019 à 18h30, le 13 à 15h, les 15 et 16 janvier à 21h. ou Rabat, habitués des battles ou acrobates de haut niveau, répond l’expérience de la scène que Kader et Mourad possèdent au plus haut degré. L’avenir radieux du hip-hop C’est ce qui fait tout le sel de ce spectacle. Ils ont su à la fois développer et mettre en valeur le style propre à chacun d’entre eux, et les faire danser « collectif ». Ils racontent à travers leurs gestuelles des moments de leur vie, avec des explosions de joie et un engagement de tous les instants. Ce faisant, ils nous montrent un hip-hop à l’avenir radieux, plein de fougue et de virtuosité. Une poétique du geste et des corps se déploie, et la danse nous raconte la condition humaine de part et d’autre de la Méditerranée. Agnès Izrine Du 1er au 3 février. Vendredi à 21h, samedi à 15h et 21h, dimanche à 17h. Durée  : 1 heure. la danse  : la danseuse grecque Kalliopi Tarasidou. Une histoire de croisements Elle va s’illustrer aux côtés de Junior Bosila dans la nouvelle création du chorégraphe, Addiction. Quand on sait la technicité de ce dernier, spécialiste du break et créateur de figures singulières portées à bout de bras, la rencontre avec cette danseuse debout adepte du popping et du tutting promet de faire des étincelles ! Le reste du programme est consacré au regard que Michaël Le Mer portait, à l’automne 2017 sur le break avec CrossOver. Les croisements induits par le titre sont à lire tout autant dans le traitement de l’espace et dans la toile tissée par les huit interprètes que dans le lien avec la danse contemporaine, aux frontières du métissage. Nathalie Yokel Les 25 et 26 janvier 2019 à 21h, le 27 à 17h. Créations percussives et généreuses Entre ces rendez-vous, les Cités danse connexions # 2 offrent deux créations. Emmenée par Jean-Claude Marginale, figure de la scène hip hop, la compagnie Original Magik Step propose Répercussions, un spectacle tout en jeux de jambes. Aux trois membres du collectif s’associent une spécialiste des claquettes, un interprète de malambo argentin et un danseur de hip hop musicien, pour une fusion percussive réjouissante. Puis Rafael Smadja, repéré à Suresnes alors qu’il interprétait Compact aux côtés de JannGallois, présente El Gedji. Accompagné en live par des musiques klezmer et orientale, il narre en solo une histoire de déracinement et d’héritage, inspirée par l’aventure de Ruben, un égyptien arrivé en France dans les années 1950. Delphine Baffour Cités danse connexions #1 le 19 janvier à 18h30 et le 20 janvier à 15h. Cités danse connexions #2 le 26 janvier à 18h30, le 15 janvier à 15 h et le 28 janvier à 21h. Cités danse connexions #3 le 2 février à 18h30 et le 3 février à 15h. Théâtre de Suresnes Jean Vilar, 16 place stalingrad, 92150 Suresnes. Du 11 janvier au 3 février 2019. Tél. 01 46 97 98 10. www.suresnes-cites-danse.com Dan Aucante. Muses d’Anthony Egéa. focus 57 la terrasse 272 janvier 2019



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