La Terrasse n°272 janvier 2019
La Terrasse n°272 janvier 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°272 de janvier 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 14,3 Mo

  • Dans ce numéro : un récital de récitals.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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danse 54 la terrasse 272 janvier 2019 samedi 19 janvier à 20h30 Maison de la musique DANSE Aujourd’hui sauvage Fabrice lambert artiste associé www.maison delamusique.eu RER A Nanterre ville 18-19 Maison de la musique de nanterre Entretien/Claire Verlet Janvier danse aux Abbesses Théâtre des Abbesses Ils viennent de France, de Grèce, d’Israël, de Londres… Que nous dit l’écriture affirmée de ces chorégraphes ? Claire Verlet, adjointe à la programmation au Théâtre de la Ville, nous parle de ces artistes singuliers. Quatre spectacles font l’actualité aux Abbesses en janvier. Réunis au départ pour leur capacité à « semer les graines de l’utopie », comment a évolué aujourd’hui votre vision sur ces projets ? Claire Verlet  : Aujourd’hui, je ne sais pas si je pourrais réunir ces projets sous ce même terme d’utopie. Les choses vont dans des directions tellement différentes. Au vu des événements récents, j’ai peur qu’on les prenne sous un angle qui n’était pas là au départ, et qu’elles résonnent de la mauvaise façon. Ce qui me gêne, c’est le risque de prendre le mot utopie dans un sens trop orienté, car aucun de ces chorégraphes ne se reconnaîtrait dans un discours purement politique. Pourtant, chacun de ces projets a une dimension politique. C’est-à-dire ? C. V.  : Dans Refuge de Vincent Dupont, il Un Tracé, création de Brigitte Chataigner et Catherine Legrand. Agitato région/Le Triangle/Cité de la Danse/Festival s’agit des mouvements de deux manutentionnaires dans un centre de tri, avec tout ce que cela peut produire comme mécanisation du mouvement. On n’est pas loin du film de Chaplin Les Temps modernes, avec la même poésie qui transcende le sujet. Cette question du travail, de la répétition de la tâche, est éminemment politique. Le travail de Kat Válastur est très différent  : elle pose avec Oilinity la question de l’énergie. Là encore, la démarche résonne avec ce qui se passe aujourd’hui, à travers le sujet de notre dépendance au pétrole. Si Kat Válastur est attentive aux questions de société, son travail est assez abstrait. À la fois mystérieux et dégageant quelque chose d’essentiel. Quant au projet d’Adi Boutrous, Submission, il s’intitulait au départ It’s always here. C’était un duo d’hommes de trente minutes, et j’ai proposé à Adi de faire, en À Rennes, le Triangle/Cité de la Danse, centre culturel engagé pour l’art chorégraphique et implanté dans le quartier du Blosne, présente une nouvelle édition du festival Agitato. Autrefois en juin, le festival se déplace au cœur de la saison. Agitato a toujours été un festival qui aime à montrer la danse dans toute sa diversité, avec une volonté d’ouverture vers d’autres horizons. Il se porte naturellement vers des voix singulières, aux influences multiples, mais qui se résument toutes au mot de Danton  : « De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace ». Ainsi, se côtoient là de jeunes chorégraphes, pressés de lire notre monde actuel pour en prédire l’avenir, comme de vieux briscards de la danse qui réinventent sans cesse leur art et transmettent leur univers. Une édition riche en créations surprenantes Cette édition sera riche en créations surprenantes, comme Un Tracé qui réunit Catherine Legrand, interprète exceptionnelle de Dominique Bagouet et Brigitte Chataigner, spécialiste de Mohini Attam, une danse indienne traditionnelle réservée aux femmes. Dans un tout autre registre, The Perfect Moment rassemble Léonard Rainis et Katell Hartereau pour une danse à l’animalité dévorante. Toujours au chapitre création, Simon Tanguy inventera une « chorégraphie catastrophe » mais burlesque autour de la fin du monde, Fin et suite et The Siberian Trombinoscope de Pilot Fishes présentera un univers entre fiction, composition musicale, chant et danse. Les autres propositions sont également des spectacles rares à ne pas manquer, comme l’excellent Adieu et merci de Latifa Laâbissi, le hip-hop hyper virtuose de Bruce Chiefare dans Influences, le délicat Pode Ser de Leïla Ka, et le O.K. de Florence Casanave qui utilise une « table-harpe magique » et conjugue les harmonies de Bach aux vibrations sonores de Florent Colautti. Enfin, Marco Chenevrier proposera une sorte de jeu où le public et les deux danseurs interagissent, et Flore Détraz une pièce entre chant et danse alliant le grotesque à l’imaginaire médieval… sans oublier un film 3D, une installation d’arts visuels et une performance dansée in-situ. Beau programme ! Agnès Izrine Festival Agitato, du 29 janvier au 8 février. Le Triangle, Scène conventionnée danse, bd de Yougoslavie, 35000 Rennes. Tél. 02 99 22 27 27. Caroline Ablain
Grégoire Eloy/Tendance Floue Jeanne Garraud Claire Verlet, adjointe à la programmation au Théâtre de la Ville. « Chacun de ces projets a une dimension politique. » regard, un duo de femmes, pour voir comment la question de ce qui se passe entre eux pouvait être déplacée. Enfin, Igor et Moreno créent Andante, un bain de sensations, un voyage, y compris olfactif, un vrai moment de rencontre humaine. En ce sens, c’est sans doute la pièce la plus utopique. Chaillot – Théâtre National de la Danse/Chor. Abou Lagraa Wonderful One Abou Lagraa investit Chaillot avec Wonderful One, un diptyque qui réconcilie féminin et masculin et célèbre la liberté. Wonderful One d’Abou Lagraa. « être merveilleux c’est, pour moi, la capacité de ne pas se définir comme un homme ou une femme, mais c’est s’affirmer et se remplir des deux à la fois. » Avec Wonderful One, dont il emprunte le titre à Jimmy Page, Abou Lagraa continue de questionner la place de l’homme et de la femme dans nos sociétés tout en célébrant la liberté. Celle de deux danseurs d’abord qui, sur Le combat de Tancrède et Clorinde de Monteverdi, se scrutent, se battent, se débattent, s’unissent, s’enlacent, dans une gestuelle ample qui tient à la fois du féminin et du masculin. Partant du sol, ils s’élèvent dans un état proche de la transe vers un questionnement spirituel. Celle de trois femmes ensuite qui, portées par les voix emblématiques de l’égyptienne Oum Kalthoum et de la libanaise Sœur Marie Keyrouz, se meuvent avec force au milieu de moucharabiehs mobiles, avant de connaître, elles aussi finalement délivrées de toute tension, une sorte d’extase sur la musique soufie des Percussions de Fez. Delphine Baffour Chaillot – Théâtre National de la Danse, 1 place du Trocadéro, 75016 Paris. Les 16, 18, 22, 23 et 24 janvier à 19h45, le 17 janvier à 20h30, le 19 janvier à 15h30. Tél. 01 53 65 30 00. Durée  : 1h. Jeff Rabillon Tous deux viennent d’endroits où l’on partage des repas, des fêtes – Igor est basque et Moreno est sarde – et cela se ressent. Y a-t-il des passerelles, des dialogues de l’une à l’autre des quatre pièces ? C. V.  : Souvent, ce genre de connexions ne sont pas là au départ, et on les découvre a posteriori. Ces créateurs ont ici en commun d’être des artistes qui s’affirment autour d’une question récurrente  : celle du partage de l’espace. Chez Vincent Dupont, l’espace se remplit de cartons, le territoire se partage entre l’humain et l’objet. Dans Oilinity, une grande tache d’huile se répand petit à petit, et transforme l’espace des danseurs. Andante partage l’espace en utilisant une sorte de toile qui remonte jusqu’au public avec des fumées, des parfums… Quant à Submission, c’est le sujet de la pièce  : le partage du mouvement entre deux personnes, alors même que le partage du territoire est une question prégnante en Israël. Propos recueillis par Nathalie Yokel Théâtre des Abbesses, 51 rue des Abbesses, 75018 Paris. Tél. 01 42 74 22 77. Refuge, de Vincent Dupont, du 8 au 11 janvier 2019 à 20h. Oilinity, de Kát Valastur, du 14 au 16 janvier 2019 à 20h. Andante, d’Igor et Moreno, du 18 au 20 janvier 2019 à 20h. Submission, d’Adi Boutrous, du 24 au 26 janvier 2019 à 20h. Région/Strasbourg/Pôle Sud/Chor. Amala Dianor The falling stardust Artiste associé au CDCN Pôle Sud, le talentueux Amala Dianor y présente sa nouvelle création, The falling stardust. The falling stardust d’Amala Dianor. Il est l’une des figures les plus prometteuses des jeunes chorégraphes de la scène urbaine. Autodidacte du hip-hop puis formé au CNDC d’Angers, Amala Dianor fut un interprète d’exception avant d’écrire ses propres pièces. Du remarqué Extension en duo avec BBoy Junior au solo Man Rec en passant par l’enthousiasmant Quelque part au milieu de l’infini, il développe une gestuelle singulière qui métisse danses africaine, contemporaine et hip-hop et cultive l’art de la rencontre. Pour sa prochaine création, il ajoute une nouvelle esthétique à sa palette puisqu’il convie sur scène, parmi neuf interprètes, des danseurs classiques. Une scénographie de cristal, une musique signée par le brillant Awir Leon, des artistes virtuoses à la forte personnalité et le talent d’Amala Dianor font de The falling stardust un spectacle très attirant. Delphine Baffour Théâtre de Hautepierre, 13 place André- Maurois, 67200 Strasbourg. Du 16 au 18 janvier à 20h30. Tél. 03 88 40 71 21. Durée  : 1h. Dans le cadre de la programmation du CDCN Pôle Sud. Également le 22 janvier au Théâtre de Saint- Nazaire ; le 29 janvier aux Scènes de Pays dans les Mauges, Beaupréau-en-Mauges ; les 5 et 6 février au Grand R, La Roche-sur-Yon. Un programme prestigieux à découvrir à l’aveugle. Saurez-vous reconnaître les cinq chorégraphes mystères ? CCN Ballet de Lorraine Plaisirs inconnus 17 – 25 janvier 2019 1 place du Trocadéro, Paris www.theatre-chaillot.fr Photo  : Arno Paul danse 55 la terrasse 272 janvier 2019



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