La Terrasse n°272 janvier 2019
La Terrasse n°272 janvier 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°272 de janvier 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 14,3 Mo

  • Dans ce numéro : un récital de récitals.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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théâtre 52 la terrasse 272 janvier 2019 17/18. JANVIER 2019 LANCEMENT DE LA NOUVELLE SAISON AVEC DELGADO FUCHS & GUESTS PERFORMANCESCONCERTSSPECTACLES Tarif unique  : 5 € JANVIER – JUILLET 2019 Tout le programme sur  : www.ccsparis.com SCÈNES Laurence Yadi, Nicolas Cantillon, Edouard Hue, Stefan Hort, Mélissa Von Vépy, Julian Vogel, Josef Stiller, Antoine Jaccoud, Augustin Rebetez, Martin Zimmermann, Les sœurs H, Gustavo Giacosa, Julie Gilbert, Jérôme Richer, Foofwa d’Imobilité, Trickster-p, Maya Bösch, Antoinette Rychner, Lukas Bärfuss, Wolfram Höll, Emanuelle delle Piane, Katja Brunner, Ursina Greuel, Latifa Djerbi, Dominik Busch, Marina Skalova, Anna Pabst, Cécile Chevalier et Franck Fedele JAZZ Elina Duni, Marc Perrenoud, David Enhco, Yannick Barman, Nicolas Stocker, Tobias Preisig, Arthur Henry, Giulia Dabalà, Gauthier Toux EXPOSITIONS Lauren Huret, PedroWirz, Doris Stauffer, Nives Widauer, Reto Pulfer, Julie Gilbert, Wearable/Unwearable Art + DÉBATS PROJECTIONS ATELIERS Centre culturel suisse. Paris www.ccsparis.com 32-38, rue des Francs-Bourgeois F-75003 Paris Micadanses Faits d’Hiver Onze lieux sont réunis cette année autour de ce festival de danse qui multiplie les formats et invite toutes les générations de créateurs à s’emparer de la scène. Ces gens là !, nouvelle création de Aïcha M’Barek et Hafiz Dhaou. Le voyage commence avec Thomas Lebrun, et se termine avec… Thomas Lebrun ! Et c’est presque par une fête de la danse que cette boucle se clôt, avec le principe très simple de faire se rencontrer plusieurs générations de danseurs. Les duos se forment sous l’œil facétieux du chorégraphe, qui a sorti pour l’occasion sa plus belle playlist musicale. Mais avant cette soirée Blitz, on aura pu voir comment Sylvère Lamotte se charge, à sa façon, de cette question. Son Echo d’un infini rassemble trois duos où se répondent les gestes dans l’infini d’une relation, quelles que soient les expériences vécues, fouillant les mémoires gestuelles au plus profond des cellules. Autre création parmi les 16 propositions artistiques  : Ces gens là ! d’Aïcha M’Barek et Hafiz Dhaou. Ils avaient frappé fort avec leur pièce précédente Narcose ; ce nouvel opus réunit le même noyau d’interprètes et montre qu’ils ne se sont pas endormis depuis. Nathalie Yokel Micadanses, 15 rue Geoffroy-l’Asnier, 75004 Paris. Du 14 janvier au 20 février 2019. Tél. 01 71 60 67 93. Entretien/Adi Boutrous Submission Théâtre de la Ville, Les Abbesses/Chor. Adi Boutrous Adi Boutrous s’est d’abord fait connaître en France comme « l’arabe israélien » de We Love Arabs d’Hillel Kogan. Mais il est surtout, à 29 ans, l’un des chorégraphes israéliens les plus prometteurs du moment. Il présente sa cinquième pièce au Théâtre de la Ville, Submission. On a pu voir It’s Always Here à la dernière Biennale de la danse de Lyon, un duo sur l’identité et le genre, cette fois vous créez Submission, toujours autour de ces mêmes thèmes. Pourquoi ? Adi Boutrous  : J’avais créé It’s Always Here à partir d’une réflexion sur la masculinité et l’identité. Comme Israélien, comme danseur, l’identité n’est pas seulement un symbole ou une question abstraite, c’est ce qui s’inscrit dans le corps, qui est aussi un – notre – outil, qui a un savoir qui lui est propre et transmet d’autres langages. Quand on vit en Israël, on est toujours en état de guerre, larvée ou non. Donc notre corps ne peut que refléter ce genre d’environnement ou de menace permanente. C’est inscrit dans danse Blandine Soulage notre expression corporelle, dans notre rapport aux autres, dans nos relations. L’une des principales sources d’influences qui nourrit ces relations de façon continue est notre situation politique régionale. En voyant cette pièce qui ne dure qu’une trentaine de minutes, Claire Verlet, programmatrice du Théâtre de la Ville, m’a sollicité pour une création d’une heure. C’est alors que j’ai eu l’idée de créer en miroir un duo de filles, de façon à évoquer plus clairement encore les perceptions de genre. Si la masculinité est particulière en Israël, avec une violence souvent à fleur de peau, la façon dont les rôles se distribuent avec les filles, surtout en danse, ce que l’on considère comme féminin à travers la ballerine, censée être légère, fili- Théâtre de la Cité Internationale/Chor. Thomas Lebrun Another look at memory Le joli cadeau fait par Thomas Lebrun à ses interprètes est devenu une pièce essentielle sur le temps, la trace, et la dépose du geste au-delà des corps. Une danse de la trace et de la mémoire signée Thomas Lebrun. Another look at memory fait partie des pièces à l’écriture stricte et rigoureuse parmi le répertoire de Thomas Lebrun, qui compte aussi quelques perles d’humour et de délire confondus. Ce répertoire permet de constater le chemin parcouru, qu’ont traversé quelques interprètes dont les corps sont devenus parfois indissociables de l’œuvre. Anne-Sophie Lancelin, Anne-Emmanuelle Deroo et Raphaël Cottin sont de ceux-là. Et c’est comme un hommage à la lente sédimentation qui s’opère dans le corps des danseurs, après dix ans de création, que le chorégraphe rend à travers cette pièce. Dans leur carré de lumière, ils sont les dépositaires d’une écriture millimétrée, rigoureusement comptée, construite par citations. Ils sont plus tard rejoints par un jeune danseur, Maxime Aubert. L’image est belle d’un passage de relais, d’un territoire à conquérir que le jeune homme embrasse et fait sien. Nathalie Yokel Théâtre de la Cité Internationale, 17 bd Jourdan, 75014 Paris. Les 14 et 15 janvier 2019 à 20h30. Tél. 01 43 13 50 50. La Terrasse, premier média arts vivants en France Frédéric Iovino
Tamar Lamm Arno Paul Adi Boutrous. « Le corps peut-il aussi signifier la rencontre ? » forme, fait différer la chorégraphie. Je pense que ces symboles sont toujours actifs dans les spectacles de danse. Y compris dans les spectacles de danse contemporaine ? A. B.  : Ils ne sont pas toujours présents, mais je sens qu’ils existent. Ils font partie de notre imaginaire féminin. D’ailleurs, les parties les plus Plaisirs inconnus par le Ballet de Lorraine. Critique complexes, les plus acrobatiques, les plus athlétiques de la danse sont toujours reservées aux hommes. Or les femmes et les hommes sont égaux, donc c’est ce qu’on devrait attendre de voir sur scène. C’est pourquoi j’ai créé Submission. C’est aussi la signification spirituelle de ce mot, c’est-à-dire lâcher prise et accepter la réalité. Accepter de partager le même espace, et que notre existence est ce qu’elle est, mais aussi laisser tomber les préjugés, y compris sur le spectacle. C’est ce que nous essayons de traduire sur le plateau  : le corps peut-il aussi signifier la rencontre ? Vous parlez de partage d’espace. Quand on est Israélien, cela prend tout de suite une connotation politique… A. B.  : Il y a toujours une grande connexion, dans le concept même de partage de l’espace, avec l’autre quel qu’il soit, un étranger, quelqu’un qui s’est échappé. On rencontre aussi ce genre de problème par exemple aux Etats-Unis avec les immigrés mexicains, ou entre les Noirs et les Blancs… Mais bien sûr, ici, partager l’espace définit notre identité parce que nous vivons dans cet environnement particulier depuis soixante ans. Propos recueillis par Agnès Izrine Théâtre de la Ville, Les Abbesses, 31 rue des Abbesses, 75018 Paris. Du 24 au 26 janvier à 20h. Tél. 01 42 74 22 77. Durée  : 1h00. également, le 29 janvier à la Faïencerie- Théâtre de Creil, à 20h30. Plaisirs inconnus Chaillot – Théâtre National de la Danse/Ballet de Lorraine Une soirée mystère avec noms de chorégraphes masqués. Saurez-vous les reconnaître ? Plaisirs inconnus du Ballet de Lorraine réunit cinq chorégraphes anonymes. Une idée sensationnelle pour faire voir la danse autrement… Constitué de quatre pièces, plus un intermède très raffiné, subtil et souvent chanté entre chacune d’entre elles, le programme est une réussite totale. La première pièce, plutôt minimaliste, s’attache à la figure du cercle. Les danseurs en T-shirts blancs marqués d’une lettre et pantalons noirs y explorent donc la circularité  : rondes, voltes, tours sur soi-même, sur une musique répétitive qui se prête à merveille à cette révolution permanente. Brièvement, les danseurs en ligne font apparaître la phrase « The World is Burning », signifiant que notre monde ne tourne pas rond, avant de retourner tourner. La seconde création dégage une atmosphère de clair-obscur. Les danseurs se rencontrent, s’entrelacent et se délacent, dans une gestuelle toujours fluide et organique, agrémentée de grands sauts plongés, de portés éthérés qui se résolvent dans une écriture fuguée et de faux unissons. Réussite totale La troisième, avec ses justaucorps académiques jaune métallisé est écrite, c’est sûr, par l’enfant caché de Forsythe et Cunningham. Partant de figures classiques, bientôt abâtardies par une façon très contemporaine de prendre le mouvement, la gestuelle accélère et s’altère, laissant entrer du chaos dans ce bel ordonnancement. La musique, qui distord la Marche funèbre de la Symphonie N°3 de Beethoven est passionnante dans le rapport qu’elle établit avec la chorégraphie. Enfin, on ne sait qui est la (le ?) chorégraphe de la quatrième, mais elle (il ?) s’est éclaté(e) sur le Boléro. S’amusant à reprendre les coups de bassins sensuels qui ont fait la gloire de celui de Béjart, elle se livre à une sorte de chorégraphie d’une ironie sauvage, et d’une drôlerie absolue. On se dit aussi que ce principe de l’anonymat a dû libérer les chorégraphes qui se sont prêtés à ce jeu, et, surtout, que l’ensemble met en valeur les danseurs exceptionnels du Ballet de Lorraine, capables de passer d’un style à l’autre avec une facilité déconcertante et une maîtrise absolue. Agnès Izrine Chaillot – Théâtre national de la Danse, 1 place du Trocadéro, 75116 Paris. Du 17 au 25 janvier. Jeu 17 à 19h45, ven. 18, mar. 22, mer.23. à 20h30, sam. 19 à 19h45. Tél. 01 53 65 30 00. Durée  : 1h15. Atelier de Paris François Volpe Yasmine Hugonnet Chrono lo gi cal 18 et 19 janvier Ashley Chen Rush – création 31 janvier et 1er février Sylvère Lamotte L’Écho d’un infini – création en coréalisation avec Faits d’hiver 15 et 16 février Marc Lacourt Tiondeposicom – jeune public 23 mars Oona Doherty Lady Magma – création en coréalisation avec La Briqueterie CDCN du Val-de-Marne 3 et 4 avril Temps fort danse au Théâtre de la Bastille Shira Eviatar – Oona Doherty – Nina Santes – Simon Mayer du 8 au 18 avril Save the date Festival JUNE EVENTS du 1er au 22 juin Atelier de Paris Centre de développement chorégraphique national CDCN Cartoucherie – Paris 12 e 01 417 417 07 www.atelierdeparis.org danse 53 la terrasse 272 janvier 2019



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