La Terrasse n°272 janvier 2019
La Terrasse n°272 janvier 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°272 de janvier 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 14,3 Mo

  • Dans ce numéro : un récital de récitals.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 50 la terrasse 272 janvier 2019 Paysages autrichiens Journées du théâtre autrichien à Paris 28 e édition Ferdinand Schmalz à l’exemple du beurre Traduction Henri Christophe lundi 4 février/20 h Magdalena Schrefel Le repli du paysage Traduction Katharina Stalder mardi 5 février/20 h Ferdinand Schmalz le croque-cœurs Traduction Henri Christophe mercredi 6 février/20 h Avec  : Dominique Boissel, Arnaud Carbonnier, Delphine Chuillot, Catherine Dewitt, Thierry Pietra, Pierre-Benoist Varoclier. Conception et réalisation Heinz Schwarzinger Entrée libre dans la mesure des places disponibles. Réservation conseillée. Goethe-Institut Paris 17 avenue d’Iéna, 75116 Paris Tél. 01 44 43 92 30 Métro  : Iéna, Boissière Critique Léonce et Léna Théâtre Nanterre-Amandiers/d’après Georg Büchner/mes Thom Luz Créateur d’un théâtre musical empreint d’onirisme, le metteur en scène suisse Thom Luz s’empare de Léonce et Léna de Georg Büchner. Un spectacle facétieux, fragmentaire, irrégulier, qui ne tient pas les promesses de l’ailleurs qu’il propose. Certains titres sont trompeurs. En intitulant sa dernière création Léonce et Léna, Thom Luz nous invite à penser que ce spectacle mêlant les langues (l’allemand, le français, l’italien) et les genres (la musique, le théâtre) vise à mettre en scène la pièce de Georg Büchner. Mais ce n’est, en fait, pas vraiment le cas. Car la proposition présentée au Théâtre Nanterre-Amandiers du 17 au 20 janvier ne rend compte que de loin de la comédie en trois actes écrite par l’écrivain en 1836. Les spectatrices et spectateurs qui ne connaissent pas ce classique de la littérature dramatique allemande auront sans doute du mal, au vu de la seule représentation conçue par l’artiste suisse, à saisir les tenants et aboutissants de cette histoire d’amour entre une princesse et un prince – jeunes gens qui, s’élevant contre les projets de mariage de leurs pères (qui prévoient de les unir sans qu’ils ne se soient jamais vus), s’enfuient de leurs palais respectifs, font connaissance au hasard d’une nuit et tombent, sur le champ, amoureux l’un de l’autre… La création entre musique et théâtre présentée par Thom Luz s’adosse à cette trame sans réellement la traiter, préférant développer des ornements oniriques et burlesques qui parfois séduisent, parfois tirent en longueur. Un sentiment de manque Dans cette proposition, la musique (qui s’apparente à un véritable personnage) n’a pas vocation à venir accompagner ou illustrer quoi que ce soit, mais à instaurer un rapport particulier au temps et à l’imaginaire, à ouvrir une porte sur des territoires inconnus à explorer. à la façon d’un puzzle théâtral, cette vision éclatée et fragmentaire de Léonce et Léna s’attache ainsi davantage aux climats et aux motifs poético-humoristiques qu’à la substance dramaturgique de la pièce. Ce parti pris pourrait bien Léonce et Léna, revisité par Thom Luz. Reprise/Théâtre de la Reine Blanche/texte Jean-Louis Bauer et Elisabeth Bouchaud/mes Bernadette Le Saché Le paradoxe des jumeaux La pièce éclaire la vie passionnée de Marie Curie, entre carrière scientifique et déboires personnels. À travers ce prisme, elle dresse aussi un portrait social de l’époque. Le paradoxe des jumeaux. Elle fut la première femme à recevoir un prix Nobel et sa dépouille repose depuis 1995 au Panthéon. Marie Curie, figure iconique française, née Maria Salomea Skłodowska en Pologne, a eu fort à faire avec la domination masculine à la bascule du xx e siècle. C’est ce que nous apprend Le paradoxe des jumeaux, qui croise l’histoire d’amour entre Marie Curie et Paul Langevin, et le récit d’une femme scientifique au travail dans une France patriarcale où sourdent le racisme et la pensée réactionnaire. Marie Curie est incarnée par Elisabeth Bouchaud, qui rend convaincant son personnage de femme forte et déterminée, mais aussi sensible et fragile. Avec elle, sa sœur et le fameux Paul Langevin. Nous sommes en 1911 quand Marie Curie vient recevoir à Stockholm son second prix Nobel – le premier avait été attribué à elle et son mari, Pierre, décédé depuis dans un accident de calèche. Marie Curie affronta la tourmente qui se compliqua d’une forme de lâcheté de son amant, alors que leur relation était relayée dans la presse. Ce sont les quatre années qui menèrent à Pascal Gély sûr, en d’autres circonstances, donner lieu à des tableaux captivants qui, dépassant le texte de Büchner, ne laisseraient pas naître le sentiment de manque qui ici nous tenaille. Mais les tableaux élaborés par Thom Luz (qui signe également la scénographie, la direction musicale est de Mathias Weibel) se succèdent comme une suite de scènes inégales qui donnent trop souvent l’impression d’exercices de style et de stéréotypes. L’ensemble manque d’évidence, de puissance, d’ampleur. L’ailleurs qui semble vouloir surgir à la faveur de cette version de Léonce et Léna ne nous parvient que par brefs sursauts. Manuel Piolat Soleymat Théâtre Nanterre-Amandiers, 7 av. Pablo- Picasso, 92000 Nanterre. Les 17 et 18 janvier 2019 à 20h30, le 19 janvier à 18h, le 20 janvier à 16h. Durée de la représentation  : 1h30. Spectacle multilingue surtitré en français, vu le 28 novembre 2018 au Maillon, à Strasbourg. Tél. 01 46 14 70 00. www.nanterre-amandiers.com cette situation de crise qu’ont décidé d’éclairer les auteurs. Apparaissent ainsi les bouleversements d’une science en pleine ébullition, mais aussi les raideurs et les hypocrisies d’une société en transition. éric Demey Théâtre de la Reine Blanche – Scène des Arts et des Sciences, 2 bis passage Ruelle, 75018 Paris. Du 25 janvier au 3 mars, du mercredi au samedi à 20h45, dimanche à 15h. Tél. 01 40 05 06 96. Centre des bords de marne/Théâtre 71/de Marivaux/mes Yves Beaunesne Le Prince travesti ou l’Illustre Aventurier Après La Fausse Suivante, le metteur en scène Yves Beaunesne revient à Marivaux. Créé en 1724, Le Prince travesti n’est pas la pièce la plus connue de Marivaux mais on y retrouve bien des tropismes du dramaturge  : travestissement, valets et maîtres, rire grinçant et situations piquantes. L’action se situe en Espagne où le prince de Léon se fait passer pour un aventurier sous le nom de Lélio puis s’engage comme mercenaire dans l’armée de la princesse de Barcelone. Devenu son favori, il retrouve à la Cour Hortense, une jeune princesse qu’il avait sauvée d’une attaque de brigands. Alors qu’ils s’aiment secrètement, la princesse de Barcelone, elle aussi amoureuse de Lélio, charge Hortense de déclarer sa flamme ! Quiproquos, valets astucieux, fin sous forme de double mariage  : bien entendu, il ne s’agit pas que d’amour. Selon Yves Beaunesne, « c’est surtout la France de la Régence qui nous est donnée à voir  : période d’entre-deux où les valeurs de l’Ancien Régime battent de l’aile ». Au-delà de la sphère privée, la pièce est à ses yeux « directement politique où l’enchevêtrement des histoires d’amour, des négociations internationales, de l’obsession Sandra Then
Guy Delahaye D. R. D. R. Jean-Claude Drouot et Nicolas Avinée dans Le Prince travesti. sécuritaire, du contrôle toujours accru des individus et des rapports de classes paraît plus inextricable que jamais. » Isabelle Stibbe Centre des Bords de Marne, 2 rue de la Prairie, 94170 Le Perreux-sur- Marne. Le 10 janvier 2019. Tél. 01 43 24 54 28. Théâtre 71, scène nationale de Malakoff, 3 place du 11-Novembre, 92240 Malakoff. Du 23 janvier au 1er février 2019. Tél. 01 55 48 91 00. Durée  : 2h20. Tournée  : du 6 au 10 février 2019 au Théâtre Montansier (Versailles) ; le 26 février à la Scène nationale 61 (Alençon) ; le 21 mars au Théâtre Jacques Cœur (Lattes) ; les 28 et 29 mars au Grand Théâtre de Calais ; le 4 avril à la Maison de la culture Nevers Agglomération (Nevers). région/Comédie de Caen/d’après Rainer Werner Fassbinder/mes Pierre Maillet Le Bonheur (n’est pas toujours drôle) Dans le cadre du Festival écritures partagées de la Comédie de Caen, Pierre Maillet adapte au théâtre trois films de Rainer Werner Fassbinder. Le comédien et metteur en scène Pierre Maillet. La quatrième édition d’écritures partagées interroge la question des minorités en dénonçant le racisme, l’homophobie, la haine de l’autre… C’est à l’occasion de ce festival programmé par la Comédie de Caen que Pierre Maillet crée Le Bonheur (n’est pas toujours drôle), un hommage rendu à Rainer Werner Fassbinder à travers l’adaptation de trois de ses films  : Le droit du plus fort, Maman Küsters s’en va au ciel et Tous les autres s’appellent Ali. Au sein d’une troupe de neuf comédiennes et comédiens, l’artiste associé au Centre dramatique national de Normandie propose ainsi un triple éclairage de « la comédie humaine » que représente l’œuvre du cinéaste et homme de théâtre allemand. Glissant d’un scénario à l’autre, Pierre Maillet nous transporte dans un monde peuplé de « laissés pour compte trop souvent marginalisés », un monde fondé sur « les petites histoires qui racontent la grande ». Manuel Piolat Soleymat Comédie de Caen - Centre dramatique national de Normandie, 1 square du Théâtre, 14200 Hérouville-Saint-Clair. Du 21 au 23 janvier 2019 à 19h. Durée de la représentation  : 3h30 avec entracte. Tél. 02 31 46 27 29. www.comediedecaen.com également du 5 au 7 février 2019 à la Comédie de Saint-étienne. Maison des arts de Créteil/Mes Sean Gandini Spring, une nouvelle fantaisie chorégraphique jonglée créée par Gandini Juggling. Spring Les « rois du jonglage » sont de retour pour une nouvelle création où la danse occupe encore le haut de l’affiche. Les « Gandini », comme on les appelle, sont incontestablement la compagnie internationale la plus reconnue dans le champ du jonglage. Cela fait plus de 20 ans que Sean Gandini et Kati Ylä-Hokkala ont hissé leur art au-delà du simple divertissement de cirque, produisant des spectacles où le seul lancer de balle déploie un langage et un imaginaire fertiles. Avec une haute dose de virtuosité et, selon les projets, un élan vers l’abstraction ou la théâtralité. À travers Spring, ils ne font que confirmer leur talent pour faire du mouvement dansé une composante incontournable. Déjà, avec leur précédent 4 X 4, la ligne mathématique se confondait avec l’arabesque du ballet, dans une collaboration avec le Ballet Royal de Londres. Auparavant, ils avaient flirté, dans Smashed, avec le tanztheater de Pina Bausch. La signature de cette nouvelle pièce va davantage explorer la danse contemporaine, avec son énergie terrienne, à l’image du titre, en hommage aux secousses telluriques du Sacre du Printemps. Nathalie Yokel Maison des Arts de Créteil, place Salvador-Allende, 94000 Créteil. Les 18 et 19 janvier 2019 à 21h. Tél. 01 45 13 19 19. akoreacro/dans ton cœur pierre guillois 25 jan/10 fév 2019 theatrefirmingemier-lapiscine.fr AnnLa Terrasse Dans ton coeur.indd 1 04/12/2018 15:21 théâtre 51 la terrasse 272 janvier 2019



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