La Terrasse n°272 janvier 2019
La Terrasse n°272 janvier 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°272 de janvier 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 14,3 Mo

  • Dans ce numéro : un récital de récitals.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 48 la terrasse 272 janvier 2019 Samedi 19 janvier 14 H à 17 H Vernissage de l’exposition Dévoration Venez sculpter et cuire votre pain en compagnie de Didier Bodelot, artiste boulanger, et son four mobile. Exposition organisée par l’école municipale des Arts et la médiathèque, espace jeunesse, du 19 janvier au 2 février 17 H Dédicace du roman de HK, Le cœur à l’outrage, éditions Riveneuve 20 h 30 Le cœur à l’outrage Théâtre/Concert, d’après le roman de HK Paris, un vendredi 13… C’est une histoire d’amour entre Elsa et Mohamed, entre Paris et Tunis, en dépit des attentats terroristes, des blessures dans la chair et dans l’âme, des tragédies migratoires, des débats et des déchirements. C’est une histoire pour s’interroger sur les drames de notre époque, ceux qui nous touchent, ceux qui nous frappent. Réservations 01 48 90 24 24 billetterie en ligne www.centre-culturel-orly.fr Le café Aragon sera ouvert de 19h à 20h pour vous proposer une petite restauration. Le bar sera aussi ouvert une heure après le spectacle. LPS-pub-laterrasse-janv19.indd 1 14/12/2018 17:06 D. R. MC93/de Christine Citti/mes Jean-Louis Martinelli Ils n’avaient pas prévu qu’on allait gagner Jean-Louis Martinelli met en scène le texte écrit par Christine Citti à l’issue d’ateliers menés avec des jeunes recueillis en foyer d’urgence. Un spectacle pour donner la parole à ceux qui en sont privés. L’aveuglement et la surdité des pouvoirs publics s’appuient – c’est une amère évidence de le rappeler – sur une volonté politique de relégation et d’effacement de ceux qu’on ne veut ni voir ni entendre. Christine Citti a passé du temps avec des mineur en foyer d’accueil d’urgence et essayé de leur donner les moyens d’exprimer leurs vies bouleversées. Avec une modestie qui l’honore, elle avoue la difficulté Critique Saint-Félix – Enquête sur un hameau français Région/MC2  : Grenoble/texte et mes élise Chatauret L’autrice et metteuse en scène élise Chatauret présente une proposition de « théâtre documenté » à partir d’une enquête menée dans un hameau de la campagne française. Un spectacle en forme de patchwork, qui ne parvient pas à trouver la voie de l’universel. De janvier à juin 2017, élise Chatauret a effectué plusieurs séjours à Saint-Félix, hameau d’une vingtaine d’âmes qu’elle a découvert alors qu’elle était à la recherche d’un endroit isolé, au plus profond de la France paysanne, « portée par l’intuition qu’un monde, là, était en train de s’éteindre doucement ». Lors de ces différents voyages, accompagnée de chaque membre de son équipe, l’autrice et metteuse en scène (qui travaille, depuis la création de la Compagnie Babel en 2008, à un théâtre puisant dans l’expérience du réel) a donc passé du temps à découvrir la vie de cette campagne et de ses habitants. Ces périodes d’immersion ont donné lieu à des discussions, puis à des interviews  : conversations enregistrées à partir desquelles élise Chatauret a élaboré Saint-Félix – Enquête sur un hameau français. Cette proposition entre fiction et enquête, interprétée par Solenne Keravis, Justine Bachelet, Charles Zévaco et Emmanuel Matte, tente de mettre en perspective, à travers une représentation disparate, les thèmes de l’identité, de la désertification des zones rurales, du rapport à la nature, à la modernité, à la différence… Saint-Félix - Enquête sur un hameau français, d’élise Chatauret. La nature, la modernité, la différence… Tout débute dans une obscurité totale au sein de laquelle percent les voix des comédiens. Ces derniers rendent compte de l’histoire de Saint-Félix et du processus de création imaginé pour le spectacle. Puis le plateau finit par apparaître, sous l’effet d’une lente montée de la lumière qui révèle un espace à la nudité radicale. La parole circule d’un interprète à l’autre, sans véritable idée de personnages. Dans le même temps, les comédiens remplissent peu à peu le vide de la scène de maquettes de bâtiments. Ce que l’on suppose être Saint- Félix prend forme sous nos yeux. Le ton se veut léger, badin. Les paroles des interviewés se succèdent, peinant à faire sens, à sortir du particulier pour engendrer des réflexions plus profondes, plus pénétrantes sur les questions abordées. Il manque à tout cela une forme d’authenticité. Il manque surtout de l’âme. Ni réellement à la hauteur de l’évidence du documentaire, ni réellement à la hauteur de la force du théâtre, cette Enquête sur un hameau français flotte entre deux sphères. On reste à la frontière de Saint-Félix  : sans réussir à s’attacher au destin de cette terre et de ses habitants. Manuel Piolat Soleymat MC2  : Grenoble, 4 rue Paul-Claudel, 38000 Grenoble. Du 22 janvier au 1er février 2019. Les mardis et vendredis à 20h30, les mercredis et jeudis à 19h30. Durée de la représentation  : 1h15. Spectacle vu le 6 décembre 2018, lors de sa création à la Nouvelle Scène nationale de Cergy-Pontoise et du Val d’Oise, dans le cadre du Festival Théâtral du Val d’Oise. Tél. 04 76 00 79 00. www.mc2grenoble.fr également du 12 au 23 mars 2019 au Centquatre-Paris ; du 26 mars au14 avril au Théâtre de La Tempête à Paris ; le 17 mai au Pôle culturel d’Alfortville. Christine Citti et Jean-Louis Martinelli contre le mutisme social. de cet engagement dans le texte qu’elle a écrit  : « tous les personnages sont dépassés par la situation, les encadrants sont réduits à du bricolage social, chacun cherche à s’en sortir du mieux qu’il peut. » À l’issue de ce travail, elle tente de restituer la langue et la réalité sociale de ces jeunes malmenés et brutalisés, « loin des caricatures et sans angélisme aucun ». Jean-Louis Martinelli, qui réaffirme sa volonté Hélène Harder Christine Citti
D. R. de « donner la parole à ceux que l’on n’entend pas assez », met en scène ce texte en forme de « brûlante chorale » qui dit l’irrépressible espoir de gagner de ceux qui partent vaincus. Catherine Robert MC93 – Maison de la Culture de Seine-Saint- Denis, 9 bd Lénine, 93000 Bobigny. Du 16 au 25 janvier 2019. Du mardi au jeudi à 19h30 ; le 18 janvier à 18h et le 25 à 20h30 ; dimanche à 15h30. Tél. 01 41 60 72 72. région/Théâtre Dijon Bourgogne/D’après Tchekhov/Mes Benoît Lambert Le rêve de Lopakhine Benoît Lambert réunit deux acteurs chevronnés et les élèves du COP Théâtre pour s’attaquer pour la première fois à Tchekhov. À ceux qui l’oublient parfois, les CDN ne Critique B. Traven Reprise/Nouvelle scène nationale - Théâtre des Louvrais/texte et mes Frédéric Sonntag Frédéric Sonntag a achevé sa Trilogie fantôme avec un spectacle remarquable de maîtrise, de beauté et d’intelligence. Une passionnante enquête et une indéniable réussite théâtrale, servie par des comédiens éblouissants. Un « homme sans empreintes », selon le titre du roman d’éric Faye qui s’inspire de sa vie ; un homme né en Prusse brandebourgeoise et dont les cendres furent dispersées au-dessus du Chiapas en 1969 ; une multitude de pseudonymes ; un roman célèbre porté à l’écran par John Huston et devenu un film culte, mais aussi une cinquantaine d’ouvrages à son actif  : B. Traven, dont on ignore jusqu’au prénom, demeure un mystère. Frédéric Sonntag s’en empare et compose, à partir de ce matériau biographique, une fresque extraordinaire qui croise les époques et mêle les arts de la scène avec un équilibre subtil et une intelligence jouissive. On découvre en parallèle cinq histoires  : celle du poète boxeur Arthur Cravan, arrivé en Amérique en 1916, celle d’un scénariste américain victime du maccarthysme dans les années 50, celle de deux journalistes sur les traces de B. Traven à Mexico en 1977, celle d’un squat parisien en 1994 et celle d’une documentariste travaillant sur l’histoire des occupants de ce squat en 2014. Le tuilage des épisodes de cette traversée du xx e siècle, brillamment agencé, offre aux comédiens l’occasion de passer d’un rôle à l’autre avec un sidérant talent, une rapidité et une fluidité stupéfiantes. Hétéronymes et hétérodoxie Fils conducteurs du spectacle (de Trotsky croisé par Cravan sur le bateau de l’exil à l’admiration d’un des squatteurs pour le sous-commandant Marcos), la critique du capitalisme et de ses ravages et un magnifique tableau de l’anarchisme (de l’évocation des marins de La compagnie AsaNIsiMAsa sur les traces de B. Traven. Kronstadt liquidés sur ordre de Trotsky à la scène hilarante de l’organisation fédéraliste du squat). Ni Dieu ni maître  : tel était justement la maxime de B. Traven, l’homme au masque, refusant la prison de l’état civil, rétif à tous les embrigadements, à toutes les sommations et à tous les stigmates. La portée politique du spectacle de Frédéric Sonntag apparaît alors dans toute son acuité. Elle constitue une magnifique réponse à notre époque, qui soumet les humains au flicage des mégadonnées tout en prospérant sur la haine identitaire. B. Traven apparaît comme le héros d’un anonymat revendiqué, qui est le vrai visage de la liberté. Tous les personnages de ces histoires croisées trouvent, dans leur quête commune de la figure de l’anarchie, trois choses qui valent bien davantage qu’une identité  : l’amour, du sens à donner à sa vie et les conditions de la création artistique. L’impeccable narration ouvre sur une réflexion philosophique et politique sagace, qui rappelle que les identités sont toujours multiples et que l’assignation est un piège stérile et haineux. La mise en scène, les images (magnifique travail de collecte des archives), la musique, le chant, le jeu  : tout concourt à faire de ce spectacle une réussite complète et particulièrement aboutie. Catherine Robert Nouvelle Scène nationale - Théâtre des Louvrais, place de la Paix, 95000 Pontoise. Jeudi 10 janvier à 19h30 et vendredi 11 à 20h30. Tél. 01 34 20 14 14. sont pas uniquement des lieux de diffusion mais également des outils de démocratisation culturelle et de transmission. Le Théâtre Dijon Bourgogne en 2017 s’est allié aux CRR (Conservatoires à Rayonnement Régional) et à l’Université de Bourgogne, entre autres, pour faire naître le COP Théâtre, outil destiné au cycle d’orientation professionnelle. Avec ses élèves, cette année, Benoît Lambert monte Le rêve de Lopakhine dans des conditions professionnelles. Cinq semaines de répétition avec toute la technique d’un spectacle de CDN et Anne Cuisenier et Emmanuel Vérité, acteurs chevronnés, pour les accompagner. Un spectacle construit à partir de La Cerisaie et centré sur les rêves du fils de moujik, qui incarne cette bourgeoisie naissante qui, souvent, deviendra plus tard « l’ennemi du peuple ». éric Demey Théâtre Dijon Bourgogne, 30 rue d’Ahuy, 21000 Dijon. Du 15 au 17 janvier à 20h, le 18 à 18h30, le 19 à 17h. Tél. 03 80 30 12 12. théâtre 49 la terrasse 272 janvier 2019



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