La Terrasse n°272 janvier 2019
La Terrasse n°272 janvier 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°272 de janvier 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 14,3 Mo

  • Dans ce numéro : un récital de récitals.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 42 la terrasse 272 janvier 2019 DU 4 AU 27 JANVIER, 21H DU 29 JANVIER AU 3 FÉVRIER, 21H DES SPECTACLES DE MICHÈLE ANNE DE MEY & JACO VAN DORMAEL Plateaux Sauvages et Théâtre de l’Atelier/d’Ingmar Bergman (texte français de Lucie Albertini et CarlGustaf Bjurström)/adaptation et mes Léonard Matton Face à face Bergman explore un de ses thèmes de prédilection, le suicide, à travers l’histoire de Jenny, interprétée par Emmanuelle Bercot, une psychiatre qui peine à distinguer les raisons de vivre et celles de mourir… Emmanuelle Bercot dans Face à face. Jenny, psychiatre apparemment comblée, passe ses vacances sans son mari et sa fille. Une tentative de viol la plonge dans la dépression et l’autodestruction, et elle s’effondre alors que son métier et sa personnalité semblaient la mettre à l’abri. Bergman décrit cet écroulement, ainsi que les efforts terribles que Jenny devra effectuer pour se ressaisir. Face à face a d’abord été diffusé à la télévision dans une version longue avant d’être projeté au cinéma. Liv Ullmanninterprétait le rôle de Jenny Isaksson. « Convié par ses mots, dit Léonard Matton, nous souhaitons, d’une certaine et humble façon, « collaborer » avec Bergman en continuant d’explorer son écriture. » Pour ce faire, Yves Collet invente une scénographie qui permet d’osciller « entre psyché et réalité »  : « tout devient, comme dans l’inconscient, à la fois vrai – présent – et faux. » En faisant voir ce qui n’est pas vraiment et en interrogeant le statut des représentations, le théâtre se fait double du thérapeute et herméneute de la narration. Catherine Robert Les Plateaux sauvages, 5 rue des Plâtrières, 75020 Paris. Du 7 au 11 janvier 2019 à 20h. Tél. 01 40 31 26 35. Théâtre de l’Atelier, 1 place Charles-Dullin, 75018 Paris. Du 16 janvier au 24 février. Du mardi au samedi à 21h, dimanche 15h. Tél. 01 46 06 49 24. région/La Criée - Théâtre National de Marseille Invasion Genre et Transgenre On ne naît pas plus homme que femme, on le devient  : s’il n’y a rien de naturel en l’homme, force est d’admettre que le sexe aussi est affaire de culture. La Criée convoque chercheurs et artistes pour en exposer l’évidence. CYNEYE La sublime Miss Knife fait ses Premiers adieux à Marseille… Le samedi 26 janvier, La Criée organise une journée Genre et transgenre. À 11h, conférence de Marie-Hélène Brousse et Hervé Castanet, psychanalystes et universitaires ; à 14h, conférence animée par Nicolas Laffitte pour questionner le thème entre anthropologie, histoire et théâtre ; à 16h, lecture de L’Affaire Harry Crawford suivie d’un débat. En parallèle, des ateliers (à 15h avec Leslie Bourgeois et à 18h avec Carole Errante) et un documentaire sur le transgenre, projeté à 18h. À 20h, le spectacle Névrotik Hôtel, de Michel Fau, et à 21h15, un bal dans La Criée. L’exposition La Galaxie de l’Amour Instantané, d’Hervé Lassïnce sera visible pendant toute la durée de la manifestation. Et trois spectacles la ponctueront  : du 18 au 24 janvier, La Mexicaine est déjà descendue, dans une mise en scène de Carole Errante. Du 23 au 26 janvier, Névrotik Hôtel, où l’on retrouve Michel Fau en diva, et le 2 février, Les premiers adieux de Miss Knife, avec Olivier Py, sublime, forcément sublime… Catherine Robert La Criée - Théâtre National de Marseille. 30, quai de Rive-Neuve, 13007 Marseille. Du 8 janvier au 5 février 2019. Tél. 04 91 54 70 54. Site  : www.theatre-lacriee.com Théâtre de l’Agora/mes Guy Alloucherie No Border Au centre de No Border mis en scène par Guy Alloucherie, le long poème de Nadège Prugnard dit la vie des personnes rencontrées à Calais pendant ses trois ans d’immersion. Leurs combats et leurs peines. No border. Nadège Prugnard se définit comme une auteure de terrain. Portée par sa foi dans un « théâtre critique de son temps », elle s’est forgée une écriture « qui prend à bras le corps et interroge l’actualité ». Lorsque Guy Alloucherie, dont la compagnie HVDZ est basée à Loosen-Gohelle dans le Nord, lui propose d’écrire sur les « migrants de Calais », elle n’hésite pas. Elle part à la rencontre non seulement de migrants, mais aussi de bénévoles et d’habitants. Et au bout de trois ans, la voilà prête à porter sur scène ses propres mots, auprès des quatre danseurs et circassiens et du musicien réunis pour l’occasion. « La solidarité des gens, des associations, et des groupes de migrants entre eux, des fêtes qui s’organisent dans les camps, des chants, de la musique, de la vie qui s’organise malgré tout dans la Jungle » … Malgré l’impossibilité poétique que représente le cri, son poème tente de tout dire. De tout faire revivre. Anaïs Heluin Théâtre de l’Agora, allée de l’Agora, 91000 évry. Le 24 janvier 2019 à 19h. Tél. 01 64 62 77 77. www.scenenationale-essonne.com Également le 12 février à CiRCA, Pôle national cirque à Auch, le 14 février à l’Agora, Pôle national cirque Boulazac-Aquitaine, le 27 février au Vivat, scène conventionnée d’Armentières, le 13 mars au Bateau Feu, Scène nationale de Dunkerque et les 22 et 23 mai à la Comédie de Clermont-Ferrand. Rebecca Greenfield Antoine Repessé
Michèle Laurent Critique Kanata – Épisode I – La Controverse Théâtre du Soleil/mes Robert Lepage/avec les comédiens du Théâtre du Soleil Robert Lepage et le Théâtre du Soleil que lui confie Ariane Mnouchkine créent une fresque ample, intense et captivante, qui éclaire l’histoire douloureuse des Autochtones du Canada et interroge l’humain avec lucidité et tendresse. Kanata, une fresque captivante. Lors de la scène inaugurale du spectacle paraît parmi d’autres œuvres le portrait de l’autochtone Josephte Ourné par le peintre Joseph Légaré (1795-1855). Leyla Farrozhad, restauratrice au musée des Beaux-Arts du Canada, et Jacques Pelletier, commissaire d’exposition, regardent, admirent, dialoguent, élucident. Une double rencontre se noue  : entre Leyla et Jacques, entre l’œuvre et ceux qui l’appréhendent. Dans le prolongement de cet échange, le spectacle non seulement éclaire l’histoire méconnue des Premières Nations du Canada mais aussi interroge la transmission de cette histoire, à travers une multiplicité d’intrigues qui s’imbriquent et se répondent, nourries par une pluralité de regards et d’outils qui les traduisent – de la peinture du xix e siècle au documentaire tourné aujourd’hui à Vancouver par Tobie. L’écriture scénique captivante donne corps à ce foisonnement en traversant divers espaces et époques. Une forêt détruite par les tronçonneuses ; un enfant arraché des bras de sa mère Louise, qui fut elle-même arrachée à son environnement et placée dans un sinistre pensionnat ; la rue Hastings à Vancouver, quartier de misère, drogue et prostitution, où échouent de nombreuses autochtones, dont la jeune Tanya ; un loft voisin où s’installent Miranda, peintre en devenir, et son compagnon Ferdinand, apprenti comédien – écho à La Tempête shakespearienne ; une salle de shoots où se démène la travailleuse sociale Rosa ; un commissariat qui reçoit mollement une plainte pour la disparition de Tanya ; une porcherie où sévit un tueur en série, Robert Pickton, nom d’un meurtrier réel condamné à la prison à perpétuité en 2007 (Maurice Durozier est absolument glaçant). à la manière virtuose du Théâtre du Soleil dans les mises en scène d’Ariane Mnouchkine – vigie attentive tout au long du projet –, les comédiens manipulent les éléments du décor avec vivacité. Quelques flottements dans l’interprétation de certains lors des premières représentations ont été peu à peu corrigés. Un théâtre de la rencontre La controverse mentionnée dans le titre de la pièce fait suite au projet d’exposition de Miranda, amie de Tanya, qui trouve un sens à son art lorsqu’elle décide de peindre les âmes des femmes autochtones disparues. Le projet affronte des « vents contraires »  : elle n’a pas demandé l’autorisation des familles, et certains refusent qu’une étrangère réalise de tels portraits. Cette controverse rappelle l’intense polémique née l’été dernier lorsqu’une tribune publiée dans la presse canadienne dénonça l’absence de comédiens autochtones dans le spectacle. Le projet fut dans un premier temps annulé, avant un ressaisissement. Fort heureusement. Car la pièce est une subtile mise en jeu qui rencontre l’altérité et interroge l’humain dans un geste lucide, âpre, mais aussi magnifiquement tendre. En plusieurs langues, elle affirme sa recherche de compréhension, sa solidarité avec une communauté cruellement meurtrie. L’ensemble célèbre la création artistique autant que l’amour dont les humains dont capables, sans surplombni pathos. Les exils qu’ont connus de nombreux comédiens du Théâtre du Soleil imprègnent le jeu et l’intrigue même, comme lorsque Leyla (interprétée par Shaghayegh Beheshti), mère adoptive de Tanya, s’exprime de manière déchirante en persan lors d’une très belle scène. « Je est un autre » au théâtre. Comme le poète, Robert Lepage et la troupe du Théâtre du Soleil posent leur regard curieux et aigu sur le monde. Au-delà des étendards, des injonctions, des cadres figés, des idéologies exclusives, de la confrontation trop souvent instrumentalisée entre colonisateur et colonisé (un domaine où la réparation s’impose), de l’accusation en l’espèce absurde d’« appropriation culturelle », ils ont ensemble fabriqué cette fresque en mouvement qui embrasse des histoires qui ne sont pas les leurs, en déployant une quête obstinée, bouleversante, universelle. Ce moment suspendu offert en partage est à voir absolument. à vos agendas ! Agnès Santi Théâtre du Soleil, Cartoucherie, route du Champ-de-Manœuvre, 75012 Paris. Du 15 décembre 2018 au 17 février 2019, du mercredi au vendredi à 19h30, le samedi à 15h (et aussi à 20h à partir du 12 janvier), le dimanche à 13h30. Tél. 01 43 74 24 08. Dans le cadre du Festival d’Automne à Paris. Durée  : 2h30, entracte inclus. 20 mSv Bruno Meyssat 8 18 janv I am Europe CRÉATION AU TNS Falk Richter 15 24 janv Je m’appelle Ismaël CRÉATION AU TNS Lazare 27 fév 9 mars 03 88 24 88 24 tns.fr #tns1819 Bruno Meyssat Jean-Louis Fernandez Robin Fresson et Lazare théâtre 43 la terrasse 272 janvier 2019



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