La Terrasse n°272 janvier 2019
La Terrasse n°272 janvier 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°272 de janvier 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 14,3 Mo

  • Dans ce numéro : un récital de récitals.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 38 la terrasse 272 janvier 2019 BULLE Conception DE GRAPH. et réalisation TOUS DROITS  : RÉSERVÉS. Bulle de Graph. tous droits réservés. DU 20 FEVRIER AU 11 MARS Réservations  : 01 46 06 11 90 www.theatre-latalante.com LA PLACE DU DIAMANT de Merce Rodoreda mise en scène Gilles Bouillon avec Martine Pascal et Gregor Daronian CORÉALISATION COMPAGNIE G.BOUILLON ET THÉÂTRE DE L’ATALANTE DU 30 ❘ 01 AU 24 ❘ 02 ❘ 2019 CHANSONS STEPHEN SONDHEIM CONCEPTION ET DÉVELOPPEMENT CRAIG LUCAS & NORMAN RENE MISE EN SCÈNE MIRABELLE ORDINAIRE DÉCORS PHILIPPINE ORDINAIRE LUMIÈRES NATHALIE PERRIER PRODUCTION OFF-BROADWAY DE DIANE DE MAILLY EN ASSOCIATION AVEC WILLIAM B. YOUNG CRÉATION ET PRODUCTION THÉÂTRE MARIGNY/FIMALAC CULTURE PRODUCTION ORIGINALE  : THE PRODUCTION COMPANY EN ACCORD AVEC DRAMA - PARIS (WWW.DRAMAPARIS.COM) POUR LE COMPTE DE MUSIC THEATRE INTERNATIONAL – MTI (EUROPE) (WWW.MTISHOWS.EU) RÉSERVATIONS THEATREMARIGNY.FR ❘ 01 76 49 47 12 ❘ FNAC.COM ❘ RÉSEAUX ET AGENCES HABITUELS Théâtre Marigny  : Le plus beau, Théâtre du Monde, sur la plus belle avenue du monde La Terrasse MM 121*187.indd 1 03/12/2018 17:00 Entretien/André Dussollier Novecento Théâtre de la Porte Saint-Martin/de AlessandroBaricco/mes André Dussollier Molière du meilleur comédien en 2015 dans Novecento, André Dussollier repart en tournée avec ce spectacle qu’il a lui-même adapté. Il y endosse le rôle du pianiste imaginé par AlessandroBaricco  : un homme qui refuse de descendre à terre, préférant rester sur le transatlantique où il est né. Comment avez-vous découvert le texte d’AlessandroBaricco ? André Dussollier  : Il m’avait beaucoup plu dans les années 2000, mais il était joué par Jean- François Balmer à la Pépinière-Opéra et les droits n’étaient pas libres. Dix ans plus tard, à la faveur d’une discussion avec un producteur qui recherchait un spectacle alliant les mots et la musique, j’ai repensé à Novecento. Je l’ai relu et il m’a paru idéal. Cette histoire d’enfant abandonné sur un bateau dans les années 1920 est bien sûr un monologue mais le texte parle tellement de musique qu’elle m’a semblé avoir sa place comme un personnage à part entière et non comme un accompagnement. Au départ, AlessandroBaricco n’était pas favorable à la présence de musiciens sur scène, il pensait qu’il fallait laisser le public rêver à la musique. Moi, j’ai eu tout de suite les morceaux en tête, je trouvais que la musique avait, à certains moments, la faculté de prolonger l’émotion du récit et des mots. L’auteur a finalement été convaincu ! La Reine Blanche/d’après éric Rohmer/adaptation et mes compagnie Les écriés Contes d’amis Margot, Blanche, Gaspard et Fabien passent de l’écran à la scène  : la compagnie Les écriés s’inspire de L’Ami de mon amie et de Contes d’été, d’éric Rohmer, pour un périple poétique au pays du Tendre. Margot, Blanche, Gaspard et Fabien explorent le pays du Tendre. Chez éric Rohmer, la surface est le masque de la profondeur. Sa poésie légère croque la vie à traits légers et dit l’amour selon les fragments de son discours et les palpitations presque imperceptibles des cœurs. Reprenant des scènes de L’Ami de mon amie et de Contes d’été, le spectacle conçu et interprété par éléonore Alpi, David Brémaud, Manon Preterre et Quentin Van Eeckhout ausculte la limite entre l’amitié et l’amour. Ballades interminables, discussions sans fins, grands espoirs et grandes envolées  : deux couples cherchent à démêler la pelote des attachements en voyageant « en train, en skate, en avion, en cerfvolant, en rêvant, en parlant, en débattant, en criant… » Il est question d’amour et de solitude dans une atmosphère estivale faussement insouciante et une esthétique de bulles poétiques. Les deux couples sont le reflet l’un de l’autre et l’écho relayé de scène en scène finit par nommer le désir et la nature de son objet. Catherine Robert La Reine Blanche, 2 bis passage Ruelle, 75018 Paris. Du 23 au 26 janvier 2019 à 19h. Tél. 01 40 05 06 96. D. R. Novecento est-il un homme libre qui vit comme il l’entend, ou, au contraire, a-t-il peur de se confronter aux autres ? A. D.  : À chaque fois que je me retrouve sur la passerelle [de laquelle Novecento refuse de descendre plus de trois marches vers la terre, NDLR], je me dis qu’on peut penser qu’il a peur du monde, de la réalité que nous sommes contraints d’affronter, alors que là réside le courage humain. Cette option existe, mais elle est démentie à d’autres moments car Baricco n’en fait pas un exemple. Souvent, quand on est au milieu des autres, on essaie de faire son trou, et dans cette bataille, on risque de perdre sa singularité. Novecento raconte cela  : qu’on descende ou non à terre, il ne faut pas se perdre. Justement, de quoi ce conte est-il la parabole ? A. D.  : On peut dire que c’est une parabole de la création artistique  : qui veut être proche Théâtre du Rond-Point/de et avec Yolande Moreau et Christian Olivier Prévert Yolande Moreau et Christian Olivier rendent un hommage libre et fervent au poète des feuilles mortes en n’oubliant pas le Prévert souvent ignoré, celui du groupe Octobre et des textes virulents contre profiteurs et patrons. Yolande Moreau et Christian Olivier. On cantonne un peu trop souvent Jacques Prévert dans les petites classes, en faisant de ses œuvres l’occasion de récitations gentiment fantaisistes et en oubliant sa dimension politique. Yolande Moreau le rappelle  : Prévert est « un poète engagé, il combat par sa poésie toutes les formes de pouvoir, il dénonce la guerre et la misère. Il raconte l’exploitation des ouvriers, les luttes sociales. » La comédienne, femme et artiste inclassable, est de ces libertaires inventifs dont Prévert est un des plus malicieux représentants. Avec Christian Olivier, qui a aussi roulé sa bosse hors des sentiers battus de la gloriole officielle, elle compose un portrait kaléidoscopique de Prévert, en rires et en chansons, en musique et en émotions. Catherine Robert Théâtre du Rond-Point, 2 bis av. Franklin- Delano-Roosevelt, 75008 Paris. Du 15 janvier au 10 février 2019, à 18h30 sauf le lundi et le 20 janvier. Réservations au 01 44 95 98 21. Tournée jusqu’en mai 2019. Collectif Fred Chapotat Quatre Ailes
Christian Ganet D. Matvejevas « C’est en restant fidèle à soi-même qu’on touche le bonheur le plus grand. » de son art va plus loin avec les 88 notes de son piano qu’en s’éparpillant. Mais la parabole vaut pour tous les métiers. Même si on doit passer toute une vie à être proche de soi, sans faire de concessions – ou le moins possible –, c’est en restant fidèle à soi-même qu’on touche le bonheur le plus grand. La plus grande souffrance, c’est de divorcer avec soi-même, de se séparer de ses envies ou de ses idées profondes. Personne n’est à l’abri de ce risque. Même quand on a suivi le métier de créateur, d’auteur ou du comédien, on n’est pas l’abri du confort qui pourrait être Théâtre-Studio d’Alfortville/d’après Nikolaï Gogol/mes Oskaras Korsunovas Journal d’un fou Après son imposant Tartiufas présenté au dernier Festival d’Avignon, le metteur en scène lituanien Oksaras Korsunovas adapte la nouvelle Journal d’un fou de Nikolaï Gogol. Journal d’un fou. Parmi la soixantaine de pièces qu’a montée Oksaras Korsunovas, le théâtre et la littérature russes tiennent une place centrale. Il a notamment mis en scène Le Maître et Marguerite de Boulgakov ainsi que des textes de Daniil Harms. C’est aujourd’hui à Journal d’un fou de Nikolaï Gogol qu’il s’intéresse. Une nouvelle parue en 1843, en même temps que plusieurs autres textes célèbres comme Le Manteau, Le Nez et Le Portrait. Pour l’artiste lituanien, l’histoire du fonctionnaire Poprichtchine qui tombe amoureux de la fille de son patron, et sombre dans la démence au point de s’autoproclamer roi d’Espagne, est une « histoire prophétique sur la genèse du fascisme, qui prend source dans l’ordre et la justice, sur leur perversité qui mène à la mégalomanie, au désir de changer le monde et finalement, à la folie absolue ». Dans le rôle du anti-héros, Eimantas Pakalka incarne toute cette démesure. Cette folie des grandeurs dont les ressemblances avec certains faits actuels ne sont pas fortuites. Anaïs Heluin Théâtre-Studio Alfortville, 16 rue Marcelin- Berthelot, 94140 Alfortville. Du 31 janvier au 2 février 2019 à 20h30. Tél. 01 43 76 86 56. www.theatre-studio.com D. R. André Dussollier. une sorte de voie de garage ou d’enterrement. Il faut toujours essayer de tendre vers quelque chose qui va vous surprendre et vous entraîner vers un terrain que vous ne connaissez pas et qui va aussi entraîner les autres. Mais quand on est seul à choisir, on est vraiment tout seul, sans connaître le résultat  : vous pouvez avoir de bonnes surprises… et peut-être pas. Entretien réalisé par Isabelle Stibbe Théâtre de la Porte Saint-Martin, 18 bd Saint-Martin, 75010 Paris. Du 9 janvier au 31 mars 2019. Du 9 janvier au 24 février  : du mardi au vendredi à 20h, samedi 20h30, dimanche 16h. Du 28 février au 31 mars  : du jeudi au vendredi 20h, samedi 20h30, dimanche 16h. Tél. 01 42 08 00 32. Théâtre Firmin Gémier – La Piscine/conception Juan Esteban Varela From the dark Le magicien chilien Juan Esteban Varela aime à rebattre les cartes de la magie. Pour preuve From the dark, spectacle de magie dans le noir conçu à l’origine pour les non-voyants, qu’il présente en France pour la première fois. From the dark. Tombé en illusionnisme à l’âge de six ans, et magicien professionnel depuis ses vingt ans, Juan Esteban Varela met au point dans chacune de ses créations un dispositif original pour exercer sa discipline. Son art de tromper l’esprit. Dans Don’t blink. Come a little closer par exemple, il rompt l’habituelle distance entre magicien et spectateurs en invitant ceux-ci à un singulier tête-à-tête. Dans A dinner with the dead, il reconstitue autour d’un dîner une séance de spiritisme de l’époque victorienne. Tandis que dans From the dark, il offre l’expérience d’un spectacle entièrement dans le noir. Guidant le public par sa voix, il attribue à chacun un rôle précis dans le déroulement de la séance. Et lui donne à ressentir la magie au creux de ses mains. Car si l’art de Juan Esteban Varela est avant tout affaire d’esprit, elle ne méprise pas les sens. Anaïs Heluin Théâtre Firmin Gémier – La Piscine, 254, avenue de la Division Leclerc, 92290 Châtenay-Malabry. Les 8 et 9 janvier 2018 à 20h30. Tél. 01 41 87 20 84. www.theatrefirmingemier-lapiscine.fr Également du 17 au 19 janvier au WIP Villette. conception graphique  : baldinger vu-huu théâtre 39 la terrasse 272 janvier 2019



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