La Terrasse n°272 janvier 2019
La Terrasse n°272 janvier 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°272 de janvier 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 14,3 Mo

  • Dans ce numéro : un récital de récitals.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 34 - 35  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
34 35
théâtre 34 la terrasse 272 janvier 2019 Clown mime Rien à dire Interprétation et mise en scène Léandre Ribera Clochard des sentiments en quête d’amour, Léandre installe la silhouette d’une maison où il vous accueille pour partager une tranche de vie. Il est seul, mais sa porte reste grande ouverte et vous invite dans un monde empli de poésie où tout devient possible. L’humour est toujours présent et l’ironie toujours tendre. L’empathie, la surprise, le rire pour regarder l’humanité d’une façon différente ! Vendredi 8 février 20h30 Réservations 01 48 90 24 24 billetterie en ligne www.centre-culturel-orly.fr Le café Aragon sera ouvert de 19h à 20h pour vous proposer une petite restauration. Le bar sera aussi ouvert une heure après le spectacle. Critique La vie trépidante de Laura Wilson Reprise/La Commune/DE Jean-Marie Piemme/MES Jean Boillot Jean Boillot reprend sa mise en scène du texte de Jean-Marie Piemme. Un théâtre choral haletant et touchant, avec Isabelle Ronayette dans le rôle de Laura. Des hauts et des bas  : c’est un lot commun. Et parfois la chute, la dégringolade. C’est ce qui arrive à Laura Wilson – et à beaucoup de gens très bien. Laura perd son emploi, divorce, perd son appartement, perd la garde de son petit garçon. Et cependant elle combat avec une vitalité inouïe et puise où elle peut la force de poursuivre. C’est ce combat qui compte ici, plus que son issue. Un combat trépidant, intense, volontaire, ancré dans l’instant et l’expérience, où il s’agit de survivre au cœur d’un monde indifférent, cynique 11 JAN. > 2 FÉV. Cartoucherie 75012 Paris T. 01 43 28 36 36 www.la-tempete.fr et pingre. Comme la décrit l’auteur Jean- Marie Piemme, Laura est « une nageuse », une héroïne banale issue des classes dites populaires qui s’agite vigoureusement pour ne pas couler. C’est le quatrième texte du dramaturge belge que Jean Boillot met en scène, après La Vérité, L’Heure du Singe et Le Sang des amis. L’écriture vive fuse en une succession de scènes discontinues, concises, ciselées, et l’assemblage de ces éclats percutants dessine autant le portrait de Laura que celui d’une société individualiste. La mise en SAMO a tribute to basquiat de Koffi Kwahulé mise en scène Laëtitia Guédon D. R. Un théâtre choral, mis en scène par Jean Boillot. scène de Jean Boillot est une parfaite et subtile mise en jeu de cette écriture si énergique et si rythmée. Il entrelace et équilibre avec fluidité actions scéniques, textes, sons et musiques en un théâtre choral précis, direct et efficace. Sans prétention et sans esbroufe. Critique Une construction fictive qui empoigne le réel Isabelle Ronayette, qui interpréta pour lui Mère Courage, une autre combattante, est remarquable. Elle conjugue à merveille une part concrète de lutte acharnée contre l’adversité et une part d’imaginaire intacte, profondément touchante et sensible, qui la fortifie. Lorsqu’elle rencontre ce « cher vieux Breughel » au musée et contemple La chute des anges rebelles, le peintre lui donne meilleur moral. Car comme tout grand artiste, il imbrique comique et tragique, il élève l’âme. Puis, Paysage d’hiver avec patineurs et trappe aux oiseaux déclenche par sa douce harmonie la tentation de l’évasion. Philippe Lardaud et Régis Laroche esquissent ou incarnent la vingtaine d’autres personnages avec talent, et le compositeur-interprète Hervé Rigaud signe la partition musicale et demeure au plateau. Pas de pathos, de misérabilisme ou de grandiloquence à l’œuvre. Le jeu incarné alterne avec le récit, divers niveaux d’énonciation se mêlent, les acteurs sont aussi des narrateurs, des scénaristes, qui racontent et témoignent. Le théâtre assume ici sa dimension de construction fictive, artisanale, qui tient à distance le réel et pourtant parvient à exprimer des éclats de vérité. Par exemple cette capacité de croire en la justice malgré tout s’élève contre la solitude, contre la tentation du repli et des extrémismes, et plaide pour une action publique centrée sur le réel, qu’on regarde en face sans idéologie. En totale harmonie, humblement, l’auteur et le metteur en scène explorent aussi à travers ce théâtre choral la question de l’adresse au public. Une question politiquement centrale. Agnès Santi La Commune, Centre Dramatique National, 2 rue Edouard-Poisson, 93300 Aubervilliers. Du 10 au 18 janvier 2019, du mardi au jeudi à 19h30, vendredi à 20h30, samedi à 18h, dimanche à 16h. Tél. 01 48 33 16 16. Spectacle vu à Avignon en juillet 2017 au 11 Gilgamesh Belleville. Durée  : 1h20. Ervart ou les derniers jours de Frédéric Nietzsche Théâtre du Rond-Point/DE Hervé Blutsch/MES Laurent Fréchuret Le brio de l’écriture ne suffit pas à faire une grande comédie. La preuve par Ervart, pièce classe qui, à force, lasse. Ervart ou les derniers jours de Frédéric Nietzsche. Ça part dans tous les sens, un vrai feu d’artifice. On est à Turin pour les derniers jours de Nietzsche ou à Paris en 2001, précise l’auteur. Un mari jaloux met la ville à feu et à sang. Un psy complètement malade tente de le soigner en citant à tout bout de champ de grands philosophes. Un agent secret zoophile se déguise en précepteur pour démasquer des terroristes. Et un trio d’anglais n’arrive pas à retrouver la pièce où il est censé jouer. Ervart démarre fort, avec une galerie de personnages loufoques, des situations abracadabrantes, sans lien apparent, qui créent du théâtre dans le théâtre, sous la tutelle de Frédéric Nietzsche, grand absent déboussolé qui sort parfois de sa chambre. S’esquisse un théâtre de boulevard que l’auteur, Hervé Blutsch, s’amuse à renverser. Le mari est jaloux mais il n’y a pas d’amant. Ervart, interprété par Vincent Dedienne, ouvre compulsivement les portes pour voir ce qui se cache derrière mais il n’y trouve jamais rien. La femme du peuple tente de faire son entrée dans la pièce mais on la lui refuse. Seuls le domestique en livrée jaune et noire et la femme d’Ervart, belle grande femme au dos dénudé qui s’adonne au piano, cèdent un peu aux codes dans cette comédie des contre-pieds. Il y a un vrai brio dans cet art de la déconstruction. Et l’on se demande au début avec gourmandise comment la pièce Arthur Pequin Christophe Raynaud De Lage
David Frasson/Louise Armand Entretien/Judith Henry et Christophe Fiat Cléopâtre in love Nouveau Théâtre de Montreuil/Texte et musique Christophe Fiat/Mes Ingrid Cottanceau, Christophe Fiat ET Judith Henry Dans Cléopâtre in love, Judith Henry et Christophe Fiat revisitent le personnage de Cléopâtre, naviguent entre mythe et réalité. Explications. Judith Henry et Christophe Fiat. Pourquoi vous êtes-vous intéressés à Cléopâtre ? Judith Henry et Christophe Fiat  : Cléopâtre était la reine d’une très grande puissance mondiale, une très bonne diplomate et cheffe de guerre, une amoureuse aussi, et l’Histoire en a fait une simple séductrice. Sa légende, comme celle de beaucoup de femmes, a été façonnée par la domination masculine. fera pour retomber sur ses pieds. Malheureusement, en guise d’atterrissage, la descente va se faire longue et un peu monotone alors qu’on l’attendait mouvementée. Monty Python et ironie mordante La faute à une absence de tension dramatique, qui fait que chaque situation semble s’étirer gratuitement. Chacun s’installe dans son rôle. Le mari traverse répétitivement ses cauchemars de jalousie. Le zoophile s’amourache d’un cheval. Et pour trouver un rôle dans la pièce, la femme du peuple se fait pute. Mais les interactions entre les personnages font défaut. Et malgré quelques baffes, ni les portes, ni les répliques ne claquent. Dans une ultime pirouette, on en reviendra à la mythique scène de Nietzsche s’interposant face à un cocher qui maltraite son cheval, pour une fin de tragédie. La déconstruction est menée à son terme. Le contre-pied tourne au grand écart. Pourquoi pas. Si un propos, une folie, des transgressions avaient pris le relais. Restent une distribution convaincante, quelques scènes bien tournées, une scénographie ingénieuse à base de portes qui ne cachent rien et de couloirs à vue et la virtuosité d’un auteur qui conjugue Boulevard, Monty Python et ironie mordante de notre modernité. Pour son plus grand plaisir, que petit à petit, cependant, on peine à partager. éric Demey Théâtre du Rond-Point, 2 bis av. Franklin- Delano-Roosevelt, 75008 Paris. Du 9 janvier au 10 février à 21h. Le dimanche à 15h. Relâche le lundi et le 15 janvier. Tél. 01 44 95 98 21. Durée  : 2h10. Spectacle vu au Quai, CDN d’Angers. « On reconstruit tout, à partir du regard que Cléopâtre porte sur l’image que l’Histoire a donnée d’elle. » S’agit-il de réhabiliter son image ? J. H. etC. F.  : Il s’agit plutôt de se promener sur la rive de sa légende. Dans notre dispositif, un archéologue commence une conférence en annonçant qu’il a retrouvé le tombeau de Cléopâtre. Il veut porter son histoire, très phallocentrique. Puis Cléopâtre arrive, comme une revenante, et elle l’interrompt. On reconstruit tout, à partir du regard que Cléopâtre porte sur l’image que l’Histoire a donnée d’elle. Quelles sont les caractéristiques de cette image ? J. H. etC. F.  : Les Romains en ont fait une femme facile, capricieuse, qui charmait les hommes pour accéder au pouvoir. Puis, au Moyen-Age, on lui a attribué les traits d’une avorteuse, d’une empoisonneuse et d’une voyante. Dans un traité sur les sorcières de l’Inquisition, on écrivait que c’était la pire des femmes parce qu’elle s’était mêlée de politique. Il existe aussi toute une imagerie autour de Cléopâtre dans les arts… J. H. etC. F.  : Oui. Il y a notamment le fameux Antoine et Cléopâtre de Shakespeare qui s’est largement inspiré des écrits de Plutarque. Et, bien sûr, Liz Taylor dans le film génial de Mankiewicz, qu’on voit souvent en petite tenue, et qui change quand même 65 fois de robe dans tout le film. On a aussi retrouvé une quarantaine de chansons autour d’elle. On entendra par exemple dans le spectacle un rap sur Cléopâtre ainsi qu’une chanson espagnole au titre évocateur  : Cleopatra la reina del twist ! Serez-vous tous les deux sur scène ? J. H. etC. F.  : Absolument. Nous avons bâti cette histoire ensemble, nous y travaillons depuis trois ans, avec Ingrid Cottanceau comme regard extérieur, et nous voulions être tous les deux sur scène. Mais nous n’interpréterons pas de personnage. Nous ne serons pas dans l’incarnation. Pourquoi ce titre de Cléopâtre in love ? J.H. etC.F.  : Parce que Cléopâtre était une amoureuse et qu’elle aimait aussi beaucoup exercer le pouvoir, ce qu’elle faisait avec beaucoup d’habileté. Ce spectacle est plein d’humour. On voulait lui donner une petite couleur pop tout en lançant une fausse piste. Car dans ce spectacle, on parle finalement assez peu d’amour. Propos recueillis par éric Demey Nouveau Théâtre de Montreuil, salle Maria Casarès, 63 rue Victor-Hugo, 93100 Montreuil. Du 30 janvier au 22 février, du mercredi au vendredi à 20h. Tél. 01 48 70 48 90. Rabbit Hole Univers parallèles DAVID LINDSAY-ABAIRE/CLAUDIA STAVISKY AVEC JULIE GAYET, PATRICK CATALIFO, LOLITA CHAMMAH, CHRISTIANE COHENDY, RENAN PRÉVOT Au Théâtre des BOUFFES PARISIENS à partir du 17 janvier 2019 www.bouffesparisiens.com Soleil blanc JULIE BERÈS AVEC LAURENT CAZANAVE, VALENTINE ALAQUI, KYRIE KRISTMANSON, MIA DELMAË, MÉLANIE COUILLAUD Hexagone – Scène nationale Arts et Sciences Meylan 10 > 11 janv. 2019 Célestins – Théâtre de Lyon 16 > 23 janv. 2019 Espace des Arts – Scène nationale de Chalon-sur-Saône 29 > 30 janv. 2019 Pont des Arts – Théâtre de Cesson-Sévigné 2 fév. 2019 Le Manège – Scène nationale de Maubeuge 12 mars 2019 Comédie de Valence 19 > 20 mars 2019 Théâtre Anne de Bretagne – Scènes du Golfe-Vannes 29 mars 2019 Le Quartz – Scène nationale de Brest 4 > 5 avr. 2019 LES CÉLESTINS À PARIS ET EN TOURNÉE THEATREDESCELESTINS.COM CORRIDA - Illustrations  : Hélène Builly - Licences  : 1095274/1095275/1095276 théâtre 35 la terrasse 272 janvier 2019



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 1La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 2-3La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 4-5La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 6-7La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 8-9La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 10-11La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 12-13La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 14-15La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 16-17La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 18-19La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 20-21La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 22-23La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 24-25La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 26-27La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 28-29La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 30-31La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 32-33La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 34-35La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 36-37La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 38-39La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 40-41La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 42-43La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 44-45La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 46-47La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 48-49La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 50-51La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 52-53La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 54-55La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 56-57La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 58-59La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 60-61La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 62-63La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 64-65La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 66-67La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 68-69La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 70-71La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 72-73La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 74-75La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 76-77La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 78-79La Terrasse numéro 272 janvier 2019 Page 80