La Terrasse n°272 janvier 2019
La Terrasse n°272 janvier 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°272 de janvier 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 14,3 Mo

  • Dans ce numéro : un récital de récitals.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 30 la terrasse 272 janvier 2019 Entretien/Isabelle Lafon Bérénice Théâtre Gérard Philipe/DE Racine/MES Isabelle Lafon Après sa trilogie remarquée Les Insoumises, Isabelle Lafon s’attaque pour la première fois à un classique français. Sa création de Bérénice de Racine se distingue par une distribution atypique  : un homme et quatre femmes. Pourquoi avoir choisi Bérénice parmi toutes les pièces de Racine ? Isabelle Lafon  : Tout simplement parce que je l’aime beaucoup. Il y a dans cette pièce une simplicité d’action qui fait que le conflit, c’est la langue  : se parler, faire dire quelque chose à quelqu’un… À ceux qui lui reprochent ce peu d’action, Racine écrit dans sa préface qu’« au contraire, toute l’invention consiste à faire quelque chose de rien ». Et ce « rien » c’est quand même l’amour ! Je ne suis pas une spécialiste de Racine, je n’ai jamais monté un classique français, je suis même un peu intimidée car beaucoup ont dit de très belles choses sur ses pièces. Mais ce qui m’a déterminée, c’est la distribution. Je n’ai pas pensé  : tel acteur va jouer Bérénice, tel autre Titus, etc. Il se trouve qu’avec Karyll Elgrichi, Pierre-Félix Gravière, Johanna Korthals Altes, Judith Périllat, nous formons une bande qui a longuement improvisé pour un spectacle qui sera joué en mai à La Colline  : Vues lumière. J’ai pensé que ce serait faire justice à ce groupe que de se retrouver ensemble pour Bérénice. Je crois que partir ensemble sans savoir qui on allait jouer, c’était possible seulement avec cette pièce. Pourquoi pensez-vous qu’une distribution classique n’aurait pas fonctionné pour vous ? C’était trop intimidant ? Il fallait trouver une autre forme de jeu ? I.L.  : J’ai vu la pièce montée par Grüber, Vitez, Célie Pauthe. Je ne dis pas que j’ai envie exprès de faire autre chose mais je ne serais pas à l’aise, intimement, dans une distribution dite classique. Que ce serait-il passé si nous avions été par exemple 4 hommes et 2 femmes ? Je ne sais pas. L’important, c’était plus le désir commun de cette pièce que la distribution. Mais c’est vrai que quand vous entendez une femme jouer Titus, forcément, tout à coup apparaît quelque chose d’autre sur le sens du texte. Je ne dirais pas que s’entend quelque chose de différent – ce serait trop pompeux – mais de plus complexe. Comment avez-vous défini les rôles ? I.L.  : Ils se sont définis seulement récemment, au cours des répétitions. L’homme prend finalement le rôle d’Antiochus, celui qui s’infiltre partout, qui parle à la place des autres. Il y aura peut-être une deuxième Bérénice. J’ai dans l’idée que cette pièce, ce langage sont tellement puissants, qu’il faudra peut-être à un moment demander un relais. Il n’est pas possible de dire tout cela en allant jusqu’au bout. Quel est pour vous le sens de la pièce ? Vous avez parlé du langage, de l’amour, mais la politique est aussi très présente. Peut-on isoler un élément ? I.L.  : C’est exactement cela  : « est-ce qu’on peut isoler un élément ? » Tout se mêle. J’ai du mal à me dire  : « Titus veut le pouvoir et décide Candide – Maëlle Poésy > 10/01 Valhalla – Cie Petri dish > 18/01 1336 (Parole de Fralibs) – Philippe durand > 22, 23/01 la Mate + Juliette – Flore lefebvre des noëttes > 25/01 ode MaritiMe – stanislas roquette > 29/01 Jusque dans Vos bras – les Chiens de navarre > 6/02 Petites Virtuosités Variées – Cie 3ème étage > 9/02 Vies de papiers – Cie la bande Passante > 13/02 FestiVal sons d’hiVer > 16/02 la Cerisaie –n. liautard & M.nadaud > 19/02 01 45 47 72 41 theatrejacquescarat.fr 18 19 Isabelle Lafon. « Cette pièce est de la pensée ouverte. » de renoncer à Bérénice. » Il y a quelque chose de plus subtil que cela. Qu’est-ce qui se passe Partage de midi, mis en scène par éric Vigner. René Jacques Critique Partage de midi Reprise/Théâtre des Abbesses/DE Paul Claudel/MES éric Vigner Stanislas Nordey, Alexandre Ruby, Mathurin Voltz et Jutta Johanna Weiss font vibrer Partage de midi de Paul Claudel. Une mise en scène de toute beauté créée par éric Vigner au Théâtre National de Strasbourg en octobre dernier et reprise au Théâtre des Abbesses. Voici un drame poétique qui aurait pu rester dans le secret d’un esprit et d’un cœur, loin des plateaux de théâtre. Ecrit en 1905 à partir de faits puisés dans l’existence de Paul Claudel, Partage de midi n’a été porté aux regards du public que 43 ans plus tard, en 1948, lorsque Jean-Louis Barrault créa la pièce au Théâtre Marigny dans une version revue par l’auteur pour l’occasion. Aujourd’hui, c’est le texte originel – plus âpre, plus anguleux et abrupt – que met en scène éric Vigner. Il accomplit de la sorte un geste artistique imposant. « C’est beau comme du Claudel ! », a-t-on envie de s’exclamer au sortir de ce spectacle qui célèbre l’éclat et la puissance d’une écriture rare. Il faut dire que les comédiens qui investissent les ambivalences et les perplexités de cette triple histoire d’amour (Stanislas Nordey joue le rôle de Mesa, Alexandre Ruby celui d’Amalric, Mathurin Voltz celui de De Ciz, quant au personnage d’Ysé, il est pris en charge par l’étonnante Jutta Johanna Weiss) font plus qu’interpréter cette œuvre. Ils la scandent, l’exaltent, la profèrent, la font sonner, résonner, vibrer. Ils rendent éclatantes son intensité poétique et sa force d’inspiration. Un théâtre de la langue Il faut aller écouter ce Partage de midi, ressentir la matière brûlante du théâtre auquel il donne vie. Parfois à la limite du formalisme, sans pourtant jamais délaisser la corporalité avec ces alexandrins ? Qui parle ? À qui ose-ton parler ? À qui ne parle-t-on pas ? Qui pousse la parole ? C’est quand même l’histoire de quelqu’un (Antiochus) qui est amoureux de Bérénice, elle-même amoureuse de Titus. Et Titus, qui est amoureux de Bérénice, doit régner et ne peut pas le dire donc il va demander à Antiochus de le dire. Je pars de cela. Que pensent tous ces gens ? La pièce est de la pensée ouverte, exposée. J’espère qu’on entendra cela  : la puissance et la fragilité du langage, le langage du pouvoir, le langage d’amour, le rien de la parole et le tout. Entretien réalisé par Isabelle Stibbe Théâtre Gérard-Philipe – centre dramatique national de Saint-Denis, 59 bd Jules-Guesde, 93200 Saint-Denis. Du 17 janvier au 3 février 2019. Du lundi au samedi à 20h, sauf samedi 2 février à 18h, dimanche à 15h30, relâche le mardi. Tél. 01 48 13 70 00. Durée estimée  : 1h30. Tournée  : MC2 Grenoble, du 8 au 14 février 2019 ; Théâtre Firmin-Gémier/La Piscine, Châtenay-Malabry, du 20 au 21 février 2019. des mots et des métaphores dont il s’empare, ce théâtre de la langue s’extirpe des petites choses du réalisme et de la psychologie pour convoquer les élans d’un ailleurs. On est ici dans les mystères du concret, plutôt que dans les garanties du quotidien. D’une grande exigence, ce voyage au cœur des sinuosités de l’amour et des souffles du sacré ne serait pas ce qu’il est sans la présence magnétique de Jutta Johanna Weiss. L’actrice confère à son personnage une envergure qui, d’acte en acte, s’impose et se transforme par le biais de toutes sortes de visions. Tour à tour altière, espiègle, charmeuse, distante, impérieuse, démunie, combative, docile…, l’Ysé qui se présente à nous semble porter en elle toutes les femmes. Au sein d’une scénographie (signée du metteur en scène) qui allie accents symbolistes et dépouillement, les quatre interprètes – tels des musiciens – ne cherchent pas à résoudre les ellipses qui rendent l’écriture de Paul Claudel si particulière. Ils font confiance à la grandeur de l’œuvre qu’ils incarnent. Et nous mènent sur le chemin de ses fulgurances. Manuel Piolat Soleymat Théâtre des Abbesses, 31 rue des Abbesses, 75018 Paris. Du 29 janvier au 16 février 2019. Tél. 01 42 74 22 77. Durée  : 3h. Spectacle vu au Théâtre National de Strasbourg. La Terrasse, premier média arts vivants en France Jean-Louis Fernandez
La Comédie de Béthune  : un centre dramatique national dédié aux écritures contemporaines Depuis sa nomination à la tête de la Comédie de Béthune, en 2014, Cécile Backès travaille à faire du Centre dramatique national Hauts-de-France une fabrique de théâtre largement ouverte aux publics et aux auteurs vivants. Pour son deuxième mandat, la metteuse en scène accentue encore cet axe directeur  : une façon d’intervenir dans la cité en participant à écrire les récits de ce que nous sommes et ce que nous vivons. Entretien/Cécile Backès Rapprocher les spectateurs de l’acte d’écriture A l’intérieur du centre dramatique et au cœur des territoires, les artistes de la Comédie de Béthune agissent comme des « agitateurs de théâtre ». Cécile Backès revient sur les principales actions mises en œuvre pour amener les spectateurs à partager l’aventure de la création. Qu’est-ce qui vous a décidée à faire de la mise en avant des écritures contemporaines le centre de votre projet pour la Comédie de Béthune ? Cécile Backès  : Tout simplement l’envie de contribuer à développer des formes théâtrales d’aujourd’hui. Mais ma passion pour les écritures contemporaines est bien antérieure à mon arrivée à la Comédie de Béthune. Intimement liée à mon parcours de metteuse en scène, c’est elle qui a toujours donné son sens à mon travail au théâtre. Cette passion vient de la joie de découvrir une langue, un langage poétique. J’ai le goût des chocs esthétiques, que j’ai pu ressentir en découvrant les écritures d’Hanokh Levin, de Paul Claudel, de Marguerite Duras, de Jean Genet, de Bernard-Marie Koltès, d’Annie Ernaux… Bien sûr, je suis sensible aux récits que les auteurs racontent, mais peutêtre encore davantage à la puissance de leur style. J’aime partir à la rencontre de nouvelles écritures, un peu comme une exploratrice. En tant que directrice d’un centre dramatique national, je me sens plus que jamais le devoir d’être une découvreuse, de consacrer du temps au repérage des textes qui s’écrivent aujourd’hui. Cela, afin de favoriser l’émergence d’artistes qui seront, peut-être, les grands écrivaines et écrivains de demain. Existe-t-il des points communs entre les autrices et les auteurs vivants que vous programmez à Béthune ? C. B.  : Je crois qu’ils traduisent tous quelque chose de la société dans laquelle nous vivons. C’est le cas, par exemple, des deux auteurs compagnons de mon deuxième mandat, Baptiste Amannet Alexandra Badea, mais c’est aussi le cas de Guillaume Poix, auteur qui a obtenu en 2017 notre Prix Scenic Youth (ndlr, Prix des lycéens pour les nouvelles écritures de théâtre organisé par la Comédie de Béthune). J’aime les écritures qui mettent en lumière les angles morts de notre société, les choses dont on ne parle pas, les sujets polémiques, donc politiques. C’est ce qu’a fait Pauline Bureau avec Mon Cœur, création sur le scandale du Mediator que nous avons accueillie en début de saison. Ce qui m’intéresse également beaucoup, c’est de découvrir le regard que posent des auteurs d’origines étrangères sur des choses qui se passent ailleurs et chez nous. Le théâtre est un espace passionnant pour confronter les multiples réalités du monde. Programme égalité des chances Consciente du manque de diversité sociale et culturelle perceptible sur les scènes françaises, Cécile Backès a imaginé un dispositif visant à permettre aux adolescents (à partir de 16 ans) issus des milieux populaires d’accéder plus facilement au métier de comédien. Composé de stages d’immersion et de pratiques artistiques (baptisés Brûlons les planches) ainsi que d’une classe préparatoire aux concours d’entrée des Ecoles supérieures d’art dramatique (qui devrait voir le jour en septembre prochain), le programme Egalité des chances est réservé aux jeunes dont les parents sont non-imposables. Une façon d’ouvrir le champ des possibles à toutes et à tous, afin que la richesse de la société soit enfin représentée sur nos plateaux de théâtre. Thomas Faverjon Cécile Backès, directrice de la Comédie de Béthune. « J’aime les écritures qui mettent en lumière les angles morts de notre société, les choses dont on ne parle pas. » Quels types de compagnonnages avez-vous imaginés avec Baptiste Amannet Alexandra Badea ? C. B.  : Avec Baptiste Amann, il s’agit d’un compagnonnage fortement lié aux publics jeunes, notamment dans le cadre de notre programme Egalité des chances (ndlr, voir l’article ci-dessous). Mais plus généralement, avec l’un comme avec l’autre, l’idée est de mettre en place des actions liées à l’écriture qui puissent alimenter les différents axes de notre projet. Alexandra Badea, par exemple, va venir en résidence quinze Des autrices et auteurs bien vivants Ils sont dix-huit. Autrices et auteurs à l’origine d’un spectacle programmé cette saison par la Comédie de Béthune, ou participants à l’une de ses résidences. Baptiste Amann, Alexandra Badea, Pauline Bureau, Muriel Cocquet, Annie Ernaux, Samuel Gallet, Célia Houdart, Mike Kenny, Sébastien Lepotvin, Myriam Marzouki, Sylvain Levey, Magali Mougel, Mariette Navarro, Thomas Piasecki, Guillaume Poix, Nadège Prugnard, YannVerburgh et Catherine Verlaguet vivent et écrivent aujourd’hui. A leurs noms viennent s’ajouter ceux des quatre finalistes du Prix des lycéens Scenic Youth 2019  : Koffi Kwahulé, Suzanne Lebeau, Gary Owen et Gwendoline Soublin. La « preuve par 22 » d’un engagement courageux pour les écritures contemporaines. D. R. Baptiste Amann, auteur en compagnonnage à la Comédie de Béthune. jours dans le cadre de notre programme européen Meet the Neighbours, qui propose à des artistes d’entrer en relation avec les populations de différents territoires en devenant leur voisin ou leur voisine (ndlr, projet en collaboration avec des structures artistiques des Pays-Bas, du Maroc, de Pologne et du Royaume- Uni). Derrière tout cela, il y a de ma part une envie profonde  : rapprocher de manière très concrète les spectateurs de l’acte d’écriture. Ce qui passe par la volonté de faire de la Comédie de Béthune une fabrique de théâtre ouverte aux artistes comme aux publics. Quelles actions avez-vous mises en place pour cela ? C. B.  : Il y a bien sûr les créations de saison, qui sont les spectacles que nous accueillons en répétition et en création. Nous organisons aussi ce que nous appelons des périodes « de labos », qui sont des temps de recherche proposés à des équipes de théâtre s’installant une à deux semaines chez nous pour travailler sur des projets en cours. Cette année, ce sont les équipes de Guillaume Poix, de Marie Fortuit, de Louis Berthélémy, de Muriel Cocquet, de Guy Alloucherie avec Nadège Prugnard qui bénéficient de ces « temps de plateau ». Et enfin, nous développons ce que nous appelons les « écritures de territoire », qui sont des résidences réalisées en dehors de nos murs. C’est le cas de notre projet Escales/Odyssée. En quoi consiste-t-il ? C. B.  : Il s’agit de quatre résidences d’écriture organisées dans des collèges de Lens, de Bruay‐la‐Buissière, de Sallaumines et de Béthune, en lien avec l’exposition Homère qui sera présentée de mars à juillet au Louvre‐Lens et en partenariat avec différentes structures culturelles de l’Artois. Les auteurs et autrices Baptiste Amann, Célia Houdart, Mariette Navarro et YannVerburgh (ndlr, lauréat du Prix Scenic Youth 2018) vont aller à la rencontre d’adolescents afin de revisiter un ou plusieurs épisodes de L’Odyssée d’Homère. Les textes créés à partir de ces résidences seront mis en voix et en espace, en juin prochain, au Louvre‐Lens. Lancer ainsi des passerelles entre les populations et les artistes – comme nous le faisons également lorsque nous sortons de nos murs pour présenter des spectacles en itinérance ou lorsque nous mettons en place un programme comme Meet the Neighbours – est une façon de devenir des « agitateurs de théâtre ». Je crois que les créateurs du théâtre public ont un vrai rôle à jouer en tant qu’acteurs de la transformation sociale. Transformation qui peut également s’opérer par le biais des actions que vous proposez autour des spectacles…C. B.  : Bien sûr. Ces actions font partie intégrante de notre volonté d’ouvrir les portes du théâtre. Nous invitons les spectateurs à assister à des répétitions, à des ateliers, à des stages… Nous multiplions les actions de sensibilisation afin de faire en sorte qu’un maximum de personnes poussent les portes de la Comédie de Béthune et découvre ce qui se passe autour de l’acte de création. Comédie de Béthune – Centre dramatique national Hauts-de-France, 62400 Béthune. Tél. 03 21 63 29 19. www.comediedebethune.org Focus réalisé par Manuel Piolat Soleymat Liova Jedlicki Alexandra Badea, autrice en compagnonnage à la Comédie de Béthune. focus 31 la terrasse 272 janvier 2019



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