La Terrasse n°272 janvier 2019
La Terrasse n°272 janvier 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°272 de janvier 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 14,3 Mo

  • Dans ce numéro : un récital de récitals.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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théâtre 26 la terrasse 272 janvier 2019 CENDRILLON PASCAL RIONDY LICENCE  : 3-1056736 THÉÂTRE CONTEMPORAIN INFIDÈLES BERGMAN/TG STAN ET DE ROOVERS OTHELLO SHAKESPEARE/LÉO COHEN-PAPERMAN JUSTICE SAMANTHA MARKOWIC/SALOMÉ LELOUCH CYRANO ROSTAND/LAZARE HERSON-MACAREL AHMED REVIENT ALAIN BADIOU/DIDIER GALAS TOUT BRÛLE, SO WHAT ? CÔME DE BELLESCIZE CENDRILLON JOËL POMMERAT/CAMILLE DE LA GUILLONNIÈRE MUSIQUE/CHANSON LUDMILA BERLINSKAYA & ARTHUR ANCELLE SAINT-SAËNS, TCHAÏKOVSKI, RAVEL, DEBUSSY, RACHMANINOFF ORCHESTRE COLONNE MARC KOROVITCH DELPLACE, STRAUSS, MENDELSSOHN RÉSONANCE AMÉLIE RAISON/MARC HAJJAR DE VIENNE, BURGAN, PURCELL, BOULEZ TEA FOR TWO ONDIF/SHIYEON SUNG CHOSTAKOVITCH, BRITTEN LE VIOLONCELLE DE GUERRE EMMANUELLE BERTRAND ET CHRISTOPHE MALAVOY MAURICE MARÉCHAL/BACH, BRITTEN, DEBUSSY… DANSE THE GREAT HE-GOAT CIE MOSSOUX-BONTÉ CIRQUE VALHALLA CIE PETRI DISH DRIFTWOOD CASUS CIRCUS JEUNE PUBLIC L’OURS QUI AVAIT UNE ÉPÉE LARDENOIS ET CIE LES ENFANTS C’EST MOI MARIE LEVAVASSEUR FLYING COW CIE DE STILTE QUAND J’ÉTAIS PETIT JE VOTERAI BORIS LE ROY/ÉMILIE CAPLIEZ WWW.THEATRE-RUNGIS.FR 01 45 60 79 05 Entretien/Gilles Bouillon Des couteaux dans les poules Théâtre de Châtillon/DE David Harrower/MES Gilles Bouillon Après La Cerisaie en 2016, Gilles Bouillon revient au Théâtre de Châtillon avec la première pièce écrite, en 1997, par le dramaturge écossais David Harrower  : Des couteaux dans les poules. Un drame âpre et tranchant interprété par Bastien Bouillon, Frankie Wallach et Antoine Millet. À quel univers théâtral la pièce Des couteaux dans les poules donne-t-elle naissance ? Gilles Bouillon  : Des couteaux dans les poules est un conte cruel. Une histoire d’amour, de meurtre, de solitudes. Se dessinent un ciel noir de pluie, l’odeur âcre des écuries, la sueur des corps, la lutte pour vivre, les regards hostiles d’un village… Un laboureur aime trop ses chevaux, il laisse sa jeune femme porter au moulin le grain à moudre. Le meunier lit des livres, et écrit. Dans ce trajet initiatique, entre la peur et le désir, la jeune femme va faire un pas de côté et découvrir la liberté. Qu’est-ce qui vous paraît au cœur de l’écriture de David Harrower ? G. B.  : La beauté de la langue, sa puissance, son Rabbit Hole étrangeté. Son rythme syncopé. Les personnages ne s’expriment presque que par monosyllabes, avec ellipse de tout superflu, notamment des pronoms sujets, des conjonctions, comme chez Beckett. Comme s’ils parlaient un langage primitif émanant directement de la terre ou du subconscient, une langue écorchée, brutale, qui aurait aussi la douceur du langage poétique rêvé par Rimbaud  : de l’âme pour l’âme. Comment vos interprètes s’emparent-ils de cette langue ? G. B.  : Ce qui me fascine dans cette pièce, c’est la radicalité, la brutalité, même, de personnages entiers, sans faux-fuyants. C’est une manière de scruter à vif les comportements Les Bouffes Parisiens/DE David Lindsay-Abaire/adaptation Marc Lesage/mes Claudia Stavisky Dans la lignée de son exploration des écritures contemporaines, Claudia Stavisky reprend Rabbit Hole de David Lindsay-Abaire, créé aux Célestins à Lyon la saison dernière. Une pièce pour laquelle l’auteur américain a obtenu le Prix Pulitzer Théâtre en 2007. Vu de loin, le thème de la pièce de David Lindsay-Abaire laisse craindre les ficelles du pathos et du sentimentalisme  : une famille de la middle class américaine se débat, suite au décès accidentel de son enfant de 4 ans, Danny, dans les sables mouvants du deuil et de la résilience. Mais Rabbit Hole n’a rien d’un texte démonstratif. L’histoire – qui commence huit mois après la déflagration du drame – nous fait entrer touche par touche, de façon profonde et elliptique, dans la réalité de la perte à laquelle doivent faire face Becky (Julie Gayet) et Howard (Patrick Catalifo). Ainsi, l’existence de ce couple et de ses proches (la mère et la sœur de Becky, respectivement interprétées par Nanou Garcia et Lolita Chammah – Renan Prévot incarne le rôle du jeune homme à l’origine de l’accident de voiture ayant coûté la vie à Danny) semble tout d’abord sans problème. Faire résonner l’histoire de l’humanité Puis, peu à peu, les ombres du passé viennent éclairer le présent. « [J’ai été immédiatement captivée par] le mystère de ce texte, confie La Terrasse, premier média arts vivants en France Rabbit Hole – Univers parallèles. Claudia Stavisky, [par] les parts de secrets qu’il déploie en laissant une grande place à l’ambiguïté, à l’imaginaire, à une forme d’incertitude et de doute… Aussi, [par] cette façon qu’il a d’investir le quotidien sans jamais se restreindre à l’anecdote. Si l’histoire de Rabbit Hole est si belle, si poignante, c’est justement parce qu’elle dépasse le seul destin de la famille dont il est question, parce qu’elle touche à l’universel. » Cette universalité, la metteure en scène souhaite l’investir en transcendant les petites choses du quotidien, en les décalant de quelques millimètres pour ouvrir les champs du mythique. Une façon de faire résonner l’histoire de l’humanité. De faire entendre toute l’ampleur d’une pièce qui ne restreint jamais l’infime au superficiel. Manuel Piolat Soleymat Les Bouffes Parisiens, 4 rue Monsigny, 75002 Paris. Du mardi au samedi à 21h, dimanche à 15h. Tél. 01 42 96 92 42. Durée  : 1h40. Simon Gosselin
Pierre Grosbois François Berthon Le metteur en scène Gilles Bouillon. « Une manière de scruter à vif les comportements humains sans entamer leur secret. » humains sans entamer leur secret. Le désir et la sexualité irradient toute la pièce. Ainsi que le contact de la peau contre la peau, la voix, le souffle, la chair des mots... Le désir de dire répond au désir des corps. J’ai travaillé à susciter l’engagement des acteurs dans le geste physique autant que dans le phrasé de cette Julie Bertin et Jade Herbulot. « Il s’agit de parler du refoulé et du refoulement. » parole que je veux faire entendre sans écran. Quel espace avez-vous imaginé pour ce monde singulier ? G. B.  : L’intrigue est nue et tranchante  : c’est une tragédie, avec meurtre, remords, exil. Mais c’est aussi une seconde naissance pour le personnage féminin qui réussit à se libérer d’un monde ancien et patriarcal. La liberté ne va pas sans arrachement. Il faut tuer le vieil homme pour que naisse l’homme nouveau. Avec la scénographe Nathalie Holt, j’ai voulu que le parcours de la jeune femme soit comme une venue au jour, à la lumière. Il se déroule dans un espace très clair  : blanc comme la fleur de farine ou la page blanche. Le mystère se cache dans la lumière ! Mais si la jeune femme accède à la liberté, c’est d’abord par un travail sur le langage. Elle dit qu’elle est, elle dit qui elle est. Il s’agissait donc de faire entendre sa voix de femme libre et consciente d’elle-même, d’inventer, contre les préjugés de la haine et de l’exclusion, une langue de la vérité et de la sensation  : un langage poétique. Entretien réalisé par Manuel Piolat Soleymat Théâtre de Châtillon, 3 rue Sadi-Carnot, 92320 Châtillon. Les 11, 12, 14 et 15 janvier 2019 à 20h30, le 13 janvier à 16h. Durée de la représentation  : 1h30. Tél. 01 55 48 06 90. www.theatreachatillon.com Entretien/Julie Bertin et Jade Herbulot Les Oubliés (Alger-Paris) Théâtre du Vieux-Colombier/texte et mes Julie Bertin ET Jade Herbulot Les deux metteures en scène du Birgit Ensemble poursuivent leur exploration de notre Histoire avec Les Oubliés (Alger-Paris), spectacle revisitant la fondation de la V e République dans les temps agités de la guerre d’Algérie. cher. On a donc eu une nouvelle constitution s’en remettant à un homme providentiel, à un pouvoir exécutif surpuissant et incarné. Que nous apprend la période de la naissance de la V e République ? Julie Bertin et Jade Herbulot  : La Vème République est un projet qui existe dès 1946, porté par De Gaulle et Michel Debré. Il va voir le jour en 1958 parce que le régime parlementaire de la IV e République est incapable de trouver une solution à ce qu’on appelait « les événements » d’Algérie. Il fallait un régime capable de tranune femme française. Au cours du repas, les liens unissant chacun à l’Algérie se révèlent et les tensions naissent. Par flash-backs, cette salle se transforme en bureau de Matignon et bureau du Président, où s’élabore la V e République. Nous nous aiderons aussi d’images et d’archives sonores. Vous parlez donc aussi de la France d’aujourd’hui ? J. B et J. H  : Bien sûr. Il s’agit de parler du refoulé et du refoulement, de ce qu’on a eu besoin de glisser sous le tapis pour édifier cette nouvelle République. Comme en témoignent les amnisties successives qu’il a promulguées, de Gaulle voulait enterrer ce passé. Mais cela n’a pas eu les effets escomptés. Notre rapport compliqué à ceux, français, qu’on appelle toujours des immigrés, en est un signe. Par rapport à cela, nous n’apportons pas de réponses mais tentons de poser des questions. Vous travaillez pour la première fois avec la troupe de la Comédie-Française ? J. B et J. H.  : Pour ces comédiens, c’était la première fois qu’ils travaillaient dans un dispositif d’écriture de plateau, puisque nous leur avons livré des canevas de scènes, qu’ils ont ensuite improvisées au plateau, et à partir desquelles nous avons écrit le texte du spectacle. Et pour nous, habituées à la troupe du Birgit Ensemble, c’était la première fois que nous travaillions avec des comédiens plus âgés que nous, qui ne partageaient pas spontanément notre grammaire du plateau. C’était un sacré pari. Et éric Ruf nous a laissé carte blanche, ce qui est assez merveilleux ! Propos recueillis par éric Demey 14 u 25 JANV création Certaines n’avaient jamais vu la mer JulIe Otsuka - RIchaRd BRunel avec simon alopé - Mélanie Bourgeois - Youjin choi - Yuika hokama Mikenguyen - ely Penh - linh-dan Pham - chloé Réjon - alyzée soudet kyoko takenaka - haïni Wang et natalie dessay JANV - FEV 2019 28 JANV u 8 FEV création Jours tranquilles à Jérusalem MOhaMed kacIMI - Jean-claude Fallavec Bernard Bloch - Roxane Borgna - etienne coquereau Jean-Marie deboffe - Jean-claude Fall - Paul-Frédéric Manolis carole Maurice - nolwennPeterschmitt - alex selmane 11 u 22 FEV création La Conférence des oiseaux Jean-claude caRRIèRe - GuY PIeRRe cOuleau avec Manon allouch - nathalie duong - cécile Fontaine carolina Pecheny - Jessica Vedel - emil abossolo M’Bo luc-antoine diquéro - François kergourlay shahrokh Moshkin Ghalam - nils Öhlund Comment allez-vous relater cette naissance ? Théâtre du Vieux-Colombier, 21 rue du Vieux- J. B et J. H.  : À partir d’aujourd’hui. Nous nous Colombier, 75006 Paris. Du 24 janvier au trouverons en 2019, dans la salle des mariages 10 mars à 20h30, le mardi à 19h, le dimanche à de la mairie du 18e arrondissement à Paris, manufacture des œillets 15h. Relâche le lundi. Tél. 01 44 39 87 00. où se marient un homme franco-algérien et M° Mairie d’Ivry - www.theatre-quartiers-ivry.com - 01 43 90 11 11 théâtre 27 la terrasse 272 janvier 2019



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