La Terrasse n°272 janvier 2019
La Terrasse n°272 janvier 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°272 de janvier 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 14,3 Mo

  • Dans ce numéro : un récital de récitals.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 24 la terrasse 272 janvier 2019 10 › 18 janvier 2019 Théâtre de la Commune Aubervilliers Vire, le Kremlin-Bicêtre, Verdun, Villars-sur-Glâne (Suisse), Colmar, Liège (Belgique), Metz, Nice, Troyes, Vitry-le-François, Épinal, Chaumont, Aurillac, Maubeuge La Terrasse – Agnès Santi « Un théâtre choral précis, direct et efficace. Sans prétention et sans esbroufe. » L’Humanité – Gérald Rossi « Un choix sans faute tant la comédienne, électrisée dès les premières notes donne corps à Laura. » Télérama – Fabienne Pascaud « On sort joyeux d’avoir croisé cette Laura Wilson-là. Juste le cœur un peu écorché. » LA VIE TRÉPIDANTE DE LAURA WILSON nest-theatre.fr +33(0)3 82 82 14 92 NEST – CDN transfrontalier de Thionville-Grand Est direction Jean Boillot est subventionné par le Ministère de la Culture et de la Communication – DRAC Grand Est, la Ville de Thionville et la Région Grand Est texte Jean-Marie Piemme mise en scène Jean Boillot création 2017 Entretien/Laëtitia Guédon Samo, a tribute to Basquiat Théâtre de la Tempête/DE Koffi Kwahulé/MES Laëtitia Guédon Pour aborder la jeunesse du célèbre peintre américain Jean- Michel Basquiat, Laëtitia Guédon opte pour un portrait subjectif où danse et musique accompagnent un texte de Koffi Kwahulé. Votre première mise en scène à la tête de votre compagnie 0,10, Bintou, était une pièce de Koffi Kwahulé. Pourquoi revenir à son écriture avec Samo, a tribute to Basquiat ? Laëtitia Guédon  : Ma rencontre avec l’écriture de Koffi Kwahulé, il y a dix ans, a été très forte. En découvrant Bintou, histoire d’une jeune fille française issue de l’immigration africaine, je découvrais une manière de questionner l’identité qui me parlait personnellement. Il m’a fait confiance, et j’ai monté sa pièce avec une dizaine d’acteurs au plateau, ce qui reste pour moi un grand souvenir. J’attendais l’occasion de le retrouver. C’est mon envie de travailler sur Basquiat qui nous a réunis  : je lui ai passé commande d’un texte, qu’il est venu écrire en résidence à la Chartreuse de Critique Humiliés et offensés Théâtre Romain Rolland/d’après plusieurs œuvres de Fiodor Dostoïevski/traduction André Markowicz/MES Anne Barbot Le collectif Nar6, constitué autour d’Anne Barbot et Alexandre Delawarde, travaille autour de grands textes avec l’ambition de les rendre à leur portée contemporaine. Pari réussi avec cette adaptation en quatre épisodes. Les romans de l’un des génies de la littérature russe, dont le dessein avoué était de percer ce mystère qu’est l’homme en le confrontant à la question du mal, se prêtent à l’adaptation théâtrale. Leurs personnages ont une envergure shakespearienne et se meuvent dans ces magnifiques et terribles zones grises, en lutte contre leur destinée. Il revient à la jeune metteuse en scène Anne Barbot d’en avoir décelé tout le potentiel en le libérant dans la forme choisie. En consacrant chacun des quatre épisodes qui composent sa pièce à un personnage phare – Natacha, amoureuse jusqu’à l’abandon d’elle-même du fils de celui qui orchestre la déchéance de son père ; Anna, la mère de Natacha qui assiste à la descente aux enfers de son mari et pleure la perte de sa fille ; Piotr Alexandrovitch, dit « Le Prince », qui, fatigué de vivre dans un monde d’hypocrites, se démasque, brutalement limpide, un soir, avec Ivan (le poète narrateur) ; Aliocha, le fils du Prince, que l’idéalisation de sa rencontre avec de jeunes activistes en rupture avec les valeurs dans lesquelles il a été élevé conduit à la dépression jusqu’au meurtre du père – Anne Barbot éclaire l’œuvre en suivant un fil rouge. Des comédiens engagés « Nous sommes dans un moment » dit-elle, « où toute la jeunesse est secouée de révolte contre une société qui lui paraît injuste, obsolète, inégalitaire, répressive, anti-fraternelle. Cette société à bout de souffle que dépeint Dostoïevski, c’est la nôtre ». L’organisation bi-frontale marque la volonté de permettre au public de s’approprier ce qui se passe au centre, là où tout est, de façon cathartique et métaphorique, mis en partage. Le spectateur est au carrefour de ces destinées incarnées par des comédiens si engagés qu’ils parviennent à brouiller la distance entre le réel et la fiction. Benoit Dallongeville (Ivan), Philippe Risler (Le Prince), Anne Barbot (Natacha), Jérémy Torres (Aliocha), Aurélie Babled (Katia), Valentin Fruitier (Pierre, le révolutionnaire), l’ensemble des comédiens amateurs du Val-de- Marne et des élèves du Conservatoire Grand Orly Scène Bièvre facilitent l’appropriation du roman dans ses résonnances universelles. La scénographie minimaliste concourt à cette saisie actuelle du propos, qui fait écho aux interrogations de la fin du romantisme. A cette réussite, nous mettrions un bémol concernant la transition entre les épisodes. Force banderoles Aliocha (Jérémy Torres), le fils du Prince. et hommes post-catastrophiquement costumés s’expriment comme dans une défiance vis-à-vis du spectateur. Tout ne pourrait-il pas être compris dans la beauté du geste initial ? Marie-Emmanuelle Dulous de Méritens Théâtre Romain Rolland, 18 rue Eugène-Varlin, 94800 Villejuif. Le samedi 12 janvier à 18h et dimanche 13 janvier 2019 à 15h. épisodes 1, 2, 3, 4. Durée  : 4h10 (dont 30 minutes d’entracte). Tél. 01 49 58 17 00. Spectacle (épisodes 3 et 4) vu à l’Ecam-Théâtre du Kremlin-Bicêtre. Villeneuve-lez-Avignon avec les interprètes et moi. Pourquoi vous être intéressée à la jeunesse de Jean-Michel Basquiat, et non à sa célébrité ? L. G.  : Avant de produire ses œuvres les plus connues, dans les deux années qui précèdent sa mort prématurée en 1987, il déploie une énergie incroyable pour survivre dans le climat de violence raciale du Brooklyn de l’époque. La détermination de ce jeune noir américain à devenir une star fait écho à mon goût pour les formes hybrides. Elle se déploie dans des directions diverses  : les « Écritures » signées SAMO (Same Old Shit) qu’il réalise sur les murs de Manhattan, la danse, la musique… Cédric Rouillat
Baptiste Muzard Christophe Batarel Cyril Batarel La Cerisaie. La Cerisaie Théâtre de La Tempête/La Scène Watteau/DE Anton Tchekhov/traduction, scénographie et mes Nicolas Liautard ET Magalie Nadaud Après avoir exploré l’univers d’Ingmar Bergman ou Harold Pinter, Nicolas Liautard s’allie à Magalie Nadaud pour traduire et porter à la scène La Cerisaie, ultime chef-d’œuvre du maître russe. « Avec Tchekhov, peut-être plus qu’avec tout autre, c’est dans l’esprit et le cœur du spectateur qu’a lieu le théâtre. » Nicolas Liautard et Magalie Nadaud ont sans doute raison, et c’est peut-être cette singulière résonance au creux de chacun qui explique l’indémodable succès de l’écrivain. C’est la matière même de la vie que nous reconnaissons à travers son œuvre, ses ramifications intimes et politiques, emplies de tendresse et de cruauté. Ultime pièce d’Anton Tchekhov, La Cerisaie se situe à la charnière de deux mondes. Tchekhov ne s’inscrit ni dans une nostalgie béate ni dans un futur prometteur  : au-delà de toute analyse facile, il complexifie et densifie le présent, qui s’échappe, laisse place à l’inconnu, aux rêves secrets, aux désillusion solitaires. Lorsque Lioubov, très endettée, revient dans la chère maison de son enfance après cinq ans d’absence, le fils de moujik Lopakhine propose de racheter la cerisaie pour y construire des datchas. La fin d’un monde Adepte de formes qui libèrent un jeu direct et font naître une relation de proximité avec le public, Nicolas Liautard reconnaît dans cette œuvre des préoccupations contemporaines, telles que « la famille, l’économie, l’éducation, l’écologie, la religion, la place des femmes. » Ce qui résonne particulièrement aujourd’hui pour Laëtitia Guédon. « Basquiat est une incarnation de l’Amérique du début des années 1980. » Plutôt que de documenter cette fièvre artistique, votre pièce en propose une évocation. Pourquoi ? lui dans cette pièce, et qui caractérise le basculement dans le xxi e siècle, c’est « la disparition de la Nature dans la psyché humaine. La fin d’une humanité agricole. » L’humanité désemparée ne peut-elle désormais envisager sa relation à la nature que sous un prisme économique ? Une traduction originale a été réalisée pour cette mise en scène orchestrée avec une équipe de comédiens chevronnés. Avec aussi un cheval à roulettes, des grillons, des sauterelles, des guirlandes électriques, des tréteaux, des petits pâtés, des cornichons, du vin, de la bière… et des cerises. Agnès Santi Théâtre De La Tempête, Cartoucherie, route du Champ-de-Manœuvre, 75012 Paris. Du 10 janvier au 2 février 2019, du mardi au samedi à 20h00, le dimanche à 16h00. Tél. 01 43 28 36 36. La Scène Watteau, place du Théâtre, 94 Nogent-sur-Marne. Du 4 au 14 février 2019, tous les jours à 20h30, relâche le 10 février. Tél. 01 48 72 94 94. également au Théâtre Jacques Carat à Cachan le 19 février 2019 ; au théâtre André Malraux à Chevilly-Larue le 21 février 2019 ; au Trident, scène nationale de Cherbourgen-Cotentin les 28 février et 1er mars 2019 ; au théâtre Firmin-Gémier/La Piscine à Chatenay- Malabry les 20 et 21 mars 2019.L. G.  : Faire une biographie d’artiste ne m’intéressait pas. De toutes façons, il existe très peu de documents sur la période que j’ai choisi de développer. Ce qui m’a offert une grande liberté d’imagination. Pour moi, Jean-Michel Basquiat est une incarnation de l’Amérique du début des années 1980, de la notion de révolte qui émerge à ce moment-là. C’est ce que j’ai voulu montrer en réunissant le comédien YohannPisiou, le danseur Willy Pierre- Joseph et la musique de Blade MC Alimbaye, interprétée par Nicolas Baudino. Cette révolte résonne-t-elle selon vous avec celles qui traversent notre époque ? L. G.  : Il y a chez Jean-Michel Basquiat une critique de la société de consommation que je trouve très actuelle. Dans une Amérique qui sort à peine de la Ségrégation, son désir de s’affranchir de l’Histoire est aussi très inspirant. D’autant plus qu’il n’a jamais versé dans une revendication de type Black Panthers. Sa critique passe par l’humour. Elle est subtile, oblique. Propos recueillis par Anaïs Heluin Théâtre de la Tempête, route du Champ-de- Manœuvre, 75012 Paris. Du 11 janvier au 2 février 2019, du mardi au samedi à 20h30 (sauf le samedi 12 à 18h), le dimanche à 16h30. Tél. 01 43 28 36 36. www.la-tempete.fr du jeudi au samedi à 20h30 et les samedis et dimanches à 16h T él. 01 48 08 39 74 ou epeedebois.com théâtre 25 la terrasse 272 janvier 2019



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