La Terrasse n°272 janvier 2019
La Terrasse n°272 janvier 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°272 de janvier 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 14,3 Mo

  • Dans ce numéro : un récital de récitals.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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théâtre 18 la terrasse 272 janvier 2019 Critique Ben oui mais enfin bon région/Théâtre du Nord/de Rémi De Vos/MES Christophe Rauck Entre Grandes ballades et Belles sorties, la forme brève écrite par Rémi De Vos pour les jeunes comédiens de l’école du Nord se pose sur le plateau du Théâtre du Nord  : une séduisante proposition. Le Théâtre du Nord sort de ses murs et conduit le théâtre dans des territoires privés de salles dédiées à son accueil. Le dispositif des Grandes Ballades installe les conditions de l’itinérance dans toute la région des Hauts-de- France ; celui des Belles sorties dans la métropole lilloise. Formes brèves et légères peuvent Texte  : Gilles Ségal (Éditions Lansman) Mise en scène et interprétation  : Pierre-Yves Desmonceaux Essaïon Théâtre du 14 janvier au 2 avril 2019 Les lundis et les mardis à 19h45 6, rue Pierre au Lard 75004 Paris M° Hotel de Ville ou Rambuteau s’adapter à n’importe quel lieu. Rémi De Vos a écrit Ben oui mais enfin bon en tenant compte de ces contraintes autant qu’en pensant aux quatre jeunes acteurs qui l’interprètent. Sur le grand plateau du Théâtre du Nord, la scénographie reproduit ces contraintes, les spectateurs étant installés sur scène et les comédiens « EMOTION ET RÉSISTANCE PAR L’HUMOUR UNE BELLE LEÇON DE VIE MALGRÉ L’HORREUR » Télérama « UN EXCEPTIONNEL MOMENT DE THÉÂTRE » La Terrasse « QUAND L’AMOUR ET LA DIGNITÉ DÉJOUENT LA BARBARIE » Web Théâtre évoluant parmi eux. Le dispositif est adroit  : en arrachant le public au confort habituel des fauteuils, il le force à être mieux attentif au jeu et aux péripéties de l’intrigue. Il constitue en même temps une gageure de taille pour les jeunes comédiens, davantage exposés au regard et devant adapter leur jeu en fonction de la proximité plus ou moins grande avec ceux qui les écoutent et les regardent. Belle facture, geste accompli et belle ouvrage Christophe Rauck l’avait déjà brillamment prouvé avec le spectacle de sortie de la cinquième promotion de l’école du Nord présenté cet été à Avignon  : il sait parfaitement quelle partition convient le mieux aux élèves. Sa mise en scène, toujours très exigeante, est en même temps parfaitement respectueuse des capacités de ceux qu’il dirige. En guidant les acteurs vers un traitement farcesque du texte de Rémi De Vos – syntaxe désarticulée, grandiloquence drolatique et arlequinade qui rappelle la pièce de Marivaux dont il s’inspire – il leur évite les chausse-trapes d’un réalisme qui aurait été quasi impossible à assumer dans de telles conditions de proximité entre C’est lors d’un périple au Groenland qu’Anne- Cécile Vandalem a mesuré l’importance des enjeux géopolitiques et économiques cristallisés autour de cet immense territoire, sous souveraineté danoise mais en marche vers l’autonomie. Le réchauffement climatique y rend désormais possible l’exploitation de considérables ressources minières, ce qui attise l’appétit des multinationales. Créée suite à ce voyage immersif, la pièce mêle polar politique, thriller intimiste, et dystopie glaçante. Elle entrelace divers genres et registres, assemble aussi comme dans Tristesses divers outils  : le théâtre, le cinéma et la musique. Nous sommes en 2025, quelque part Critique Arctique Adrien Rouyard, excellent dans Ben oui mais enfin bon. les comédiens et le public. Rémi De Vos réécrit Arlequin poli par l’amour et en transpose l’histoire dans le monde de l’entreprise  : Adeline, la fille du patron, tombe amoureuse de Johnny, le manutentionnaire plus finaud que sa balourdise apparente ne le laisse d’abord penser. Johnny aime Marine, la jolie secrétaire, et Renaud, le DRH vicieux, manipule les trois autres. Ainsi servis par des rôles à leur mesure et dont leurs personnalités ont inspiré l’écriture, ainsi guidés par une mise en scène qui protège leur talent, les quatre comédiens font merveille et offrent un plaisant moment de grâce juvénile et de drôlerie rondement menée. Catherine Robert Théâtre du Nord, 4 place du Général-de- Gaulle, 59000 Lille. Du 11 au 20 janvier 2019. Mercredi et vendredi à 20h ; jeudi et samedi à 19h ; dimanche à 16h. Le 30 janvier à 20h à Bouvines ; le 1er février à 20h à Noyelles-lès-Seclin ; le 3 février à 18h à Wambrechies. Tél. 03 20 14 24 24. Durée  : 1h. Spectacle vu au Théâtre du Nord. Odéon-Théâtre de l’Europe, Ateliers Berthier/Texte et mes Anne-Cécile Vandalem Après le succès de Tristesses (2016), qui explorait à travers une fiction saisissante la montée du populisme en Europe, Anne-Cécile Vandalem crée un thriller politique en eaux glacées, sans convaincre. Arctique, dans la mise en scène d’Anne-Cécile Vandalem. entre le Danemark et le Groenland, sur l’Arctic Serenity, un ancien navire de croisière de luxe, remorqué pour être transformé en hôtel après avoir été victime d’un choc contre une plateforme pétrolière le soir de son inauguration, quelques années auparavant. Un groupuscule écologiste fut alors condamné pour cet attentat, qui coûta la vie à une militante. Sept passagers mystérieusement conviés par lettre anonyme se retrouvent à bord  : une ex- Première ministre du Groenland, son ancien conseiller, une activiste repentie d’une association écologiste, un journaliste, la veuve d’un représentant de consortium, l’ancien commandant du navire et une adolescente. Ils sont à la Christophe Engels Simon Gosselin
Matthieu Edet Critique La Vie devant soi Théâtre de Sartrouville et des Yvelines/Tournée/d’après Romain Gary (émile Ajar)/mes Simon Delattre Entre théâtre, marionnettes et musique, Simon Delattre imagine une touchante adaptation du roman de Romain Gary dans un spectacle qui mêle habilement onirisme, poésie et fantaisie. Maya Le Fourn (Madame Rosa) et la marionnette du bon docteur Katz. Du bout des lèvres, de Barbara, en ouverture  : Nabila Mekkid, voix chaude, sensuelle et rocailleuse, en offre une interprétation frémissante qui donne le ton au spectacle. Fourrure douillette, minijupe en cuir et talons vertigineux  : l’effronterie, la fragilité et la tendresse des gagneuses qui vont aux asperges comme on va à la mine apparaissent d’emblée, et la comédienne suggère en trois pas et quelques accords de guitare l’ambiance du dérive, car le remorqueur les a abandonnés en eaux internationales. Labyrinthe mental L’espace théâtral est ici la salle de réception art déco du navire, avec quelques tables et chaises éparses, et une estrade où se produit parfois un orchestre live. Une banderole scintille  : « We love global warming ». Les personnages disparaissent régulièrement en coulisses, hors champ, dans des couloirs où l’action est filmée en direct et diffusée sur grand écran. Exaltés, tendus ou apeurés, en quête d’une forme de vérité, ils explorent le labyrinthe mental d’un passé traumatique lié à « l’accident » initial. Quasi cinématographique, l’écriture fragmentée enchaîne les situations, navigue du drame au burlesque, et agrège les différentes strates du récit en faisant écho à certaines œuvres (de l’étrangeté inquiétante des films de David Lynch à plusieurs scènes de Shining). Mais l’entremêlement des outils comme des diverses facettes de la fable affadit et dilue le propos. Trop elliptique, pas assez tranchante, la portée politique de la pièce est ici amoindrie par une construction formelle virtuose mais diffuse. Même l’intrusion du superbe ours blanc ne suffit pas à créer l’émotion. Malgré l’interprétation sans faille des comédiens, l’histoire se cantonne à son illustration sophistiquée sans ouvrir l’imaginaire. Agnès Santi Odéon-Théâtre de l’Europe, Ateliers Berthier, 1 rue André-Suarès, 75017 Paris. Du 18 janvier au 10 février, du mardi au samedi à 20h, dimanche à 15h, relâche le lundi et le 20 janvier. Tél. 01 44 85 40 40. Durée  : 2h. Spectacle vu au Festival d’Avignon en juillet 2018. également les 14 et 15 février 209 à la Comédie de Saint-étienne. Belleville des années 1970, qui sert de décor à la vie de Momo. Le « fils de pute » a été recueilli dans le clandé pour orphelins tenu par Madame Rosa, ancienne prostituée qui élève les petits des autres. Madame Rosa n’est pas la mère de Momo, de même que Monsieur Hamil n’est pas son père, et l’enfant d’origine arabe qui a appris à réciter les prières juives ignore quasi tout de sa parentèle. Mieux que le droit du sang, mieux aussi que le droit du sol, c’est celui du cœur qui scelle les attachements  : Romain Gary le dit trente ans après la Shoah, dont Madame Rosa est rescapée ; Simon Delattre le rappelle aujourd’hui, alors que gronde la bêtise raciste et que d’aucuns confondent hérédité et parenté… L’amour et rien d’autre « Est-ce qu’on peut vivre sans amour ? »  : telle est la question qui taraude Momo. Le spectacle de Simon Delattre y répond avec douceur, sans emphase, sans élans démonstratifs ni exaltation rhétorique. Tout est dans l’évidence de la bonté qui émane de ces personnages dont les corps trop gros ou trop longs cachent des cœurs palpitants et affectueux. Le tout petit appartement de Madame Rosa, l’interminable escalier qui y mène, les trognes cabossées des marionnettes, les loupiottes qui éclairent la planque où Madame Rosa se réfugie lorsque revient l’angoisse des rafles  : l’ensemble compose un univers poétique et rêveur qui ressemble à une boîte à musique ouverte par un enfant rieur et émerveillé. Tigran Mekhitarian (Momo), Maya Le Fourn (Madame Rosa), le marionnettiste Nicolas Goussef et Nabila Mekkid incarnent tous les personnages hauts en couleurs de ce roman d’apprentissage pétillant et tendre, qui valse entre gravité et humour. C’est le cœur et non pas le ventre qui fait la maman ; c’est l’amour, plutôt que le genre, qui fait les parents ; c’est la tendresse, mieux que les certificats de naissance, qui fonde les familles. Il est des évidences auxquelles notre époque devrait se résoudre sereinement… Catherine Robert Théâtre de Sartrouville et des Yvelines – CDN, place Jacques-Brel, 78505 Sartrouville. Du 15 au 18 janvier 2019 à 20h30 sauf le 17 à 19h30. Tél. 01 30 86 77 79. également du 24 au 26 janvier au Théâtre Massalia/Marseille. Le 29 janvier au Théâtre de Grasse. Le 1er février à La Garance, Scène nationale/Cavaillon. Du 6 au 8 mars au TJP Centre dramatique national Strasbourg Grand Est. Du 18 au 23 mars à Méliscène, Espace Athena/Auray. Le 30 avril au Théâtre de Laval. Durée  : 1h45. Spectacle vu au Théâtre Jean-Arp de Clamart. Tiago Rodrigues/Thomas Quillardet Tristesse et joie dans la vie des girafes 16 - 19 JAN. Anton Tchekhov/tg STAN La Cerisaie 19, 20 JAN. Yasmine Hugonnet Le Récital des postures 22 JAN. Chronological Trio 24 JAN. Bruce Machart/Emmanuel Meirieu Des Hommes en devenir 25, 26 JAN. Les Paladins – Jérôme Correas Amadigi/Haendel 6, 7 FÉV. Le Roi Arthur/Purcell 8 JUIN Olivia Grandville À L’Ouest 8, 9 FÉV. Don DeLillo/Julien Gosselin Joueurs, Mao II, Les Noms 16 FÉV. Dominique A 21 FÉV. Marion Pellissier Les Petites Filles 12, 13 MARS Fabrice Lambert Aujourd’hui, Sauvage 29 MARS Christian Rizzo/ICI – CCN Montpellier D’à Côté 3, 6 AVR. Racine/Chloé Dabert Iphigénie 5, 6 AVR. Mathieu Bauer DJ set (sur) écoute 10 AVR. David Gauchard Le temps est la rivière où je m’en vais pêcher 16 - 18 MAI Maud Le Pladec/Ensemble Ictus Concrete 24 MAI Cécile McLorin Salvant & Sullivan Fortner 28 MAI Collectif 49 701 Les Trois Mousquetaires, la série 29, 30 JUIN Les Rencontres InCité, arts, sciences, société #3 À TABLE ! Tables rondes & conférences, spectacles, cinéma... 16 - 23 MARS... théâtre 19 la terrasse 272 janvier 2019



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