La Terrasse n°272 janvier 2019
La Terrasse n°272 janvier 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°272 de janvier 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 14,3 Mo

  • Dans ce numéro : un récital de récitals.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 16 la terrasse 272 janvier 2019 15 › 18 JANV MUSIQUE UN PROJET DE NORAH KRIEF THEATRE71.COM SCÈNE NATIONALE MALAKOFF M MALAKOFF-PLATEAU DE VANVES 01 55 48 91 00 PÉRIPHÉRIQUE PORTE BRANCION – PARKING INDIGO RUE GABRIEL CRIÉ 23 JANV › 1 ER FÉV CRÉATION THÉÂTRE MARIVAUX YVES BEAUNESNE THEATRE71.COM SCÈNE NATIONALE MALAKOFF M MALAKOFF-PLATEAU DE VANVES 01 55 48 91 00 PÉRIPHÉRIQUE PORTE BRANCION – PARKING INDIGO RUE GABRIEL CRIÉ Entretien/Erwan Ha Kyoon Larcher Ruine Le Centquatre-Paris ET Le Monfort/Conception Erwan Ha Kyoon Larcher Après une entrée remarquée dans les arts de la piste avec le collectif Ivan Mosjoukine et de nombreuses expériences auprès de metteurs en scène, chorégraphes et musiciens, Erwan Ha Kyoon Larcher signe son premier solo. Un autoportrait à la croisée des disciplines. Après De Nos Jours [Notes On The Circus] (2012), l’unique création d’Ivan Mosjoukine, le collectif que vous avez co-fondé se dissout. Quelle direction prenez-vous alors ? Erwan Ha Kyoon Larcher  : Après la passionnante expérience du collectif, j’ai senti le besoin de me retrouver seul. De me replonger dans des questionnements et des pratiques que j’avais mis entre parenthèses pour me consacrer au spectacle qui a beaucoup tourné. Avant et même pendant ma formation au Centre National des Arts du Cirque (CNAC), où j’ai fait une année de Conservatoire, j’ai toujours aimé exercer différentes disciplines. Critique Seuls J’ai donc été interprète pour des artistes très divers, comme Christophe Honoré (Métamorphoses et Fin de l’Histoire), Cédric Orain (D comme Deleuze), Philippe Quesne (La Nuit des Taupes) ou encore Clédat et Petitpierre (Ermitologie). Avec déjà l’idée d’un solo. Intitulé Ruine, ce solo est interdisciplinaire. Faut-il y voir une synthèse de vos différentes expériences ? E. H. K.L.  : Cette création est en effet très personnelle. Je la vois comme un autoportrait, même si j’évite d’y parler de moi de manière directe, à la première personne. J’ai écrit Ruine Reprise/théâtre Firmin-Gémier - La Piscine/de et avec Wajdi Mouawad Wajdi Mouawad, se présente au public à travers Seuls, solo intimiste créé en 2008. « Mesdames et messieurs, je tiens tout d’abord à vous remercier de me donner la parole. » Prononcée par un Wajdi Mouawad vêtu d’un simple boxer noir, la première phrase de Seuls prend sur le plateau la saveur d’une promesse. Après plus de cent cinquante représentations à travers le monde, le solo créé en 2008 apparaît comme le premier acte d’un échange sincère avec le public. Comme une invitation à faire du théâtre l’objet d’un partage à la fois intime et politique. Ancré dans une réalité locale mais ouvert aux bruits du monde. La réception de Seuls est aussi transformée par une tragédie actuelle  : celle des migrants, à laquelle la pièce de Wajdi Mouawad fait subtilement écho. L’identité dans le coma Écrit après le fameux quatuor épique Le Sang des Promesses, Seuls ouvre un cycle domestique et les premiers pas de son auteur dans l’écriture de plateau. Cette pièce interprétée par Wajdi Mouawad lui-même raconte le périple immobile de Harwan, un jeune chercheur en passe de terminer sa thèse de sociologie de l’imaginaire sur « le cadre comme espace identitaire dans les solos de Robert Lepage », dont l’identité fragmentée emprunte pour beaucoup à la biographie de l’auteur. Harwan s’exprime depuis un coma aux causes d’autant plus mystérieuses que jusqu’à un coup de théâtre final, le spectateur ignore l’état du protagoniste. Malgré les indices fournis par les vidéos de Dominique Daviet, l’univers sonore métissé de Michel Maurer et Michael Jon Fink ainsi que les lumières d’Éric Champoux, Wajdi Mouawad entretient en effet l’illusion d’un Harwan bien vivant. Contrairement à son père, que ce dernier croit victime d’un accident vasculaire. Une ruse qui offre à l’auteur et interprète la possibilité du surréalisme et de l’étrange, registres qui lui sont chers. Le coma fonctionne ici comme métaphore de l’exil. Si Seuls évoque la guerre du Liban qu’a fuie Harwan pour s’installer au Québec, Wajdi Mouawad s’intéresse davantage à la solitude du personnage dans son pays d’accueil qu’à son passé arabe. Dans un décor de chambre sans âme, les paroles du héros ne sont pourtant pas dénuées d’espoir. La séance finale de peinture non plus, transe colorée malgré la détresse et la cécité annoncée. Anaïs Heluin Théâtre Firmin-Gémier - La Piscine, 254 av. de la Division-Leclerc, 92290 Châtenay-Malabry. Du 16 au 20 janvier 2019. Tél. 01 41 87 20 84. Thibaut Baron
Michael Bunel Erwan Ha Kyoon Larcher Erwan Ha Kyoon Larcher.. « Pour mieux reconstruire, il faut parfois détruire. » pour répondre au désir de mettre à plat mon parcours, ma vie, mais avec l’objectif d’aller plus loin. De m’ouvrir aux autres. Dix histoires au milieu de nulle part, mis en scène par Stéphanie Loïk. Critique Vous qualifiez votre pièce d’« opéra en solitaire ». Faut-il y voir le prolongement de votre projet musical Tout Est Beau, où vous êtes homme-orchestre ? E. H. K.L.  : C’est plutôt une expression. La musique, dans Ruine, n’est qu’un des nombreux moyens que j’utilise pour dire ma croyance dans le fait que pour mieux reconstruire, il faut parfois détruire. Plutôt que de numéros, ma pièce est composée d’actes physiques divers, où je cherche à aller vers le geste le plus épuré possible. Cela afin d’atteindre à une certaine force symbolique. Vos actes physiques, dont on ne dira rien, sont reliés entre eux par un objet qui concentre une partie de cette force symbolique. Lequel ? E. H. K.L.  : Au centre de la piste, j’ai en effet placé une sorte de carapace de tortue géante, qui est à la fois une cible et un oracle. Cela en référence au Yi-King – ou Livre des mutations –, texte chinois ancestral dont le fonctionnement ludique et divinatoire m’a beaucoup inspiré pour l’écriture du spectacle. Au centre de tous mes actes, elle représente en quelque sorte ma personnalité multiple. Elle dit aussi l’importance de la lenteur à une époque où l’on cherche toujours à aller plus vite. Au détriment de la pensée et de la création. Propos recueillis par Anaïs Heluin Le Centquatre-Paris, 5 rue Curial, 75019 Paris. Du 19 janvier au 2 février 2019, du mardi au samedi à 20h30. Tél. 01 53 35 50 00. www.104.fr Également au Monfort du 13 au 23 mars 2019. La fin de l’homme rouge/Dix histoires au milieu de nulle part Reprise/Théâtre de l’Atalante/DE Svetlana Alexievitch/MES Stéphanie Loïk Avec Dix histoires au milieu de nulle part et La fin de l’homme rouge, Stéphanie Loïk poursuit en beauté un travail commencé il y a dix ans sur l’œuvre de la Biélorusse Svetlana Alexievitch. Stéphanie Loïk n’a pas attendu l’attribution du Prix Nobel de Littérature à Svetlana Alexievitch en 2015 pour s’intéresser à l’œuvre de l’auteure et journaliste biélorusse. Dès 2009, elle adapte et met en scène avec les élèves du Conservatoire National Supérieur de Paris La guerre n’a pas un visage de femme et Les cercueils de zinc. Des romans-documents – hybrides, les livres de Svetlana Alexievitch échappent à toute catégorie – composés de nombreux témoignages d’anonymes sur la Seconde Guerre Mondiale et la guerre en Afghanistan. Dès lors, la femme de théâtre se donne pour objectif de rendre hommage avec ses outils à la constance et à la ténacité de la femme de lettres et aux milliers de voix que celle-ci a recueillies et dont elle a nourri ses six ouvrages. La détermination de Stéphanie Loïk n’a pas failli. Pour preuve, le diptyque composé de La fin de l’homme rouge ou le temps du désenchantement et de Dix histoires au milieu de nulle part, où d’autres jeunes comédiens issus d’une école supérieure de théâtre – l’Académie-école Professionnelle Supérieure de Théâtre du Limousin – se font les merveil- leux passeurs de tragédies individuelles sauvegardées par Svetlana Alexievitch. Cela autour d’une nouvelle période sombre de l’histoire soviétique  : l’éclatement de l’URSS. L’homo sovieticus par l’épure À rebours d’une tendance à la représentation hyperréaliste des drames historiques, Stéphanie Loïk opte dans ce diptyque pour une forme épurée à l’extrême. Étrangère à toute forme de séduction, y compris par les larmes. Sur un plateau nu, plongés dans une semi-pénombre, les six interprètes – Vladimir Barbera, Denis Boyer, Véra Ermakova, Aurore James, Guillaume Laloux et Elsa Ritter –, très simplement vêtus en noir, occupent le plateau comme s’il était le dernier refuge de la parole. Mais sans la précipitation qui accompagne souvent l’urgence de dire. Au contraire. Avec une retenue et une précision en phase avec la pudeur des récits collectés par l’écrivain biélorusse, les comédiens font surgir tout un monde de leur partition de mots et de gestes. Lesquels s’arrêtent dans la première partie juste avant de devenir danse, et franchissent souvent le cap dans la seconde, également plus acrobatique et musicale. C’est qu’il y est question d’un amour. D’une passion brisée par le conflit armé qui oppose les deux peuples arméniens et azerbaïdjanais dans le Haut Karabakh entre 1988 et 1994. Sans proposer une incarnation de ces drames, le délicat théâtre rituel de Stéphanie Loïk en transmet la profondeur. Et suggère une méditation sur les répétitions de l’Histoire. Anaïs Heluin Théâtre de l’Atalante, 10 place Charles-Dullin, 75018 Paris. Du 6 janvier au 3 février 2019, lundi, jeudi et samedi à 19h, mercredi et vendredi à 20h30, dimanche à 17h45. Relâche les 30 et 31 janvier et le 1er février. Tél. 01 46 06 11 90. Durée  : 1h45 par spectacle. www.theatre-latalante.com 10 au 14 janvier 2019 JOHN MILLINGTON SYNGE MICHEL CERDA réservation(s) 01 41 32 26 26 www.theatre2gennevilliers.com — T2G – Théâtre de Gennevilliers Centre dramatique national 41, avenue des Grésillons - 92230 Gennevilliers M 13 Station Gabriel Péri navettes gratuites retour vers Paris certains soirs www.theatre2gennevilliers.com/facebook/twitter/instagram  : @T2Gennevilliers Jean Pierre Estournet théâtre 17 la terrasse 272 janvier 2019



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