La Terrasse n°272 janvier 2019
La Terrasse n°272 janvier 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°272 de janvier 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 14,3 Mo

  • Dans ce numéro : un récital de récitals.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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théâtre 14 la terrasse 272 janvier 2019 [PLAIRE] ABÉCÉDAIRE DE LA SÉDUCTION JÉRÔME ROUGER – LA MARTINGALE JEUDI 10 JANVIER VENDREDI 11 JANVIER MON CHIEN-DIEU DOUNA LOUP/CORINNE REQUENA SAMEDI 19 JANVIER COSMOS 1969 THIERRY BALASSE COMPAGNIE INOUÏE MARDI 22 JANVIER DANS LES RUINES D’ATHÈNES LE BIRGIT ENSEMBLE JEUDI 31 JANVIER ARTHUR ET IBRAHIM AMINE ADJINA ET ÉMILIE PRÉVOSTEAU LA COMPAGNIE DU DOUBLE MARDI 5 FÉVRIER JEUDI 7 FÉVRIER J’AI BIEN FAIT ? PAULINE SALES JEUDI 14 FÉVRIER LE PAS GRAND CHOSE JOHANN LE GUILLERM MARDI 19 FÉVRIER TOUS LES SPECTACLES DE LA SAISON 2018 - 2019 SUR WWW.SCENENATIONALE-ESSONNE.COM F(r)iction. Critique F(r)iction Parc de La Villette/MES Antoine Rigot ET Alice Ronfard Avec Antoine Rigot de la compagnie de cirque Les Colporteurs et la metteure en scène Alice Ronfard, les élèves de la 30 e promotion du CNAC tentent de trouver une écriture collective pour dire leur rapport au genre et à la société. Lorsque le Centre National des Arts du Cirque (CNAC) propose à Antoine Rigot de mettre en piste le spectacle de fin d’études de la 30 ème promotion de l’école, il est « autant surpris qu’impressionné », dit-il dans le dossier de presse F(r)iction. « Dix-huit jeunes artistes, ça fait une sacrée bande ! S’apprivoiser, trouver une manière de travailler où chacun s’y retrouve quand on ne se choisit pas les uns les autres est un sacré défi, un beau challenge à relever dans la société d’aujourd’hui ». Le cofondateur avec Agathe Olivier de la compagnie Les Colporteurs a relevé ce défi. Comme dans sa dernière création Sous la toile de Jheronimus (2017), il a décidé pour cela de se faire accompagner de la metteure en scène québécoise Alice Ronfard. Leur objectif  : imaginer, entre cirque et théâtre, une manière de mettre en valeur chaque étudiant de la promotion. De faire entrer en dialogue, sans les dénaturer, leurs treize disciplines circassiennes nourries de cultures diverses. Ils se fondent ici sur La Tempête de Shakespeare. Pièce idéale, leur semble-t-il, pour exprimer le désir d’émancipation constaté chez les artistes qui s’apprêtent à entrer dans la vie professionnelle. Lesquels finissent par imposer leurs envies d’écriture personnelle et d’improvisation, à partir desquelles les deux metteurs en scène ont essayé de tisser quelque chose. Sans hélas y parvenir d’une manière vraiment convaincante. Sans genre ni maître L’entrée en matière de F(r)iction dit d’emblée la quête d’ancrage du groupe dans son époque. Son désir de faire du cirque un lieu d’où regarder et questionner le présent. Recouverts par une grande bâche en plastique sous laquelle Propos recueillis/Rachida Brakni sévit une musique électro, ils dansent dans une lumière bleue. Shakespeare est loin, très loin. Lorsqu’ils sortent enfin de leur cocon, toutefois, les larges tuniques-toges qu’ils enfilent leur font faire un bond dans le temps. Quelques textes peu finement déclamés, quelques chansons de Mylène Farmer, de Claire Diterzi et de Deep Purple ne suffisent pas à ramener vers nous les numéros qui se succèdent ensuite sur la piste. Au contraire, ces transitions pleines d’une révolte contre toutes les autorités et les conventions – celles du genre surtout – ont tendance à nuire aux différentes performances qui, en soi, sont dans l’ensemble de très belle facture. Formé de Rémi Auzanneau, de Hernan Elencwajg, de Tanguy Pelayo et de Baptiste Petit, le collectif de bascule coréenne promet par exemple un bel avenir. De même que Noémie Deumié au tissu aérien, ou encore Lucille Chapolin dont les contorsions, les équilibres et les acrobaties font parfois de bien meilleures liaisons que certaines tentatives plus théâtrales ou musicales. Il y aurait un mot à dire sur chacun. Nous aurons à coup sûr d’autres occasions de le faire. Anaïs Heluin Parc de La Villette, Espace chapiteaux, 211 av. Jean-Jaurès, 75019 Paris. Du 23 janvier au 17 février 2019, du mercredi au vendredi à 20h, le samedi à 19h, le dimanche à 16h. Tél. 01 40 03 75 75. Également du 19 au 22 mars au Théâtre municipal de Charleville-Mézières, au Cirque- Théâtre d’Elbeuf du 29 au 31 mars, du 12 au 14 avril au Manège, scène nationale de Reims, du 20 au 22 avril au Cirk’Eole à Montigny-lès-Metz. J’ai pris mon père sur mes épaules région/Comédie de Saint-étienne/De Fabrice Melquiot/MES Arnaud Meunier Après Je crois en un seul dieu, Rachida Brakni retrouve Arnaud Meunier pour sa nouvelle mise en scène  : un mélodrame épique de Fabrice Melquiot librement inspiré de l’Enéide. « J’ai pris mon père sur mes épaules est comme une grande saga épique qui nous plonge dans la vie d’un quartier populaire. Au sein d’un même immeuble, se côtoient différents personnages dont les vies s’organisent autour du destin d’un homme atteint par un cancer. Cette pièce résonne très fort en moi. Et je crois qu’elle résonnera en chaque spectateur selon sa propre histoire  : enfant de l’immigration, personne ayant souffert de la désindustrialisation, de la difficulté à trouver un logement, un travail… Toutes ces Christophe Raynaud de Lage
Sonia Barcet Jean-Louis Fernandez Critique Songs Théâtre des Bouffes du Nord/direction musicale Sébastien Daucé/MES Samuel Achache L’ensemble baroque Correspondances et le metteur en scène Samuel Achache conjuguent leurs talents dans un joyau de loufoquerie, entre musique et théâtre. Quand l’atmosphère mélancolique de chansons anglaises du xvii e siècle rejoint la cocasserie d’une existence en délicatesse avec le bonheur… Songs, dans une mise en scène de Samuel Achache. Les lumières de la salle de théâtre ne sont pas encore éteintes. Une jeune femme vêtue d’une robe de mariée fait irruption parmi le public. Elle déambule, agitée, déclare être à la recherche des toilettes avant d’appuyer un baiser sur la bouche d’un jeune homme qu’on imagine être son futur époux. Puis elle monte sur scène pour rejoindre sa sœur. Sur un mode drolatique, elle lui confie ses angoisses intimes, son mal de vivre, ses idées de suicide et ses doutes au sujet de son mariage. C’est à ce moment-là que tout bascule. Les lumières font le noir sur le public. L’immense drap blanc qui recouvrait jusqu’alors le décor disparaît, engloutissant au passage la jeune neurasthénique pour ouvrir sur les panoramas de son intériorité. Nous voici plongés dans la matière de ses pensées et de ses souvenirs, qui donnent corps à toutes sortes de bizarreries et accueillent la voix de Lucile Richardot. La chanteuse fait son entrée sur scène dans le rôle de la mère des deux sœurs. Elle entame la première chanson d’un programme musical qui nous permettra de découvrir des œuvres de Matthew Locke, Robert Johnson, John Jenkins, John Blow, Robert Ramsery, Giovianni Coperario…, compositeurs anglais méconnus du xvii e siècle. Rachida Brakni, interprète de J’ai pris mon père sur mes épaules. questions sont ici soulevées avec un humour incroyable. Toute la fantaisie et la liberté d’une écriture de plateau C’est pour Lucile Richardot, qui au-delà de son imposante tessiture fait preuve d’une véritable nature d’actrice, que Sébastien Daucé (cofondateur et directeur de Correspondances, ensemble en résidence au Théâtre de Caen depuis 2016) a lancé l’idée de cette création hybride. Il en a confié la mise en scène à Samuel Achache qui – après Le Crocodile trompeur/Didon et Enée en 2013, Fugue en 2015 et Orfeo, je suis mort en Arcadie en 2017 – poursuit ici son parcours à la croisée de la musique et du théâtre. élaboré à partir d’un processus d’écriture de plateau, Songs est plus qu’une réussite. Au sein d’une magnifique scénographie signée Lisa Navarro (qui joue d’effets de matières, de textures, d’accumulations, de désordres, de transparences…), les comédiennes Sarah Le Picard et Margot Alexandre, le baryton René Ramos-Premier et les sept musiciens qui les accompagnent participent aux élans d’un monde qui mène plus loin que son extravagance et sa drôlerie. Car ce magma de désirs, de regrets et de chimères nous saisit également, et peut-être même surtout, par la sensibilité et la profondeur poétique qui s’en dégagent. Manuel Piolat Soleymat Théâtre des Bouffes du Nord, 37 bis bd de la Chapelle, 75010 Paris. Du 5 au 20 janvier 2019. Du mardi au samedi à 20h30, le dimanche à 16h. Durée de la représentation  : 1h45. Spectacle vu le 27 novembre 2018 au Théâtre de Caen. Tél. 01 46 07 34 50. www.bouffesdunord.com également les 21 et 22 mars 2019 à la Scène nationale de Quimper ; le 27 mars à la Scène nationale de Tarbes. Se sortir du marasme du monde La force de Fabrice Melquiot est de réussir à nous faire passer du rire aux larmes en faisant naître des personnages traversés par de grandes pulsions de vie. Ce ne sont pas des êtres qui s’appesantissent sur les difficultés de l’existence. Ils cherchent en permanence à rebondir, à se sortir du marasme du monde. Bien que traitant de milieux défavorisés, cette pièce échappe totalement au pathos et à la condescendance. Je trouve cette façon lumineuse d’aborder de tels sujets extrêmement réjouissante. » Propos recueillis par Manuel Piolat Soleymat Comédie de Saint-étienne, place Jean-Dasté, 42000 Saint-étienne. Du 29 janvier au 1er février 2019 et du 9 au 11 avril 2019 à 20h. Tél. 04 77 25 14 14. également au Théâtre de Nîmes du 6 au 8 février. Au Théâtre du Rond-Point du 13 février au 10 mars, aux Célestins à Lyon du 13 au 23 mars, à Bonlieu à Annecy les 27 et 28 mars, puis tournée jusqu’en ami 2019. Photo et installation PASCAL COLRAT assistante Mélina Faget L’ABSENCE DE GUERRE de David Hare/traduction Dominique Hollier/mise en scène Aurélie Van Den Daele Tél. 01 43 74 99 61 theatredelaquarium.com 8 janvier > 3 février 2019 THRILLER POLITIQUE SHAKESPEARIEN CRÉATION MAISON Aurélie Van Den Daele propose une traversée onirique et philosophique des coulisses d’une campagne électorale haletante et sans pitié. C’est l’heure des élections en Angleterre et la gauche a enfin toutes ses chances grâce à son leader, George Jones. Homme de conviction, il passe pour un « pur ». Seulement, une fois dans l’arène, les règles du jeu électoral changent la donne… Compromis(sions) pour draguer les électeurs de tous bords, stratégies de com’qui substituent aux idées des « éléments de langage », obsession du sondage, rivalités internes… Inspiré de faits réels, L’Absence de guerre est un thriller politique à dimension shakespearienne, qui nous entraîne en temps réel dans les coulisses d’une campagne électorale haletante et sans pitié. Quand l’image médiatique supplante le débat politique, quelle place reste t-il au citoyen ? Aurélie Van Den Daele et ses complices du Deug Doen Group poursuivent (après le splendide Angels in America) leur exploration des mythologies contemporaines  : pour pouvoir avec nous mieux comprendre et agir. Car il y a urgence. production DEUG DOEN GROUP. Coproduction Théâtre de l’Aquarium, Théâtre les Îlets-CDN de Montluçon, Faïencerie de Creil, Ferme de Bel Ebat-Théâtre de Guyancourt, Fontenay-en-Scènes. Avec le soutien d’Arcadi Île-de-France, de la SPEDIDAM, de l’ADAMI et l’aide à la résidence de la Mairie de Paris. L’auteur est représenté par Renaud & Richardson pour les pays francophones, en accord avec Casarotto Ramsay and Associates London. théâtre 15 la terrasse 272 janvier 2019



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