La Terrasse n°272 janvier 2019
La Terrasse n°272 janvier 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°272 de janvier 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 14,3 Mo

  • Dans ce numéro : un récital de récitals.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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théâtre 12 la terrasse 272 janvier 2019 GIRLS AND BOYS DE DENNIS KELLY MISE EN SCÈNE MÉLANIE LERAY AVEC CONSTANCE DOLLÉ SCÉNOGRAPHIE VLAD TURCO - LUMIÈRES FRANÇOIS MENOU TRADUCTION PHILIPPE LE MOINE - L'ARCHE ÉDITEUR PRODUCTION THÉÂTRE DU PETIT SAINT-MARTIN EN PARTENARIAT AVEC LA COMPAGNIE 2052 SOUTIENS LA CITÉ DU MOT, CENTRE CULTUREL DE RENCONTRE, PRIEURÉ DE LA CHARITÉ ; THÉÂTRE L’AIRE LIBRE, SAINT-JACQUES DE LA LANDE Invitation à Michel Bruzat Les Déchargeurs/DE Jean Lambert-wild, Jehan-Rictus ET Ariane Dubillard/mes Michel Bruzat Le Théâtre des Déchargeurs invite le metteur en scène Michel Bruzat, artisan du verbe et créateur du Théâtre de la Passerelle à Limoges, avec trois spectacles sur des textes de Jean Lambert-wild, Jehan-Rictus et Ariane Dubillard. « La parole poétique portée par Michel est sans repos. Elle est inquiète, craintive, généreuse, honnête, sans faille. Elle ne faiblit jamais. », dit Ludovic Michel, directeur des Déchargeurs. Il offre une carte blanche au metteur en scène qui a choisi trois textes. « Ces trois textes disent le silence de l’effacement, de la censure ou du secret, le bégaiement de l’effroi. Ils disent l’enfant, le petit au fond de soi jusqu’au bout, et sa joie et son jeu malgré tout. Ils disent la désespérance d’une nuit sans fin, le froid humide et traversant de la solitude, qui, sans vous anéantir tout à fait, vous laisse dans un dénuement sec, à l’identique d’un jour à l’autre. Ils disent l’humour forcément noir de rêveur éveillé, ils disent les yeux qui frisent à regarder un pauvre qui se voit grand. Ils disent l’amour infini aussi. » dit l’anarco-poète, ardent défenseur d’un théâtre du sens et du verbe. Odes aux rescapés du silence Dans Comme disait mon père/Ma mère ne disait rien, Natalie Royer interprète les mots rocailleux et tendres de Jean Lambert-wild, autre incandescent sémantique. Dans Les Entretien/Gabriel F. Naufragé(s) Théâtre du Rond-Point/texte, mes et interprétation Gabriel F./direction artistique et musicale Marco Michelângelo Gabriel F., dramaturge et inventeur de formes, joue sa vie et son rôle en compagnie de Gaspard Liberelle, qui a traduit le texte de cette « comédie poétique avec entorses musicales » en français. Qui est le personnage principal ? Gabriel F.  : Il s’appelle Gabriel F. (comme moi !). Il est à la fois auteur, acteur et metteur en scène. Gabriel F. décide d’écrire un monologue autobiographique pour raconter au public la plus belle histoire d’amour que le monde ait connu  : la sienne ! Solitaire, égoïste et égocentrique, ce personnage qui est une sorte de caricature de moi-même est nostalgique d’un passé soi-disant parfait, mais qui a déjà été altéré par le philtre de la mémoire et celui de la fiction. Comment la collaboration avec Gaspard Liberelle s’est-elle mise en place ? G. F.  : J’ai rencontré Gaspard Liberelle en 2015, alors que je travaillais déjà sur l’écriture de Naufragé(s). Au début, je concevais cette création comme un monologue, puis Gaspard a déboulé dans la vraie vie pour finir par s’introduire dans la fiction ! Personnellement, j’avais grande hâte de partager la scène avec quelqu’un d’autre et le monologue s’est ainsi transformé en dialogue. C’est une très belle rencontre qui est venue modifier la structure initiale de la création, qui en est devenue d’une certaine façon le cœur battant. Quelle est la place de la musique dans ce spectacle et le rôle qu’a joué Marco Michelangelo dans son élaboration ? G. F.  : La musique joue un rôle fondamental dans Naufragé(s). Gabriel déclare qu’il ne peut imaginer sa vie sans le soutien d’une bande sonore. Ce personnage est aussi un grand habitué des karaokés. Marco Michelângelo, avec qui j’ai travaillé sur la totalité des spectacles de notre compagnie, est également auteur, acteur et metteur en scène. Nous avons fondé ensemble, il y a maintenant une dizaine Natalie Royer dans Comme disait mon père/Ma mère ne disait rien. Soliloques du pauvre, Pierre-Yves Le Louarnlance le cri de colère et de poésie de Gabriel Randon, poète des sans-dents, qui s’inventa un nom, Jehan-Rictus, crispé entre rire et douleur pour chanter le désarroi de ceux que le destin afflige et qui n’ont que leurs rêves pour éclairer les soirs de débine. Enfin, dans Ma chanson de Roland, Ariane Dubillard interprète l’œuvre de son père accompagnée à l’accordéon par Sébastien Debard. Trois spectacles pour « essayer de dire quelque chose sur et pour ceux qui sont ou ont été privés de parole », dit Michel Bruzat. Catherine Robert Les Déchargeurs, 3 rue des Déchargeurs, 75001 Paris. Comme disait mon père/Ma mère ne disait rien. Du 8 janvier au 9 février 2019. Du mardi au samedi à 19h30. Les Soliloques du pauvre. Du 8 janvier au 9 février. Du mardi au samedi à 21h30. Ma chanson de Roland. Du 7 janvier au 4 février, le lundi à 19h30. Puis du 28 mai au 15 juin, du mardi au samedi à 21h30. Tél. 01 42 36 00 50. Franck Roncière
Le Théâtre de l’Imprévu Diego Bresani Gabriel F., dramaturge et inventeur de formes. « Le narcissisme du personnage crée de l’empathie avec le public. » d’années, la Compagnie Teatro de Açúcar au Brésil, et collaboré depuis, systématiquement, sur les questions artistiques et sonores. Sur Naufragé(s), Marco m’a accompagné de son regard extérieur, il a notamment composé la chanson d’amour que Gabriel F. joue sur la plage, au ukulélé. La Ménagerie de verre Théâtre de l’épée de Bois/DE Tennessee Williams/MES éric Cénat éric Cénat met en scène le premier grand succès de Tennessee Williams, plaçant la pièce dans un contexte actuel pour mieux toucher la jeunesse d’aujourd’hui en lui offrant un miroir à trois faces. Le Théâtre de l’Imprévu interprète La Ménagerie de verre. tifia à Tom, celui qui provoque le destin et va vers l’imprévu. Le metteur en scène a d’ailleurs choisi de donner ce nom à la compagnie de théâtre qu’il dirige. En montant aujourd’hui la pièce de Tennessee Williams, il espère que les jeunes spectateurs pourront à leur tour élucider leurs propres postures existentielles en découvrant Tom, Laura et Jim. Tom est le narrateur. Il voyage en son for intérieur pour retrouver l’appartement de sa jeunesse et cet environnement familial et professionnel étouffant qu’il a fui. Quand tu aimes, il faut partir Dans ses souvenirs, il retrouve Amanda, sa mère, qui « projette sur ses enfants ses désirs de réussites sociales ». Il retrouve également Laura, sa sœur fragile et rêveuse, qui a pour uniques compagnons ses animaux en verre. Il se souvient enfin de son ami Jim et de cette soirée de printemps qui « ranima la folie de sa mère et les espoirs de sa sœur, confrontée à Comment le narcissisme revendiqué du personnage peut-il atteindre le public ? G. F.  : Étonnamment, je crois que le narcissisme du personnage est une des caractéristiques qui crée de l’empathie avec le public. Selon moi, quand quelque chose nous touche en tant que spectateur, c’est parce que nous sommes en capacité de nous identifier, même s’il s’agit de défauts de caractère. Nous sommes tous un peu narcissiques et donc capables d’éprouver pour ce personnage, certes plein de défauts, de l’empathie, voire de nous identifier à lui. Qu’apprend-on de l’amour à l’occasion de ce spectacle ? G. F.  : On apprend que l’amour n’a pas besoin de la fiction pour être beau. Il n’a besoin ni de bande sonore, ni de paysage parfait, ni d’illumination particulière. C’est tout à fait le contraire  : l’amour arrive quand il arrive. Et quand il se produit, c’est lui qui rend tout plus beau, lui qui magnifie la lumière, nous donnant parfois la curieuse sensation de percevoir une bande sonore, dans le silence le plus absolu. Propos recueillis par Catherine Robert Théâtre du Rond-Point, 2 bis av. Franklin- Delano-Roosevelt, 75008 Paris. Du 8 janvier au 3 février 2019. Du mardi au samedi à 20h30 ; le dimanche à 15h30 ; relâche le lundi et le 13 janvier. Tél. 01 44 95 98 21. On sait que la famille Wingfield ressemble en bien des aspects à celle de Williams. éric Cénat avoue qu’il découvrit avec « une émotion brutale » La Ménagerie de verre, et s’idenson amour secret ». Le spectacle fait le choix d’un traitement résolument contemporain, dans les costumes, les partis pris scénographiques et l’univers sonore, empruntant à The Cure et à Sonic Youth pour traduire le tumulte intérieur de Laura. éric Cénat souhaite, dans ce cadre, mettre en évidence la « dimension tchekhovienne » de la pièce  : « que sont nos aspirations devenues ? Jusqu’au bonheur, combien de détours ? Que faire de ces remords qui percent le cœur ? » La scénographie joue sur les effets de transparence, matérialisant l’espace du souvenir et celui du récit par le moyen de voiles qui sont aussi le moyen de symboliser l’enfermement de Laura, tout à sa passion, tout à sa folie. Catherine Robert Théâtre de l’Epée de Bois, Cartoucherie, route du Champ-de-Manœuvre, 75012 Paris. Du 21 janvier au 2 février 2019. Du lundi au vendredi à 20h30 ; samedi à 16h et 20h30. Tél. 01 48 08 39 74. Tournée jusqu’en novembre 2019. La fin de l’homme rouge D’après le roman de Svetlana Alexievitch Prix Nobel de Littérature 2015 Traduction Sophie Benech Mise en scène et adaptation Emmanuel Meirieu Création en France Coproduction Du vendredi 8 au dimanche 17 février Avec  : Stéphane Balmino, Evelyne Didi, Xavier Gallais, Anouk Grinberg, Jérôme Kircher, André Wilms et Maud Wyler Collaboration artistique, co-adaptation  : Loïc Varraut Production  : Le Bloc Opératoire, Les Gémeaux/Sceaux/Scène nationale, La Criée/Marseille, Dieppe/Scène nationale, L’Arc/Scène nationale du Creusot La compagnie Bloc Opératoire est conventionnée par la Drac Rhône-Alpes. Avec le soutien de la Région Auvergne Rhône-Alpes, la Ville de Lyon Tél. 01 46 61 36 67 Adaptation graphique Naïs Kinet/Atelier Michel Bouvet. Photographie Michel Bouvet théâtre 13 la terrasse 272 janvier 2019



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