La Terrasse n°270 novembre 2018
La Terrasse n°270 novembre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°270 de novembre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 17,8 Mo

  • Dans ce numéro : festival d'instance.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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classique/opéra 54 la terrasse 270 novembre 2018 Paris voit double  : La Traviata simultanément à Bastille et au TCE OPÉRA BASTILLE/THÉÂTRE DES CHAMPS-ÉLYSÉES Depuis quelques années le chef-d’œuvre verdien a été fêté d’innombrables manières. Qu’en sera-t-il de la nouvelle production de Deborah Warner au TCE, coïncidant avec la reprise de La Traviata de Benoît Jacquot à l’Opéra Bastille ? SAINT-QUENTIN-EN-YVELINES/CRÉATION Le cas Jekyll Première mondiale d’un opéra de notre temps, commandé par l’ARCAL au compositeur François Paris et mis en scène par Jacques Osinki. Le livret de ce nouvel opéra conçu pour un chanteur et quatuor à cordes est tiré de sa MATHIEU SALAMA CONTRE-TÉNOR coNcERT P.A.R0(11,1E EXCrPT[ONNIEL ARIAS « VIVALDI ET FiÂNDEL » r'11:4‘ R..  : _Ir OB Opéra/1/1/.1 1 11 f CLAVECIN VIOLE DE 0,0461 InfLop/-0.REDI 28 Nlie9F,1\41311E. 20H30 I j eN 0R-FOT ç'of (4. SAlIE ‘...e Il y a du naturalisme dans La Traviata. L’opéra, par la voie des vanités, des affaires d’intérêt, et surtout de la maladie, se veut miroir du monde contemporain. Pour cette raison, certains arguent qu’il faut chanter et jouer cela avec un décor qui soit d’aujourd’hui. En 2007 Christoph Marthaler n’avait pas hésité à monter sur la scène de Garnier une tondeuse à gazon, confiée à un Germont fils dépeint en adolescent maladroit. Dans une ferveur semblet-il iconoclaste, l’invasion d’éléments visuellement et sonorement dissonants avait interrogé. Est-ce donc à dessein, dans une volonté de prendre à contrepied ce type de lecture, que dans sa mise en scène à l’Opéra Bastille le cinéaste Benoît Jacquot choisit d’accuser le tableau de mœurs, rapprochant sa Violetta d’une Olympia de Manet, n’hésitant pas à travestir les bohémiennes et toréadors de l’acte II ? D’aucuns seront frappés par le volume insensé propre pièce par Christine Montalbetti, ellemême inspirée de L’étrange cas du Dr Jekyll et Mr Hyde de Stevenson. Jacques Osinski en assure la mise en scène et Rachid Safir la direction musicale. « L’histoire de Jekyll est connue. Mais Christine Montalbetti la transforme, en fait une interrogation sur l’écriture et la mise en voix. Le texte a été un roman puis une pièce de théâtre avant d’arriver à l’opéra. Il y a dans ce cheminement une chose qui est au cœur de Jekyll/Hyde  : la transformation. Ce passage de la solitude de l’écrivain à l’œuvre d’art totale qu’est l’opéra m’inté- 7.8 Flue Cardinet 75017 Paris 11 6111 22 95 Jr wyre.mathkausalama.cum ell Le chef Jérémie Rhorer, directeur musical de la nouvelle production de La Traviata au Théâtre des Champs-Elysées. de la scène (que soulignent des décors réduits à des accessoires géants), par la licencieuse chorégraphie de Philippe Giraudeau, instaurant un second Empire fantasmé. Benoît Jacquot et Deborah Warner  : deux visions différentes C’est une toute autre vision de la Dame aux Camélias que révèlera la nouvelle production de Deborah Warner au Théâtre des Champs- Élysées. Warner, qui n’en est pas à sa première Traviata, est plutôt partisane d’un symbolisme tout puissant, auquel se joint un art consommé de Le baryton Jean-Christophe Jacques, interprète des deux personnages Jekyll et Hyde du Cas Jekyll créé à Saint-Quentin-en-Yvelines. resse. », explique le metteur en scène. Pour le compositeur aussi, le thème de la dualité est source de questionnements et ouvre des correspondances avec l’histoire de l’opéra, et sa propre production  : « Il y a des immémoriaux dans le domaine de l’opéra, le thème du double en fait partie. Il s’agira donc pour moi d’explorer cette thématique avec mes moyens musicaux. En cela je poursuivrai et approfondirai ce que j’ai déjà abordé dans ma musique instrumentale, par exemple dans Lecture d’une vague où la flutiste se démultiplie en cinq reflets d’elle-même. », précise François Paris. Avec Jean-Christophe Jacques (baryton) et le Quartetto Maurice composé de Georgia Privitera, Laura Bertolino (violons), Francesco Vernero (alto) et Aline Privitera (violoncelle). La première mondiale de l’ouvrage aura lieu à Saint-Quentin-en-Yvelines avant une série d’autres représentations jusqu’au mois de février prochain. Jean Lukas Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, place Georges-Pompidou, 78054 Saint Quentin-en-Yvelines. Vendredi 9 novembre à 20h30. Tél. 01 30 96 99 00. Et aussi  : à Nice (Manca Festival - Opéra de Nice), le 7 décembre, puis au Théâtre 71 de Malakoff, du 6 au 8 février. D. R. Maciej Kotlarski/YannChapotel la direction d’acteurs. Il y a une dizaine d’années au Theater an der Wien de Vienne, sa Traviata prenait place dans un sanatorium immaculé, sur fond de décors progressant inexorablement au rythme des saisons. Côté distribution, la metteuse en scène aura mainmise sur un plateau de fringants trentenaires parmi lesquels les populaires Saimir Pirgu, Vannina Santoni, Catherine Trottman et Clare Presland. Cast aux antipodes pour Bastille  : applaudie dernièrement en Adina et en Micaëla, Aleksandra Kurzak assume le rôle-titre, retrouvant Jean-François Borras – et ponctuellement son mari Roberto Alagna, le 26 octobre – en Alfredo. Les nostalgiques de la précédente distribution se féliciteront du retour d’Ermonela Jaho, qui sera la Violetta de décembre face à Charles Castronovo. Et tandis que Bastille retrouvera son Chœur et Orchestre, les veinards qui feront halte Avenue Montaigne pourront entendre l’audacieux Jérémie Rhorer et son Cercle de l’Harmonie ressusciter sur instruments d’époque le fameux « la verdien » à 432 Hz, occasion rare pour ne pas dire unique. Julien Hanck Opéra Bastille, 120 rue de Lyon, 75012 Paris. Du 29 septembre au 29 décembre 2018 à 19h30 (14h30 les dimanches). Tél. 08 92 90 90. Théâtre des Champs-Élysées, 15 av. Montaigne, 75008 Paris. Les 28 novembre, 1 er, 3, 5, 7 décembre 19h30 et 9 décembre à 17h. Tél. 01 49 52 50 50. OPÉRA ROYAL DU CHÂTEAU DE VERSAILLES/NOUVELLES PRODUCTIONS Actéon & Pygmalion Deux œuvres inspirées par les Métamorphoses d’Ovide à Marc-Antoine Charpentier et Jean-Philippe Rameau sont proposées dans une production de l’Opera Atelier de Toronto. Il faut imaginer l’émerveillement des premiers spectateurs devant les surprises de l’opéra baroque – et pour cela l’Opéra royal est un lieu idéal (même si son édification est postérieure aux grandes heures des deux compositeurs ici rassemblés). Les « machines » du théâtre baroque ont ouvert la porte à tous les trésors de l’illusion – avec pour corollaire des livrets parfois franchement alambiqués. De fait, les Métamorphoses d’Ovide ont nourri nombre d’ouvrages lyriques où la transformation des décors et des personnages eux-mêmes constitue autant une prouesse scénique qu’une incitation à l’invention musicale. Dans Actéon, Charpentier narre l’histoire de ce chasseur malchanceux ou indélicat changé en cerf pour avoir aperçu Diane au bain. Rameau, quant à lui, a fait un opéra-ballet de celle de Pygmalion, sculpteur tombant amoureux de son œuvre de pierre devenue femme. Bien dans l’esprit baroque, chant, musique et danse se mêlent dans cette double production signée par le metteur en scène Marshall Pynkoski et la chorégraphe Jeannette Lajeunesse Zingg, co-fondateurs d’Opera Atelier il y a plus de trente ans. Le ténor Colin Ainsworth tient les rôles-titres des deux héros. Jean-Guillaume Lebrun Opéra Royal du Château de Versailles, 4 av. de Paris, 78000 Versailles. Vendredi 30 novembre à 20h, samedi 1er décembre à 19h, dimanche 2 décembre à 15h. Tél. 01 30 83 78 89. La Terrasse, premier média arts vivants en France Edward Tracz, artiste de l’Atelier Ballet de Toronto à l’Opéra Royal du Château de Versailles. Bruce Zinger
D. R. Sung Yull Nah jazz/musiques du monde/chanson Dave Holland Quartet Aziza PARIS/JAZZ Le contrebassiste nous embarque dans sa récente aventure discographique, un trip autour du jazz, au pluriel des suggestifs. « Au Bénin, terre natale de Lionel Loueke, le terme Aziza renvoie à une « race » surnaturelle d’habitants de la forêt qui délivre des conseils pratiques et spirituels. », prévenait fin 2016 le bassiste Dave Hollland. C’est d’ailleurs la composition Aziza Dance, écrite par le guitariste béninois, qui ouvrait l’album du même nom paru voici deux ans. Chacun des membres du quartette, tous leaders patentés par ailleurs, y signait à part égale le répertoire  : au Dave Holland, un des boss de la basse depuis bientôt un demi-siècle. ANTONY/JAZZ La chanteuse Youn Sun Nah est l’une des têtes d’affiche du festival « Place au jazz ». Place au jazz total les huit thèmes forment une suite, tout à la fois diverse et cohérente, « audacieuse et funky, dans le droit fil des projets de Dave Holland tels que son quartet Extensions, et même au lointain grondement du formidable trio Gateway », selon Cormak Larkin de l’Irish Times. Un quartet majuscule Deux ans plus tard, on retrouve donc la belle équipe emmenée par le totémique contrebassiste anglais  : outre le Béninois Lionel Loueke, le saxophoniste new-yorkais Chris Potter et le batteur texan Eric Harland s’avèrent des partenaires des plus solides pour cheminer au long cours. Le résultat est une singulière traversée de la Great Black Music, où l’on accoste aussi bien sur les terres d’un funk tellurique qu’en de longues plages plus paisibles. À tout moment, l’interaction entre les quatre compagnons invite à sortir des sillons balisés, à oser l’inédit. Ceux qui aiment le jazz devraient s’y retrouver, d’autant qu’en première partie, le quartette piloté par le saxophoniste Gaël Horellou et le drummer Ari Hoenig promet lui aussi de beaux lendemains, au-delà des simples figures de style. Jacques Denis Studio 104, Maison de la Radio, 116 av. du Président-Kennedy, 75016. Samedi 17 novembre à 20h30. Places  : de 10 à 25 € . Tél. 01 56 40 22 22. À Antony, fin novembre, l’espace Vasarely fait « Place au jazz » ! Un festival qui présente le jazz sous différentes formes, du solo au big band. Ouverture en beauté le vendredi 16 novembre avec Youn Sun Nah accompagnée par une partie de l’équipe de son disque She Moves On dans lequel la chanteuse coréenne reprend de manière inattendue des classiques de la grande pop américaine, de Lou Reed et Paul Simon à Joni Mitchell et Jimi Hendrix, à sa manière si caressante. Le pianiste Edouard Ferlet a, quant à lui, pris la musique de Jean-Sébastien Bach comme point de départ de son récital en solo  : pas question pour lui de jazzifier la musique du maître mais plutôt de lui emprunter citations et procédés pour la remettre en jeu(x) de manière sensible et originale. Quant à l’excellent Duke Orchestra, c’est au personnage et au film de Mary Poppins qu’il emprunte la matière de son « Jazzy Poppins ». La chanteuse et comédienne Sophie Kaufmannincarne Jeanne Banks, la petite fille du film devenue adulte, dans un spectacle à voir en famille. Deux week-ends Le week-end suivant, après un voyage dans la musique de Duke Ellington proposé par l’Antony Big Band placé pour l’occasion sous la direction de Laurent Mignard (leader du Duke Orchestra) le vendredi 23, c’est le pianiste Eric Legnini qui, à la tête d’un dynamique quintet, animé par la faconde et le swing qu’on lui connaît, célèbrera l’esprit de Les McCann, son aîné afro-américain et l’un des pères du souljazz, à l’expression fortement teintée de blues et de gospel. Enfin, le dimanche 26, à 16h, on pourra (re)découvrir le natif de La Nouvelle- Orléans, Jesse Davis, saxophoniste alto dans la lignée du grand Cannonball Adderley qui, voici vingt ans, fit partie de la vague des « Young Lions » et fit une apparition dans le film Kansas City de Robert Altman. Bœufs, conférences à la médiathèque, spectacle jeune public, les rendez-vous ne manquent pas en complément des concerts. Vincent Bessières Espace Vasarely, place des Anciens Combattants-d’Afrique-du-Nord, 92160 Antony. Du 16 au 25 novembre. Tél. 01 40 96 72 82. 21NOV. 1 ER DÉC. 2018 RAMKOERS Vincent de Rooij Cie BOT JOUE À TOM WAITS L’Orchestre d’Hommes-Orchestres MAIRIE DE PARIS relliondit Télérama la terrasse 1rta MUSIQUE BACH JOUR de Stéphane Ricordel, Sonia Wieder-Atherton & Shantala Shivalingappa JE GARDE LE CHIEN Claire Diterzi 01 56 08 33 88 lemonfort.fr fort théâtre colonne-musqiue.V.2.indd 1 16/10/2018 17:02 jazz/musiques du monde/chanson 55 la terrasse 270 novembre 2018



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