La Terrasse n°270 novembre 2018
La Terrasse n°270 novembre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°270 de novembre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 17,8 Mo

  • Dans ce numéro : festival d'instance.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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classique/opéra 50 la terrasse 270 novembre 2018 T M m'ad Vendredi 9 et samedi 10 novembre à 20h30 Maison de la musique SPECTACLE MUSICAL CRÉATION the other (in)side Benjamin de la Fuente, jos houben, tm+ 18-19 Maison de la musique de nanterre CE I HIC THEATRE 25.11.18 PESCIA KLEIER MELEAU 17H30 – SUITES FRANCAISES DIRECTION  : OMAR PORRAS CHEMIN DE L'USINEA GAZ 9 TKM.CH 1020 RENENS-MALLEY BILLETTERIE  : +41 (0)21 625 84 29 RENENS SUISSE -l' « eW nen. !!! ! HAC ENSEMBLE ENSCÈNE 23.11.18 20H – PARTITAS www.maison delamusique.eu RER A Nanterre ville MAIRIE DE NANTERRE www.nanterre.fr ÉLÉPHANT PANAME/TÉNOR ET PIANO Benjamin Bernheim L’atypique et irremplaçable série L’Instant Lyrique accueille le jeune ténor sous le dôme de l’Éléphant Paname, lieu magique au cœur de Paris. Le ténor Benjamin Bernheim est l’invité de L’Instant Lyrique. Nous le fêtions l’an passé en Rodolfo dans La Bohème mise en scène par Claus Guth à Bastille  : le voici de nouveau à l’honneur dans l’Instant Lyrique. Accueilli par les locaux scintillants du Centre d’Art et de Danse Éléphant Paname, ce concept unique signé Richard Plaza propose « champagne dans les salons, récital dans le Dôme » et l’occasion d’entendre de grandes voix s’exprimer à l’occasion de soirées carte blanche. Diversement materné par Gary Magby et Jaume Aragall, le ténor francosuisse Benjamin Bernheim est de ceux qui ont pris le temps d’opérer leur passage du conservatoire aux grandes scènes internationales. L’Opéra de Zurich qui avait commencé par le cantonner dans des seconds rôles lui donne, après des années d’attente, l’occasion de faire ses preuves dans le Gesualdo de Dalbavie. Ce rôle, où il se montre unique et prémonitoire, le lance  : les mois suivants lui ouvrent une formidable galerie de personnages neufs, Narraboth (Salomé), Cassio (Otello), Tebaldo (I Capuleti e i Montecchi), où rayonne ce timbre au charme immédiat, union rare de dons vocaux éclatants et d’une personnalité éminemment empathique. Celui que l’on compare désormais à Georges Thill et Roberto Alagna continue de cueillir les fruits d’une carrière sagement conduite, que ce soit à Londres, Zurich, Vienne ou Paris, où vous pourrez l’entendre ce 12 novembre accompagné du pianiste Antoine Palloc. Julien Hanck Éléphant Paname, 10 rue Volney, 75002 Paris. Lundi 12 novembre à 20h. Tél. 01 49 27 83 33. Places  : 27 à 39 € SURESNES/CHŒUR A CAPPELLA Accentus Deux chefs-d’œuvre du répertoire choral du XX e siècle, l’un profane (Figure humaine de Poulenc), l’autre sacré (Messe pour double chœur de Frank Martin), composent un magnifique programme entre ombre et lumière. Compositeur versatile, Francis Poulenc a souvent recours à la voix quand il s’agit de Richard Boll porter en musique toute la gamme des sentiments humains. Tantôt frivoles, souvent plus profondes qu’elles n’en ont l’air, ses mélodies ne sont jamais aussi abouties que lorsqu’il s’empare des vers des poètes qui furent ses contemporains et ses amis. Il fit à Paul Éluard une place à part et livra au cœur de la guerre sa magnifique cantate Figure humaine, huit chants pour chœur mixte conclus par le célèbre Liberté (« j’écris ton nom... »). En regard, Marc Korovitch dirige le chœur Accentus dans la Messe pour double choeur (1926) du Suisse Frank Martin, merveille de polyphonie inspirée par le chant grégorien, ainsi qu’une création de la compositrice belge Annelies Van Parys. Jean-Guillaume Lebrun Théâtre Jean Vilar, 16 place Stalingrad, 92150 Suresnes. Mardi 13 novembre à 21h. Tél. 01 46 97 98 10. CATHÉDRALE SAINT-LOUIS/CYCLE Lauréats des Victoires de la Musique classique La saison musicale du Musée de l’Armée à l’Hôtel des Invalides consacre un de ses cycles aux talents distingués par les Victoires de la Musique classique dans la catégorie Révélation. La violoncelliste Ophélie Gaillard Quatorze concerts sont au programme au cours de la saison avec ce mois-ci quelques jolies rencontres  : une soirée chambriste consacrée à Brahms (Sextuor à cordes n°1 en si bémol majeur, opus 18) et Mendelssohn (Octuor à cordes en mi bémol majeur, opus 20) autour de la violoncelliste Ophélie Gaillard (le 13), puis les jeunes voix de Chloé Briot (soprano), qui sera Papagena dans La Flûte enchantée mise en scène par Robert Carsen à l’Opéra de Paris en avril prochain, et Eva Zaïcik (mezzo-soprano), fraichement sortie du Jardin des Voix de William Christie (le 20) et, enfin, le jeune géant du violon Yossif Ivanov, ancien élève de Zakhar Bron et Igor Oïstrakh, Deuxième Prix du Concours Reine Elisabeth à l’âge de 18 ans, dans le Concerto pour violon de Beethoven, accompagné par Arie Van Beek à la tête de l’Orchestre de Picardie qui dirige par ailleurs la Symphonie n°6 de Schubert (le 27). Jean Lukas Cathédrale Saint-Louis, Hôtel national des Invalides, 129 rue de Grenelle, 75007 Paris. Les 13, 20 et 27 novembre à 20h Tél. 01 44 42 54 66. Le chœur Accentus chante Poulenc et Frank Martin à Suresnes. La Terrasse, premier média arts vivants en France Caroline Doutre Julien Benhamou
D. R. Éric Mercier focus HAUTS-DE-FRANCE/FESTIVAL ITINÉRANT Festival En Voix ! Les Hauts-de-France jouent la carte vocale Le Théâtre Impérial de Compiègne, place forte de l’art lyrique en région Hauts-de-France, sort de ses murs pour provoquer la première édition d’un festival entièrement dédié à l’art vocal et la conquête de nouveaux publics. Objectif ? Porter la musique là où elle n’arrive pas habituellement. Un mois d’aventures vocales à partager en 43 représentations, du 16 novembre au 18 décembre. Entretien/Éric Rouchaud Une fête de l’art vocal pour tous Rencontre avec le directeur du Théâtre Impérial et de l’Espace Jean Legendre de Compiègne à l’occasion du lancement du festival En Voix !, alors que deux nouvelles productions emblématiques de ses choix se profilent au cours de la saison  : Normandie et La Tragédie de Carmen. Il est singulier qu’une grande maison comme l’est le Théâtre Impérial de Compiègne initie un festival itinérant, dispositif de diffusion des plus légers… Comment est née l’idée de ce nouveau festival En Voix ! ? Quel est l’objectif du festival ? Éric Rouchaud  : J’ai fondé ce nouveau festival dans le prolongement du projet artistique et culturel du Théâtre Impérial qui entend faciliter l’accès de l’art lyrique et du chant choral à un large public avec des programmes et des artistes de haut niveau. Nous irons au plus près des habitants, et notamment en zones rurales, pour réduire ce sentiment d’isolement qui m’a souvent été exprimé. Grâce à cette fête de l’art vocal, nous voulons réunir tous les territoires dans une même aventure culturelle faite de découvertes, d’émerveillement et d’enthousiasme. Quels en seront les périmètres artistiques et géographiques ? Éric Rouchaud  : Ce sera le premier festival d’art lyrique et de chant choral déployé à l’échelle régionale, c’est-à-dire dans les cinq départements de la région Hauts-de-France. Nous proposons deux opéras, des concerts de l’Ensemble Aedes, notre chœur en résidence, des récitals avec guitare, harpe, piano ou orchestre. Avec 12 programmes différents qui reflètent la Un nouveau festival qui sillonne les routes Un nouveau festival d’art lyrique ? C’est le pari du Théâtre Impérial de Compiègne avec cet événement inédit consacré à la voix et au chant choral, rayonnant sur les cinq départements de la région Hauts-de-France. C’est le projet phare de la saison des Théâtres de Compiègne pour rendre l’art lyrique et choral accessible à tous, dans un territoire de 6 millions d’habitants où l’offre est parfois inexistante. Le nouveau festival sillonnera donc les routes des cinq départements de la région pendant un mois et proposera une quarantaine de représentations dans 40 villes différentes. Le coup d’envoi sera donné au Théâtre Impérial de Compiègne avec un concert de Jakub Józef Orliński, le nouveau contre-ténor qui monte, en compagnie de l’Ensemble Il Pomo d’Oro. Sous la direction de Mathieu Romano, l’Ensemble Aedes revisitera a cappella les plus beaux titres de Brel et de Barbara. De Bach à Barbara Avec les Lunaisiens, le public sera invité à donner de la voix au cours du « concert/Master-class participatif » intitulé Chanter est un sport comme les autres, et pourra découvrir les lauréats du Concours Voix nouvelles lors de leur grand concert. Côté opéra, une nouvelle production de L’Enlèvement au Sérail de Mozart s’invitera dans la mise en scène de Christophe Ruhles et la direction musicale de Julien Chauvin, tandis que le compositeur Jules Matton livrera L’Odyssée, sa nouvelle création à l’Opéra de Lille. Et parce que les Hauts-de- France ouvrent sur la mer, deux concerts nous font voyager  : bienvenue à bord du Brighton en compagnie de la soprano Clémentine Decouture qui évoque les échanges Paris- Londres au tournant du XX e siècle, ou du Tran- satlantique avec la soprano Raquel Camarinha qui interprète Kurt Weill, Boris Vian et Gershwin. Pour le concert de clôture, retour au Théâtre Impérial de Compiègne qui mettra à l’honneur les motets de Bach avec l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon. Isabelle Stibbe Région Hauts-de-France. Festival En voix !, du 16 novembre au 18 décembre 2018. Philippe Biancotto *- g « Nous allons aller au plus près des habitants, et notamment en zones rurales. » Mathieu Romano, fondateur et directeur musical de l’Ensemble Aedes, chœur en résidence au Théâtre Impérial de Compiègne, est l’un des invités du festival En Voix ! NOUVELLES PRODUCTIONS/THÉATRE IMPÉRIAL DE COMPIÈGNE Tout le monde connaît « Ça vaut mieux que d’attraper la scarlatine », la chanson popularisée par Ray Ventura, mais peu savent que ce tube de l’entre-deux-guerres est issu de la comédie musicale Normandie, composée par Paul Misraki, l’auteur du célèbre « Tout va très bien Madame la Marquise ». Une œuvre de 1936 montée aux Bouffes-Parisiens où se rencontrent sur le mythique paquebot une aventurière, un pasteur à claquettes, La mezzo-soprano Eva Zaïcik, grande révélation du chant français, sera Carmen dans La Tragédie de Carmen, les 17 et 19 mai prochains. diversité du répertoire, 43 représentations seront données en un mois, dans tous types de lieux, pour rassembler autour du chant. La région Hauts-de-France s’est fortement engagée pour ce nouveau festival. Comment avez-vous convaincu les tutelles ? Éric Rouchaud  : Sans la région Hauts-de-France, nous n’aurions pas pu concrétiser ce projet. Je suis heureux que l’ambition de ce projet artistique fédérateur ait trouvé un écho favorable à l’ambition que porte Xavier Bertrand pour la région et ses habitants grâce à la culture. Son écoute et son appui sont très importants pour la réussite de ce projet. Avec la Ville de Compiègne et son maire Philippe Marini et le concours du ministère de la Culture et du département de l’Oise, nous avons donné un nouvel élan au Théâtre Impérial. Nous allons pouvoir poursuivre notre projet et l’étendre au profit d’un plus large public. La saison du Théâtre est marquée par deux productions qui vous tiennent à cœur  : Normandie et La Tragédie de Carmen. Parlez-nous de ces deux projets… Éric Rouchaud  : Le Théâtre Impérial, seule scène lyrique entre Paris et Lille, s’inscrit aussi comme un centre de production lyrique en s’appuyant sur la présence d’artistes et ensembles en résidence. Parmi les 15 concerts et 7 opéras, dont 6 coproductions de la saison, nous lançons deux nouvelles productions qui illustrent un des aspects de ce que je veux proposer  : la découverte ou redécouverte du répertoire français dans sa diversité. Ce sera donc le cas avec Normandie, cette comédie musicale de 1936 que nous produisons avec Les Frivolités Parisiennes, en résidence au Théâtre. Et puis, cette formidable Tragédie de Carmen que nous remontons sous la conduite de notre metteur en scène associé Florent Siaud avec des artistes en résidence comme Eva Zaïcik. Propos recueillis par Jean Lukas Normandie/Tragédie de Carmen Avec ces deux nouvelles productions, la comédie musicale Normandie et l’opéra La Tragédie de Carmen, le Théâtre Impérial de Compiègne explore l’amour en rose et noir. trois milliardaires américains, un passager clandestin, et des amoureux transis. Une partition enlevée au charme délicieusement rétro, que remettent sur scène Les Frivolités Parisiennes, inlassables défricheurs de répertoire léger français. Charme rétro pour Normandie, relecture intense pour Carmen Si tout le monde sait attribuer « L’amour est enfant de bohème » à Carmen, l’opéra de Bizet prend une tournure résolument sombre dans la relecture intense qu’en ont proposée Peter Brook, Jean-Claude Carrière et Marius Constant dans leur Tragédie de Carmen en 1981. C’est cette version dont s’emparent le metteur en scène Florent Siaud et le chef Romain Louveau avec l’Ensemble Miroirs Étendus. Une version intimiste  : 4 chanteurs (dont Eva Zaïcik dans le rôle-titre), une intrigue concentrée, une fin renouant avec celle de Mérimée (Escamillo est tué). De quoi resserrer le drame, le rendant encore plus fort et tendu que dans la partition originelle. Isabelle Stibbe Normandie. Théâtre Impérial. Le 7 février 2019 à 20h30. La Tragédie de Carmen. Théâtre Impérial. Le 17 mai 2019 à 20h30 et le 19 mai 2019 à 16h. Théâtre Impérial de Compiègne, 3 rue Othenin, 60200 Compiègne. Tél. 03 44 40 17 10. www.theatre-imperial.com/focus 51 la terrasse 270 novembre 2018



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