La Terrasse n°270 novembre 2018
La Terrasse n°270 novembre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°270 de novembre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 17,8 Mo

  • Dans ce numéro : festival d'instance.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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danse 46 la terrasse 270 novembre 2018 Critique Vertikal MAC de Créteil/Les Gémeaux, Sceaux/Chor. Mourad Merzouki Mourad Merzouki prend un nouvel envol avec Vertikal, créé à la Biennale de la danse de Lyon sur une musique alliant le vertige des cordes à l’éléctroacoustique, composée par Armand Amar. Mourad Merzouki est un insatiable, qui aime à explorer toutes les dimensions de son art, et ce, depuis qu’il s’est lancé dans la chorégraphie. Après Pixel qui explorait le monde virtuel et Folia qui flirtait avec le baroque, le voilà qui s’attaque à la danse verticale. Et comme toujours, il rivalise d’inventivité dans cette nouvelle dimension du hip hop, qui propulse ses dix danseurs dans un Critique Mitten wir im Leben sind/Bach6Cellosuiten Philharmonie de Paris/Chor. Anne Teresa De Keersmaeker Accompagnée du violoncelliste Jean-Guihen Queyras et de quatre magnifiques danseurs, Anne Teresa De Keersmaeker retrouve pour Mitten wir im Leben sind/Bach6Cellosuiten Jean-Sébastien Bach. Une pièce dépouillée, sensible et virtuose. Un plateau entièrement nu, dépouillé de coulisses, de fond de scène. Des cercles dessinés à même le sol, un tabouret. Jean-Guihen Queyras, éminent violoncelliste, s’y assoit dos au public pour entamer la première Suite. Un homme, de ses gestes maîtrisés, souples, lui donne la réplique. Il se laisse tomber sans fracas, entre abandon et retenue, tient un équilibre à l’horizontal, bras plié, corps tendu. De ses mouvements entre ciel et terre émane une Région/Manège de Reims/Festival force sereine. À chacune des Suites de Jean- Sébastien Bach est dédié un solo dansé par un interprète différent, fidèle de Rosas, en affinité avec les affects exprimés par le compositeur et son musicien. nouveau monde, où légèreté et rebonds sont les nouveaux maîtres mots de l’apesanteur. Si, pour cette création, il a demandé conseil à Fabrice Guillot de la compagnie Retouramont, spécialiste des techniques aériennes et de la danse-escalade, Mourad connaissait déjà le vocabulaire de la voltige acrobatique, et la rhétorique de la suspension, testées dans sa jeunesse à l’école du Born to be alive Se sentir vivant  : c’est le leitmotiv de ce festival, qui souffle un vent de liberté sur les corps, les identités, et leurs modes de représentation ! Born to be alive, c’est un temps fort composé de cinq soirées. À chacune d’entre elles son lot de découvertes foisonnantes, entre danse, performance et cabaret, puisqu’il s’agit de programmes doubles mobilisant tous les espaces du Manège de Reims, du théâtre au cirque. Avec quelques créations à ne pas manquer, parmi lesquelles le projet de Marta Izquierdo Muñoz  : Imago-go puise dans la culture populaire une figure de la majorette tragi-comique, qui fait suite à son précédent ouvrage autour des danses traditionnelles de bâton catalanes et provençales. L’autre première à surveiller de près sera celle de Sophie Perez et Xavier Boussiron avec leurs Chauve-souris du volcan, qui met en scène femmes, danses et larmes. À moins que Mister Entertainment vienne changer la donne ? Au cœur des cultures d’aujourd’hui À noter aussi la venue de Steven Cohen, qui constitue chaque fois une forme d’événement. Le performeur sud-africain crée toujours l’étonnement par ses transformations, par son corps qu’il contraint ou entrave sans ménagement. Dans Put your heart under your feet… and walk !, il convoque une nouvelle fois le souvenir de son compagnon disparu, en mettant en scène le vide et la culpabilité Steven Cohen, en prise directe avec Elu, son compagnon disparu. du survivant. Les deux dernières soirées du festival permettent de se plonger dans le travail du Catalan Père Faura  : les deux volets de sa Sweet Suite montrent deux manières différentes d’envisager la pop culture, entre cinéma et danse. Nathalie Yokel Manège de Reims, 2 bd du Général-Leclerc, 51000 Reims. Du 6 au 17 novembre 2018. Tél. 03 26 47 30 40. Pierre Planchenault Mitten wir im Leben sind/Bach6Cellosuiten d’Anne Teresa De Keersmaeker. Au cœur de la vie, nous sommes… À la quiétude de Michaël Pomero répond la sensibilité délicate et introspective de Julien Monty, à la vivacité explosive de Marie Goudot, la danse passionnée, tragique, de Boštjan Antončič. Anne Teresa De Keersmaeker, quant à elle, lie entre elles les différentes scènes en les annonçant par le numéro de chaque Suite, accompagnant la fin des soli par sa danse, en contrepoint. Pour l’ultime et sixième, tous se retrouvent et interprètent une vibrante et lumineuse symphonie de mouvements. « Au cœur Vertikal de Mourad Merzouki. cirque de Saint-Priest. Vertikal fait le pari d’une nouvelle poétique de l’espace où les danseurs évoluent en douceur. Les fondamentaux du hip hop se font plus fluides et ondulent le long de ces filins ou de ces élastiques, trouvent une nouvelle dynamique à l’assaut de grands monolithes qui tiennent lieu de décor et délimitent l’espace du plateau. À l’assaut du vide Dans cette exploration de haut vol, on rencontre un pan de l’histoire de la danse, Trisha Brown marchant sur les façades d’immeubles, les Sankaï Juku se jetant dans le vide du haut des buildings, attachés à des filins, ou les pionniers français de Roc in Lichen. Mais contrairement à eux, Mourad ne cherche pas à défier la gravité mais plutôt à la tester. Plutôt qu’oiseaux, ses danseurs se font insectes, indifférents aux inclinaisons comme au vide, oubliant la divergence Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines/Chor. Aina Alegre Le Jour de la bête être ensemble  : ce pourrait être le leitmotiv de cette pièce, qui invite à la célébration, dans sa part d’ombre et de lumière. Pour cette pièce, Aina Alegre a tout d’abord puisé dans ses souvenirs, quand, petite fille, elle prenait part aux castells qui faisaient vibrer les villages catalans  : fête, tours humaines, ferveur villageoise… Toute l’expression d’une communauté et de son vivre ensemble y était magnifiée. Le Jour de la bête, tout en dépassant la question géographique et culturelle, reprend à son compte la notion de groupe embarqué dans un rituel collectif, où le rythme des pas, la clameur des voix, l’ardeur des traversées conduisent à la sublimation d’une énergie commune, dans sa puissance comme dans sa sauvagerie. Car, même si l’allégresse, le carnaval, la transe, ne sont pas loin, les architectures de corps qu’élabore la chorégraphe Peter Hundert de la vie nous sommes entourés par la mort. » Ces mots, extraits d’un hymne médiéval traduit du latin par Luther et prononcés dans une cantate de Jean-Sébastien Bach, Anne Teresa De Keersmaeker les a lus pour la première fois sur la tombe de Pina Bausch. Retranchant les quatre derniers termes, laissant la question en suspens, elle a fait de cette phrase le titre d’une pièce qui navigue entre joie et douleur, finitude et transcendance. Aidée par Jean-Guihen Queyras, qui a largement participé à la création et occupe un rôle central sur scène, elle a attentivement étudié les 6 Suites pour violoncelle seul. À leur composition rigoureuse, mathématique, répond celle tout aussi minutieuse et brillante de la chorégraphie. De cette recherche formelle, est né un spectacle dont émanent une grâce, une impression de naturel et de liberté qui fascinent. Delphine Baffour Philharmonie de Paris, 221 av. Jean-Jaurès, 75019 Paris. Du 17 au 19 novembre à 20h30. Tél. 01 44 84 44 84. Durée  : 2h. Dans le cadre de la programmation de Théâtre de la Ville et du Festival d’Automne à Paris. Spectacle vu à l’Opéra Comédie dans le cadre du festival Montpellier Danse. entre la terre et l’air, diluant tout sens d’orientation, vertical ou horizontal, peu importe. L’aérien est horizontal et le poids s’appuie à la verticale. Des images fortes, des corps d’où émergent une sensibilité et une sensualité plutôt rares dans le hip hop, forment l’essentiel d’un spectacle d’une surprenante beauté. Agnès Izrine Laurent Philippe MAC de Créteil, place Salvador-Allende, 94000 Créteil. Du 9 au 14 novembre à 21h00. Dim. 11 à 17h30, relâche lun. 12. Tél. 01 45 13 19 19. Durée  : 1h. Les Gémeaux, Scène nationale de Sceaux, 49 av. Georges-Clemenceau, 92330 Sceaux. Dans le cadre du festibal Kalypso. Ven. 7, sam. 8 déc. à 20h45, dim. 9 déc. à 17h. Tél. 01 46 61 36 67. Spectacle vu à Lyon lors de la Biennale de la Danse. Le Jour de la bête, une fête signée Aina Alegre nous rappellent aussi la fragilité humaine, tout comme l’idée qu’un élan vital peut aussi se transformer en geste mortel. Nathalie Yokel Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, 3 place Georges-Pompidou, 78180 Montignyle-Bretonneux. Le 30 novembre 2018 à 20h30. Tél. 01 30 96 99 00. Laurent Philippe Laurent Philippe
D. R. fo CU S Le Centre des arts d’Enghien-les-Bains, des écritures à l’écoute du monde Scène conventionnée pour les écritures numériques et pôle ressource de la création numérique, le Centre des arts relie, à travers sa programmation, son expertise et ses activités, l’art, les sciences et les questions de société. Plateforme internationale reconnue, outil suscitant rencontres et collaborations, le Centre des arts parcourt le monde à travers une programmation transdisciplinaire, qui questionne les évolutions et ouvre l’imaginaire. Entretien/Dominique Roland L’art comme expression de la singularité humaine Sous la houlette de Dominique Roland, le Centre des arts éclaire l’éclectisme des formes et la vivacité de la pensée. « Nous sommes un pôle de création, diffusion et résidence transdisciplinaire, très attentif à la manière dont se déploie l’écriture, qu’elle soit musicale, chorégraphique ou hybride. Au-delà des effets d’illusion, du chamboulement de la perception et des possibilités esthétiques que font naître les outils numériques, nous interrogeons à travers notre programmation des sujets qui relient art, science et société. Face à la quatrième révolution industrielle, nous affirmons la singularité de l’art, cultivons la mémoire, la connaissance, la pensée critique. Cette année, Christian et François Ben Aïm explorent à travers la fragilité du monde arctique le rapport entre l’homme et son environnement ; éric Minh Cuong Castaing, lauréat 2012 de la biennale Les Bains Numériques, met en scène l’utilisation des drones dans la gestion des conflits à partir de la situation de la bande de Gaza ; Sharon Eyal et Gai Behar proposent une danse Danse, arts numériques/chor. Christian et François Ben Aïm Mirages – les âmes boréales Christian et François Ben Aïm renouent avec le jeune public dans cette nouvelle pièce aux accents écolos. Ils nous plongent dans une exploration imaginaire des vastes étendues de glace, là où la blancheur laisse à peine deviner la présence de l’homme. Ici la nature et les éléments, les paysages et leurs horizons, les rêves et les illusions empruntent à la vidéo et au son une forme de réalité à la limite du merveilleux. L’immersion dans ces textures oniriques éclaire aussi l’enjeu d’une fable plantée dans le Grand Nord pour évoquer le devenir de notre monde. Nathakie Yokel Le 20 janvier 2019. Concert/jazz Yaron Herman Trio + Michel Portal Regina Brocke charnelle et profonde qui me bouleverse ; Frédéric Deslias, que nous programmons pour la quatrième fois, transforme les spectateurs en astronautes en mission… Dans le domaine de la musique aussi, nous proposons une cartographie du monde nourrie d’inspirations multiples. L’artiste coréenne virtuose Youn Sun Nah explore divers continents musicaux comme par exemple le jazz. La rencontre de Yaron Herman et Michel Portal promet elle aussi un moment fort et aventureux. Une cartographie impressionniste du monde La saison permet également de découvrir la nouvelle génération cubaine, à travers la talentueuse Luna Manzanares. Cuba, c’est une passion de longue date qui m’a notamment amené à réaliser des documentaires pour ARTE sur la musique cubaine, si riche d’influences et métissages. Au-delà de la programma- Le pianiste Yaron Herman et le clarinettiste Michel Portal se connaissent bien. Ils aiment tous deux s’aventurer dans l’inconnu et élaborer de la musique ensemble, sur le fil, dans l’instant. La complicité est ancienne et, comme toutes les amitiés fertiles en musique, visible sur scène. Ouvert sur d’autres influences, pétri de références contemporaines, le jazz est le langage de leur dialogue, qui se nourrit de l’échange et de l’accident. Une rencontre entre deux grands improvisateurs, qui accompagnera la sortie d’un disque du nouveau trio formé par le pianiste. Vincent Bessières Le 5 avril 2019. Danse/Chor. Sharon Eyal et Gai Behar OCD Love OCD Love, inspiré par un texte du poète Neil Hilborn, décrit une relation dans laquelle une femme amoureuse s’exaspère des troubles obsessionnels compulsifs (OCD en anglais) du narrateur. Répercutant les émotions et la fascination d’Eyal pour ce récit, d’une virtuosité époustouflante, OCD Love campe entre transe et rituel une humanité mystérieuse, d’où surgissent d’impossibles chimères, d’ambigus désirs. Sharon Eyal livre une pièce à la beauté ténébreuse, précieuse « comme une pierre sombre logée dans ma poitrine », dit-elle. Et c’est juste. Agnès Izrine Le 12 février 2019. Danse, cirque/MES YoannBourgeois Minuit, tentatives d’approche d’un point de suspension Des tentatives, il en a fallu pour expérimenter autant de déséquilibres, chutes, agrès, envols, rattrapages… YoannBourgeois est D. R. passé maître dans cette obstination physique du point de suspension, celui qui donne au corps ce poids zéro, cette limite poétique où tout est possible. Avec sa pièce Minuit, c’est aussi la scène du théâtre qu’il sublime, habillant ses moindres recoins d’espaces transformés comme autant de terrains de jeu pour le corps. S’ensuit un magnifique tissage entre cirque, danse, texte et musique, doublé d’un casting de haute volée ! Nathalie Yokel Les 30 et 31 mars 2019. Concert/musique cubaine Adélaïde Michel Luna Manzanares Luna Manzanares. Elle a joué le rôle de Carmen dans la première adaptation cubaine de l’opéra de Bizet. « Toutes les femmes de Cuba ont un instinct de Carmen, déclarait-elle alors au Financial Times. C’est notre contexte, notre histoire, notre mode de vie. » Pas étonnant que Luna Manzanares révèle un tempérament ardent sur scène. Capable de chanter dans les registres traditionnels auprès d’Eliades Ochoa comme d’incarner la nouvelle pop cubaine, la jeune femme a de la présence, du charisme et une voix admirable. Ses deux concerts au CDA seront enregistrés en vue de la réalisation du prochain album de l’artiste. Vincent Bessières Les 23 et 24 novembre 2018. Centre des arts d’Enghien-les-Bains, 12-16 rue de la Libération, 95880 Enghien-les-Bains. Tél. 01 30 10 85 59. www.cda95.fr Dominique Roland, directeur du Centre des arts. D. R..11 tion, notre dimension internationale se traduit par une coopération concrète avec des structures implantées dans le monde entier. Notre expertise reconnue de coordination dans la catégorie « arts numériques » au sein du réseau des villes créatives de l’UNESCO, le label « expertise internationale » accordé par le ministère des Affaires étrangères ainsi que divers partenariats innovants développent la mobilité des artistes et des œuvres, la créativité. Expositions, films, publications, ingénierie technologique, incubateur de start-ups  : autour de l’élément central de l’art, nos activités génèrent des rencontres, collaborations et réflexions. Alors que les rapports entre l’homme et la machine se transforment, nous mettons en lumière la capacité singulière de l’imagination, en interactivité avec le public. » Propos recueillis par Agnès Santi Danse/chor. éric Minh Cuong Castaing Phoenix éric Minh Cuong Castaing est un jeune chorégraphe super connecté venu à la danse par les arts visuels. Il a déjà mis en scène danseurs et robots anthropomorphes. Dans cette nouvelle pièce ambitieuse, il crée un ballet aérien entre ici et Gaza, pour drones, danseurs et connexion internet. Cette création se veut révélatrice de contrastes et de frontières entre ici et là-bas, mais aussi de corps vulnérables, à la fois placés sous surveillance et révélés au monde par les drones. Ni pièce de danse, ni performance, ni spectacleconférence, mais un mélange des trois. Agnès Izrine Le 12 avril 2019. Concert/jazz Youn Sun Nah. Youn Sun Nah Alors qu’elle a conquis à nouveau son public avec des reprises inattendues de chansons de Lou Reed, Jimi Hendrix ou Tom Waits, la chanteuse coréenne continue à emprunter des sentiers buissonniers, inventant sa propre liberté sous le sceau du jazz, dont elle reprend moins la tradition que le sens de l’invention. On retrouve Youn Sun Nah dans un répertoire nouveau, entourée notamment par Pierre-François Dufour, étonnant musicien aussi à l’aise à la batterie qu’au violoncelle, et Tomek Miernowski, guitariste touche-à-tout, qui composent pour la chanteuse un univers sonore en écrin à ses capacités d’interprétation. Vincent Bessières Le 17 mai 2019. focus 47 la terrasse 270 novembre 2018



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