La Terrasse n°270 novembre 2018
La Terrasse n°270 novembre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°270 de novembre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 17,8 Mo

  • Dans ce numéro : festival d'instance.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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danse 42 la terrasse 270 novembre 2018 Chalon-sur-Saône/Festival Théâtre de Rungis/Chor. Gilles Verièpe Les éternels Après L’architecture du hasard, Gilles Verièpe et l’écrivaine Ingrid Thobois se retrouvent pour créer Les éternels, pièce qui questionne le transhumanisme. Les éternels de Gilles Verièpe et Ingrid Thobois. Ils se sont connus à l’occasion de l’édition 2016 du joli festival Concordan(s)e, qui unit le temps d’un spectacle écrivain.e.s et chorégraphes. Ensemble, mêlant leurs arts, Gilles Verièpe et Ingrid Thobois ont créé L’architecture du hasard, pièce tendre et drôle dans laquelle chacun conte l’itinéraire de l’autre, dessinant les chemins qui mènent à la rencontre. Emballés par cette expérience, ils reviennent avec un nouvel opus à quatre mains intitulé Les éternels, dans lequel deux comédiens (dont Gilles Verièpe) partagent la scène avec quatre danseurs. Approfondissant Instances Pour sa 16 e édition, le festival Instances retrouve les murs de l’Espace des Arts rénové, pour nous offrir un point de vue original sur la danse internationale. Instances, ce petit festival entièrement consacré à la danse, est depuis 16 éditions ancré à l’Espace des Arts de Chalon-sur-Saône. Ne cédant jamais aux sirènes de la nouveauté ni au goût du moment, il invite le plus souvent des artistes singuliers de la création chorégraphique contemporaine internationale, et des personnalités à découvrir absolument. Mais surtout, Instances, créé par Philippe Buquet à son arrivée à la tête de l’Espace des Arts, cherche toujours à déchiffrer comment le corps fait sens sur un plateau et fait donc appel à des artistes impliqués dans cette recherche. Cette 16 e édition se place sous le signe de la passion et de la rébellion, avec, notamment, un trio de catalans impertinents. Après Pere Faura, et son solo plein d’irrévérences qui mixe John Travolta et De Keersmaeker, Marina Mascarell qui s’intéresse à la féminité dans Three Times Rebell, on retrouvera La Veronal de Marcos Morau, avec Pasionaria. Pour ce Catalan de souche la passion est l’ultime refuge de la résistance, ce qui nous pousse à nous battre et à tenir debout, ce qui fait de nous des hommes plutôt que des robots. Résistance, le mot est lancé. En écho, on entend Soulèvement, titre de la dernière pièce de Tatiana Julien, qui sera créée justement à Instances. La danse en mouvance Il faut dire que depuis toujours, Philippe Buquet aime à proposer un regard sur notre société d’aujourd’hui, à travers des œuvres fortes. C’est pourquoi l’Afrique fait régulièrement partie de la programmation du festival. Cette année, Serge Aimé Coulibaly reviendra avec Kirina, sa dernière création en compagnie de la chanteuse Rokia Traoré, et Hafiz Dhaou et Aïcha M’Barek présenteront la première de Ces gens-là, une création qui s’insurge contre la fatalité ordinaire. Ce sera aussi l’occasion de découvrir Mon Homonyme, la toute première Stéphane Bahic Pasionaria par La Veronal/Marcos Morau au Festival Instances. pièce d’un jeune chorégraphe burkinabé, Luc Sanou. C’est Alban Richard qui clôturera cette édition avec Fix Me, une création avec quatre danseurs, des projections de films, une composition lumineuse stroboscopique et une musique originale d’Arnaud Rebotini (le compositeur oscarisé de 120 battements par minutes), pour « mettre en mouvements les forces de la harangue et de l’exhortation ». Voilà qui correspond parfaitement à ce festival, un parcours sensible porté par des artistes qui, ensemble, cherchent à dire le monde qui nous entoure. Agnès Izrine Festival Instances de Chalon-sur-Saône, Espace des Arts, Scène Nationale, 5 bis av. Nicéphore-Niépce, 71100 Chalon-sur-Saone. Du 15 au 21 novembre 2018. Tél. 03 85 42 52 12. leur recherche commune sur le rapport entre texte et mouvement, ils nous plongent dans un avenir où le transhumanisme est en passe de vaincre la mort. « Nous sommes à la veille de l’implantation, sur deux cobayes désignés, du tout premier prototype de cerveau entièrement artificiel. Le risque encouru est important et ils le savent  : celui de perdre la mémoire et la totalité des souvenirs qui constituent l’ossature de l’existence. » Ils questionnent ainsi le devenir de l’humain à l’aune des progrès de la médecine et des technologies. Delphine Baffour Théâtre de Rungis, 1 place du Général-de- Gaulle, 94150 Rungis. Le 8 novembre à 20h30. Tél. 01 45 60 79 00. Durée  : 1h05. Ménagerie de Verre/Festival Les Inaccoutumés Les Inaccoutumés, incontournable festival des avant-gardes, revient agiter la Ménagerie de Verre. Depuis trente-cinq ans, le mois de novembre rime avec audace et expérimentations grâce aux Inaccoutumés, qui réunit pendant quatre semaines des artistes contemporains souvent décalés, toujours singuliers. Pour cette nouvelle édition, Marie-Thérèse Allier, la directrice de la Ménagerie de Verre, propose de découvrir huit spectacles en tous genres. Associées au lieu, Clara Le Picard croise dans Open House les histoires de la Ménagerie de Verre Alex Font Propos recueillis/Thierry Thieû Niang Va voir là-bas si j’y suis ! Musée national de l’histoire de l’immigration/chor. Thierry Thieû Niang Thierry Thieû Niang a le sens de la rencontre  : en témoigne cette création au Musée de l’histoire de l’immigration dans le cadre du festival Visions d’exil/l’atelier des artistes en exil, et de l’exposition Persona non grata. « Je travaille avec dix artistes exilés, d’abord repérés par différentes associations et par l’Atelier des artistes en exil qui accueille une centaine de musiciens, plasticiens, écrivains… Tous les matins, ils prennent des cours de français, et il y a des avocats qui les aident dans leurs démarches. Il y a aussi toute une solidarité du milieu artistique pour qu’ils puissent, l’aprèsmidi, continuer à travailler leur métier, dans des écoles d’art, des conservatoires, des associations. Pour qu’ils soient – comme avec moi pour ces jeunes danseurs – accompagnés dans un processus professionnel. Très vite, je me suis rendu compte qu’il ne fallait pas que je les laisse entre eux, parce qu’ils le sont tout le temps. Ils sont avant tout des danseurs, venant de différents pays, de l’Ukraine à la Syrie, en passant par le Mali, le Burkina Faso, l’égypte, avec des danses très différentes. Je suis au cœur de cette aventure et c’est comme si c’était moi l’étranger. Je me retrouve en tant que danseur et chorégraphe, connaisseur de l’histoire de la danse et de l’art, à chercher des points de vue, des dramaturgies, des centres de travail, pour trouver à un moment donné un geste commun. Un geste poétique qui rassemble et en même temps laisse la singularité de chacun. Raconter quelque chose de l’universalité Dans le processus, j’ai donc eu envie d’inviter d’autres artistes professionnels, reconnus comme Anne Alvaro, ou qui le sont moins, comme le danseur Lucien Morineau dont je suis le parrain artistique. Je me suis demandé ce qui pouvait les relier de façon sensible, et j’ai eu le souvenir des enfants de Saint-Denis avec qui j’ai beaucoup travaillé, dont certains sont enfants ou petits-enfants de migrants. Another Solution for Better Living (version garage) de Théo Mercier et Steven Michel et de la Silver Factory d’Andy Warhol, tandis qu’Antonina Livingstone et ses invités présentent CHAUD, une performance troublante de trois jours et trois nuits ! Fidèles du festival, Théo Mercier et Steven Michel adaptent spécialement leur dernier opus inspiré du mobilier Ikéa pour la salle Off de la Ménagerie, Annabelle Pulcini confronte dans The new number order deux corps très féminins à une musique rock ultra masculine, alors que Jérôme Bel livre sa lecture de la Conférence sur rien de John Cage. Enfin, sont à découvrir également les talents émergents Anna Chirescu et Grégoire Schaller, Marion Siéfert ou Vincent Dupont. Delphine Baffour Ménagerie de Verre, 12-14 rue Léchevin, 75011 Paris. Du 13 novembre au 8 décembre. Tél. 01 43 38 33 44. www.menagerie-de-verre.org Erwan Fichou Thierry Thieû Niang. Leur présence a été magique parce qu’elle a, non pas unifié, mais lié les danses entre elles, là où j’étais encore en question pour ne pas faire un catalogue où chacun aurait son solo particulier. Comment raconter quelque chose de l’universalité, du décloisonnement, de la déculpabilisation par rapport à la culture institutionnelle, française ? L’idée est de démêler tout ça pour que ce soit un instant joyeux, qui questionne la ou plutôt les cultures par le biais de la jeunesse d’aujourd’hui, métissée et plurielle, dans une transmission horizontale. » Propos recueillis par Nathalie Yokel Musée national de l’histoire de l’immigration, 293 av. Daumesnil, 75012 Paris. Les 2 novembre 2018 à 19h et le 3 à 16h. Tél. 01 53 59 58 66. Reprise le 3 février 2019 au Mac Val de Vitrysur-Seine. Atelier de Paris/Chor. Madeleine Fournier Labourer Qu’ont en commun la bourrée auvergnate et la house ? Réponse dans le nouveau solo de Madeleine Fournier. Labourer, solo de Madeleine Fournier Ce rythme à trois temps, ce « pas » si caractéristique connu sous le nom de « pas de bourrée » jusque dans le vocabulaire de la danse classique, n’irrigue-t-il pas, sous des formes diverses et quelles que soient les cultures, l’histoire de la danse ? Madeleine Fournier est allée l’éprouver en même temps que les techniques urbaines de la house pour son nouveau solo. Mais c’est en multipliant les sources et les matériaux qu’elle construit sa réflexion, où la notion de travail, au sens de labeur, prend son sens face entre l’idée de vie et de mort. Elle y croise la pensée Vincent Josse D. R.
D. R. CND pantin/temps fort Invitation aux musées Un nouveau temps fort imaginé par le CND qui se décline en trois week-ends indisciplinés où se croisent arts plastiques, performances et installations. Mathilde Monnier a inscrit au frontispice de l’institution que « le CND est un centre d’art pour la danse ». Sous sa houlette, le CND est aussi un instrument promoteur du décloisonnement entre les disciplines, grâce à sa programmation sans barrière ni frontière et à l’aménagement d’une galerie d’exposition. Cette fois, il s’agit de passer à l’acte, en quelque sorte, en invitant d’autres centres d’art à venir s’exposer au CND. Les partenaires ont été choisis sans établir de hiérarchie entre des institutions d’envergure internationale – l’Institut d’Art de Chicago, la Fondation Serralves de Porto, ou le Musée national centre d’Art Reina Sofia (dont la collection contient le fameux Guernica de Picasso) – et des centres d’art moins importants, mais dont l’originalité est essentielle, comme le MAGASIN des horizons, le Musée de la danse de Boris Charmatz, le Musée éphémère de la mode. Chacune de Hommage à Bosch, Esther Ferrer, années 80. de Françoise Héritier, la symbolique des fluides corporels, les figures de gargouilles ou de déesses… Autant de forces qu’elle croise pour mettre en mouvement un corps tout autant travaillé et cultivé, que libre et chaotique. Nathalie Yokel Atelier de Paris, route du Champ-de- Manœuvre, 75012 Paris. Les 22 et 23 novembre 2018 à 20h30. Tél. 01 417 417 07. Centre Wallonie Bruxelles/Chor. Fré Werbrouck Variations sur l’immobile La bruxelloise Fré Werbrouk présente Variations sur l’immobile, un délicat et envoûtant trio de soli féminins. Historienne formée à la gestion culturelle et aux nouvelles pratiques philosophiques, danseuse passée par la Merce Cunningham school et ayant travaillé avec Viola Farber ou Johanne Leighton, Fré Werbrouk a installé sa compagnie à Bruxelles. Lauréate en 2017 du prix chorégraphique de la SACD, elle présente en première française sa trilogie Variations sur l’immobile, composée de trois soli féminins contemplatifs et envoûtants. Le premier d’entre eux, Sillon, est un voyage sédentaire dans lequel les mouvements de Sara Semployo et l’image projetée sur le plateau fusionnent, comme dans la brume d’un Sara Sampelayo ces structures délègue un projet à un commissaire référent, appartenant au champ performatif, L’invitation aux musées leur offrant l’occasion d’imaginer in situ une forme d’exposition à inventer en s’associant à un artiste. Trois temps forts En trois week-ends, le CN0D propose un vrai tour d’horizon artistique de toutes les plasticités. Après avoir goûté aux explorations de Laurence Rassel et Mar Villaespesa, commissaires pour le Musée national centre d’Art Reina Sofia, en compagnie de l’artiste Esther Ferrer, pourquoi ne pas découvrir Performance pour 27 chaussures d’Olivier Saillard avec Mathilde Monnier ou se promener dans les installations sonores de l’Art Institute of Chicago coordonnées par le commissaire Hendrik Folkerts et la performeuse Cally Spooner. Le deuxième week-end rassemble Cristina Grande, l’artiste Francisco Tropa, et la Fondation Serralves, et le MAGASIN des horizons avec Béatrice Josse. Au menu, des performances, des installations, des expositions de sculpture, et même un Prototype improvisé de type « nuage ». Enfin, pour clore l’événement, le troisième week-end sera confié au Musée de la danse pour un Dancer’s Day où l’on pourra (re)voir Aatt enen tionon de Boris Charmatz, boléro 2 d’Odile Duboc, Pique Nique + (sans titre) (2000) de Tino Seghal, mais aussi participer à des Ateliers 10 000 gestes, ou à une Ruche pédagogique… Agnès Izrine CND, 1 rue Victor-Hugo, 93507 Pantin. Tél. 01 41 83 98 98. Week end #1, les 10 et 11 nov. de 14h00 à 20h00. Week end #2 les 24 et 25 nov. de 14h00 à 20h00. Week end #3 le 8 déc. de 16h à 22h30, le 9 déc. de 14h00 à 20h30. Murmurôde Fré Werbrouck rêve. Le deuxième, Phasme, met en scène la danseuse Lise Vachon, corps encastré dans une table. Inspiré d’une série de tableaux de Michaël Borremans, il évoque avec une beauté fascinante, entre ombre et lumière, la solitude d’une créature énigmatique. Créé en 2018, le troisième et dernier, Murmurô, a été suggéré à Fré Werbrouk par les encres de chine d’Henri Michaux. Il « dessine le portrait d’une femme, un être de la marge qui, par le corps, son énergie, son mouvement, suggère une possible liberté ». Évoquant la figure de la sorcière, Antia Diaz Otero, par sa danse organique, y interroge nos vies d’êtres civilisés. Delphine Baffour Centre Wallonie-Bruxelles, 46 rue Quincampoix, 75004 Paris. Les 22 et 23 novembre à 20h. Tél. 01 53 01 96 96. Durée  : 1h20. Dans le cadre des rendez-vous On y danse. Lia Rodrigues Artiste associée Fúria 30 novembre – 7 décembre 2018 1 place du Trocadéro, Paris www.theatre-chaillot.fr imum,yE.some'5 47` édition FONDATION D'ENTREPRISE H HERMÈS Photo  : Sammi Landweer danse 43 la terrasse 270 novembre 2018



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