La Terrasse n°270 novembre 2018
La Terrasse n°270 novembre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°270 de novembre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 17,8 Mo

  • Dans ce numéro : festival d'instance.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 40 la terrasse 270 novembre 2018 Critique La Mécanique du hasard THÉÂTRE DE LA VILLE/D’APRÈS HOLES (LE PASSAGE) DE LOUIS SACHAR/ADAPTATION CATHERINE VERLAGUET/MES OLIVIER LETELLIER Après un triptyque sur l’engagement, Olivier Letellier porte à la scène un roman en forme de fable initiatique interrogeant le déterminisme et les héritages. Un théâtre qui invite à lutter contre les résignations. À partir de 9 ans. Sara Sampelayo 16 NOV. > 16 DÉC. Cartoucherie 75012 Paris T. 01 43 28 36 36 www.la-tempete.fr Un camp de redressement pour adolescents, perdu au milieu du désert à l’endroit d’un lac asséché. Un nouveau venu, Stanley Yelnats, y est débarqué, accusé d’un vol de baskets qui lui sont tombées sur la tête. Au programme  : creuser chaque jour un trou, car comme le déclare la directrice, « ça forge le caractère ». À moins qu’une autre raison n’explique cet acharnement à forcer les jeunes à creuser… Depuis quatre générations, la famille de Stanley n’a jamais de chance. Toujours au mauvais endroit au mauvais moment. Si Olivier Letellier a décidé de porter au théâtre le roman foisonnant de Louis Sachar, célèbre ouvrage de la littérature jeunesse américaine, c’est justement parce qu’il interroge la notion de déterminisme. Dynamique, fluide, pétulante, sa mise en scène parvient à raconter la vaste épopée de manière limpide en l’articulant autour de quelques épisodes marquants, à la manière d’un conte initiatique. Un conte qui sème quelques indices reliant les diverses temporalités et finit par briser la fatalité à l’œuvre depuis que l’arrière-arrière-grand-père, qui avait volé un cochon à une tzigane, devint le jouet d’un mauvais sort. Le libre arbitre et l’entraide contre la fatalité Interprétant une multitude de personnages, J’AI BIEN FAIT ? texte et mise en scène Pauline Sales Les rendez-vous On y danse Variations sur l’immobile Cie D’ici P/Fré Werbrouck JEUDI 22 ET VENDREDI 23 NOVEMBRE, 20 h Une série de courts solos, Sillon, Phasme et Murmurô. Première en France Rendez-vous On y danse CENTRE WALLONIE-BRUXELLES PARIS www.cwb.fr 46 rue Cluincampoix, 75004 Paris CENTRE WALLONIE-BRUXELLES PARIS 46 rue Quincampoix, 75004 Paris www.cwb.fr Fiona Chauvin et Guillaume Fafiotte, interprètes du conte. mais aussi le narrateur, les comédiens Fiona Chauvin et Guillaume Fafiotte font vivre le récit avec fluidité, à la croisée parfois du théâtre et du cirque. Figures gémellaires, ils passent de l’un à l’autre avec vivacité et fondent leur jeu sur les corps autant que sur les mots. En connivence avec l’autrice Catherine Verlaguet, l’écriture de plateau a intégré une partition sonore et des lumières idoines, dans une scénographie épurée qui par sa forme rappelle le lac ancien et par son matériau les states du temps sur un tronc de bois clair. Instrument polyvalent, un vieux frigo américain se fait valise, barque, dortoir, bureau… Le conte accorde toute sa place au déploiement de la fable, met en perspective des thématiques tels le poids de la fatalité, l’adieu à l’enfance, les THÉÂTRE DE LA TEMPÊTE/DE EDMOND ROSTAND/MES LAZARE HERSON-MACAREL Cyrano Lazare Herson-Macarel porte à la scène le chef-d’œuvre d’Edmond Rostand en privilégiant l’épure pour mieux donner corps au jeu de ses dix comédiens. Pourquoi monter un classique ? La question se pose nécessairement à tout metteur en scène qui choisit de travailler sur un texte mille et une fois vu et entendu. Lazare Herson-Macarel avance plusieurs raisons. La première tient dans « la fête populaire » que représente cette pièce  : « une fête qui rassemble les gens les plus différents pour un festin de mots, d’intelligence, d’énergie vitale, de dépense improductive ». La deuxième se trouve du côté du personnage de Cyrano qui « nous inspire la liberté, l’insolence, l’insoumission, le désir d’insurrection pour un monde meilleur, le refus des compromissions, des paresses intellectuelles et des résignations – toutes choses dont notre société oublie petit à petit qu’elles sont possibles ». La troisième a à voir avec les comédiens  : leur nombre (45) THÉÂTRE DE BELLEVILLE/TEXTE ET MES MARIEN TILLET Paradoxal Faisant suite à Après ce sera toi, spectacle présenté dans le Off d’Avignon en 2012, Marien Tillet poursuit aujourd’hui ses explorations sur le monde de l’étrange. Il présente Paradoxal au Théâtre de Belleville  : un thriller scientifique entre rêve et réalité. Maryline est ce que l’on appelle une rêveuse lucide. C’est-à-dire que, ayant conscience de rêver lorsqu’elle dort, elle parvient à contrôler ses songes. Le jour où sa voisine, qui la réveillait chaque nuit à 3 heures du matin, quitte son immeuble, elle devient subitement insomniaque. Maryline s’inscrit alors dans un protocole scientifique d’étude des rêves. Mais le programme dérape, la plongeant dans un monde entre illusion et réalité… « Paradoxal est un spectacle-expérience qui sème la graine du doute et donne les outils pour que le spectateur la fasse germer », déclare Marien Tillet, auteur-comédien-metteur en scène à l’origine de ce thriller scientifique. Fruit d’une création rapports de domination, les parcours de délinquance, le racisme. Les destins tout tracés se transforment, l’anacyclique – Stanley Yelnats – se délivre de sa boucle figée et ouvre sur de nouveaux possibles. Si comme toujours le théâtre constitue un miroir du réel, il est aussi ici un appel à oser briser les héritages et les entraves, une adresse directe à l’imaginaire du jeune public. Agnès Santi Espace Cardin-Studio, 1 av. Gabriel, 75008 Paris. Du 7 au 18 novembre, relâche les 10, 11 et 12 novembre. Tél. 01 42 74 22 77. Spectacle vu au Théâtre de La Paillette à Rennes. Durée  : 1h. La scène du balcon. ramené ici à 10 mais dont la profusion « dit quelque chose du théâtre que nous voulons faire », et bien sûr Eddie Chignara/Cyrano, « acteur-monde et ogre de théâtre ». Trois raisons qui ne manquent pas de panache. Isabelle Stibbe Théâtre de la Tempête – Cartoucherie, route du Champ-de-Manœuvre, 75012 Paris. Du 15 novembre au 16 décembre 2018. Du mardi au samedi à 20h, le samedi à 16h. Tél. 01 43 28 36 36. Durée  : 2h35. - ! ty ger. à Paradoxal, un thriller scientifique de Marien Tillet. collective, le spectacle de la Compagnie Le Cri de l’Armoire dessine un récit qui « s’ouvre en cascade » pour devenir pluriel et donner corps à « un tout vertigineux ». Manuel Piolat Soleymat Théâtre de Belleville, passage Piver, 94 rue du Faubourg-du-Temple, 75011 Paris. Du 3 au 30 novembre 2018. Du mercredi au samedi à 21h15. Durée de la représentation  : 1h20. Tél. 01 48 06 72 34. www.theatredebelleville.com Samuel Poncet Baptiste Lobjoy Christophe Raynaud de Lage
Ellen Cordero Barboza Le comédien Patrick Simon. Dieu, Brando et moi THÉÂTRE DE NESLE/DE GILLES TOURMAN SUR UNE IDÉE DE DANIEL MILGRAM/MES MAURICE ZAOUI Un an après la disparition brutale de Daniel Milgram, Patrick Simon reprend ce seul en scène touchant, ponctué d’éclats d’humour, qui dévoile et interroge l’histoire d’une vie. Propos recueillis/Alain Batis Allers-retours THÉÂTRE DE L’ÉPÉE DE BOIS/D’ÖDÖN VON HORVÁTH/MES ALAIN BATIS Après Rêves de printemps, fable sur l’exil et la différence d’Aiat Fayez, Alain Batis poursuit son exploration de ces sujets sensibles avec une pièce méconnue d’Ödön von Horváth, Allers-retours. « Dans le cadre d’un stage de réalisation mené à Phalsbourg avec Les Tréteaux de France - Centre dramatique national, j’ai dirigé deux ateliers-spectacles en 2014 et 2016, où j’ai traversé deux œuvres d’Ödön von Horváth  : Vers les Cieux et Don Juan revient de la guerre. Ces aventures m’ont donné envie d’aller plus loin dans la découverte de ce très grand auteur. J’ai alors découvert plusieurs pièces que je ne connaissais pas, dont Allers-retours, écrite en 1933. Un lien d’évidence s’est établi avec Rêves de printemps d’Aiat Fayez, dernière mise en scène avec ma compagnie La Mandarine Blanche. Les deux pièces abordent les mêmes thématiques sensibles  : celles des frontières et du rapport à l’altérité. L’exil entre farce et tragédie Lorsqu’Ödon von Horváth écrit ce texte, Hitler arrive au pouvoir et un important phénomène migratoire débute. Les questions de l’hospitalité, des libertés étant toujours d’actualité, on sautera par-dessus le temps sans effort. Havlicek, le personnage central de la pièce, expulsé de son pays et forcé de demeurer sur un pont transfrontalier, « terrain neutre », dans l’attente du règlement de sa situation, parle de nos comportements d’aujourd’hui. De la bêtise, de nos égarements. Il le fait avec une acuité incommensurable. J’aime la profondeur de cette fable apparemment légère parce qu’apparemment farcesque. Mais comme le dit Horváth  : « Toutes mes pièces sont des tragédies... Elles ne deviennent comiques Grégory Marza Un dialogue avec un père qui vient de quitter ce monde, et aussi une mise à nu introspective, largement autobiographique, traversée d’humour et d’autodérision. Un peu à la manière de Woody Allen, expert du genre. Confiée au journaliste et auteur Gilles Tourman, l’histoire singulière de Daniel Milgram, mise en scène par Maurice Zaoui et en musiques par Ilan Zaoui, relève plus du tête-à-tête que du monologue. Un têteà-tête direct, drôle, profondément touchant, où l’intime croise les tumultes de l’Histoire, en révélant l’horreur mais aussi la beauté des actions humaines, en rendant hommage à l’égalité, la liberté et la fraternité comme principes de vie et non comme étendards symboliques. Paraphrasant le Talmud qui souligne que sauver une vie, c’est sauver le monde entier, Daniel Milgram confia avec justesse  : « Qui raconte son histoire raconte l’histoire de l’humanité ». Hymne à la vie Le texte évoque ses interrogations sur son métier, ses rapports avec les femmes, sa relation à Dieu, à sa mère, à son père – « un père juif, c’est une mère normale » –, ses questionnements sur ce que signifie être juif. Juif parce qu’on l’est, exilé du Yiddishland, se déclarant athée après Auschwitz. Il revient sur son enfance, lorsqu’il fut caché trois ans durant au sein d’une famille du Chambon-sur-Lignon, village gaulois protestant résistant à la barbarie, reconnu « Juste parmi les nations ». C’est là que la pièce fut créée avant d’être programmée à Avignon en juillet 2017. L’hommage à son père se double d’un hommage à ses protecteurs, héros modestes à l’image du Pasteur André Trocmé. Il convoque aussi au fil de la narration Marlon Brando, monstre sacré qu’il admire depuis ses douze ans. La pièce célèbre l’intelligence de la question, le bénéfice du doute, le langage du cœur, la distance de l’humour  : c’est un formidable hymne à la vie, qui s’adresse à tous. Agnès Santi Théâtre de Nesle, 8 rue de Nesle, 75006 Paris. Du 6 décembre au 12 janvier, jeudi, vendredi et samedi à 21h. Tél. 01 46 34 61 04. Le metteur en scène Alain Batis. que parce qu’elles sont étrangement inquiétantes. Il faut faire exister cette inquiétante étrangeté. » Propos recueillis par Anaïs Heluin Théâtre de l’Épée de Bois, route du Champde-Manœuvre, 75012 Paris. Du 29 novembre au 23 décembre, du jeudi au samedi à 20h30, samedi et dimanche à 16h. Tél. 01 48 08 39 74. www.epeedebois.com Sammi Landweer Lia Rodriguez. danse Entretien/Lia Rodrigues La Fúria résistante de Lia Rodrigues CHAILLOT - THÉÂTRE NATIONAL DE LA DANSE/CHOR. LIA RODRIGUES Artiste brésilienne, Lia Rodrigues a implanté sa compagnie et créé une école de danse dans la favela de Maré à Rio de Janeiro. Elle présente sa nouvelle création, Fúria. Quelles ont été vos sources d’inspiration pour Fúria ? Lia Rodrigues  : Les danseurs et moi avons travaillé à partir d’images que nous avons collectionnées. Des images venant de partout dans le monde, mais surtout illustrant la vie des Noirs au Brésil. L’écrivaine Conceição Evaristo, qui est afro-brésilienne et issue d’une favela, a été pour nous comme un phare dans « L’imagination est un endroit de liberté. » cette recherche. Elle nous a beaucoup aidés à penser cette pièce. Nous avons travaillé avec tout ce que nous trouvions dans notre espace, de vieux vêtements, un petit bout de bois, un petit bout de plastique jeté dans un coin. Nous avons tenté de créer de la poésie à partir de ces riens, cassés, abandonnés. Comment travaillez-vous avec vos danseurs ? L. R.  : Je travaille pour cette pièce avec neuf danseurs, tous très différents. Quatre d’entre eux viennent de notre école et c’est très émouvant pour moi. Je les connais depuis CENTRE POMPIDOU/CHOR. ALI MOINI Gaugemancy L’homme aux couteaux vient de créer un nouvel opus où la contrainte sur les corps reste au cœur de la réflexion. Il avait créé l’événement avec son solo My paradoxal knives, tout harnaché de couteaux tournoyants. Une performance, un acte politique que l’Iranien Ali Moini déployait entre poésie et transe. Il poursuivait ensuite sa recherche sur les corps contraints, jusqu’à donner naissance à un corps marionnettique dans Man Anam Ke Rostam Bovad Pahlavan. Aujourd’hui, sa nouvelle pièce réunit cinq performeurs et invente un dispositif dans lequel la question de la force et de la pression irrigue le mouvement comme l’environnement sonore. Entre la France et l’Iran, l’artiste est allé à la rencontre de pratiques corporelles issues de champs très divers (sportifs, artisanat…) mettant en jeu ces deux notions physiques. Un matériau qui sous-entend également un ensemble de croyances sur lesquelles Ali Moini s’appuie aussi, et qui interroge nos YannGibert leur adolescence et maintenant ce sont des artistes qui parlent avec leur propre voix ! Les danseurs improvisent et j’essaie d’organiser ce que nous voulons dire ensemble. C’est comme un grand laboratoire dans lequel, pendant neuf mois, nous apportons des matériaux. La pièce s’écrit au jour le jour avec la participation de chacun. J’organise les idées qui affleurent, les désirs, les pensées ; nous parlons beaucoup. Y a-t-il dans Fúria, comme dans vos précédentes pièces, un important travail plastique ? L. R.  : Contrairement aux autres pièces où le public partageait l’espace avec les danseurs, celle-ci est jouée dans un dispositif frontal. Nous avons voulu faire cette expérience et cela change beaucoup de choses. Même si, comme je l’ai dit, nous ne travaillons qu’avec un matériel assez pauvre, nous essayons de créer une ambiance particulière, une sorte de baroque brésilien avec des costumes, des personnages. Actuellement, plus de la moitié des danseurs habitent dans la favela de Maré. Ils apportent cet imaginaire singulier, des couleurs différentes, une esthétique particulière. Nous avons des figures de rois, de reine, faites avec rien. Et j’aime cette magie du rien. On se situe dans une sorte de narration non linéaire, proche de l’imagination, du rêve. La pièce est créée dans ce moment particulier, terrible, des élections, qui impacte beaucoup les gens, surtout dans la favela. La Fúria nous entoure, nous sommes immergés dedans. Alors que peut-on apporter ? Peut-être un peu de calme, de silence. Mais surtout l’imagination, qui est un endroit de liberté. Propos recueillis par Delphine Baffour Chaillot - Théâtre National de la Danse, 1 place du Trocadéro, 75016 Paris. Les 30 novembre, 4, 5, 6, 7 décembre à 19h45 et le 1er décembre à 15h30. Tél. 01 53 65 30 00. Durée  : 1h. Dans le cadre du Festival d’Automne à Paris. Également du 12 au 15 décembre au Centquatre-Paris. Une lutte entre force et pression chorégraphiée par Ali Moini moyens de résistance, d’acceptation ou de composition. Nathalie Yokel Manège de Reims, 2 bd du Général-Leclerc, 51000 Reims. Le 6 novembre 2018 à 19h. Tél. Tél. 03 26 47 30 40. Centre Georges Pompidou, place Georges- Pompidou, 75004 Paris. Les 9 et 10 novembre 2018 à 20h30, le 11 à 17h. Tél. 01 44 78 12 33. Les 15 et 16 novembre 2018 à Charleroi Danse, Bruxelles. danse 41 la terrasse 270 novembre 2018



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