La Terrasse n°270 novembre 2018
La Terrasse n°270 novembre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°270 de novembre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 17,8 Mo

  • Dans ce numéro : festival d'instance.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 4 la terrasse 270 novembre 2018 22 novembre au 3 décembre ARTISTE ASSOCIÉ/CRÉATION conception/mise en scène HIDETO IWAÏ FESTIVAL D’AUTOMNE À PARIS JAPONISMES 2018 réservation 01 41 32 26 26 www.theatre2gennevilliers.com facebook/twitter/instagram  : @T2Gennevilliers — T2G – Théâtre de Gennevilliers Centre dramatique national 41, avenue des Grésillons - 92230 Gennevilliers M 13 Station Gabriel Péri navettes gratuites retour vers Paris certains soir Guillaume Deloire.. vkik., laammiN 190 Jammu... Critique Les Inassouvis THÉÂTRE ELIZABETH CZERCZUK/MES ET CHOR. ELIZABETH CZERCZUK Dans le prolongement des œuvres précédemment créées, Elizabeth Czerczuk invite à vivre avec sa troupe un rêve halluciné, une expérience singulière à nulle autre pareille. Étonnant lieu, qui reflète dans sa conception même l’originalité et l’engagement profond de l’art théâtral selon Elisabeth Czerczuk. Une atmosphère rouge grenat, un beau jardin, un bar accueillant, divers objets insolites, dont d’extravagants mannequins… L’attente même du début de la représentation se révèle ici inhabituelle, lorsque surgissent dans le bar deux militaires casqués inquiétants et grotesques à la démarche saccadée, rejoints ensuite par la vingtaine d’artistes qui composent la troupe. Une assemblée contrastée et saisissante d’aliénés fantomatiques qui nous convoquent dans l’antre du théâtre pour partager un rêve hallucinatoire, une expérience cathartique qui unit dans un même élan tout ce qui la compose. Singulière, cette expérience l’est assurément. Des costumes et maquillages expressionnistes, des mots proférés en plusieurs langues – française, polonaise, hongroise, espagnole, italienne… –, une chorégraphie des corps tout en intensité et contrastes, des relations ambiguës et exacerbées, la mort qui rôde, la vie qui échappe et l’enfance tendue comme un miroir hypnotique  : la pièce déploie une succession de tableaux qui pointent la décadence et la mécanisation de l’époque et la nécessité de la création artistique. Si impérieuse qu’elle peut signifier le renoncement à la vie même. Nourrie par les maîtres de l’avant-garde polonaise des années 1950-1970 – Tadeusz Kantor, Jerzy Grotowski, Henryk Tomaszewski –, par l’œuvre de son auteur de prédilection, Stanislaw Ignacy Witkiewicz (1885-1939), l’esthétique singulière d’Elizabeth Czerczuk déploie un art total d’une grande beauté plastique, qui vise à toucher l’âme, à éveiller les consciences endormies. Un théâtre radical, baroque et hybride La pièce condense les œuvres précédemment créées  : Requiem pour les artistes et son fascinant cortège de morts-vivants, Dementia Praecox 2.0, libre adaptation de la pièce Le Fou et la nonne (1923) de Witkiewicz, et Mesure pour Mesure NOUVEAU THÉÂTRE DE MONTREUIL/FESTIVAL 18 propositions artistiques pour cette sixième édition de Mesure pour Mesure, festival croisant audacieusement le théâtre et la musique. Opéra, concert scénarisé, poésie sonore et autre performance théâtrale de concert sont quelques-unes des formes qu’offrira le festival Mesure pour Mesure au croisement du théâtre et de la musique. Mathieu Bauer, qui a fait du Nouveau Théâtre de Montreuil un terrain de jeu privilégié pour les artistes, comme lui, travaillant à cheval sur les deux disciplines, propose cette année encore de découvrir des formats atypiques qu’il serait bon de voir davantage circuler sur les scènes. quels un concert-dîner intitulé La Tentation des pieuvres. À suivre, au menu, une histoire de fantômes qui dictent des compositions à une femme de ménage londonienne, inspirée d’une histoire vraie de pianiste-spirite (When I die). Puis une soirée à deux spectacles courts dont le fameux Musique de tables mis 1111 La Terrasse, premier média arts vivants en France La Tentation des pieuvres au festival Mesure pour Mesure. Peter Sellars avec le festival d’Automne Fanfare et figure carnavalesque du Tall Man ouvriront cette nouvelle édition avec le Surnatural Orchestra. On embarquera ensuite sur la péniche Pop – une partie du festival se déroule hors les murs – pour une performance sonore menée par Anne-James Chaton et Manuel Coursin autour du naufrage de la Pérouse. Les rencontres internationales de théâtre musical verront ensuite artistes, journalistes, universitaires et spectateurs se réunir autour de cinq spectacles parmi lesen scène par Thierry De Mey, avec trois percussionnistes à la table, avec leurs mains pour seuls instruments. Clou du festival, Kopernikus, création du célèbre Peter Sellars, metteur en scène américain, développera autour d’un livret de Claude Vivier, artiste météorite des années 70-80, parce que mort à 34 ans, l’histoire d’un homme que des figures célèbres – Copernic, Merlin, Lewis Caroll entre autres – accompagnent vers l’au-delà. Éric Demey Nouveau Théâtre de Montreuil, 10 place Jean-Jaurès, 93100 Montreuil. À Montreuil et Paris, du 16 novembre au 19 décembre. Tél. 01 48 70 48 90. Cyrille Guir
Emmanuelle Stauble Michel Cavalca Les Inassouvis. Matka (La Mère en polonais), librement inspiré par la pièce éponyme du même auteur. Les tableaux créés apparaissent parfois abscons, répétitifs, insistants, mais aussi puissamment évocateurs, impressionnants de maîtrise et d’engagement, notamment lorsqu’ils se passent de mots. Le voyage emporte, et on recommande à tous les apprentis comédiens de venir découvrir cet art à part, à la fois dans sa forme et dans sa relation au spectateur. Les objets participent activement à l’élaboration de ce théâtre fondamentalement hybride, on retrouve les pupitres d’écolier de La Classe morte de Kantor, mais aussi des valises, des chaises, des armatures et prothèses exprimant toutes sortes de métamorphoses, obsessions et déclinaisons monstrueuses. Contre une société du divertissement, Entretien/Christian Schiaretti L’Échange une « moutonisation définitive » des êtres, ce théâtre radical engage l’être tout entier  : les tripes, les émotions et la pensée. L’artiste ici n’est pas un cérébral réfléchissant à une organisation rationnelle, c’est un « gringalet aux nerfs ébranlés » selon les mots de Witkiewicz. Un gringalet sacrément costaud. Agnès Santi Théâtre Elizabeth Czerczuk, 20 rue Marsoulan, 75012 Paris. Du 11 octobre au 15 décembre 2018, les jeudis et samedis à 20h (relâches les 1er et 3 novembre et le 8 décembre) ; les dimanches 18 novembre et 9 décembre 2018 à 16h ; le mardi 11 décembre 2018 à 20h. Tél. 01 84 83 08 80. Durée  : 3h15 avec 2 entractes. LES GÉMEAUX, SCÈNE NATIONALE DE SCEAUX/DE PAUL CLAUDEL/MES CHRISTIAN SCHIARETTI D’un côté, Louis Laine et Marthe, de l’autre, Thomas Pollock Nageoire et Lechy Elbernon. Entre les deux couples, se joue un échange hasardeux. Christian Schiaretti met en scène la première version de la pièce de Claudel. Pourquoi choisir cette pièce ? Christian Schiaretti  : Des quatuors à cordes intimistes de Claudel, c’est la mal aimée. Elle n’a pas la renommée et l’évidence du Partage de midi. Elle demeure comme un point obscur dans son œuvre. Là est peut-être la première raison de mon choix  : une raison athlétique, comme face à un défi. Mais c’est surtout parce Le metteur en scène Christian Schiaretti. « La poésie n’est pas une matière, elle est une infusion. » que cette pièce est celle qui exprime le mieux les contradictions de Claudel. D’abord Louis Laine et sa rimbaldienne spiritualité d’essence poétique, qui se concrétise dans l’élan et la fuite. Ensuite Marthe et sa tension spirituelle, celle d’un catholicisme ambigu investi d’une force révoltée. Puis Thomas Pollock, homme d’affaires qui les considère comme une aventure. Enfin Lechy, figure du théâtre avec tout ce qu’il a d’invraisemblable. Ces quatre figures, qui s’opposent entre elles dans la pièce, représentent, ensemble, Claudel lui-même. Comment s’opposent-elles ? C. S.  : Thomas Pollock et Lechy représentent l’affairisme cynique qui avance avec, à son bras, l’entertainment (Lechy est la comédienne d’un théâtre bourgeois au narcissisme constitutif). En face, la spiritualité irréductible, poétique et confessionnelle. Leur conflit se solde par deux morts  : celle de Louis Laine, qui meurt dans sa fuite, mais aussi celle de Lechy, qui s’écroule ivre-morte à la fin, s’endort et ronfle ! Mais rien n’est réglé pour autant  : l’irrésolution demeure entre Thomas Pollock et Marthe, entre le pouvoir de l’argent et la spiritualité. Toute la question est de parvenir à rendre ces points de lecture. Comment ? C. S.  : Je vais essayer de faire un théâtre allégorique, en ancrant les personnages dans leur pérennité et dans celle de la prosodie. Avec, en tête, Procès en séparation de l’Âme et du Corps, pièce de PedroCalderón de la Barca que j’ai précédemment mise en scène et dans laquelle Péché et Corps s’abîment dans la capture de l’Âme. Quelle est la nature du contrat passé entre Thomas Pollock et Lechy ? Je crois qu’il est un pari lancé pour trouver le moyen de capturer l’âme. Et il n’y a qu’une seule âme véritablement chassée  : non pas celle de Marthe, mais celle du poète. C’est la dissymétrie à l’œuvre dans cet échange que je voudrais essayer de montrer. L’Échange est une pièce de l’intime, et plus encore du secret, car rien de plus secret que la radicalité poétique. Estelle l’objet d’un achat possible ? La poésie (et ce que j’en dis vaut plus généralement pour la culture), n’est pas une matière, elle est une infusion. Dans notre monde où tout semble se réduire à des catégories marchandes, il reste de l’imprenable, pour peu qu’on soit dans un irréductible spirituel et poétique. Propos recueillis par Catherine Robert Les Gémeaux, Scène Nationale de Sceaux, 49 av. Georges-Clemenceau, 92330 Sceaux. Du 15 novembre au 1er décembre 2018. Tél. 01 46 61 36 67. ÉMILIE PAILLOT GRAPHISTE - W.A.M. COMPAGNIE WANG RAMIREZ FRED FOUCHÉ - LICENCES 1-1096564/1-1056307/2-1051017/3-1051015 PORTRAIT ANNE TERESA DE REERSMAEKER FESTIVAL D'AUTOMNE A PARIS MAIRIE DE PARIS Théâtre de t'ire PARIS LE THÉÂTRE DANS LA VILLE EN NOVEMBRE 2018 THÉÂTRE, DANSE, MUSIQUES IVO VAN HOVE JULIE BERÈS EMMANUEL DEMARCY-MOTA CHRISTOS PAPADOPOULOS ANNE TERESA DE KEERSMAEKER DAVID CHRISTOFFEL YURDAL TOKCAN GÖKSEL BAKTAGIR LES ARTISTES ASSOCIÉS FABRICE MELQUIOT OLIVIER LETELLIER CATHERINE VERLAGUET WANG RAMIREZ ET AUSSI UNE FÊTE DE L’ENFANT EN PARTENARIAT AVEC TÉLÉRAMA À L’ESPACE CARDIN, AUX ABBESSES & HORS LES MURS FONDATeN WENTREPRME HERMÈS CITÉ DE LA MUSIQUE PHILHARMONIE DE PARISntiatre theatredelaville-paris.com théâtre 5 la terrasse 270 novembre 2018



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